L'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV, surnommée les Springboks (ou Springbokke en afrikaans et Amabokoboko en zoulou), est l'une des sélections nationales les plus prestigieuses au monde. En raison de son palmarès, elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde. Elle est en effet la seule équipe nationale à être quadruple championne du monde.
Le rugby est introduit en Afrique du Sud par les Britanniques. Les premiers joueurs de rugby sont des soldats de la Couronne britannique, présents pour imposer la pax britannica aux Zoulous et surtout aux Boers, installés depuis deux siècles. Un instituteur anglais, Canon George Oglivie, enseigne au Diocesan College du Cap, où il introduit le football, tel qu'il est enseigné au Collège de Winchester, c'est-à-dire le rugby-football.
Un premier match oppose en 1862 des militaires à des civils du Cap, tous sont sujets de sa royale Majesté. Le rugby se développe au détriment du football. Des clubs de quartier poussent dans les agglomérations, comme Johannesburg, Le Cap et Pretoria. Le premier club, le Hamilton Rugby and Football Club, naît au Cap en 1875, puis c'est la Western Province Rugby Union en 1883. Le Griqualand West suit en 1886, l'Eastern Province en 1888, et le Transvaal en 1889. Le South African Rugby Board naît en 1889. Les jeunes Boers appréciant ce sport, et pour réunir un effectif suffisant, les clubs se composent de Britanniques et d'Afrikaners. Le rugby y gagne en popularité, il est même pratiqué par les prisonniers de guerre, qui peuvent ainsi se changer les idées.
La légende veut que la guerre soit interrompue en 1902 pour un « match » Angleterre-Afrique du Sud. La première tournée des Lions britanniques en Afrique du Sud a lieu en 1891 ; son déplacement est financé par Cecil Rhodes, le Premier ministre de la colonie du Cap et par Paul Kruger, le président de la république du Transvaal. Ce sont les premiers matchs représentatifs, disputés par les équipes sud-africaines qui apprennent encore le jeu. Les touristes jouent et gagnent un total de vingt parties, ne concédant qu'un seul essai durant toute la tournée.
Trois matchs disputés contre des équipes régionales sont considérés comme des tests, quoique l'« Afrique du Sud » n'existe pas encore comme unité politique en 1891, et se terminent sur des scores serrés : 4-0, 3-0 et 4-0. Un des événements marquants de la tournée est le fait que l'équipe britannique offre la Currie Cup au Griqualand West pour avoir fourni la meilleure opposition. La tournée suivante des Lions britanniques a lieu en 1896. La série est perdue 3 tests à 1 par la colonie, mais elle voit la première victoire des Sud-Africains contre les Lions britanniques par 5-0 au Newlands Stadium.
Après la guerre des Boers, l’équipe d'Afrique du Sud dispute trois test matchs en 1903 contre les Lions britanniques. Le temps des tournées faciles est terminé. Le 12 septembre 1903 l'équipe conduite par Ferdie Aston remporte le troisième test match contre les Lions britanniques 8-0, après deux matchs nuls. Il faudra attendre un demi-siècle, lors de la tournée en Nouvelle-Zélande en 1956, pour que les Sud-Africains perdent une série de test matchs à domicile ou à l'extérieur.
Plusieurs Britanniques jouent alors dans l'équipe sud-africaine, l'Écossais Saxon McEwan, l'Irlandais H.H.Ferris et le Gallois J. E. C. Partridge. La tournée a lieu peu de temps après la fin de la guerre entre Boers et Britanniques, plusieurs joueurs sud-africains avaient combattu dans les rangs des Boers. Les Sud-Africains font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1906. Ils y gagnent un nom, les Springboks et ils marquent l'histoire. Ils perdent contre l'Écosse 6-0 et l'emportent 15-12 contre l'Irlande devenant ainsi les cinquièmes détenteurs Raeburn Shield et les premiers en dehors des Îles Britanniques. Mais surtout ils battent ensuite le pays de Galles 11-0 à Swansea, le pays de Galles en plein premier « Âge d'or ».
Les Gallois, invaincus en 1905, viennent de battre les All Blacks, et sont la seule équipe à parvenir à battre les Originals à Cardiff, par 3-0. Les Sud-Africains font match nul 3-3 contre l'Angleterre. Au cours de cette tournée, les Sud-Africains disputent 28 matchs, ils remportent 25 victoires, ne perdent que deux matchs et font un match nul. Le dernier match non officiel de la tournée donne lieu à une large victoire des Springboks par 54 - 6 sur une sélection de Paris à Paris, avec 13 essais à leur actif. La sélection parisienne est représentée par les deux clubs parisiens : le Stade français et le Racing club de France, car l'équipe officielle joue le surlendemain contre l'Angleterre.
Ces matchs se déroulent quatre ans seulement après la seconde guerre des Boers qui a divisé le pays opposant les « Afrikaners » aux « Coloniaux britanniques ». En 1910, les Lions se déplacent en Afrique du Sud. Avant une interruption due à la Première Guerre mondiale les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1912-1913. Les Springboks rentrent dans l’histoire : ils l’emportent sur l'Écosse 16-0, l’Irlande 38-0, le pays de Galles 3-0 ; ils battent ensuite l’Angleterre 9-3 et la France au Bouscat 38-5.
La rivalité entre les Springboks et les All Blacks commence en 1921 à l'occasion d'une tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande. Cette première confrontation se conclut sur une égalité entre les deux équipes (une victoire, une défaite et un match nul). La rivalité entre All Blacks et Springboks se poursuit aujourd’hui avec les deux rencontres annuelles du Rugby Championship. Les All Blacks font leur première tournée en Afrique du Sud en 1928, cette tournée se solde par une égalité entre les deux équipes.
Les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1931-1932. Ils battent le pays de Galles 8-3 à Swansea, ils l’emportent 8-3 contre l’Irlande. Ils gagnent ensuite le 2 janvier contre l’Angleterre par 7-0, puis contre l’Écosse par 6-3 avec deux essais de Danie Craven et du capitaine Bennie Osler. Les Wallabies australiens effectuent leur première tournée en Afrique du Sud en 1933 pour une série de cinq test matchs qui est gagnée par les Springboks par 3 victoires à 2. En 1937, les Springboks rendent visite d'abord aux Wallabies (2-0), puis les Springboks remportent leur série contre les All Blacks (2-1) lors d'un passage en Nouvelle-Zélande. Les All Blacks remportent le premier test match mais s’inclinent lors des deux suivants. Ils ont affaire à forte partie car cette équipe d’Afrique du Sud de 1937 est parfois décrite comme la meilleure qui ait joué en Nouvelle-Zélande.
Après une interruption de onze ans due à la Seconde Guerre mondiale, le premier test match d’une série de quatre matchs est disputé en 1949 contre l’équipe de Nouvelle-Zélande. Les All Blacks n'emportent aucun match de cette série, perdant 15-11, 12-6, 9-3 et 11-8. Danie Craven débute comme entraîneur en 1949 et il commence sa carrière en réalisant un exploit : une série victorieuse 4-0. Les Springboks enchaînent dix victoires consécutives, ils font une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1951-1952, période pendant laquelle ils ont marqué l'histoire.
Ils l’emportent sur l'Écosse 44-0, l'Irlande 17-5, sur le pays de Galles 6-3, puis ils battent l'Angleterre 8-3. Ils gagnent ensuite à Paris 25-3 contre la France après une victoire contre les Barbarians. En 1953, les Springboks disputent une série de quatre matchs contre les Wallabies, le premier test disputé à l’Ellis Park se termine sur une victoire de l’Afrique du Sud 25-3. Les Australiens sortent applaudis debout le 5 septembre 1953 à Newlands au Cap après leur victoire 18-14 remportée lors du second test. Le capitaine wallaby John Solomon est porté en triomphe par deux joueurs sud-africains. C’est la première défaite des Springboks depuis quinze ans (en 1938).
En 1955 les Lions britanniques se déplacent en Afrique du Sud. Deux victoires et deux défaites aboutissent à un résultat équilibré. La tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande de 1956 voit la suprématie mondiale du rugby changer de tête : les Springboks perdent la place de numéro 1 au bénéfice du pays du long nuage blanc. La machine verte et or sud-africaine n’avait jamais été battue dans une série depuis 1896. Les Springboks affrontent les Français en 1958 dans une série historique pour les Bleus.
Le 16 août 1958, l’équipe de France remporte sa première victoire par 9-5 face aux Springboks à l’Ellis Park de Johannesburg, sous la conduite de Lucien Mias, le Docteur Pack. En 1960, après avoir battu les Écossais lors de leur premier match, les Springboks disputent à domicile une série de quatre matchs contre les All Blacks. Le résultat est satisfaisant : victoire 13-0, défaite 3-11, match nul 11-11 et une dernière victoire 8-3 leur permet de remporter la série. En 1960, les critiques internationales de l'apartheid prennent de l'ampleur et le ton du Royaume-Uni change à la suite du massacre de Sharpeville, survenu le 21 mars 1960, qui heurte l'opinion mondiale.
Une campagne de protestations a lieu en Nouvelle-Zélande avec le slogan « No Maoris, No Tour » (« pas de Māori, pas de tournée ») et la pétition obtient le soutien de 150 000 signatures. Même avant l'entrée en vigueur de l'apartheid en 1948, les équipes sportives en tournée en Afrique du Sud prennent la précaution de sélectionner seulement des joueurs blancs. Les Springboks enchaînent sur une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1960-1961. L’équipe de 1960-1961 rejoint les glorieuses générations précédentes dans l'histoire en réalisant un grand chelem.
Ils l’emportent sur le pays de Galles 3-0, l’Irlande 8-3, ils battent l’Angleterre 5-0 et enfin l’Écosse 12-5. Ils jouent ensuite à Paris et concèdent un nul 0-0 contre la France. L’équipe d'Afrique du Sud dispute quatre test matchs en 1962 contre les Lions britanniques. Les Springboks gagnent les trois derniers tests après le match nul initial. En 1963 la réception des Australiens est sanctionnée par un partage des victoires 2-2. L'équipe d'Afrique du Sud connait une désastreuse année 1965, en effet les Springboks enregistrent une série de sept défaites consécutives, ils perdent contre l'Irlande, contre l'Écosse, par deux fois contre l’Australie, et enfin par trois fois contre la Nouvelle-Zélande.
L’équipe est assez inexpérimentée devant, seul Frik du Preez compte une dizaine de sélections. En 1967 les Springboks et les Français s’affrontent à quatre reprises, le dernier mot revient aux Sud-Africains : ils emportent les trois premiers tests, à Durban, Bloemfontein et Johannesbourg, les deux équipes faisant match nul à Newlands. Les Bleus ont gagné durant cette décennie leurs lettres de noblesse. Le bilan des Bleus contre l'équipe d'Afrique du Sud, de 1961 à 1968, est de quatre défaites (dont deux à Colombes), deux victoires et un match nul.
En 1968, l’Afrique du Sud gagne de nouveau trois test matchs pour un match nul contre les Lions. Les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1969-1970. Ils ne remportent aucun match : défaites contre l’Écosse 6-3, l’Angleterre 11-8, nuls contre l’Irlande 8-8 et le pays de Galles 6-6. En 1970, les Springboks reçoivent les All Blacks pour une série de quatre matchs. Cette fois-ci le successeur de Verwoerd, John Vorster décrète que les All Blacks peuvent se rendre en Afrique du Sud avec des Maoris, ainsi quatre joueurs maoris Henare Milner, Blair Furlong, Sid Going, et Bryan Williams participent à la tournée et sont classés comme blancs honoraires.
Toutefois des manifestants anti-apartheid tentent d'empêcher le départ de l'avion des All Blacks et envahissent la piste de l'Aéroport d'Auckland et le pilier international Ken Gray refuse pour des raisons morales de participer à la tournée. Cette décision de Vorster d'autoriser la venue de joueurs et de spectateurs Maoris lors de cette tournée des All Blacks en Afrique du Sud provoque une grave crise au sein même du Parti national, quand une faction extrémiste menée par Albert Hertzog, Jaap Marais et Louis Stofberg fait scission pour créer en octobre 1969 le Herstigte Nasionale Party (HNP), une dissidence d'extrême droite.
En 1971, avant la tournée des Springboks en Australie, des appels sont lancés pour couper les liens avec la république d'Afrique du Sud en raison de la politique d'apartheid. La tournée a cependant lieu, appuyée par le gouvernement fédéral australien, et elle soulève une mobilisation et des manifestations anti-apartheid. Si les Sud-Africains l’emportent 3 victoires à 0 sur des scores de 18-6, 14-6 et 19-11, il n’y aura plus de confrontation entre les deux nations pendant 21 ans. La France effectue une tournée en Afrique du Sud en 1971, avec Roger Bourgarel, initialement écarté par le comité de sélection, puis réintégré à la suite d'une intervention d'Albert Ferrasse, le président de la Fédération française de rugby à XV, joueur antillais de couleur et ailier du Stade toulousain qui joue les deux test matchs, aux côtés de son capitaine Jean Trillo.
En 1974, les Springboks reçoivent les Lions britanniques, ils perdent les trois premiers tests-matchs sur des scores de 12-3 au Cap, 28-9 à Pretoria et 26-9 à Port Elizabeth ils réussissent à faire match nul 13-13 lors du dernier test à Johannesburg. Les manifestations envers les équipes affrontant les Springboks s'intensifient, le premier ministre britannique Harold Wilson, refusant de recevoir les Lions à leur retour. En 1975 les deux nations se retrouvent pour une série de deux tests-matchs, le résultat est à nouveau favorable aux Springboks qui l'emportent de nouveau par 2 victoires à 0, sur des scores de 38-25 à Bloemfontein le 21 juin, et 33-18 à Pretoria le 28 juin.
En 1976, les Springboks accueillent les All Blacks et rééditent la performance de 1970. Au cours du dernier test-match entre les deux équipes disputé le 18 septembre 1976 à Johannesburg, le premier ministre sud-africain John Vorster réussit à convaincre le premier ministre rhodésien Ian Smith d'accepter de rencontrer le secrétaire d'État américain Henry Kissinger. Smith annonça à ce dernier son ralliement au principe d'un gouvernement dirigé par la majorité noire ouvrant ainsi la voie à une solution politique en Rhodésie.

Carte des provinces de rugby en Afrique du Sud
L'Équipe d'Afrique du Sud à la Coupe du Monde de Rugby 2023
L'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV participe à la Coupe du monde en 2023, pour la huitième fois en dix éditions. Le 8 août, le sélectionneur Jacques Nienaber annonce son groupe de trente-trois joueurs pour la défense de leur titre de champion du monde 2019. Plusieurs joueurs cadres sont indisponibles et manquent à l'appel tels que : Lukhanyo Am (blessure au genou), Lood de Jager (infection de la poitrine) et Handré Pollard (blessure au mollet). Le 14 septembre, Malcolm Marx déclare forfait pour le reste de la Coupe du monde à la suite d'une blessure aux ligaments d'un genou.
L’Afrique du Sud, menée pour une deuxième Coupe du Monde consécutive par Nolusindiso Booi - joueuse la plus capée de l’histoire de la sélection - débutera dans la poule D face au Brésil, novice à ce niveau, à Northampton le 24 août. Booi (sélections en 2010, 2014 et 2022) et Tayla Kinsey (2014 et 2022) sont les deux joueuses du groupe comptant le plus de Coupes du Monde à leur actif. Parmi les 19 avants, huit disputeront leur première Coupe du Monde.
« Nous avons utilisé 49 joueuses au cours d’une saison marquée par six matchs officiels et quatre rencontres amicales internationales. Et je suis convaincu que nous avons trouvé le bon équilibre », a déclaré Swys de Bruin. « Il y aura toujours des joueuses malheureuses de ne pas être sélectionnées, mais en tant que staff, nous sommes satisfaits du groupe que nous avons formé. « Je pense que c’est ce qui peut nous pousser jusqu’aux phases finales. Nous avons tant d’options en fonction des adversaires que cela renforce nos capacités. Cette sélection est le fruit de nombreux sacrifices et d’un immense travail de la part des joueuses. Je tiens à les féliciter. Nous connaissons toutes les étapes qu’elles ont dû franchir, et pour la majorité, le chemin n’a pas été simple. Le groupe se réunira à Johannesburg le mardi 12 août avant de s’envoler pour l’Angleterre le jeudi 14 août.

L'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV célébrant une victoire
Domination Post-Coupe du Monde 2023
Encore victorieuse du XV de France samedi soir au Stade de France (32-17) même en infériorité numérique, l’Afrique du Sud a confirmé non seulement sa suprématie sur les Bleus, deux ans après les avoir battus en quart de finale de la Coupe du monde 2023, mais surtout son statut de meilleure équipe du monde. A deux ans de la prochaine Coupe du monde en Australie, les Springboks, doubles champions du monde en titre, sont au sommet de leur art et ont de quoi rêver d’un triplé en 2027.
Deux ans après ce fameux quart de finale remporté de justesse face aux Bleus (29-28), l’Afrique du Sud a creusé l’écart cette fois-ci face aux hommes de Fabien Galthié. Et pourtant, le contexte était défavorable aux Springboks, car réduits à 14 juste avant la pause suite à l’expulsion de Lood de Jager, coupable d’un tacle dangereux sur l’arrière français Thomas Ramos. Le XV de France menait à la pause (14-13), mais n’a pas su profiter de sa supériorité numérique et l’Afrique du Sud, avec sa solidarité et sa maîtrise a égalisé grâce à André Esterhuizen.
Les choix forts de Rassie Erasmus ,qui a décidé de sortir à la pause son capitaine Siya Kolisi alors que ce dernier jouait son 100e match avec les Sprinboks et de faire rentrer des joueurs comme le jeune demi d’ouverture Sacha Feinberg-Mngomezulu (24 ans), auteur de deux essais, a changé la donne pour l’Afrique du Sud qui a fini par s’imposer de 15 points d’imposer de 15 points d’écart (32-17).« Quand le banc est entré, tout le monde a eu un très bon impact. Les mecs qui étaient titulaires ont épuisé la défense, les remplaçants ont juste eu à finir le travail. C'est un travail de 23 joueurs », s’est d’ailleurs réjouit le technicien sud-africain en conférence de presse d’après-match.
Une intégration de nouvelles têtes qui se fait méthodiquement et avec beaucoup de réussite puisque des joueurs comme Feinberg-Mngomezulu n’étaient pas à la Coupe du monde 2023 en France. D’ailleurs, ce dernier n’a fait ses débuts en équipe nationale qu’en juin 2024, mais fait déjà partie des éléments importants de la rotation dans le dispositif d’Erasmus. En juillet dernier, cinq autres joueurs, notamment Cobus Wiese, Marnus van der Merwe, Boan Venter, Asenathi Ntlabakanye et Ethan Hooker ont également fait leurs débuts face à l’Italie (45-0) ou la Géorgie (55-10), Rassie Erasmus ayant décidé de rajeunir son effectif, tout en gardant un niveau d’exigence élevé pour la défense du titre en 2027.
Maintenir le cap jusqu’au tirage au sort du Mondial. Cette victoire est la 2ème de rang de l’Afrique du Sud depuis le début de sa tournée européenne et son large succès en ouverture contre le Japon (61-7). Les Springboks, actuels leader du World Rugby Ranking ont encore trois test matchs, contre l’Italie (15 novembre), l’Irlande (22 novembre) et le Pays de Galles (29 novembre) pour clore leur tournée européenne.
Pour l’Afrique du Sud qui n’a qu’un point d’avance (92) sur la Nouvelle Zélande (91), dauphin au classement mondial, il est primordial de maintenir le cap durant les trois prochaines rencontres, surtout contre l’Irlande, 3ème avec 88 points, afin de ne pas se faire chiper la première place. De toutes les façons, les Springboks sont sûrs de rester dans le Top 6 et donc d’être tête de série lors du tirage au sort de la Coupe du monde 2027 le 3 décembre prochain à Sydney, en Australie. Mais arriver pour ce tirage en étant n°1 mondial renforcera le statut de l’Afrique du Sud comme l’une des favorites de la compétition.
Depuis sa victoire le 28 octobre 2023 contre la Nouvelle Zélande en finale de la Coupe du monde (12-11), l’Afrique du Sud a affiché un niveau de régularité impressionnant. Les Springboks ont disputé 25 matchs depuis cette finale et en ont gagné 23, pour seulement deux défaites. La première contre l’Irlande (24-25) le13 juillet 2024 et la seconde face à la Nouvelle Zélande (17-24) le 6 septembre dernier. Le 3 décembre 2025 a eu lieu le tirage au sort de la coupe du monde de Rugby 2027. L’Afrique du Sud championne du monde et le Zimbabwe, les deux représentants africains sont situés sur leurs poules.
Nous sommes satisfaits de la poule dans laquelle nous sommes. Mais c’est une Coupe du Monde et toutes les équipes vont la jouer avec une grande passion et vont donner le meilleur pour représenter avec fierté leur pays. A contrario de l’Afrique du Sud habituée au mondial, le Zimbabwe fait son grand retour dans cette compétition après plus de 30 ans d’absence. Le vrai travail commence maintenant; On ne veut pas aller à la Coupe du Monde juste pour faire de la figuration.

Siya Kolisi soulevant le trophée de la Coupe du Monde de Rugby
Vainqueure facile du Brésil (66-6), l’Afrique du Sud a réussi son entrée dans la Coupe du monde de rugby, ce dimanche 24 août, à Northampton (Angleterre). Pas de surprise à Northampton : l’Afrique du Sud a facilement disposé du Brésil (73-6), dimanche 24 août, à Northampton (Angleterre). Les Sud-Africaines, qui menaient 26-3 à la pause, avec le bonus offensif déjà en poche, ont insisté après la pause pour creuser l’écart. Le Brésil et l’Afrique du Sud sont les adversaires de l’équipe de France dans ce groupe D.
Elle porte le surnom de Springboks (ou Springbokke en afrikaans et Amabokoboko en zoulou), du nom des gazelles d'Afrique méridionale, et dispute chaque année le Rugby Championship contre les équipes de Nouvelle-Zélande, d’Australie ainsi que d'Argentine depuis 2012. Rivale séculaire des All Blacks, l'équipe néo-zélandaise, la sélection sud-africaine a souffert de son isolement. Longtemps mise à l'index en raison de la politique d'apartheid, l'équipe d'Afrique du Sud n'a pas attendu longtemps pour retrouver son rang dans la hiérarchie mondiale. Les Springboks enlèvent en effet le titre de champion du monde à domicile en 1995 contre les All Blacks pour leur première participation à la Coupe du monde de rugby.
| Année | Résultat |
|---|---|
| 1995 | Champion du Monde |
| 2007 | Champion du Monde |
| 2019 | Champion du Monde |
| 2023 | Champion du Monde |
La plaie sera-t-elle refermée, à l’issue de l’affrontement ce samedi 8 novembre au Stade de France ? Si le camp français a réfuté, toute la semaine, le terme de "revanche", certains joueurs ont exprimé leur sentiment en toute transparence. C’est le cas du demi de mêlée Maxime Lucu. "Ce fut une défaite cuisante pour nous" a-t-il exprimé cette semaine dans un entretien. "Pour nous, les Français, ça nous a vraiment marqués. C’était notre Coupe du monde et ils sont venus nous la voler. C’était un match tellement génial. Des mots qui sont bien arrivés aux oreilles sud-africaines, sans qu’ils provoquent toutefois leur colère "Nous voulons simplement représenter dignement notre peuple" a expliqué ce vendredi en conférence de presse l’entraîneur adjoint des Springboks Mzwandile Stick. "Ce qui est drôle, c’est que j’ai lu qu’ils disaient qu’on leur avait volé la Coupe du monde" a-t-il poursuivi. "Donc, concernant le commentaire formulé cette semaine, encore une fois, nous le comprenons.