Le hockey sur gazon est un sport collectif qui combine vitesse, dextérité et intelligence tactique, offrant un spectacle passionnant pour les joueurs et les spectateurs. Aujourd'hui, le hockey sur gazon est joué dans plus de 100 pays et est considéré comme l'un des sports collectifs les plus populaires (3ème au niveau mondial).

Histoire et Évolution du Hockey sur Gazon
Bien qu’aucune information n’existe au sujet de l’origine réelle de ce jeu, des formes anciennes de hockey étaient pratiquées dans la vallée du Nil et datant de 2000 ans av. J.-C., en Chine, au Moyen-Orient ainsi qu’en Amérique. Au 19e siècle, le hockey sur gazon moderne a commencé à prendre forme en Angleterre. Le Blackheath Hockey Club, fondé en 1861, est considéré comme le premier club de hockey sur gazon.
Les règles du jeu ont été codifiées en 1875, établissant les bases du sport tel que nous le connaissons aujourd’hui. Le hockey sur gazon s’est rapidement répandu dans d’autres pays du Commonwealth, notamment en Inde, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Les premières compétitions internationales ont eu lieu au début du 20e siècle, avec le premier match officiel entre l’Angleterre et l’Irlande en 1895.
La Fédération internationale de hockey (FIH) a été créée en 1924 pour régir le sport au niveau mondial. Au fil des décennies, le hockey sur gazon s’est développé et professionnalisé. Les techniques de jeu ont évolué, les équipements ont été améliorés et de nouvelles règles ont été introduites pour rendre le sport plus rapide et attractif. Le hockey sur gazon a été inclus pour la première fois aux Jeux olympiques en 1908 (1er sport collectif), puis est devenu un sport régulier à partir de 1928.
Règles du Jeu
Un match standard de hockey est composé de 4 périodes de 15 minutes entrecoupées d’une pause de 15 minutes à la fin de la 2ème période, et 2 minutes entre la 1ère et 3ème période. Deux équipes de 11 joueurs (dont 1 gardien de but équipé) s’affrontent. Deux arbitres dirigent la rencontre.
Voici quelques règles essentielles :
- On ne peut jouer la balle qu’avec le côté plat de la crosse.
- Le joueur ne peut toucher la balle avec aucune partie de son corps. Seul, le gardien de but est autorisé à jouer avec tout son corps MAIS uniquement dans son cercle d’envoi et sans provoquer de danger.
- Un but est validé uniquement si la balle a été ‘’touchée’’ dans le cercle d’envoi adverse par la crosse d’un joueur de l’équipe attaquante (ou est ensuite déviée dans le but par un autre joueur).
- Le cercle d’envoi a la forme d’un demi-cercle de 14,63 m.
- L’équipe gagnante est celle qui a marqué le plus de buts à la fin du temps règlementaire. Si les deux équipes ont un nombre identique de buts, alors le match est déclaré «match nul».
- S’il s’agit d’un match de Classement lors d’une Compétition - en cas d’égalité - les deux équipes procèdent à une série de 5 shoot-out pour se départager. Cinq joueurs de chaque équipe effectuent alternativement 1 passage.
La crosse (en français européen) ou stick (en Belgique) ou bâton (en français nord-américain) est droit dans sa partie haute, équipée d’une grip, similaire à celle d’une raquette de tennis, la partie basse est courbe et possède une face bombée (la face extérieure) et une face plane (la face intérieure). Seul l’usage de cette face plane est autorisé pour frapper ou dévier la balle.
La crosse est traditionnellement en bois, mais de plus en plus souvent de matières composites comme le carbone ou le Kevlar sont utilisées pour sa fabrication. La crosse proprement dite doit pouvoir entrer dans un rond d’un diamètre d’intérieur de 5,10 cm. La courbure de la crosse a aussi ses restrictions. Des courbures toujours plus importantes ont engendré ces dernières années des tirs aériens non sollicités, source potentielle d’accidents graves en cours de match.
La courbe maximale donc a été ramenée à 25,4 mm (1″) et ce depuis le 1er septembre 2006. Dans la zone euro, il n’est pas rare de voir les deux arbitres d’une rencontre procéder avant le match à un contrôle de courbure avec comme seul outil une pièce de deux euros tenue verticalement qui ne peut pas passer sous le stick posé sur une surface plane.
Il existe des balles plus légères pour les jeunes, fabriquées en plastiques. Elles sont lisses, mais de très petits cratères sont acceptés.
Équipement du gardien de but
Les gardiens ont une grande liberté dans le choix de leur équipement. Ils doivent porter protège-tibias, protège-dents, plus éventuellement des gants de protection. Le port du protège-dents et des protège-tibias est obligatoire.

La "Nation’s Cup" et la "Pro-League"
Rappelons que la « Nation’s Cup » oppose des équipes classées au delà de la 10ème place au ranking mondial et permettra aux vainqueurs d’intégrer la prestigieuse « Pro-League » pour la saison 2025-2026. C’est la ville de Walcz, au Nord-Est de la Pologne, qui accueillera la toute première édition de cette « Nation’s Cup 2 » féminine.
Du 16 au 22 juin 2025, le tournoi réunira huit équipes : la Tchéquie, la France, l'Italie, la Malaisie, la Pologne, l'Afrique du Sud, l'Uruguay et le Pays de Galles. Première ville hôte Wałcz, réputée pour sa riche culture sportive et la beauté de ses paysages, offrira un cadre dynamique à ce tournoi historique.
L'accueil de cette compétition marque une étape importante pour la ville, soulignant sa présence croissante sur la scène internationale. Rafał Grotwski, président de la Fédération polonaise de hockey, a déclaré : « Nous sommes extrêmement heureux de la confiance que la FIH nous accorde. C'est essentiel pour notre stratégie de développement du hockey féminin dans notre pays. 2025 est l'année où nous investissons dans le développement du hockey féminin, et l'opportunité d'accueillir en Pologne des équipes du monde entier contribuera sans aucun doute au rayonnement de notre sport ».
Coupe des Nations de Hockey de la FIH
Depuis sa création en 2021, la Coupe des Nations de hockey de la FIH a joué un rôle essentiel en offrant une compétition de haut niveau aux équipes extérieures à la Pro League. L'Afrique du Sud a remporté le titre inaugural en 2022, suivi du triomphe de la Nouvelle-Zélande en 2024.
Le tournoi réunira huit équipes nationales redoutables : la France (9), le Japon (16), la Corée (14), la Malaisie (13), la Nouvelle-Zélande (12), le Pakistan (15), l’Afrique du Sud (11) et le Pays de Galles (18). Un tournoi de très haut niveau dans la mesure où sept équipes ont notamment participé à la Coupe du monde de hockey masculin 2023, ce qui témoigne du haut niveau de compétition attendu à Kuala Lumpur.
La Malaisie, qui accueille la Coupe des Nations pour la première fois, s’apprête à offrir un événement exceptionnel. Subahan bin Kamal, président de la Confédération malaisienne de hockey, a exprimé son enthousiasme : « Nous sommes reconnaissants à la FIH de nous avoir confié l’organisation de cet événement exceptionnel. Nous sommes convaincus que ce tournoi réunira les meilleurs talents du hockey mondial en Malaisie ».
Le format du tournoi comprend un tour préliminaire avec deux poules, suivi de matchs de classement, de demi-finales et de la finale. Le vainqueur aura la possibilité d’être promu à la saison 2025-2026 de la FIH Hockey Pro League.
Les deux poules en Malaisie sont :
- Poule A : France, Corée, Afrique du Sud, Pays de Galles
- Poule B : Japon, Malaisie, Nouvelle-Zélande, Pakistan
Le tournoi débutera le 15 juin avec toutes les équipes en action dès la première journée.
Le hockey sur gazon aux JO : c'est quoi les règles ?
Parcours de l’Équipe de France Féminine
L’an dernier, l’équipe de France femmes de hockey sur gazon a connu une grande première : jamais les Bleues n’avaient participé aux Jeux Olympiques, ce qu’elles ont fait en tant que pays hôte, mais aussi parce qu’elles ont réussi à intégrer le Top 25 mondial. Un marqueur de la progression de cette équipe, qui participait cette semaine en Pologne à l’édition inaugurale de la FIH Nations Cup 2, au troisième échelon mondial donc.
La phase de poule s’est impeccablement passée pour les Bleues, qui ont battu les Italiennes, les Tchèques et les Galloises, sur un score cumulé de 9-1 ! Avec cinq marqueuses différentes, signe de la puissance du collectif tricolore. L’affaire était toutefois supposée se corser samedi, en demi-finales, contre la Pologne, pays hôte. Mais de match, il n’y a pas eu.
Restait la finale, contre l’Uruguay. Une rencontre tendue, dans laquelle Mathilde Duffrene a d’abord égalisé, puis donné l’avantage aux Bleues, avant que Yohanna Lhopital ne vienne marquer le troisième but, mais par deux fois, les Sud-Américaines sont revenues à la marque, égalisant à 90 secondes de la fin pour forcer une séance de tirs au but (3-3). Lucie Ehrmann entrait alors en action, stoppant trois des quatres tentatives uruguayennes, et validant le succès de l’équipe de France.
La Fédération Française de Hockey renouvelle ses plus vives félicitations aux joueuses et au staff de l’équipe de France féminine pour leur parcours remarquable lors de la Nations Cup II.
Le prochain grand défi sera la qualification pour la Coupe du Monde 2026, une compétition que la France n’a plus disputée depuis 1981. Dans cette dynamique ambitieuse, la Fédération et le staff technique travaillent et préparent ces prochaines échéances depuis plusieurs semaines. Ils ont convenu ensemble d’un passage de relais après l’EuroHockey A 2025.
La FFH tient à saluer chaleureusement Gaël FOULARD (Head Coach) et Nicolas JAQUET (Entraîneur adjoint) pour leur engagement depuis 2018. Sous leur impulsion, durant les sept dernières années, l’équipe a gagné 16 places au classement mondial (de la 33e à la 17e), franchi des paliers majeurs et posé les bases d’un projet féminin solide, notamment avec la préparation des Jeux Olympiques de Paris 2024.
Malgré une première mi-temps où elle a fait preuve d'une solidarité défensive exceptionnelle, la France s'est inclinée (6-2) face aux n°1 mondiales néerlandaises, tenantes du titre et favorites du tournoi. Mais ce tout premier match du hockey féminin aux Jeux Olympiques a révélé des qualités prometteuses.
Pour le tout premier match de son histoire olympique, l'équipe de France féminine de hockey sur gazon s'est inclinée (6-2) face aux Pays-Bas, première nation mondiale au classement FIH, alors que les Bleues figurent à la 20e place de ce même ranking. Mais les Bleues n'ont surtout pas à rougir de cette défaite, car elle ne dit pas tout de la démonstration de leur talent qui a enthousiasmé les tribunes du pitch n°2 du Stade Yves-du-Manoir, futur terrain officiel de la Fédération française, dédié aux rencontres internationales au lendemain des JO.
Là où les Bleus ont abordé leur rencontre face aux champions du monde allemands la peur au ventre, notamment en défense, leurs homologues féminines ont livré une bataille d'un courage exemplaire, nullement intimidées par le statut de leurs adversaires, championnes olympiques en titre. Ce n'est qu'à la 29e minute que les Oranges ont fini par trouver la faille dans un mur défensif tenu, entre autres, par la gardienne tricolore Lucie Ehrmann, auteure de multiples exploits au point de dégoûter les adversaires et même de les faire douter techniquement.
Ne citer qu'un seul nom dans le groupe tricolore serait passer à côté de la réalité, tant cette équipe respire l'élan collectif, la solidarité et l'envie de créer l'exploit. Mais le dernier rempart des Françaises, qui évolue dans le club néerlandais de Den Bosch, considéré comme le meilleur du monde (où elle n'est pas titulaire mais côtoie l'élite féminine), aura été le symbole d'une abnégation à montrer dans toutes les écoles de sport.
Parades aux pieds, réflexes insensés, triple arrêt sur un petit corner (35e), caractère affirmé à l'image de ces coups de crosse qu'elle claque violemment dans son gant pour booster ses partenaires à chacun de ses blocs, Ehrmann aura illuminé une rencontre exceptionnelle de bravoure et d'intensité physique.
Même si le réalisme des géantes néerlandaises aura finalement primé, notamment sur penalty corner avec quatre buts inscrits sans qu'il y ait à redire, on retiendra cette sublime réduction du score de Yohanna Lhopital à la 36e minute (3-1), sur une contre-attaque conclue par un shoot en revers imparable, ou ce premier et seul penalty corner français de la rencontre converti par Paola Le Nindre (46e).
Lors du premier match de qualification olympique face à l'Espagne ce vendredi, l'équipe de France de hockey sur gazon a arraché le nul (3-3) après une superbe partie. Les Bleus peuvent toutefois nourrir quelques regrets après avoir mené 3-0.
L'équipe de France de hockey sur gazon s'arrête en quarts de finale des Mondiaux. Les Bleus ont été sèchement battus mercredi par l'Australie (3-0), première nation mondiale.
Depuis le début de la Coupe du monde en Inde, les Bleus de l'équipe de France de hockey sur gazon voient petit à petit leur notoriété progresser. Le résultat d'un travail de longue haleine mené par toute une fédération mais aussi et surtout appuyé par de très bonnes prestations sur le terrain.
Qualifiés pour les quarts de finale 28 ans après leur dernier Mondial, les tricolores gagnent en reconnaissance. Après son exploit face aux champions olympiques argentins, les Français ont confirmé en battant la Chine (1-0), 17ème nation mondiale.
Le Hockey sur Gazon en France
Afin de promouvoir notre discipline sur le territoire, nous dispensons des séances de hockey sur gazon au sein d’établissements privés comme publiques de l’agglomération nantaises. Nous collaborons avec certains depuis près de 25 ans et chaque année nous avons le plaisir de travailler avec de nouvelles écoles, dispersées sur l’ensemble du département.
Ces séances s’adressent essentiellement aux élèves du primaire, et ont pour but de leur faire découvrir, et bien entendu apprécier, notre sport. Ces projets établis avec nos établissements scolaires partenaires, se concrétisent en fin d’année (mois de mai) avec le célèbre et incontournable « Tournoi des Ecoles ».
Ce grand tournoi convivial réunit en général entre 2500 et 3500 enfants, une vingtaine d’écoles, plus de 500 adultes accompagnateurs et une centaine d’organisateurs et bénévoles !