Les Bucks de Milwaukee : Une franchise emblématique de la NBA

Les Bucks de Milwaukee, surnommés les « Deers », sont une franchise de basket-ball de la National Basketball Association (NBA) basée à Milwaukee, dans l’État du Wisconsin. Elle joue ses matchs à domicile dans la salle du Fiserv Forum. Les Bucks concourent dans la NBA en tant que membre de la Division Centrale de la Conférence Est de la ligue. L’équipe a été fondée en 1968 en tant qu’équipe d’expansion.

Le sénateur et homme d’affaires américain Herb Kohl est le propriétaire de longue date de l’équipe mais, le 16 avril 2014, un groupe dirigé par les gestionnaires de fonds spéculatifs milliardaires Wes Edens (en) et Marc Lasry (en) achète une participation majoritaire dans l’équipe.

Les Bucks ont remporté deux titres NBA en 1971 et 2021, trois titres de conférence en 1971, 1974 et 2021 et 14 titres de division. Ils ont possédé des joueurs célèbres tels que Kareem Abdul-Jabbar, Sidney Moncrief, Oscar Robertson, Ray Allen ou Giánnis Antetokoúnmpo.

MILWAUKEE BUCKS 🦌 - LA GRANDE LIGUE #20 - UNE HISTOIRE DE COIN FLIP ET DE GREEK FREAK

Les débuts de la franchise et l'ère Kareem Abdul-Jabbar (1968-1975)

La franchise est créée en janvier 1968 et dispute son premier match officiel en octobre de la même année face aux Bulls de Chicago. Cette première saison se solde par un bilan de 27 victoires pour 55 défaites qui permet aux Bucks d’obtenir l’un des premiers choix de la draft 1969 de la NBA. Ce choix se fait via un pile ou face avec les Suns de Phoenix, qui décide de l’équipe obtenant le premier choix. Les Bucks obtiennent ce choix et choisissent Kareem Abdul-Jabbar, qui termine une carrière universitaire prolifique à UCLA.

Dans le sillage du joueur tournant à 26,4 points et 15,5 rebonds par match, l’équipe universitaire californienne a remporté à trois reprises le titre NCAA. Le débutant a un impact immédiat sur les Bucks qui remportent 56 matchs lors de la saison 1969-1970 et atteignent la finale de la Conférence Est pour leur deuxième année dans la ligue. Durant l’été 1971, les Bucks enregistrent l’arrivée d’Oscar Robertson, élu MVP (meilleur joueur) de la NBA en 1964.

Emmenée par son duo magique bien épaulé par Bob Dandridge, Milwaukee, reversé dans la Conférence Ouest, caracole en tête des classements. Les hommes de Larry Costello survolent la saison régulière qu’ils bouclent en tête avec 66 victoires pour 16 défaites soit, à l’époque, le deuxième meilleur pourcentage de victoires de l’histoire de la ligue. Les playoffs 1971 ne sont qu’une formalité pour les Bucks qui remportent le titre NBA après seulement trois ans d’existence établissant le record de précocité pour une franchise professionnelle américaine.

La saison régulière 1971-1972 est aussi bonne pour Milwaukee qui doit néanmoins se contenter de la seconde place à l’Ouest derrière les intouchables Lakers de Gail Goodrich et Jerry West. Les retrouvailles ont lieu en finale de conférence que la franchise de Los Angeles va remporter en six manches avant de décrocher le titre. Le mano à mano se poursuit lors de la saison 1972-1973 que les deux équipes terminent avec soixante victoires. C’est la troisième année consécutive que les Bucks atteignent cette barre, établissant un nouveau record de la NBA.

L’influence d’Oscar Robertson baissant nettement, c’est sur les épaules du seul Abdul-Jabbar (MVP de la saison) que repose la franchise du Wisconsin. Ce dernier parvient à hisser l’équipe en finale en 1974 face aux Celtics de Boston. Malgré une sixième manche disputée en double prolongation et remportée à Boston par les Bucks avec un skyhook d’Abdul-Jabbar, mais bien tenu par Dave Cowens puis Paul Silas, le pivot des Bucks ne peut peser sur le sort de la manche décisive qui est remportée par les Celtics 102 à 87.

Dès lors, le retrait de Robertson et la moyenne d’âge de l’équipe commencent à s’avérer rédhibitoires. À la fin de la saison 1974-1975 durant laquelle les Bucks n’accèdent pas aux playoffs avec seulement 38 victoires, les dirigeants de Milwaukee décident de se séparer de leur joueur vedette. Les Lakers, alors en pleine reconstruction, accueillent Kareem Abdul-Jabbar en échange de quatre joueurs.

Kareem Abdul-Jabbar

La reconstruction et l'ère Moncrief (1975-1991)

Cette opération de rachat va marquer une nouvelle période de succès pour les Bucks. En effet, après quelques saisons de transition marquées par une volonté de reconstruction, les premiers résultats se font ressentir sous la houlette de Don Nelson. Marques Johnson, drafté en 1977, réalise une première saison remarquable avant de prendre, dès la saison suivante, les commandes de l’attaque des Bucks. En 1979, la franchise profite du 5e choix de la draft pour sélectionner le prometteur Sidney Moncrief et recrute le pivot vétéran Bob Lanier pour enfin combler le départ de Kareem Abdul-Jabbar.

Les résultats sont immédiats et l’équipe remporte le titre de la Division Midwest avant d’être éliminée des playoffs par les Supersonics de Seattle. Les Bucks sont alors transférés dans la Division Centrale de la Conférence Est qu’ils remporteront six saisons consécutivement et dans laquelle ils rendront un bilan positif durant les onze années à venir. Malgré cette constance remarquable et l’arrivée de joueurs de valeurs tels que Terry Cummings, Craig Hodges, Ricky Pierce, Jack Sikma ou Alvin Robertson, les Bucks ont de grandes difficultés à bien figurer dans les phases finales. Entretemps, Herb Kohl, homme d’affaires devenu par la suite sénateur, a pris la franchise en main.

Les années difficiles et l'émergence de jeunes talents (1991-2003)

Après une naissance couronnée de succès et une dernière décennie relativement positive, les Bucks entrent dans une spirale difficile qui va durer. La saison 1991-1992 marque en effet le début d’une période de sept années durant lesquelles la franchise va stagner dans le bas des classements malgré le passage de Moses Malone, il est vrai en fin de carrière. Les mauvais résultats de la franchise lui permettent néanmoins de disposer de bonnes positions de draft grâce auxquelles des joueurs prometteurs vont débarquer à Milwaukee. Parmi ceux-ci, on peut citer Vin Baker, Glenn Robinson, Stephon Marbury ou Dirk Nowitzki.

Menés par Robinson et Allen sous les ordres de George Karl, les Bucks retrouvent finalement les playoffs en 1999. Ils sont balayés dès le premier tour par les Pacers de l’Indiana. Il faut attendre la saison 2000-2001 pour voir ce groupe prometteur être à la hauteur des espérances du staff. Les 52 victoires glanées en saison régulière (soit leur meilleur bilan des 15 dernières années) placent les Bucks en 2e position à l’Est, leur assurant un premier tour de phase finale accessible. De fait, le Magic d’Orlando de Tracy McGrady est facilement éliminé en quatre manches. Au 2e tour, les Hornets de Jamal Mashburn offrent une opposition bien plus coriace. Les Bucks emmenés par un grand Ray Allen s’imposent finalement en sept manches, bénéficiant de l’avantage de jouer le match décisif à la maison. Pour la première fois depuis 1986, Milwaukee accède à la finale de conférence face aux 76ers de Philadelphie d’Allen Iverson et Dikembe Mutombo.

Les années de transition et l'arrivée de Giánnis Antetokoúnmpo (2003-2014)

Malgré la montée en puissance de Michael Redd drafté en 2000, les Bucks rendent un bilan juste équilibré en 2002 et 2003 et ne dépassent pas le premier tour des playoffs. L’été 2003 marque le départ de Sam Cassell et Ray Allen, un an après celui de Glenn Robinson. Après avoir joué les playoffs 2004, la franchise réalise une saison 2004-2005 assez médiocre. En raison de nombreuses blessures et d’une faible défense, les hommes de Terry Porter ne remportent que 30 victoires. Seule l’obtention du premier choix de la draft à venir constitue une raison d’être optimiste.

Grâce à un bon mois de décembre conclu sur 9 victoires pour 5 défaites, les Bucks désormais entraînés par Terry Stotts se placent rapidement dans la course aux phases finales. Malgré un début d’année 2006 plus laborieux, l’équipe est entrée dans l’histoire de la ligue grâce à deux performances de choix établissant des nouveaux records de la NBA. Le 28 mars 2006, les Bucks marquent onze paniers à 3 points en un seul quart temps, totalisant quatorze tirs primés en une mi-temps dans un match remporté face aux Suns de Phoenix. À peine trois jours plus tard lors d’une victoire face aux Pacers, les joueurs de Milwaukee perdent seulement deux ballons en 48 minutes.

Les Bucks sont finalement la seule franchise à se qualifier en playoffs avec un bilan négatif (40 victoires pour 42 défaites). En mars 2008, les Bucks annoncent qu’ils ne renouvellent pas le contrat du directeur général Larry Harris, qui expire en juin. En avril 2008, les Bucks annoncent que Larry Krystkowiak, le troisième et dernier entraîneur engagé par Larry Harris, est démis de ses fonctions. Le 26 juin 2008, les Bucks reçoivent Richard Jefferson des Nets du New Jersey dans un transfert contre un premier tour de draft 2007, Yi Jianlian et Bobby Simmons. Le lendemain, les Bucks sélectionnent, à la 8e place de la draft 2008 de la NBA, Joe Alexander en provenance de l’université de West Virginia.

Lors de la draft 2009 de la NBA, les Bucks sélectionnent le meneur Brandon Jennings, qui ne provient pas d'une université mais qui a joué en Italie l'année précédente. Au milieu de la saison 2009-2010, le général manager John Hammond transfère Hakim Warrick aux Bulls de Chicago contre John Salmons. Le jeu de Jennings, ainsi que les progrès d'Andrew Bogut, l'apport d'Ersan İlyasova et l'arrivée de Salmons, catapultent l'équipe comme prétendant aux playoffs.

Les Bucks retrouvent les playoffs en 2010 en finissant sixièmes de la conférence Est notamment grâce au rookie Brandon Jennings et à Andrew Bogut qui est nommé dans la troisième équipe de la NBA. Milwaukee se fait éliminer dès le premier tour par les Hawks d'Atlanta en perdant le septième match. Milwaukee n'avait pas participé aux playoffs depuis 2001.

Avec la blessure de Bogut pour le reste de la saison et des problèmes de communication entre Stephen Jackson et l'entraîneur Scott Skiles, les Bucks décident d'échanger les deux joueurs. Avant la draft 2012 de la NBA, les Bucks envoient le premier tour de draft, Shaun Livingston, Jon Brockman et Jon Leuer aux Rockets de Houston contre un premier tour draft et Samuel Dalembert. Lors de la saison 2012-2013, les Bucks virent leur entraîneur, Scott Skiles, en place depuis la saison 2008-2009, après 32 matchs alors que les Bucks avaient gagné la moitié de leurs matchs. Son remplaçant, Jim Boylen, ne remporte que 22 des 50 matchs restants. Ils terminent donc la saison avec un bilan de 38 victoires pour 44 défaites. Les Bucks parviennent tout de même à se qualifier pour les playoffs en terminant 8e de la Conférence Est.

Lors de la draft NBA 2013, ils sélectionnent, avec le 15e choix, un jeune joueur grec de 18 ans, jusque-là inconnu : Giánnis Antetokoúnmpo. Cependant, ils perdent Monta Ellis lors de la période d'agents libres et transfèrent Brandon Jennings aux Pistons de Détroit contre Brandon Knight, Viacheslav Kravtsov et Khris Middleton. Ils engagent aussi Larry Drew comme entraîneur. La saison 2013-2014 se termine donc avec un faible bilan de 15 victoires pour 67 défaites pour les Bucks. Ils ne se qualifient donc, logiquement, pas pour les playoffs et terminent la saison 15e de la Conférence Est et 30e de la NBA. Durant cette saison, les Bucks sont rachetés par deux hommes d’affaires américains, Wesley Edens et Marc Lasry, pour 550 millions de dollars (398 millions d’euros). Les deux hommes mettent également 100 millions de dollars sur la table pour la construction d’une nouvelle salle.

L'ère Giánnis Antetokoúnmpo et le titre de 2021 (2014-présent)

Cette saison 2013-2014 décevante leur permet toutefois de sélectionner en 2e position de la draft NBA 2014. Avec ce 2e choix, ils vont sélectionner Jabari Parker de l’université de Duke. Le 1er juillet 2014, les Bucks obtiennent les droits d'entraîneur de Jason Kidd des Nets de Brooklyn en échange de deux seconds tours de draft 2015 et 2019. Avec l'arrivée de Kidd, les Bucks se séparent de Larry Drew. Avec ces nombreux changements de direction, d'entraîneur et l'acquisition de nouveaux jeunes joueurs pour reconstruire l'équipe, le nouveau slogan des Bucks pour la saison 2014-2015 devient "Own The Future".

Malgré la déchirure du ligament croisé antérieur du genou gauche le 16 décembre 2014 de Jabari Parker, les Bucks parviennent à se qualifier pour les playoffs grâce à un bilan de 41 victoires pour 41 défaites et terminent 6e de la Conférence Est. Ils ne parviennent, cependant, de nouveau pas à passer le premier tour. Le 9 juillet 2015, les Bucks signent Greg Monroe pour trois ans et 50 millions de dollars. Les Bucks annoncent également la re-signature de Khris Middleton pour cinq ans et 70 millions de dollars.

Le 15 juillet 2015, le futur des Bucks à Milwaukee est solidifié après que le Wisconsin State Senate vote à 21 voix contre 10 en faveur de la proposition d'utiliser l'argent public pour financer la nouvelle arène de l'équipe. La nouvelle arène remplacerait le BMO Harris Bradley Center qui est la troisième plus ancienne arène à être utilisée par une équipe NBA après l'Oracle Arena et le Madison Square Garden. L'arène a ouvert en 1988 et a été utilisée par les Bucks durant 27 saisons consécutives.

Les Bucks échouent à la 12e place de la Conférence Est avec un bilan de 33 victoires pour 49 défaites. À cause de cette mauvaise saison, Milwaukee obtient le 10e choix de la draft et le 36e choix (grâce au transfert de Luc Mbah a Moute aux Kings de Sacramento en 2013. Le 10e choix est utilisé pour sélectionner Thon Maker alors que Milwaukee sélectionne Malcolm Brogdon avec le 36e choix. Le 19 septembre 2016, les Bucks et Giánnis Antetokoúnmpo signent une extension de contrat de 100 millions de dollars sur quatre ans. Durant l'été, ils recrutent par des transferts Tony Snell et Michael Beasley.

Les Bucks entament la saison sans Khris Middleton qui s’est déchiré un ischio-jambier fin septembre. Il revient au jeu le 8 février. Mais ce jour correspond également à la nouvelle blessure de Jabari Parker, la même que celle de la saison 2013-2014. Malgré toutes ces blessures, les Milwaukee Bucks parviennent à se qualifier pour les playoffs en terminant la saison 2016-2017 avec un bilan de 42 victoires pour 40 défaites. Au terme de la saison régulière, Malcolm Brogdon devient le premier joueur drafté au second tour à remporter le titre de meilleur rookie de l’année. Giánnis Antetokoúnmpo remporte aussi un trophée individuel, celui de meilleure progression. Il rentre également dans l’histoire en devenant le premier joueur à terminer dans les 20 premiers de la NBA en points, rebonds, passes décisives, contres et interceptions.

En playoffs, Milwaukee échoue encore une fois au premier tour, cette fois contre les Raptors de Toronto en perdant 4-2 alors qu’ils menaient 2-1 dans la série. Le 3 juillet 2021, en battant les Hawks d’Atlanta, la franchise du Wisconsin parvient à se qualifier pour les finales NBA, une première depuis 1974. Mais étant donné la jeunesse de l’effectif, beaucoup d’espoirs sont placés dans cette équipe pour la saison 2017-2018.

La saison 2017-2018 de Milwaukee se déroule en dent de scie...

Giánnis Antetokoúnmpo

Tableau des Titres et Distinctions des Milwaukee Bucks

Titre/Distinction Année(s)
Titres NBA 1971, 2021
Titres de Conférence 1971, 1974, 2021
Titres de Division 14

tags: #classement #nba #milwaukee