Le rugby est plus qu'un simple sport au Pays de Galles; c'est une religion et un élément central de l'identité galloise. Surnommée le « Quinze du Poireau », le « Quinze du Dragon » ou encore les « Diables Rouges », l’équipe nationale du Pays de Galles est considérée comme une des meilleures sélections du monde grâce à un palmarès prestigieux et à des équipes légendaires qui ont marqué l’histoire du rugby. Cet article explore en détail le fonctionnement du championnat gallois de rugby, son évolution historique, sa structure actuelle et les défis auxquels il est confronté.

Millenium Stadium de Cardiff
Les Origines du Rugby Gallois
Né dans les universités anglaises, le rugby serait arrivé dans les années 1850 au Pays de Galles, dans les bagages d’un ancien professeur de l’université de Cambridge, le révérend Rowland Williams, qui fonde en 1853 au St David’s College de Lampeter une équipe de rugby considérée comme la première du Pays de Galles. Le rugby s’est ensuite développé dans les cités ouvrières, les bassins sidérurgiques puis les grandes villes du sud du Pays de Galles. Le sud du Pays de Galles regroupe d’ailleurs encore aujourd’hui les plus grands clubs du pays, dont le club doyen, le Neath RFC, créé au milieu des années 1870 à Neath près de Swansea.
La Welsh Rugby Union (WRU)
L’organisation du rugby au Pays de Galles est assurée par la WRU (Welsh Rugby Union) fondée en 1881. Elle dirige l’équipe nationale galloise, chapeaute les compétitions des clubs, forme les arbitres et les entraîneurs. Elle est par ailleurs propriétaire du magnifique Millenium Stadium de Cardiff, un des plus beaux stades d’Europe.
Les Premiers Pas de la Sélection Nationale
La sélection galloise a vu le jour en 1880 en affrontant d’abord des clubs et comtés anglais. Mais c’est le 19 février 1881 à Londres qu’elle joue son premier véritable match international contre l’Angleterre. Une vraie débâcle : aucun point pour les gallois alors que les anglais marquent 13 essais, 7 transformations et un drop ! Autant dire que le rugby gallois a du retard à rattraper !
Le rugby gallois s’organise autour de la Welsh Rugby Union fondée quelques jours après ce match inaugural et progresse rapidement :
- Première victoire en match international contre l’Irlande à Lansdowne Road (Dublin) le 28 janvier 1882.
- Participation au match inaugural de ce qui est aujourd’hui le Tournoi des Six Nations (défaite à Swansea contre l’Angleterre le 16 décembre 1882).
- Première victoire contre l’Angleterre le 15 février 1890.
- Première victoire dans le Tournoi en 1893 avec une équipe qui révolutionne alors le rugby en adoptant une nouvelle tactique avec quatre trois quarts.
Domination et Renaissance du Rugby Gallois
De 1900 à 1911, le Pays de Galles domine le rugby de l’hémisphère nord et remporte 7 tournois en 12 éditions. Il reste même invaincu contre l’Angleterre de 1900 à 1909! De 1969 à 1979, le Pays de Galles domine outrageusement le rugby européen. Les Diables Rouges remportent 8 Tournois, dont 3 Grands Chelems, et rivalisent avec les nations de l’hémisphère sud.
Depuis 2005, après des décennies 80 et 90 sombres, seulement éclaircies par une belle troisième place lors de la première Coupe du Monde de rugby en 1987 et deux victoires dans le Tournoi des Cinq Nations en 1988 et 1994, le rugby gallois renaît!
Les Grands Joueurs Gallois
Le Pays de Galles a vu naître de nombreux grands joueurs de rugby, dont certains ont même marqué l’histoire du rugby. Le plus grand joueur gallois de l’histoire est Gareth Edwards. Né en 1947 à Pontardawe dans une famille de mineurs gallois, il évoluait au poste de demi de mêlée et est considéré par beaucoup comme le plus grand joueur de l’histoire du rugby.
En 53 sélections avec le Pays de Galles de 1967 à 1978, il a remporté 7 Tournois des Cinq Nations dont 3 Grands Chelems. Il est également l’auteur en 1973, avec l’équipe des Barbarians contre les All Blacks, d’un essai souvent désigné comme l’essai du siècle! Très populaire, il voit une statue à son effigie édifiée de son vivant dans le centre de Cardiff et est élu en 2001 meilleur joueur gallois de tous les temps.
Gareth Edwards était le phare d’une génération dorée, celle de la décennie 70, qui a dominé l’Europe et donné au Pays de Galles beaucoup de ses plus grands joueurs.
Le Public Gallois : Une Star à Part Entière
L’autre star du rugby gallois est … son public! Un public d’une incroyable fidélité (le Millenium Stadium et ses 80 000 places affiche quasiment complet à chaque match), capable de se déplacer en masse pour suivre son équipe favorite. En 2005, année de Grand Chelem pour les Diables Rouges, 40 000 fans gallois s’étaient déplacés à Édimbourg pour assister à la rencontre contre l’Écosse! Mais ce qui fait la réputation du public gallois, ce sont d’abord les chants qui résonnaient dans le mythique Arms Park et qui résonnent aujourd’hui dans le magnifique Millenium Stadium.
C’est ainsi une autre tradition locale, les choeurs gallois, qui se manifeste dans les stades de rugby lors des matchs de l’équipe nationale. Le répertoire des supporters comprend aussi bien des chants en gallois que des chants en anglais, des chants populaires ou des reprises de tubes de « stars » de la musique galloises. En dehors du « Land of my fathers », l’hymne national gallois repris en choeur avant chaque match, les chants les plus populaires parmi les supporters gallois sont « Delilah » de l’inimitable Tom Jones, « Cwm Rhondda » (et sa version en anglais « Bread of Heaven ») ou « Calon Lân ».
Les Emblèmes Gallois
Pour les Gallois, le poireau symbolise depuis toujours (ou presque) le courage et la victoire. Selon la légende, l’histoire remonterait au VIIe siècle. Lors d’une bataille contre les Saxons, le roi David, saint patron du pays de Galles, aurait ordonné à ses soldats d’arborer ce légume sur leur casque.
Côté supporters, on arbore surtout la jonquille, un deuxième emblème un plus esthétique… En gallois, le poireau se traduit par cenhinen et la jonquille par ceninhen Bedr (le « poireau de Pierre »). C’est sans doute grâce à cette similitude lexicale que la jonquille est devenue la fleur nationale du pays de Galles.
Le dragon rouge, insigne royal du pays de Galles depuis 1901, symbolise la victoire. Son origine vient de la mythologie celte. Une légende galloise raconte que du temps du roi Uther Pendragon, père du roi Arthur, Merlin l’Enchanteur eut la vision d’un dragon rouge représentant les Bretons, combattants victorieux d’un dragon blanc symbolisant les envahisseurs saxons.

Emblèmes Gallois
Le Championnat Gallois Structuré
Mais les clubs ne jouaient pas tous le même nombre de matchs et ne s’affrontaient pas tous entre eux. Il faut attendre 1990 pour que la WRU (Welsh Rugby Union) inaugure un véritable championnat structuré inspiré des championnats anglais et écossais, la Welsh Division 1, dont la première édition est remportée par le Neath RFC, le club doyen du Pays de Galles. Le championnat regroupe alors l’élite du rugby gallois. Mais la Welsh Division 1 perd son statut d’élite du rugby à partir de 2001 et la création de la Celtic League, championnat qui regroupe 15 équipes des nations celtes : les 4 provinces irlandaises (Connacht, Leinster, Munster et Ulster), deux équipes écossaises (Glasgow et Edimbourg) et 9 clubs gallois (Bridgend, Caerphilly, Cardiff, Ebbw Vale, Llanelli, Neath, Newport, Pontypridd et Swansea).
Les Franchises Régionales Gallois
À partir de 2003, s’inspirant des pays à provinces (l’Irlande, l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande), la WRU crée cinq franchises régionales qui regroupent les meilleurs joueurs gallois, nombre réduit à 4 dès l’année suivante. Ces 4 franchises sont les Cardiff Blues, les Llanelli Scarlets, les Ospreys et les Newport Gwent Dragons. Elles participent à ce qu’on appelle désormais le United Rugby Championship qui rassemble 16 équipes : les quatre franchises galloises, les quatre provinces irlandaises, les deux équipes écossaises, deux équipes italiennes et quatre équipes sud-africaines. Les quatre franchises galloises participent également à la Champions Cup, la Coupe d’Europe de rugby à XV, lancée en 1995. Chaque saison 3 clubs gallois sont invités, en fonction de leur classement en Pro12.
Les Grands Chelems du XV du Poireau
C’est le nombre de Grands Chelems du XV du Poireau en Tournoi des Cinq/Six-Nations, soit un de moins que l’Angleterre. Les « Diables rouges » sont considérés comme l’une des meilleures sélections nationales au monde en raison de leur palmarès prestigieux et leurs équipes légendaires qui ont marqué l’histoire du rugby.

Projet de Réforme Radicale de la WRU
La Fédération galloise de rugby (WRU) a dévoilé un projet de réforme qui pourrait redéfinir en profondeur le paysage du rugby professionnel au pays de Galles. Au cœur de cette initiative, la réduction du nombre de franchises professionnelles, passant de quatre à deux. Elles ne sont que quatre pour l'heure. Il s'agit de Dragons (Newport), Cardiff Rugby, Ospreys (Swansea) et Scarlets (Llanelli). Ces franchises évoluent toutes dans l’United Rugby Championship (URC), une compétition transnationale réunissant des provinces galloises, irlandaises, italiennes, écossaises et sud-africaines.
La WRU estime que ce modèle, trop dispersé et coûteux, nuit à la compétitivité globale du rugby gallois. Le projet prévoit donc de concentrer les ressources sur deux entités, entièrement financées par la Fédération. Outre la réduction du nombre de clubs, la WRU envisage la création d’un centre national d’entraînement, destiné à renforcer la formation et la performance des joueurs d’élite. Une phase de consultation débutera le 1er septembre, impliquant l’ensemble des parties prenantes du rugby gallois.
Abi Tierney, CEO de la WRU, a reconnu l’impact émotionnel de cette réforme sur les supporters et les communautés locales. Mais un changement était nécessaire. « Beaucoup souffriront en pensant à ce que cela implique pour leur équipe. Continuer comme on est actuellement n’est pas viable. Il fallait quelque chose de radicalement différent », dit-elle.
Calendrier de la Réforme
- 1er Septembre: Début de la phase de consultation
- 26 Septembre: Fin de la phase de consultation
- Fin Octobre: Annonce de la décision finale de la WRU
Les Défis Actuels et la Règle des 60 Sélections
Le rugby gallois semble englué dans une longue traversée du désert. En témoigne son bien maigre bilan de seulement 3 victoires en 11 rencontres sur l’année 2022, agrémenté par des revers surprenants face à la Géorgie (12-13), cet automne, et l’Italie (21-22) lors du Tournoi des 6 Nations 2022. La raison pourrait bien se situer au niveau de son vivier. Celui-ci n’a jamais semblé aussi pauvre depuis de nombreuses générations. Les provinces, elles, ont un niveau très faible et ne performent plus sur la scène européenne. Sans oublier que la Fédération Galloise use d’un système de sélection beaucoup trop restrictif.
Depuis 2017, la Fédération Galloise de Rugby (WRU) exige que tout joueur possédant moins de 60 sélections avec le Pays de Galles est dans l’obligation de jouer dans l’une des 4 provinces locales (Ospreys, Dragons, Cardiff, Scarlets), s’il veut continuer à être sélectionnable. Une règle totalement obsolète pour l’ouvreur star de la sélection, Dan Biggar (33 ans ; 102 sélections).
À l’heure actuelle, seuls 3 joueurs dérogent à la règle : Louis Rees-Zammit (22 sélections ; Gloucester), Christ Tshiunza (3 sélections ; Exeter) et Tommy Reffell (4 sélections ; Leicester). Or, ces derniers seront contraints, tôt ou tard, de retourner au pays pour continuer à défendre les couleurs du XV du Poireau.
Pour le nouveau joueur de Toulon, il serait dommage de priver ces étoiles montantes du rugby gallois de perfectionner leurs gammes hors du pays. « Partir du Pays de Galles a été la meilleure chose que j’ai faite. C’est très important dans une carrière. »
Impact des Difficultés Financières des Clubs Anglais et Gallois
L’écosystème du rugby professionnel, qui se résume en Europe à six pays et trois championnats, est bien trop fragile pour absorber sans peine la crise que traversent actuellement les clubs anglais et gallois. Les disparitions de Worcester et des Wasps cette saison a mis sur le marché une quantité anormale de joueurs cherchant à poursuivre leur carrière, que les rescapés de Premiership, pas vraiment fringants eux non plus, n’ont pu à eux seuls absorber. Un phénomène qui va reprendre de plus belle dans les prochains jours avec la suspension des London Irish, cinquièmes de leur championnat, de toutes les divisions anglaises pour insolvabilité. De quoi garnir un peu plus la pile de CV des tables des présidents de Top 14 et de Pro D2, déjà saturées des candidatures des meilleurs joueurs des quatre provinces galloises.
Ce qui peut paraître une aubaine pour les clubs français, en position de force au moment de négocier le salaire de cette main d’œuvre qualifiée en situation d’urgence, l’est moins pour leurs joueurs. Les bons joueurs de club français et les étrangers qui sont là depuis longtemps sont ceux qui vont le plus morfler car ils vont se retrouver en concurrence avec des internationaux.
Vers une Fusion entre la Premiership et l'URC?
A l'étude : un projet de fusion entre la Premiership anglaise et le United Rugby Championship (URC). La Premiership, qui a récemment réduit son nombre de clubs de treize à dix en raison de difficultés financières, cherche à maximiser ses revenus. L’URC compte aujourd’hui des clubs irlandais, écossais, gallois, italiens et sud-africains. Le projet de fusion avec la Premiership, qui n’inclurait pas les clubs italiens et africains, serait de créer une ligue britannique et irlandaise. Les discussions sont encore en cours, et plusieurs projets sont envisagés comme la création d’une ligue anglo-galloise. Cependant, la mise en œuvre d'une telle restructuration n'est pas sans défis. De plus, la société d'investissement CVC, qui détient des parts dans les deux compétitions, joue un rôle clé dans les négociations. Bien que la fusion entre la Premiership et l'URC ne soit pas encore confirmée, elle représente une opportunité majeure pour revitaliser le rugby britannique et irlandais. Les discussions en cours devront surmonter plusieurs défis pour aboutir à une solution bénéfique pour toutes les parties prenantes.
Le "Project Reset" et ses Enjeux
Vous pensiez que tout roulait dans le rugby gallois ? Vous aviez tort. Si l’équipe nationale est en course pour le Grand Chelem dans le Tournoi des 6 Nations 2019, c’est du côté des provinces locales que le bât blesse. En cause ? Le “Project Reset”, réforme menaçant de révolutionner le modèle actuellement en place. Surtout, il pourrait entraîner la suppression de deux - voire trois ! - des provinces créées au début des années 2000.

Comme le montre la carte ci-dessus, le nord du pays est clairement délaissé. L’équipe phare de la région, RGC 1404, évolue seulement en Principality Premiership. Or, il n’est pas question de créer une cinquième franchise (comme avec les Celtic Warriors, qui n’auront survécu qu’une saison en 2003-2004), mais bien de réduire leur nombre.
Les Options Envisagées
- Fusion entre les Scarlets et les Ospreys d’un côté, puis entre Cardiff et les Dragons de l’autre.
- Création d'une équipe dans le nord, en promouvant le RCG 1404.
- Déplacement des Dragons dans le nord, l’équipe galloise la plus faible.
La formation la plus en danger ? Les Ospreys. Mais l’équipe - qui aurait des dettes - est la plus titrée, possède la plus grosse base de supporters, et évolue à Swansea.
Il semble acquis qu’au vu de nombreuses protestations, voire des problèmes de logistiques (contrat TV, contrat entre les provinces et les stades, avenir du Pro 14…), la révolution devrait finalement attendre la rentrée 2020.
Spéculation pour spéculation, la WRU pourrait aussi choisir de rester avec quatre équipes situées dans le Nord, l’Ouest (Scarlets), l’Est (Dragons) et le Sud (Cardiff).
Avoir quatre provinces entraînerait trop de dépenses pour la Fédération. Et diviser par deux le nombre d’équipes permettrait aux deux formations restantes de bénéficier de plus de revenus. Et proposer de meilleurs salaires ? Si tout va bien pour l’équipe nationale, aucune province n’a pu se qualifier pour les quarts de finales des Coupe d’Europe cette saison. Or, on peut légitimement penser que deux équipes bénéficiant de l’arrivée des meilleurs joueurs des provinces sacrifiées se renforcerait considérablement.
Focus sur le Tournoi des 6 Nations 2026
Le sélectionneur : Steve Tandy. Seul nouveau venu dans le parterre des sélectionneurs de ce Tournoi, le technicien gallois sait que sa mission sera plus que délicate. Cet ancien spécialiste de la défense, ancien adjoint de Gregor Townsend avec l'Écosse, a déjà réussi, en juillet 2025, à mettre fin à la série de 18 défaites consécutives. Mais les bases sont bien fragiles, le rugby gallois est en détresse, avec un club menacé de disparition (les Ospreys), et dans le Tournoi, il sort de deux éditions à 5 défaites. Tandy, 46 ans, devra ramener ce qu'il peut de confiance à un groupe secoué de toutes parts.
L'équipe type : Rees-Zammit - T. Rogers, Grady, Hawkins, J. Adams - D. Edwards, T. Williams - A. Wainwright, J. Macleod, A. Mann - D. Jenkins, A. Beard - Francis, Lake (cap.), N. Smith.
Le capitaine : Dewi Lake. Le talonneur Dewi Lake aura la lourde charge de le faire oublier, avec une double casquette de capitaine d'une sélection meurtrie et de membre d'un club menacé de disparition, les Ospreys. Beaucoup de responsabilités pour un joueur de 26 ans, présent en sélection depuis 2022. Pour son troisième Tournoi, il aborde le Six Nations pour la première fois dans la peau du titulaire au poste.
Le pays de Galles n'a remporté aucun de ses dix derniers matches dans le Tournoi des Six Nations. Il a donc terminé les deux éditions précédentes avec la cuillère de bois.
Le joueur à suivre : Louis Rees-Zammit. L'ailier ou arrière de 25 ans a gardé ses jambes de feu, sa vitesse de pointe, et il sera encore un atout offensif capital pour ce pays de Galles qui manque de joueurs de classe internationale.

L'agenda du pays de Galles :
- Angleterre - Galles : samedi 7 février, à 17 h 40 sur TF1
- Galles - France : dimanche 15 février, à 16 h 10 sur TF1
- Galles - Écosse : samedi 21 février, à 17 h 40 sur TF1
- Irlande - Galles : vendredi 6 mars, à 21 h 10 sur France 2
- Galles - Italie : samedi 14 mars, à 17 h 40 sur France 2
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