La saison des sports d'hiver se termine avec un rendez-vous majeur : le Championnat du monde de hockey sur glace.
Ce championnat du monde a lieu chaque année au mois de mai. La Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF), la fédération sportive régulant le hockey sur glace au niveau international, est créée sous l'impulsion de Louis Magnus le 15 mai 1908 à Paris en France sous le nom de Ligue internationale de hockey sur glace.
En 1908, le hockey organisé est encore relativement nouveau. La première rencontre organisée a lieu le 3 mars 1875 au Victoria Skating Rink de Montréal.
En 1887, quatre équipes de Montréal forment l'Association de hockey amateur du Canada (AHAC) et mettent en place un calendrier de rencontres. En 1893, Lord Stanley fait donation de la Coupe Stanley. Celle-ci est remise pour la première fois au AAA de Montréal, champion de l'AHAC, avant d'être contestée au cours de défis lancés par des clubs approuvés par les administrateurs du trophée.
En 1905, l'Eastern Canada Amateur Hockey Association (ECAHA) est formée, celle-ci mélangeant joueurs amateurs et professionnels au sein de ses équipes. Sa dissolution en 1909 entraîne la formation de l'Association nationale de hockey.
En Europe, le hockey commence à se développer à partir de 1897 avec les premières véritables rencontres jouées en 1902. Un an plus tard, une ligue de cinq équipes, la première du continent, est établie au Royaume-Uni sous la direction de B.M. « Peter » Patton.
Les Débuts du Championnat d'Europe et l'Émergence des Compétitions Internationales
Le premier tournoi international se tient à Berlin en Allemagne en novembre 1908. Le Championnat d'Europe, prédécesseur du Championnat du monde, est le premier tournoi officiel destiné aux équipes nationales. Il est organisé pour la première fois en janvier 1910 aux Avants en Suisse. La Grande-Bretagne remporte le titre aux dépens de l'Allemagne, de la Belgique et du pays hôte.
En 1920, lors des Jeux olympiques d'été d'Anvers, se tient le premier tournoi olympique de hockey sur glace. Celui-ci oppose pour la première fois des sélections nord-américaines aux Européens en compétition officielle. Organisé sous la direction d'un comité comprenant entre autres Paul Loicq, futur président de l'IIHF, il a lieu du 23 au 29 avril. Sept équipes y participent : le Canada, la Belgique, les États-Unis, la France, la Suède, la Suisse et la Tchécoslovaquie.
Les Canadiens, représentés par les Falcons de Winnipeg, remportent l'or, dominant leurs adversaires 29-1 sur l'ensemble de leurs trois parties jouées. Les États-Unis et la Tchécoslovaquie s'adjugent respectivement les médailles d'argent et de bronze.
Lors du congrès de l'IIHF qui a lieu à l'occasion des Jeux d'Anvers, la Suède se voit confier l'organisation d'un Championnat du monde pour l'année suivante mais seule la Tchécoslovaquie se présente, réduisant à une partie l'événement reclassé en Championnat d'Europe.
Décidé lors du Congrès olympique de 1921 tenu à Lausanne en Suisse, les premiers Jeux olympiques d'hiver sont organisés à Chamonix en France, bien qu'ils ne soient reconnus comme tel par le Comité international olympique (CIO) que l'année suivante. L'année précédente, l'IIHF décide de classer le tournoi de Chamonix comme Championnat du monde.
Par la suite, chaque tournoi olympique jusqu'aux Jeux olympiques d'hiver de 1968 comptera également comme Championnat du monde.
Mené par Harry Watson, auteur de 36 buts, le Canada remporte la médaille d'or, devançant les Américains et les Britanniques.

L'Évolution vers un Championnat du Monde Annuel
Lors du Congrès de Budapest en 1929, l'IIHF met en place un Championnat du monde annuel à partir de l'année suivante, remplaçant le Championnat d'Europe existant. Le titre continental est alors attribué à la meilleure équipe européenne du tournoi mondial, une pratique conservée jusqu'en 1991.
Ce premier tournoi mondial organisé en dehors des Jeux se tient en février 1930. Prévu à Chamonix, certaines parties sont finalement relocalisées en raison d'un climat trop doux à Vienne en Autriche et à Berlin en Allemagne. Représenté par les CCM de Toronto, le Canada gagne le titre aux dépens de l'Allemagne tandis que la Suisse prend la troisième place. Ce tournoi voit également la première participation d'une équipe asiatique, le Japon.
Les Canadiens poursuivent leur domination en s'adjugeant l'or en 1931 et 1932. Lors du Championnat du monde 1933 à Prague en Tchécoslovaquie, les États-Unis, entraîné par Walter Brown, infligent en finale la première défaite en compétition des sextuples tenants du titre, devenant ainsi la première équipe non-canadienne à remporter le Championnat. Cette médaille d'or reste depuis la seule gagnée par les Américains en dehors de tournois olympiques.
Deux jours avant le débuts Jeux d'hiver de 1936 à Garmisch-Partenkirchen en Allemagne, les dirigeants canadiens protestent que deux joueurs de la sélection britannique, James Foster et Alex Archer, ont évolué au Canada mais sont partis jouer dans l'English National League sans permission. L'IIHF supporte la position canadienne mais la Grande-Bretagne menace de se retirer s'ils ne peuvent évoluer avec leurs deux joueurs. Les Canadiens retirent finalement leur plainte avant le début des Jeux.
Invaincue au cours du tournoi, la Grande-Bretagne devient la première équipe non-canadienne à remporter l'or olympique et la première équipe européenne à gagner un tournoi mondial, devançant Canadiens et Américains sur le podium. Le Canada gagne le reste des Championnats de la décennie. Le 1939 voit la première participation de la Finlande.
L'Après-Guerre et l'Émergence de Nouvelles Puissances
Après la guerre, l'équipe de Tchécoslovaquie devient plus compétitive. Elle remporte à domicile en 1947 le premier Championnat d'après-guerre en l'absence des Canadiens qui ne sont pas engagés en raison d'une dispute sur la définition de l'amateurisme alors prévalant sur la scène internationale.
Avant le début des Jeux d'hiver de 1948 à Saint-Moritz, un conflit entre deux organisations régissant le hockey amateur aux États-Unis, l'Amateur Athletic Union (AAU) et l'Amateur Hockey Association (AHA), atteint son sommet. L'AAU, soutenue par le Comité olympique américain et son président Avery Brundage, accuse l'AHA, qui a pris la place d l'AAU au sein de l'IIHF l'année précédente, de payer ouvertement ses joueurs alors que les Jeux sont strictement réservés à l'époque aux amateurs. Un compromis est éventuellement trouvé permettant à l'équipe de l'AHA de participer de manière non officielle et donc ne pouvant prétendre à une médaille. À la fin du tournoi, les Américains se classent quatrième, un résultat maintenu dans le cadre du Championnat du monde.
De leur côté, la Tchécoslovaquie et le Canada terminent à égalité avec sept victoires et un nul chacun. Le titre est alors déterminé par la moyenne de buts: les Nord-Américains l'emportent avec une moyenne de 13,8 contre 4,4 aux Tchécoslovaques. Ces derniers prennent leur revanche l'année suivante et deviennent la troisième équipe à s'adjuger le titre mondial en présence des Canadiens malgré la perte de plusieurs joueurs lors d'un accident d'avion en novembre 1948.
Les Tchécoslovaques ne peuvent cependant défendre leur titre en 1950 à Londres. Les autorités de leur pays les empêchent de participer, craignant de nouvelles défections à l'image de la vedette Jaroslav Drobný. Les Canadiens, représentés par les Mercurys d'Edmonton, reprennent la couronne mondiale.
Le Championnat du monde 1951, gagné par le Canada, voit une nouveauté. Les équipes sont partagées en deux groupes, le premier rassemblant les meilleures équipes pour le titre tandis que les moins fortes sont placées dans le second pour le classement.
Aux Jeux olympiques de 1952 à Oslo en Norvège, le Canada remporte sa sixième médaille d'or olympique en sept tournois, la dernière pour les 50 années à venir. Exaspéré par le jeu violent des équipes nord-américaines à Oslo, le président de l'IIHF Fritz Kraatz déclare ne plus vouloir les voir. Les deux équipes décident alors de ne pas se rendre au Championnat du monde 1953 organisé en Suisse, le pays de Kraatz. Le tournoi élite réduit à quatre équipes se voit amputer durant son cours de la Tchécoslovaquie, rentrée au pays à la suite du décès de son président Klement Gottwald.
Le Championnat du monde 1954 est décrit par l'IIHF comme « le début de l'ère moderne du hockey international ». L'Union soviétique participe pour la première fois à une compétition internationale.
Les Soviétiques pratiquent le hockey depuis l'établissement d'un championnat national en 1946, s'étant jusqu'alors concentrés sur le Bandy. Dirigés par Arkadi Tchernychiov et menés par Vsevolod Bobrov, les Soviétiques restent invaincus lors de leurs six premières parties avant d'affronter pour la première fois le Canada, également sans défaite. L'équipe néophyte remporte la rencontre sur la marque de 7-2 et devient la sixième équipe championne de monde.
Un an plus tard, les deux équipes se retrouvent de nouveau pour la dernière partie du tournoi, décisive pour le titre. Habituellement peu intéressé par cette compétition, la rencontre attire l'attention du public et de la presse canadienne, Foster Hewitt faisant le voyage en Allemagne pour commenter la rencontre. Les Canadiens, représentés par les Vees de Pendicton, s'imposent 5-0 et reprennent la couronne mondiale.
Aux Jeux olympiques de 1956 à Cortina d'Ampezzo en Italie, le Canada s'incline face à l'Union soviétique et aux États-Unis et se contente de la médaille de bronze. Le Championnat 1957 se déroule à Moscou en Union soviétique. Le Canada et les États-Unis ainsi que plusieurs pays européens ne s'y rendent pas en réaction à l'occupation soviétique de la Hongrie suivant la Révolution de 1956.
La plupart des parties sont jouées au Palais des sports Loujniki mais les autorités locales décident d'organiser l'ultime rencontre au Stade central Lénine, un stade de football situé à proximité. Le match est suivi par 55 000 spectateurs, établissant alors un record du monde d'affluence pour une rencontre de hockey pour plus de 40 ans.
Emmenés par Sven « Tumba » Johansson, les Suédois tiennent les hôtes en échec pour un résultat nul et remportent leur second titre mondial avec un point d'avance sur leurs adversaires. Les Canadiens reviennent à la compétition l'année suivante et remportent le titre avec un effectif comprenant Sid Smith, triple vainqueur de la Coupe Stanley, et Harry Sinden. Meilleur pointeur du tournoi, leur coéquipier Connie Broden finit par la suite la saison avec les Canadiens de Montréal et gagne avec eux la Coupe Stanley, devenant le seul joueur de l'histoire à remporter les deux compétitions la même année.
Aux Jeux olympiques de 1960 à Squaw Valley aux États-Unis, le Canada, l'Union soviétique, la Suède et la Tchécoslovaquie se présentent en tant que favoris pour le podium. En 1961, la Tchécoslovaquie bat l'URSS et fait match nul avec le Canada, mettant les trois équipes en position de remporter l'or avant la dernière journée. Représentés par les Smoke Eaters de Trail, les Canadiens dominent les Soviétiques lors de l'ultime partie et s'adjugent leur 19e titre mondial. Le titre de 1961 sera le dernier gagné par l'équipe à la feuille d'érable pour les 33 années à venir.
Le Championnat 1961 est également l'occasion de la mise en place pour la première fois d'un troisième niveau mondial, dans lequel concourt pour la première fois une sélection africaine, l'Afrique du Sud.
En 1962, le Championnat est organisé pour la première fois sur le sol nord-américain en dehors d'un contexte olympique, se déroulant à Denver au Colorado. Les autorités américaines refusent d'accorder un visa à la sélection est-allemande en réaction à la construction du Mur de Berlin l'année précédente, entraînant le boycott de l'Union soviétique et de la Tchécoslovaquie.
L'Union soviétique remporte le Championnat du monde 1963 à Stockholm en Suède à la différence de buts avec le pays hôte, marquant le début d'une série de neuf titres consécutifs. Le Canada, de nouveau représenté par les Smoke Eaters, manque pour la première fois de repartir avec une médaille.
Habitué à engager le vainqueur de la Coupe Allan de champion amateur du pays, le Canada ne rivalise plus avec les meilleurs Européens. Un programme d'équipe nationale est alors mis en place sous la direction du Père David Bauer en vue des Jeux olympiques de l'année suivante.
Aux Jeux d'Innsbruck, les Soviétiques gagnent la médaille d'or avec un bilan de sept victoires en autant de parties. Le Canada, la Suède et la Tchécoslovaquie terminent à égalité avec cinq victoires et deux défaites chacun. Dans un premier temps, seules les rencontres entre les quatre premiers devaient être prises en compte pour les départager, donnant le bronze aux Nord-Américains devant les Tchécoslovaques. Cependant, le comité directeur du tournoi décide peu de temps avant la fin des rencontres de tenir compte de tous les matchs. Cette décision place les Tchécoslovaques en troisième position avec une différence de buts de +19 contre +15 pour les hommes de Bauer.
En avril 2005, l'IIHF admet qu'une erreur a été commise et, ayant réviser la décision, compte décerner la médaille de bronze du Championnat du monde aux Canadiens. Ces derniers réclament que la médaille soit olympique. L'Union soviétique domine le reste des années 1960. La série est interrompue par la Tchécoslovaquie lors des Jeux de 1968. Malgré cette défaite, l'URSS conserve son titre olympique.
En 1969, la Tchécoslovaquie et l'Union soviétique disputent les « parties les plus chargées émotionnellement de l'histoire du hockey international ». L'organisation du tournoi avait été donnée aux Tchécoslovaques. Mais ils sont forcés d'y renoncer suivant l'invasion du pays en août 1968 par les troupes du Pacte de Varsovie, menées par les Soviétiques, en réaction au Printemps de Prague. Le Championnat est alors organisé à Stockholm. Dans ces conditions de tensions internationales, les Tchécoslovaques sont déterminés à battre les Soviétiques. Ils remportent leur double confrontation sur les marques de 2-0 puis 4-3.
Alors que les équipes européennes composées de joueurs en apparence amateurs continuent de s'améliorer, l'Association canadienne de hockey amateur considère que ses joueurs amateurs ne peuvent être compétitifs et pousse pour la possibilité de sélectionner des joueurs professionnels. À son congrès de 1969, l'IIHF permet au Canada d'utiliser neuf joueurs professionnels n'évoluant pas en LNH au Championnat du monde 1970. Les droits d'organisation du tournoi sont également attribués au Canada pour la première fois, avec Winnipeg et Montréal comme villes hôtes. Mais Le président du CIO Avery Brungage est opposé à l'idée de compétitions rassemblant amateurs et professionnels et déclare que le statut du hockey en tant que sport olympique serait remis en cause si la décision était appliquée. La décision sur l'usage de joueurs professionnels est inversée en j...
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Championnat du Monde de Hockey sur Glace 2026 en Suisse
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La vente des billets pour le Championnat du Monde de Hockey sur Glace 2026 de l’IIHF se fait de manière échelonnée : la vente officielle, comprenant les billets journaliers, a débuté en septembre 2025. Depuis début février 2026, des billets de match sont disponibles. Jusqu’au Championnat du Monde de Hockey sur Glace 2026 de l’IIHF, d’autres contingents de billets pour les matchs et les billets journaliers pourront être mis en vente progressivement.
Le Mondial de hockey sur glace 2025 est diffusé sur IIHF.TV Live dans de nombreux pays. Au Canada, le partenaire de diffusion de l'IIHF est TSN/RDS.