Auteur d'un excellent début de saison en Promotion Honneur (Nouvelle-Aquitaine), le club girondin de Lège-Cap-Ferret fait aussi parler de lui avec une chanson insolite.
Avec un sans-faute en sept journées de championnat Promotion Honneur, dans la poule 1 de Nouvelle-Aquitaine, le RC Lège-Cap-Ferret est d’humeur à faire la fête.
Depuis le début de saison, il n’est pas rare d’entendre les Girondins chanter en l’honneur de « la mouette », le cagoulin du club maritime.
«Oh pétard, pétard, qu’il fait beau. Oh pétard, pétard, qu’il fait chaud. Ici même les mouettes bronzent. Oh pétard, de loin on dirait des corbeaux. »
Cette chanson entraînante a même dépassé les frontières de la Gironde pour résonner dans des lieux inattendus. A pleins poumons, sur la Comédie, l’ailier du MHR Arthur Vincent a repris la chanson devant les 5.000 supporteurs. Comme il l’avait fait au stade de France après la finale victorieuse du Top 14. Ou dans les vestiaires du GGL Stadium. Et comme elle va retentir tous l’été dans les villages pendant les férias.
Mais quelle est l'histoire de ce phénomène musical ?
La Genèse d'un Hymne : "Oh Pétard !"
Oh Pétard, c’est l’histoire d’une chanson née en 2011 dans la tête de Roland Ramade, chanteur à l’époque de L’art à Tatouille, un groupe de joyeux drilles. Désormais, l’hymne de l’épopée victorieuse des rugbymen montpelliérains. « Pour moi qui suis Biterrois, ça a du sens », sourit Roland Ramade.
« A la base, j’ai repris une chanson de Tonton Donzel, le chanteur de Quartiers nord, un copain. Ça s’appelait Oh putain qu’il fait beau. Je l’ai modifié en Oh pétard qui me paraissait plus consensuel. Et puis, j’ai fini par tout changer pour qu’on puisse l’accorder aux instruments du collectif L’Art à Tatouille ».
Une tribu délurée, festive, à l’image de cette chanson qui fleure bon l’amitié et la chaleur du sud. Mais qui ne la fredonnera plus en public. En 2019, l’auteur de l’immortel Mets de l’huile a fait ses adieux à la scène. « C’est vrai, on peut se dire que le coup de projecteur arrive un peu trop tard, se marre-t-il. Mais j’ai toujours comparé les chansons à des enfants. Quand tu as des enfants, tu peux dire il fera ceci, il fera cela, mais la vie prend l’enfant et fait ce qu’elle veut avec. Une chanson c’est pareil, ça a sa propre identité ».
Surtout pas de quoi lui donner des regrets. « Si tu te l’appropries, tu l’enfermes dans un placard, le pire qui puisse arriver. Au contraire, elle rebondit dans des endroits improbables ».
Comme ce samedi, où les joueurs du MHR l’avaient invité à les rejoindre au GGL Stadium, avec le Brennus. « Bien sûr que je l’ai touché ! Ça m’a fait quelque chose. C’est un bout de bois, un truc humble mais qui a beaucoup plus de valeur qu’une coupe en or ».
Avant d’être chantée à plein poumons par DJ Arthur, Oh pétard ! a eu une longue vie.
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Arthur Vincent, le DJ Melgorien
« Je suis un vrai sauvage des cabanes de Mauguio ». A défaut d’être un vrai sauvage comme dans la chanson, Arthur Vincent est un vrai Melgorien. Qui a découvert la magie du ballon ovale à l’école de rugby de Mauguio « où il était copain avec mon fils, sourit le chanteur. Et ma femme chante avec sa mère dans une chorale ». Une histoire de famille et de destins qui étaient promis à se rencontrer.
« C’est vrai, on peut se dire que le coup de projecteur arrive un peu trop tard, se marre-t-il. Mais j’ai toujours comparé les chansons à des enfants. Quand tu as des enfants, tu peux dire il fera ceci, il fera cela, mais la vie prend l’enfant et fait ce qu'elle veut avec. Une chanson c’est pareil, ça a sa propre identité ».

« Une chanson, c’est insaisissable »
En 2019, l’auteur de l’immortel Mets de l’huile a fait ses adieux à la scène. « C’est vrai, on peut se dire que le coup de projecteur arrive un peu trop tard, se marre-t-il. Mais j’ai toujours comparé les chansons à des enfants. Quand tu as des enfants, tu peux dire il fera ceci, il fera cela, mais la vie prend l’enfant et fait ce qu’elle veut avec. Une chanson c’est pareil, ça a sa propre identité ».
Surtout pas de quoi lui donner des regrets. « Si tu te l’appropries, tu l’enfermes dans un placard, le pire qui puisse arriver. Au contraire, elle rebondit dans des endroits improbables ».