Dès que l’on remonte un peu dans l’histoire du football, on se rend compte que tout évolue très rapidement, les équipements d’il y a 20 ans n’ont plus rien à voir avec ce que l’on trouve aujourd’hui. Chaque saison, les marques nous abreuvent de nouveaux produits, promettant chaque fois de redéfinir le marché grâce à des technologies novatrices inédites et censés devenir la référence indispensable à chacun.
Le marché de la protection n’est pas en reste, les technologies fleurissent et le nombre de produits se démultiplie pour offrir toujours plus de sécurité, de confort, de performance. Cependant cela a un prix, lui aussi toujours plus élevé. Vient alors la question de la pertinence, avons-nous vraiment besoin de tout cela ? Qu’est-ce que ces nouvelles technologies nous apportent réellement ? Et cet apport vaut-il le surcoût de ces nouveautés ? Des questions qui sont particulièrement sensibles dès que notre sécurité entre dans l’équation.

C’est alors aux casques que nous nous sommes intéressés de plus près, marché en véritable explosion ces dernières années, au point que choisir son nouveau couvre-chef est bientôt aussi difficile que de choisir un nouveau destrier. A travers de belles appellations marketing, les casques multiplient les technologies et incluent de plus en plus de petits détails au service de notre protection et de notre confort tandis que les zéros s’alignent sur l’étiquette. Si vous vous êtes déjà posé les mêmes questions, suivez-nous à travers cette exploration du casque de football.
L'Histoire du Casque de Football
Pour commencer, l’histoire du casque, comme celle du football, est tout compte fait assez courte. Effectivement, il faut tout de même remonter jusqu’au développement des courses cyclistes entre deux guerres qui ont vu l’apparition des premières protections, les casques en cuir ! Mais, il faudra ensuite attendre les années 70-80 pour voir les premiers casques en polystyrène expansé et encore 10 ou 20 ans pour les voir sur la tête de monsieur tout le monde. Pas si vieux donc !
Les Composantes du Casque de Football
La grille de protection faciale (facemask) est un élément du casque qui protège la partie inférieure du visage, de la mâchoire au nez. A la fin des années 20, des versions de casques en cuir couvrant le visage entier (le « Executioner Helmet ») ou descendant sur le nez (le « Nose Guard ») sont les premières tentatives de protéger la face des joueurs.
La première personne à concevoir une barre de protection est Vern McMillan, un marchand de l’Indiana, pendant les années 30.
Initialement les facemasks étaient transparents, en polycarbonate. Quelque temps marrons, à cause de l’enrobage de plastique autour des barres métalliques, ils sont rapidement devenus gris clair, couleur qui est restée en place jusqu’en 1974. Cette année là les Chargers et les Chiefs sont les premières franchises à introduire des grilles colorées, jaune et blanche respectivement.
Communication et Technologie Intégrées
En 1956, George Sarles, vendeur en électronique, et John Campbel, ingénieur chez General Electric, approchent Paul Brown avec un concept de d’émetteur/récepteur radio dérivé des casques de tankistes de la Seconde Guerre Mondiale.
Friand d’innovation et d’avantage compétitif, Brown leur demande de finaliser le projet en secret et met en place le système en juillet 1956 pour l’ouverture de la présaison. Pourtant celui-ci n’est pas au point. La radio à ondes courtes capte aussi bien les compagnies de taxis ou la police que les appels du coach.
Réintroduction de la Radio
Ce n’est qu’en 1994 que la NFL réintroduit la radio dans le jeu. Jusqu’alors les entraineurs pouvaient parler entre eux, mais ils ne pouvaient communiquer avec le terrain que par signaux ou en effectuant des rotations.
D’après la réglementation de la ligue, chaque escouade offensive et défensive n’a le droit d’avoir qu’un seul joueur à la fois sur le terrain portant le récepteur radio qui lui permet de communiquer avec la ligne de touche (et pas les cabines en tribune). Chaque équipe a la permission d’avoir trois quarterbacks équipés, et deux défenseurs (un titulaire et un remplaçant).
Visières : Protection et Controverses
En 1984 on voit l’apparition en NFL des premières visières. En polycarbonate transparent, elles ont pour fonction de protéger la partie haute du visage des joueurs et surtout leurs yeux.
Utilisées également pour réduire l’éblouissement, des versions teintées sont apparues progressivement au fil de la pénétration dans la ligue. Les premiers modèles n’étaient pas sans inconvénients. Elles pouvaient s’embuer à cause de la chaleur ou former des gouttes en cas de pluie.

Pourtant c’est un argument médical qui amène la NFL à bannir celles-ci en 1998. En effet, elles empêchent le diagnostic de conscience sur un joueur blessé si le médecin ne peut pas voir les yeux de son patient. La NFL n’autorise donc plus que les visières non teintées.
Grâce aux technologies modernes embarquées, les casques sont devenus au XXIe siècle de vrais objets communicants. Avec l’incorporation de capteurs, d’accéléromètres, et plus récemment d’électro-encéphalogrammes (EEG), ceux-ci peuvent renseigner sur la puissance d’un choc, sa direction, la répartition de son énergie et les éventuels dégâts qu’il a pu causer. Ces capteurs peuvent également déclencher une alerte à partir d’un certain seuil.
Le Rôle du Casque et les Types de Chocs
Le casque a pour but de protéger la partie la plus importante de notre corps, oui c'est bien votre tête, tout simplement parce qu'elle abrite notre cerveau et c’est bien la dernière partie du corps à qui on voudrait qu’il arrive des malheurs (si si ... !). Et sa protection est plus complexe que celle d’autres parties de notre corps.
Pour ce qui est de la tête, c’est un peu plus compliqué, il faut bien protéger notre crâne des potentielles égratignures ou fractures mais il faut aussi protéger notre cerveau des forces qui lui sont transmises lors du choc afin d’éviter les traumatismes crâniens.
Effectivement, un choc sur la tête peut entraîner une perte de connaissance (voire un coma) sans que le crâne lui-même ne subisse de dommages. Pourquoi ? Car lors de l’impact des forces sont transmises à notre cerveau pouvant causer des lésions aux séquelles graves.
Le casque n’a donc pas la vie facile et la tâche est rendue encore plus difficile par le fait qu’il existe différents types de chocs se produisant à différentes vitesses. On peut ainsi différencier les chocs droits des chocs obliques, qui transmettent des forces différentes elles aussi, linéaires ou rotationnelles, à notre cerveau.
Si le rôle du casque est si complexe c’est qu’il doit absorber l’énergie du choc et donc les forces citées ci-dessus avant qu’elles ne soient transmises à la boîte crânienne.

Les deux constructions fonctionnent de la même façon pour nous protéger. La coque rigide (la couche de polycarbonate moulée) permet d’éviter qu’une pierre ou autre ne traverse le casque pour venir vous blesser ainsi que de répartir la force de l’impact sur une plus grande surface. Elle permet aussi à la tête de “glisser” lors d’un choc oblique pour limiter les forces générées lors de l’impact.
La couche d’EPS permet quant à elle d’absorber à proprement parler les forces linéaires transmises au crâne lors d’un choc droit, elle agit comme un amortisseur qui se comprime lors de l’impact pour en absorber la force à la place de votre tête.
Pendant une longue période, l’industrie s’est concentrée sur la protection contre les chocs droits à haute vitesse à cause des conséquences graves (trauma, coma, décès) engendrées par les importantes forces linéaires transmises au crâne. C'est d'ailleurs au regard de ce type de choc que nos casques sont testés.
Cependant, on s’est ensuite aperçus du manque de protection offert, en football notamment, par ce type de casque face aux chocs sur l’arrière du crâne, à basse vitesse ou encore aux chocs obliques. Et dans le même temps, on a pris conscience que les commotions cérébrales (légers traumatismes crâniens) avaient elles aussi des conséquences graves sur le cerveau.
C’est ce qui explique l’apparition de casques qui couvrent mieux l’arrière du crâne et de densités de mousses différentes, ainsi que l’apparition de nombreuses technologies telles que MIPS afin de nous protéger contre les forces de rotation engendrées suite à des chocs obliques (très fréquents en football).
L’évolution du marché du casque résulterait donc à la fois des progrès des fabricants et de la redéfinition de nos besoin.
Comment choisir sa taille d'épaulière de football américain, tous les conseils sur cette vidéo
Technologie MIPS et Protection contre les Forces Rotationnelles
Mais si il y a une chose dont le marché se préoccupe particulièrement aujourd’hui c’est la protection de notre cerveau contre les forces rotationnelles engendrées par les impacts obliques, grâce à la technologie MIPS par exemple.
En étudiant des cas de traumatismes crâniens et la protection offerte par un casque traditionnel, des chercheurs suédois ont constaté que la plupart des chutes entraînent des impacts obliques engendrant des forces de rotation en plus des forces linéaires.
Nos chercheurs suédois ont alors cherché des façons plus réalistes de tester les casques et de modéliser les impacts sur notre cerveau. Et ils se sont vite aperçu que la plupart des casques nous protègent en général que d’un choc droit, l’EPS absorbant l’énergie linéaire transmise à notre tête, c’est d’ailleurs ainsi qu’ils sont testés pour répondre aux normes. Ils n’absorbent pas les forces de rotation qui causent pourtant des dommages à notre cerveau en le propulsant contre notre boîte crânienne suite au choc.
Forts de ce double constat, ils sont partis à la recherche d’une solution pour protéger notre cerveau des forces de rotations qui lui sont transmises sans compromettre la capacité du casque à nous protéger des forces linéaires.
Les chercheurs s’inspirent alors de notre propre système de protection cérébral, le liquide céphalo-rachidien dans lequel notre cerveau flotte à l’abri des secousses de notre tête.
En séparant la coque du casque de la partie en contact avec notre tête par une couche de plastique mobile (tu sais, le truc jaune là) accrochée par des inserts en caoutchouc flexibles, ils donnent à notre tête une certaine liberté de mouvement à l’intérieur du casque, dans toutes les directions.
C’est en 2007 que la technologie MIPS Brain Protection System que nous connaissons aujourd’hui est présentée pour la première fois, dans un casque d’équitation ! Puis nous la verrons s’inviter petit à petit dans de nombreux casques de football à partir de 2014 avant de deven...
Les Protège-Tibias : Un Complément Indispensable
Que vous soyez joueur amateur, passionné de foot en club ou simple adepte du match du dimanche entre amis, il y a un accessoire auquel vous ne pouvez pas échapper : les protège-tibias.
Les protège-tibias ne sont pas là uniquement pour respecter le règlement. Situés en première ligne lors des tacles, contacts ou chocs involontaires, les tibias sont recouverts d’une fine couche de peau et peu de muscle, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux blessures.

Le football est un sport de contact. Même dans un match amical, les risques de chocs sont nombreux : tacles, coups involontaires, duels musclés… et c’est souvent le tibia qui encaisse les premiers impacts. Une simple semelle un peu trop appuyée peut provoquer une contusion douloureuse, voire une fissure ou une fracture.
Les protège-tibias sont donc là pour amortir les chocs et limiter la gravité des blessures. C’est un équipement de sécurité indispensable, à ne jamais négliger, que l’on joue en club, en compétition, ou même lors d’un simple match entre amis.
Le choix du protège-tibia dépend de plusieurs critères : le niveau de jeu, la position sur le terrain, les préférences personnelles et le confort recherché. Il existe trois grandes familles de protège-tibias, chacune avec ses particularités.
Les Différents Types de Protège-Tibias
- Protège-tibias avec Cheville : Ce modèle couvre à la fois le tibia et la cheville, offrant une protection complète.
- Protège-tibias avec Fixations : Dotés de fixations velcro, ces protège-tibias s’attachent autour de la jambe pour plus de maintien.
- Protège-tibias Coques Simples : Minimalistes, ces modèles se composent d’une coque rigide sans fixation.
Porter ses protège-tibias correctement est essentiel pour qu’ils soient efficaces. Et pour les coques simples, glissez-les sous votre chaussette bien tendue.
Les protège-tibias sont bien plus qu’un simple accessoire : ce sont des éléments de sécurité incontournables pour tout joueur de football.
Pour jouer au football dans de bonnes conditions, il ne suffit pas de porter des protège-tibias : le choix des chaussures est tout aussi crucial. Une chaussure bien ajustée offre un bon maintien du pied, ce qui complète efficacement la protection des tibias. Le ballon est lui aussi un élément à ne pas négliger. Un ballon trop lourd ou mal adapté peut entraîner des chocs plus violents, notamment lors des duels.
tags: #casque #de #protection #football