Histoire du Championnat de France de Football Amateur

Le football en France a une longue et riche histoire, marquée par l'évolution constante du statut des joueurs et des compétitions. Cet article explore l'histoire du Championnat de France de Football Amateur, depuis ses origines jusqu'à son évolution à travers les époques.

Les origines de l'équipe de France amateur

Près de trente ans après sa création en 1904, et alors que le professionnalisme avait gagné les clubs de l’élite, une équipe de France amateur était constituée en 1933. À son origine, en 1904, l’équipe de France était amateur, puisque la fédération qui la régissait alors, l’USFSA, interdisait à ses adhérents de toucher des « prix en espèces » ; mais au fil du temps, l’amateurisme était devenu pure façade.

La chose était si connue que les Anglais, très à cheval sur la séparation stricte entre pros et amateurs, refusèrent à partir de 1922 de continuer à opposer aux Bleus leur sélection amateur, ce qu’accepta la FFFA. À cette époque, n’existait aucune politique de continuité pour la sélection : on repartait donc de zéro ou presque chaque saison, en fonction surtout de la forme des joueurs.

Pour preuve, alors que l’équipe de France était surclassée avant-guerre, elle réussit à battre l’équipe anglaise amateur (strictement distincte de l’équipe anglaise pro) en 1921, et elle ne fut pas la seule, au point que les Anglais décidèrent d’arrêter d’aligner leur équipe amateur contre des équipes européennes. Cet écart était inévitable, l’exemple anglais l’avait prouvé : si, dans un premier temps, les professionnels n’étaient pas meilleurs que les amateurs, dans les années 1890-1910, ce ne fut plus le cas dans les années 1920.

Les causes de ce déclin ? La preuve : dès la saison 1933-34, le nombre de clubs pros grimpa à 35 en France, et tous les clubs réticents l’année précédente se résolurent à passer pro, Rouen, Roubaix et les autres. Dans ces conditions, il était évident que l’équipe de France allait devenir composée à 100% de professionnels, l’arrière François Vasse, d’Arras, étant l’exception confirmant la règle en 1934 contre les Tchèques.

Les premiers pas de l'équipe de France amateur

Le premier match, à titre d’essai, se déroula le 5 mars 1933 et opposa cette toute nouvelle équipe de France à la Hollande B (et non la Hollande A) ; c’est Jean Rigal qui fut chargé de la sélection, et il le restera jusqu’en… 1970 ! On remarque que Jean Nicolas (à ne pas confondre avec l’ex-vedette, et futur sélectionneur des Bleus Paul Nicolas, pur homonyme) et Roger Rio (dont le fils Patrice sera également international) avait été retenus en équipe A pour affronter le Wunderteam autrichien en février, et le gardien du Havre Postel avait été alors remplaçant du débutant Robert Défossé.

Le tour de Cottenier et de Verriest n’allait pas tarder, pas plus que celui de l’autre rouennais Marceau Lherminé en cette année 1933. Cette première victorieuse sera suivie, le 21 mai 1933, d’une défaite (3-5) face à une sélection d’Allemagne du Sud : on y vit deux autres futurs internationaux A, l’arrière Charles Zehren et le demi Raymond François.

En 1938, opposé à une sélection anglaise amateur, celle de l’Isthmian League, on vit même, dans les rangs des Bleus, l’ex-international Albert Polge (3 sélections en 1933 et 34), ou un autre ex-international, Pierre Hornus, 3 sélections en 1931, qui était toujours resté amateur, comme Georges Verriest, le futur sélectionneur : le premier était pharmacien, le second marchand de bestiaux.

La dissolution de l'équipe de France amateur

Cette équipe de France amateur ne fut dissoute qu’en 1987 : l’ouverture des Jeux olympiques aux pros, en 1984, lui avait retiré tout sens, même si cette équipe, qui a joué presque 300 matches, dont près de 30 contre des sélections A (Luxembourg, Islande, Turquie, et beaucoup de sélections africaines) avec une large majorité de victoires, a vu passer dans ses rangs beaucoup de futurs internationaux A, dont Michel Platini, notamment.

Ultime précision : malgré le professionnalisme, l’équipe de France A n’a jamais été fermée aux amateurs, même si, après 1936, ils devinrent rarissimes. Citons quand même Marcel Salva et Jean-Claude Samuel en 1945, les deux pieds noirs de l’Armée de l’Air un temps engagés au Racing, Antoine Cuissard, du temps qu’il jouait à Lorient et était mareyeur en 1946 et enfin Daniel Horlaville de Quevilly en 1969 et Francis Meynieu (étudiant en pharmacie et international amateur, sélectionné pour les JO de Montréal aussi, en 1976).

Pour affronter le Wunderteam, les sélectionneurs retinrent 9 pros, mais lancèrent le duo amateur Jean Nicolas - Roger Rio, de Rouen. Par la suite, deux Roubaisiens les rejoignirent, Jules Cottenier et Georges Verriest, contre l’Espagne.

Le football français pendant la Seconde Guerre mondiale

Il y a 80 ans, en 1942, le football ne ressemblait en rien au sport mondialisé et organisé d’aujourd’hui. La France avait trois champions, les matches duraient 80 minutes, le Red Star remportait sa 5e Coupe de France, l’équipe de France et la Suisse s’affrontaient en amical en pleine occupation de l’Allemagne nazie.

Après la défaite de l’armée française en juin 1940 et l’armistice, la France est désormais découpée en trois parties : la zone libre au sud, la zone occupée et la zone interdite au nord. En football, chaque zone doit organiser son propre championnat et il a été décidé que les matches ne dureraient plus que 80 minutes !

Neuf équipes se disputent le championnat de la zone occupée (Rennes, Bordeaux, Rouen, Le Havre, Amiens, Reims, CA Paris, RC Paris et Red Star). Neuf équipes sont dans celui de la zone libre (Marseille, Cannes, Nice, Alès, Montpellier, Nîmes, Sète, Toulouse et Saint-Étienne). Les trois champions de zone sont le Stade de Reims, le FC Sète et le RC Lens.

Contrairement à ce qui se fait pour la Coupe (lire ci-dessous) aucune finale interzone n’est organisée, la France a donc trois champions en 1942… Le meilleur buteur est un Espagnol du FC Rouen, José Mandaluniz, un Basque qui a fui la Guerre d’Espagne en 1936 pour trouver refuge en France, d’abord au Stade Français à Paris, puis en Normandie en 1939.

Le championnat suivant, qui débute fin août 1942, est simplifié, il n’y en a plus trois mais deux et on revient aux 90 minutes réglementaires. Un groupe Nord, avec Rennes, Le Mans, Rouen, Le Havre, Amiens, Bordeaux, Fives, Lens, Lille, Excelsior Roubaix, Reims, Troyes, Sochaux, RC Paris, CA Paris et Red Star.

Le 4 octobre, le Marseillais Emmanuel Aznar réussit un record : il marque neuf buts face à Avignon, écrasé 20-2 par l’OM, et encore, blessé, il a dû quitter le terrain à la 66e minute ! Mais le ton a changé : désormais le gouvernement de Vichy fait la chasse aux professionnels et aux transferts.

Pour jouer dans un club, il faut justifier d’une activité professionnelle hors football et surtout y être inscrit depuis au moins 1939, ce qui provoque quelques bouleversements. Ainsi à Rennes, le Breton Jean Prouff ne peut plus jouer pour le Stade Rennais, il doit rejoindre le SC Fives dans le Nord.

La Coupe de France pendant la guerre

La 25e Coupe de France est aussi la troisième en temps de Guerre. Comme en championnat, chaque zone organise sa propre coupe, avec des matches réduits aussi à 80 minutes. Et le 2 avril 1942, ce sont les finales de zone qui se jouent.

La finale de la zone occupée oppose, à Paris, le Red Star à Reims (1-0) ; la finale de la zone interdite, à Fives, Lens à Lille (3-1 ap), et la finale de la zone libre, à Marseille, Sète à Cannes (2-1). Les dirigeants français ont obtenu que contrairement aux championnats, on n’en reste pas là, et qu’une confrontation entre les trois vainqueurs soit organisée afin que le trophée « Jules Simon » puisse être remis.

Pour cela il faut au moins une demi-finale, et le 3 mai une finale « zone occupée - zone interdite », entre le Red Star et Lens a lieu à Saint-Ouen, le vainqueur étant qualifié pour affronter ensuite l’équipe de la zone libre. Elle se solde par un match nul (1-1). On rejoue donc, le 10 mai, à Colombes : cette fois, le Red Star s’impose nettement (5-2).

Le Red Star, 3e du championnat de la zone occupée, compte dans ses rangs le futur grand gardien de l’équipe de France Julien Darui, deux autres internationaux français, Alfred Aston et André Simonyi, ainsi que le franco-argentin Helenio Herrera, futur architecte de l’Inter Milan des années 1960.

Sète, vainqueur de la Coupe en 1930 et 1934, a terminé premier du championnat de la zone libre et aligne l’ancien attaquant international Edmond Novicki, l’avant-centre d’origine hongroise Désiré Koranyi et Lucien Leduc, futur international et entraîneur à succès dans les années 1950-1970.

Vandevelde ouvre le score juste après la pause, sur un corner mal dégagé (46e), puis Aston s’en va dribbler le gardien sétois (2-0, 72e) ce qui assure la Coupe de France pour la 5e fois au Red Star. Même si cela n’a pas été sans mal, pour le club vert et blanc, c’est une résurrection, 14 ans après avoir remporté sa quatrième Coupe de France. Ce sera aussi sa dernière.

Ainsi, le Red Star remporte sa 5e Coupe de France. Les Parisiens sont néanmoins donnés favoris face à un club déjà affronté en finale en 1923 (4-2). Mais leur victoire se fait attendre une mi-temps.

Il y a 80 ans, la Seconde guerre mondiale a mis fin aux rencontres internationales depuis deux ans. L’équipe de France a bien joué un match pendant la « drôle de guerre », le 28 janvier 1940, au Parc des Princes face au Portugal (3-2), avec des internationaux, mobilisés, libérés pour l’occasion, mais plus rien ensuite dans l’année et en 1941.

La ligne de démarcation entre zones libre et occupée n’arrange rien, mais le 8 mars 1942 un match amical est mis sur pied à Marseille, entre la France et la Suisse. Le sélectionneur Gaston Barreau, qui a dû supplier le gouvernement de Vichy pour relancer l’équipe de France, a organisé un match entre une sélection des joueurs de la zone occupée et ceux de la zone libre, pour se faire une idée de qui était en état de jouer.

Résultat, il y a neuf « nordistes » et deux « sudistes » dans son onze. Mais devant 39 000 spectateurs réunis au Stade Vélodrome, les Français sont rapidement débordés par les Suisses qui s’imposent 2-0. En prime, le public siffle les joueurs, réclamant la présence d’Emmanuel Aznar, l’avant-centre de l’OM, non retenu…

15 jours plus tard, les Français se rendent à Séville pour y affronter l’Espagne. Le résultat n’est pas meilleur. Les Espagnols s’imposent facilement 4-0, avec deux buts de Francisco Campos et un de Mundo, les redoutables buteurs de l’Atlético Madrid et de Valence.

La quatrième Coupe du monde devait se tenir en 1942… Après l’Uruguay en 1930, l’Italie en 1934 et la France en 1938, la compétition est bien installée dans les esprits et les participants aux qualifications sont de plus en plus nombreux.

La Fifa s’est positionnée dès 1938 pour un retour en Amérique après deux Coupes du monde disputées en Europe, mais elle a hésité à trancher tout de suite car craignant que les équipes européennes renâclent comme en 1930 pour effectuer la traversée de l’Atlantique.

Jules Rimet, le président de la Fifa, peu emballé par l’idée d’un Mondial allemand, était à Rio pour valider le projet brésilien qui avait ses faveurs quand la Seconde guerre mondiale a éclaté en septembre 1939 et fait voler en éclat toute idée de Coupe du monde…

La Fifa ne se réunira à nouveau qu’en 1946, à Luxembourg, et désignera alors le Brésil et la Suisse comme les deux prochains pays hôtes du Mondial, en 1950 et 1954.

Le trophée de la Coupe du monde, cette petite victoire ailée en or sculptée par Abel Lafleur, reste donc en Italie en 1942 puisque c’est le Milanais Giuseppe Meazza, capitaine de la Squadra Azzura, qui l’a reçue en 1938, après la finale contre la Hongrie à Colombes (4-2).

C’est le président de la fédération italienne, Ottorino Barassi, qui le garde précieusement chez lui à Rome, cachée… dans une boite à chaussure glissée sous son lit. Il l’a en effet retirée de la banque où elle était entreposée car une rumeur hante ses nuits : les Allemands qui commencent à investir le pays pour soutenir le régime de Mussolini en décomposition voudraient s’en emparer pour l’offrir à Hitler !

En Angleterre, comme en Écosse, le championnat et la coupe n’existent plus depuis l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne en septembre 1939. Le 47e championnat a été interrompu après trois journées et ne sera jamais terminé.

En Allemagne, par contre, on joue ! 25 clubs vainqueurs des championnats régionaux s’affrontent pour un titre de champion national dans une formule de Coupe. Sept clubs sont exemptés du premier tour pour accéder directement aux 8es de finale.

Le 7 juin 1942, 95 000 personnes assistent à la finale du championnat au stade olympique de Berlin, où Schalke mené par son vétéran Fritz Szepan et son buteur Adolf Urban (qui sera tué sur le front russe, onze mois plus tard, devant Leningrad) bat Vienne 2-0. C’est le 6e titre des « Königsblauen » qui succèdent au Rapid Vienne comme champion de la « Grande Allemagne ».

En Espagne, le 11e championnat est remporté pour la première fois par le FC Valence, et son buteur Edmundo Suárez de Trabanco, « Mundo », auteur de 27 buts en 26 matches. Valence devance le Real Madrid et l’Atlético Aviacion, nouvelle appellation de l’Atlético de Madrid, dans un championnat regroupant pour la première fois 14 équipes.

En Italie, c’est l’AS Rome qui, pour la première fois de son histoire aussi, conquiert le Scudetto, devant l’AC Torino et Venise. Né en 1927 de la fusion de quatre clubs romains, il lui faudra attendre… 1983 pour remporter à nouveau le titre. Le 11 janvier, la Roma s’impose lors du derby romain face à la Lazio (2-1) et est finalement sacrée championne le 14 juin 1942, grâce à un succès 2-0 face à Modena, au stade nationale, futur Stadio Flaminio.

Dans le reste de l’Europe en guerre, les champions sont, en Suède, Göteborg ; au Danemark, le B93 Copenhague ; en Belgique, Lierse ; en Finlande, Helsinki ; aux Pays-Bas, La Haye ; au Portugal, le Benfica Lisbonne ; en Suisse, le Grasshopper Zürich, en Tchécoslovaquie, le Slavia Prague ; en Hongrie, le Csepel Budapest.

En Amérique du Sud, la Copa America vit déjà sa 18e édition. Cette année, tous les matches se déroulent à Montevideo, au Centenario (le stade de la finale de la Coupe du monde 1930), sur un mois, de janvier à février. Les sept équipes engagées s’affrontent une fois, sous la forme d’un championnat. L’Uruguay est sacrée pour la huitième fois, en remportant ses six matches (Chili 6-1, Équateur 7-0, Brésil 1-0, Paraguay 3-1, Pérou 3-0, Argentine 1-0). Les Argentins terminent 2es devant les Brésiliens. Le buteur du Nacional Montevideo, Bibiano Zapirain, qui a inscrit le but vainqueur dans le dernier match contre l’Argentine, sera recruté en 1946 par l’Inter Milan.

Dates clés de l'histoire du football français

Voici quelques dates clés qui ont marqué l'histoire du football français :

  • 1er mai 1904 : L’Équipe de France effectue ses débuts officiels en amical face à la Belgique.
  • 15 janvier 1917 : Création de la Coupe de France.
  • 7 avril 1919 : Naissance de la FFF.
  • Avril 1919 : Premier journal 100% football.
  • 29 avril 1920 : Premier match de football féminin.
  • 26 mai 1928 : Création de la Coupe du monde.
  • 27 avril 1930 : Le concours du jeune footballeur.
  • Juillet 1930 : Création du Championnat professionnel.
  • 4-19 juin 1938 : Organisation de la Coupe du monde en France.
  • 27 octobre 1944 : L'ancêtre de la LFP.
  • 26 mars 1952 : Premier match en nocturne.
  • 4 mai 1952 : Premier match diffusé en direct à la télévision.
  • 15 juin 1954 : Naissance de l'UEFA.
  • 26 mai 1955 : Première Coupe Gambardella.
  • 10 janvier 1957 : Création du Championnat d'Europe.
  • 6-10 juillet 1960 : Premier Euro en France.
  • 1er août 1970 : La Direction technique nationale apparaît.
  • 17 avril 1971 : Le football féminin reconnu.
  • 6 novembre 1972 : L'INF Vichy voit le jour.
  • 8 juillet 1982 : Un France-Allemagne d'Anthologie.
  • 27 juin 1984 : Les Tricolores champions d’Europe.
  • 11 août 1984 : Premier titre olympique.
  • 11 juin 1988 : Inauguration de Clairefontaine.
  • 1990 : Création de la DNCG.
  • 12 juillet 1998 : La consécration mondiale.
  • 7 mai 2000 : L'inoubliable exploit de Calais.
  • 2 juillet 2000 : Les Bleus s'offrent le doublé.
  • 29 juin 2003 : Deuxième Coupe des Confédérations.
  • 11 janvier 2007 : Un nouveau siège pour la FFF.
  • 22 septembre 2009 : Création de l'Institut de Formation du Football.
  • 2012 : La FFF lance un plan de féminisation.
  • 8 juillet 2012 : Nomination de Didier Deschamps.
  • 13 octobre 2012 : Premier titre mondial pour le foot féminin.
  • 17 avril 2013 : Label d'excellence pour le centre médical.
  • 2014 : La FFF crée un club de supporters.
  • 22 septembre 2014 : Lancement du programme éducatif de la FFF.
  • 2014 : La France est l'un des premiers pays formateurs du monde.

L'épopée du FC Annecy en 1960

Il y a 60 ans, le FC Annecy se hissait au sommet du football amateur français. Cette épopée, c’est celle d’une équipe composée d’une quinzaine de joueurs issus majoritairement de Haute-Savoie. Plusieurs éléments l’avaient rejointe comme André Giamarchi (Algérie), Messaoud Ourzifi (Algérie) et Jean-Jacques Ikonga (Olympique de Marseille).

Au sein du groupe Sud Est, le FC Annecy se frotte à l’AS Saint-Etienne (II), l’Olympique Lyonnais (II), l’Olympique de Marseille (II), l’AS Monaco (II), le SC Bastia, Draguignan, le SA Thiers ou encore le FC Grenoble.

Membre de l’effectif, Raymond Millon se souvient particulièrement des déplacements, tous effectués en voitures : « On partait à 5 voitures, conduites par nos dirigeants. Il y en avait un ou deux qui étaient un peu kamikazes. Les anciens savaient avec qui il ne fallait pas monter… ».

Parmi les déplacements marquants de l’année, celui sur l’Ile de Beauté : « Nous avions fait match nul à Bastia. Pour nous, c’est comme si nous avions gagné la Coupe du Monde. Là-bas, c’était impossible de gagner. Autre souvenir, la rencontre à Geoffroy-Guichard face à l’équipe réserve stéphanoise, en lever de rideau du match de 1ère division AS Saint-Etienne - Lille.

A une époque où les changements ne sont pas autorisés en cours de rencontre, le Fécé s’appuie sur un onze de départ qui change peu. Celui-ci est composé du gardien Delaye, des défenseurs Pavési, Rizzo et Beauquis, des milieux Golinski, Beveraggi, Ourzifi et Girod, et des attaquants Ikonga, Giamarchi et Fontana.

« Nous avions une équipe complète. La défense était solide, on avait un milieu de terrain technique et des ailiers rapides qui servaient notre buteur, André Giamarchi. On s’appliquait à repartir de derrière pour avoir la possession du ballon. On avait notre tactique, et on l’appliquait contre n’importe quel adversaire.

Premiers de leur groupe avec huit points d’avance sur Nîmes, les Rouges sont qualifiés pour la phase finale. En finale, à Mulhouse, le Fécé est opposé au FC Nancy. N’ayant pu faire la différence lors du temps réglementaire malgré un but de Coco Girod (52e), les hommes de Stanislas Golinski passent par une prolongation de 30 minutes.

Un titre fêté pendant une semaine entière à Annecy, avec notamment un défilé dans la ville à bord de voitures décapotables et une réception à l’Hôtel de Ville. Des festivités que manquera malheureusement l’un des héros de la finale, Coco Girod.

« A cette période-là, je faisais mon service militaire. Sur le toit du football amateur français en 1960, les Rouges ne réussiront pas à reproduire leur exploit la saison suivante.

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