Dans les coulisses du Vélodrome, une révolution silencieuse se prépare : l’OM travaille actuellement sur un nouveau logo. Pablo Longoria, président du club, justifie cette transformation comme faisant « partie d’une transformation du club vers l’avenir ». Dans l’ère du tout numérique, les codes visuels des logos de foot traditionnels peuvent sembler fossilisés. La question se pose alors : faut-il pour autant abandonner toute référence au passé ?
Pour comprendre les enjeux de ce nouveau logo de l’OM, il convient de replonger dans l’histoire graphique du club phocéen, fondé en 1899 par René Dufaure de Montmirail. Né à Verdun, celui-ci passe son enfance en Algérie jusqu’à ses 18 ans en suivant son père militaire. À son retour en France, il joue au “Junior-Club” qu’il transforme en “Football Club de Marseille” (FCM) avant de le faire fusionner avec le cercle d’escrime et de fonder l’Olympique de Marseille en 1899.
La devise “Droit au But” de l’OM est déjà visible en 1898 sur le logo sur la photo de l’équipe de rugby. Elle est héritée du Football Club de Marseille ; c’est la devise personnelle de sa future femme, Marguerite, dite “Madeleine” Dubois, qu’il a rencontrée sur le terrain et dont le caractère fonceur inspire le club de l’Olympique Marseillais. De son côté, René Dufaure de Montmirail signe avec son sceau personnel, un monogramme entrelaçant ses initiales “DM”.
Le logo de l’OM restera typographiquement inchangé jusqu’en 1935, date à laquelle il devient un blason Art déco. On y voit un petit « M » stylisé et fin en typo bâton, enchâssé dans un O en anneau qui stabilise le tout, entouré d’un blason.

La Nostalgie et le Retour aux Sources : Une Tendance Moderne
Certaines marques et clubs de football ont choisi de revisiter leurs logos historiques pour capitaliser sur la nostalgie et l'authenticité. C’est ce qu’ont fait les marques Peugeot, Burberry, ou Citroën en adoptant leurs logos antiques, Renault de son logo des années 70s signé Vasarely. Dans le monde du foot, l’Ajax a repris tel quel son logo de 1928, l’Inter Milan a réutilisé en 2014 son logo de 1908. L’AS Roma a récupéré son logo historique en juin 2025, qui fait écho à celui créé en 1927 et utilisé depuis les années 70.
Pour les baby-boomers et la génération X, ces logos vintage évoquent leur jeunesse, créant un lien émotionnel authentique. Pour les millennials et la génération Z, ils représentent une esthétique “cool” et authentique, libérée des artifices du design contemporain.
Pour ses 125 ans, le club de foot Marseillais avait d’ailleurs choisi de faire revivre son logo typographique originel de 1899, plus proche du logo actuel que celui de 1935, en lui ajoutant une étoile. Un avant-goût du futur nouveau logo de l’OM ?
Les Risques de la Stratégie Nostalgique
La stratégie nostalgique comporte cependant des risques spécifiques au monde sportif. En 1972, faisant le choix surprenant d’une esthétique du siècle passé (alors que l’époque était plutôt tournée vers le futur avec la conquête de l’espace), l’OM choisit à nouveau un logo en monogramme à l’allure antique, plus massif et symétrique, avec des jambes ornées à leurs extrémités et droites comme deux poteaux, entouré d’un cercle extérieur.
On trouve ainsi deux O, un rond externe et un ovale interne, rappelant le D initial de Dufaure ou peut-être en clin d’œil au ballon de rugby pratiqué à l’époque de la naissance de l’Olympique ? Puis dans les années 80 la devise “droit au but ” fait son retour en écharpe ondulée, rappelant que la marque OM se nourrit aussi d’ancestrales racines sportives. Le M dépasse devant et derrière le O qui est encore en ellipse, et le restera jusque dans les années 90 avant de devenir à nouveau rond jusqu’à nos jours. Il se colore ensuite en bleu uni pour faire contraste, une modification qui n’est pas qu’ornementale.
Suite à la victoire de la Ligue des Champions en 1993, une étoile dorée vient pour la première fois couronner le monogramme et le M sera retravaillé dans une version plus moderne avec un simplification des ornements.
La Refonte de 2004 et les Enjeux Futurs
En 2004, une refonte réalisée par l’agence locale ‘Encore Nous’ homogénéise le visuel : un O et un M fusionnés et unis en bleu pantone ramenant les 2 lettres au même plan, comme en 1935. La devise en lettres linéales dorées est placée sous le monogramme, et l’étoile en or revient couronner le tout.
Le logo est techniquement plus lisible, visiblement plus adapté au numérique puisqu’il fonctionne en favicone, et plus solide sur ses “pattes”. Les pieds du M, légèrement écartés, lui donnent plus d’appui et viennent former une base de pyramide qui amène le regarde vers l’étoile.
Cependant, une refonte du logo de l’OM en 2025 ou 2026 pourrait s’avérer judicieuse, non pas pour révolutionner cette mécanique bien huilée qui fonctionne bien, mais pour affiner quelques détails. Peut-être ensuite faudrait-il enrichir la palette chromatique avec des couleurs dérivées pour gagner en impact sur les écrans haute définition, tout en préservant cette architecture iconique qui fait la force du club phocéen depuis des décennies. On voit ci-dessous sur les écharpes le manque d’harmonie existant entre les couleurs et typographies qui varient d’un support à l’autre.
L’actuel logo de l’OM porte en lui les traces d’une époque où la communication visuelle privilégiait l’illustration et la reconnaissance immédiate. Mais cette simplicité, autrefois gage d’efficacité, peut aujourd’hui être perçue comme en décalage avec les exigences du numérique et face aux attentes esthétiques contemporaines. Sans compter sur le fait que toucher à un logo qui rassemble autant de supporters revient à toucher directement au cœur des marseillais. Impossible de passer à côté ou de faire un faux-pas : le logo est dans la peau des fans, dessiné sur leur visage, porté comme une seconde peau.
Un peu comme pour les logos de villes et de territoires, l’attachement émotionnel est tel qu’une erreur créative peut entraîner le courroux de toute une population. Le logo d’un club de football n’est plus seulement un symbole identitaire, c’est aussi un actif commercial dont la valeur se chiffre en millions d’euros.
La Standardisation Visuelle dans le Football Moderne
La refonte des logos de clubs n’est pas propre à Marseille : aujourd’hui, la question du nouveau logo de l’OM s’inscrit dans un contexte plus large de standardisation visuelle de l’identité du football et du sport. Depuis une décennie, plusieurs clubs historiques se sont lancés dans des refontes totales, assumant la rupture ou au contraire la continuité historique stylisée. Avec des codes graphiques similaires : simplification, minimalisme, adaptabilité digitale.
L’OM semble conscient de ce piège. Longoria évoque un exercice difficile dans lequel il faut “respecter l’histoire mais aussi avoir une identité propre“. Cette déclaration d’intention révèle une prise de conscience des dérives du flat design appliqué aveuglément au monde sportif.
La Juventus de Turin, avec son rebranding controversé de 2017, illustre parfaitement cette problématique avec son double « J » graphique en noir et blanc. Exit le bouclier, le taureau, les rayures, les ornements, le club italien a privilégié la modernité formelle au détriment de sa richesse symbolique. Le club turinois s’est doté d’une icône modulable minimaliste, pensée avant tout pour exister dans le monde du luxe, de la mode, des NFT et des contenus digitaux. On a vu les mêmes débats avec le Stade de Reims ou le FC Nantes.
En France, l’Asvel (devenu LDLC) a opté pour un logo aux lignes géométriques nettes, avec un éclair vertical stylisé. Et pourtant du côté des marques, notamment de luxe, l’heure du flat design semble révolue : l’héritage se réinvente avec les codes du moderne. Tout récemment en juin 2025 le Daring Brusells (ex RWDM) a opéré une mue graphique soignée, sobre et efficace, renouant avec des formes plus classiques. Le blason circulaire, aux teintes sobres, joue la carte d’un néo-classicisme rassurant.
Une autre identité sportive assez remarquable qui nous a tapé dans l’œil est celle du club féminin Dallas Trinity Football Club, par l’agence Moniker SF, qui réussit en 2023 à harmoniser des symboles ultra modernes et bourrés d’héritages.
L'Impact de l'Intelligence Artificielle et la Participation Collective
Cette initiative spontanée illustre une mutation profonde dans le processus de création d’identité visuelle. Or cette facilitation de la création graphique n’est pas sans poser de questions. D’un côté, elle permet d’impliquer la communauté des supporters dans un processus qui les concerne directement.
Si l’IA peut générer des logos techniquement parfaits, le cerveau humain reste évidemment l’étincelle créative, les outils n’étant qu’un moyen au service de cette expertise. Si tout le monde peut copier ou réaliser un logo, encore faut-il avoir l’idée et la démarche logique qui l’accompagne. Cette révolution technologique s’accompagne d’un retour inévitable et paradoxal aux valeurs artisanales et au savoir-faire humain.
Enfin, on ne le répètera jamais assez, le logo n’est que la partie visible de l’identité visuelle qui se décline sur tout un tas de supports physiques et web. Imaginons l’inverse et mettons notre équipe de graphistes sur un terrain : marquer un but ne fait pas de nous des footballers ! Alors comment articuler l’expertise du ou de la designer avec l’expression populaire ? Le phénomène n’est pas isolé, et se répète en permanence.
Lors de la création du logo des Jeux Olympiques de Paris 2024 par exemple, ou régulièrement lors de création de logos de villes (à Neufchâteau en France ou à Clermont-Ferrand par exemple), les propositions alternatives des internautes avaient fleuri sur les réseaux sociaux, révélant une soif de participation créative collective. Cette démocratisation du design interroge le statut même du créateur graphique et redéfinit les modalités de l’innovation visuelle.
Le Stade de Reims poursuit ainsi son développement en créant un territoire de marque moderne pour mettre en valeur l'image du club. Ce sera forcement une page importante de l'histoire du Stade de Reims. Ce jeudi 18 juin 2020, le club rémois a dévoilé son nouveau logo, une nouvelle identité visuelle pour accompagner l'institution dans son développement.

Le désormais ancien logo rond rouge et blanc avait été dévoilé en 1999. Il avait succédé à celui en forme de bouteille de champagne. Pendant 20 ans, il a accompagné les bons et les moins bons moments du club qui a notamment connu deux accessions en Ligue 1 en 2012 et en 2018, et aussi le titre de champion de France de Ligue 2 en 2018.
Le Changement d'Identité du Stade de Reims : Un Exemple à Suivre ?
Le Stade de Reims change d’identité tout en gardant les symboles forts du club. Ce nouveau logo a demandé plus d'un an et demi de recherches, de conceptions pour en arriver à cette version finale. "On avait une piste prioritaire qui était de moderniser le logo historique avec la bouteille de champagne" explique le directeur général du club, Mathieu Lacour. "Malheureusement, toutes les recherches juridiques que l'on a effectué avec l'agence qui nous a accompagné dans la création du logo, ont mis en lumière qu'avec la loi Evin, on n'allait pas pourvoir utiliser la bouteille de champagne, donc il a fallut partir sur quelque chose de différent."
Ces études ont notamment montré que l'utilisation d'un logo avec une bouteille de champagne serait impossible pour les catégories de jeunes du club. Le cahier des charges a donc été orienté sur deux points forts : les couleurs , le rouge et blanc, et les lettres S et R. Après avoir étudié de nombreuses version, le choix final s'est porté sur ce logo qui affiche plusieurs symboles. Les lettres S et R enchevêtrées sont supportées par un blason ouvert vers le haut qui représente la forme exacte de la porte centrale de la Cathédrale de Reims. La couronne des sacres a été re-stylisée et chapeaute le logo.
L’inscription Stade de Reims devient STADE REIMS avec une subtilité dans l'écriture. "Le nom Stade de Reims assoit de façon corporate et institutionnelle le nom du club" explique Dominique Jubert, le directeur de l'agence Leroy Tremblot qui a imaginé le logo. "On a voulu lui apporter un traitement spécifique et attributif avec l'article DE qui se fond dans STADE avec un jeu de graisse, et on arrive tout à fait à décoder que l'on parle du Stade de Reims, avec une approche assez moderne pour décrire la dénomination du club." .
"La création d’une nouvelle identité graphique répond à plusieurs objectifs pour le club." explique le président rémois Jean-Pierre Caillot. "Tout d’abord il s’agissait de moderniser un logotype qui date d’une vingtaine d’années et dont les marqueurs ont vieilli. Ensuite, à l’aube de la saison 2020-21 qui marque le 90e anniversaire du Stade de Reims, l’enjeu était d’afficher un blason iconique sur le fond et avant-gardiste sur la forme reprenant des codes historiques, culturels et permettant au Stade de Reims de se distinguer dans son univers."
Le logo va également être intégré dans un territoire de marques. Ces marques seront le centre de vie Raymond Kopa avec une approche graphique autour de la lettre K, l'académie et aussi le Stade Delaune. L'approche marketing Institution de Football devient Maison de Football. "C'est un clin d’œil aux maisons de champagne" détaille Benjamin Parrot, le directeur de la communication et du marketing du club.
Si les spécialistes du marketing estiment qu'un logotype doit évoluer tous les 7 ans pour redynamiser la marque, ce ne sera pas le cas pour ce nouveau visuel du Stade de Reims. Le territoire de marque en revanche, à savoir les déclinaisons conçues autour de l'académie, le centre Raymond Kopa et le Stade Delaune, pourront évoluer. Le Stade de Reims se lance donc dans une nouvelle phase de sa longue histoire, l'année de son 90 anniversaire.
L'agence de branding 100 % sport Leroy Tremblot a conçu la nouvelle identité visuelle du club rémois qui a été dévoilée le jeudi 18 juin. Un long travail pour aboutir à ce résultat que nous explique le directeur général de l'agence, Dominique Jubert
Autour de chez vous Après un travail en collaboration avec ses supporters, l’AS Saint-Étienne s’apprête à changer son identité visuelle et ainsi son logo.
Le club Angers SCO est en perpétuel mouvement vers l’excellence. A partir de ces 3 éléments, l’agence a recherché plus largement comment apporter plus de sens au logo. La partie territoire était selon nous un axe fort qui pouvait être développé sur l’identité.
Plus de 80 esquisses ont été produites en agence, pour obtenir une sélection de 5 axes graphiques présentés au comité de pilotage du SCO. Le territoire de marque est l’identification de la marque au-delà de son logo. Pour cet univers nous avons fait le choix d’assumer les couleurs noires, blanches et or. Ces couleurs sont les racines de l’identité du club.
Dans ce territoire de marque, un important travail d’illustration graphique a été réalisé par l’agence. Pour accompagner le changement d’identité, il fallait prévoir un dispositif à la hauteur des attentes de ce changement.
Les premières couleurs historiques du club sont le Vert (en référence à la Place Verte de Lens, où se déroulent les premières rencontres) et le Noir (comme le charbon), les Lensois s’équipent de tuniques sang et or dès 1924. Le blason actuel du Racing est utilisé depuis 2014. C’est une version modernisée du blason de 1979.
Ces couleurs sont choisies en référence au charbon et à la Place Verte. Preuve de l'importance de l'industrie du charbon dans la vie du club, la Compagnie des Mines offre au Racing son premier terrain à la fin des années 1900.
Après 1918, le RC Lens disparait pendant plusieurs saisons et fait son retour grâce à l'appui de M. Laroche (Directeur du Comité de Secours américain). Celui-ci met à disposition des Lensois un tout nouveau terrain. En contrepartie, le Racing rejoint le giron de l'Union Sportive du Foyer Franco-Américain, ce qui implique également un changement de couleurs. En 1923, l'arrivée de Pierre Moglia au poste de Président marque une révolution. Les nouvelles couleurs du Racing sont décidées en référence à l'occupation espagnole de la ville de Lens au XVIe siècle.
Les Éléments Essentiels d'un Logo Réussi
Un logo ne peut tout faire seul au cœur de votre communication visuelle. Un logo n’est PAS UNE ILLUSTRATION. Il doit être l'expression de caractère d’une entité. Il doit être contemporain, voire tendance. Prenez du recul et partagez votre vision du futur avec votre graphiste. Il faut préparer tout ce petit monde au changement… et l’annoncer !
Lorsque vous commandez un logo, vous achetez une prestation relevant de l’ordre de la création. Vous l’aurez compris, demander « Combien coûte un logo? » revient à demander « Combien coûte une maison? ». Dans un premier temps, il convient de se méfier des prix étranges. Sur internet, de multiples plateformes en ligne proposent des logos réalisés en mois de 48h pour 50 dollars.
Il est important de demander dans quels formats votre prestataire compte vous livrer le logo. Il faut également vous assurer que vous avez pensé à votre communication dans son ensemble. Avez- vous pensé à votre site internet ? Comment se présente votre papier à en-tête ? Vos cartes de visites ? Vos bons de commandes gérés par votre assistante de direction ?
Vous venez de créer votre entreprise ou de lancer un nouveau produit. Ne mettez pas la charrue avant les bœufs. Considérez la création du logo à part entière et non pas comme le sous-projet d’une action marketing. Prévoyez, dans votre planning de lancement de produit ou de création d’entreprise un délai suffisant pour la création du logotype.
Voici quelques questions essentielles à se poser lors de la création ou de la refonte d'un logo:
- Quel est votre métier et la vocation de votre entreprise ?
- À qui s’adresse votre logotype ?
- Quelles sont les entreprises (dans ou hors secteur) qui vous plaisent ?
- Quels sont les principaux mots clés qui définissent mon entreprise et qui me différencie de mes concurrents ?
Impossible de demander l’avis de tout le monde. Optez pour un panel restreint et stratégique. Impliquez les personnes impliqués dans le projet au départ. Évitez également de tenir compte de l’avis « de l’ami d’un ami de votre ami qui a dit que… ».
🔁 LES CHANGEMENTS DE LOGOS ÉTONNANTS DES NATIONS DU FOOT !
Changer radicalement peut s’avérer brutal et risqué, voire incompris par votre environnement.
| Éléments | Description |
|---|---|
| Couleurs | Deux couleurs complémentaires comme les teintes bleue et rouge. |
| Lisibilité | Parfaite lisibilité. |
| Formes | Évitez les formes complexes comme celle d’une fleur. |
| Slogan | Slogan qui accompagne le logotype. |
| Typographie | Même police d’écriture, de même style, corps et graisse (épaisseur). |
En typographie, la graisse est l’épaisseur d’un trait ou d’un caractère. Traductioncodée en langage informatique d’une couleur RVB. Utilisés par les infographistes web.
Tous les corps et graisses. Ainsi, Helvetica est une police d’écriture. Recalcule les coordonnées en fonction de l’échelle demandée. Ont tendance à se dégrader. Les endroits. Le plein étant la partie plus épaisse d’un caractère.