Carcassonne Montauban Rugby : Une Histoire de Passion et de Défis

L'histoire du rugby à Montauban est riche en émotions, en rebondissements et en moments de communion. Souvent, lorsqu'on parle d'une équipe de rugby, l'esprit de famille est mis à l'avant, et c'est le cas aussi à Montauban. Cela sous-entend que rien n'est un long fleuve tranquille et que le chemin est parsemé de grandes joies et parfois malheureusement de malheurs très douloureux.

Comme ce vendredi, face à Carcassonne, les Sapiacains ne devaient pas se rater face à Bayonne, pour se maintenir en Top 14. C’était déjà malheur au vaincu, comme pour vendredi. Une nouvelle fois, on y sera en plein ce vendredi soir dans la cuvette pour une rencontre «à la vie, à la mort». L’Histoire est un éternel recommencement dit-on.

Le stade de Sapiac, lieu emblématique du rugby montalbanais.

La Finale de Maintien de 2010 : Un Moment Crucial

Les verts et noirs ont déjà été placés dans la même situation; la dernière fois où les Sapiacains ont joué une finale de maintien, pour rester sportivement en Top 14 cette fois-là, c’était le samedi 24 avril 2010, avec coup d’envoi, à 16h25, à Sapiac, devant les caméras de Canal + qui allaient retransmettre le match en direct. Ce jour-là Montauban recevait Bayonne, devant un stade plein comme un œuf, sous un beau et chaud soleil quasi estival.

Avant le coup d’envoi de cette rencontre, on savait qu’Albi, dernier, était déjà relégué en Pro D2, et que l’équipe tarnaise serait accompagnée par le vaincu de la rencontre de Sapiac. Il suffisait à Montauban de gagner, et le tour était joué. On voit tout de suite la similitude avec la rencontre de ce vendredi, face à Carcassonne. Les hommes du président Patrick Vianco, bien soutenus par des supporters enthousiastes, vont livrer un grand match de rugby.

Les coéquipiers de Matthew Clarkin vont prendre l’avantage en première mi-temps grâce à un essai de l’ancien international treiziste Pierre-Emmanuel Cassin. Jamais les Tarn-et-Garonnais ne vont baisser de rythme et la victoire fut confirmée dans les arrêts de jeu, lorsque l’international Félix Le Bourhis marqua le dernier essai de la rencontre. Montauban venait d’assurer son maintien face à Bayonne qui alignait trois anciens Montalbanais, avec le talonneur David Roumieu, le demi de mêlée Cédric Garcia, et le demi d’ouverture Sébastien Fauqué (PP Lafond, pas aligné ce jour-là par l’Aviron, était également dans un coin de la tribune). La joie des supporters sapiacains allait pouvoir continuer lors de la troisième mi-temps.

Mais deux jours plus tard, alors que les flonflons de la belle fête étaient retombés, le lundi 26 avril, le vice-président à vie de l’USM Jacques Doumenge, doyen d’âge, annonçait le dépôt de bilan du Montauban Tarn-et-Garonne XV. Bayonne récupérait sa place en Top 14, et Montauban filait en Fédérale 1, sous la coupe de l’association. Tous les joueurs de l’équipe fanion quittaient le club, le personnel administratif était entièrement licencié, à l’exception de Pénélope Tison qui rebondissait à l’association. L’association USM qui était présidée par Serge Gros repartait autour de la liste de Robert Gomes qui prenait la présidence à la suite de Serge Gros qui avait souhaité passer la main, et de l’équipe Espoirs de 2010.

On connaît la suite, l’USM allait rester en Fédérale 1, jusqu’en 2014 et ce match de la montée à Sapiac face à Lille. L’histoire nous dit que Montauban n’a joué qu’une finale de maintien, face à son adversaire direct. C’était en 2010 !

Chabal met Marc Giraud K.O en lui mettant un pain de l'espace

Le Match Face à Carcassonne : Une Illustration Parfaite

La victoire face à Carcassonne, ce vendredi, sur une pelouse remise en état grâce au travail colossal des jardiniers de Sapiac, en est une parfaite illustration. Le match allait débuter par une minute de silence en la mémoire d'un ancien dirigeant et d'un jeune joueur âgé de 31 ans de Pau qui venaient de perdre la vie suite à des maladies et que l'USM se souvenait de la disparition de deux supporters (Gabriel et Alphonse, lire ci-contre), qu'un autre drame se jouait dans la tribune présidentielle. Georges Varutti, supporter après avoir été durant plusieurs saisons dirigeant ne survivait pas à un malaise malgré l'intervention efficace et qualifiée des secours présents sur les lieux. Georges après avoir dirigé une entreprise de transport avait deux passions essentielles : le rugby et les chevaux lourds. Mais comme dans une famille, les événements se succèdent sans laisser le temps du répit.

Sur le terrain, deux équipes ayant les yeux rivés sur le maintien s'affrontaient. On sentait bien une certaine crispation de la défaite interdite. Les joueurs entraînés par Xavier Péméja, Philippe Mothe et Pierre-Philippe Lafond vont au bout de compte s'imposer assez logiquement pour avoir le plus souvent dominé territorialement et fait preuve d'une plus grande réussite dans leurs initiatives. Sur un terrain retrouvé mais restant très lourd, les envolées ne furent pas légion. On pouvait s'y attendre. Et comme dans bien des cas, dans ces conditions, c'est le pied d'Antoine Lescalmel qui allait être chargé d'ouvrir la voie de la victoire.

Maintien en Pro D2 : Une Lutte Acharnée

Avec cette victoire, les coéquipiers de Mickaël Ladhuie ont 46 points au classement. On sait que jamais aucune équipe ayant atteint 54 points n'a été reléguée dans toute l'histoire du Pro D2 et que la moyenne sur les dix dernières années du maintien est à 46. Alors, si rien n'est fait mathématiquement, puisqu'il reste 8 matchs à jouer et 40 points possibles à prendre, Montauban n'a jamais été aussi bien placé pour conserver sa place dans ce championnat exigeant, long, haletant et passionnant. Il faudra un dernier coup de collier pour y parvenir lors des prochains matchs.

L'USM dispose de 15 jours pour préparer son déplacement à Aurillac, une équipe qui s'imposa à Sapiac très nettement lors du match aller par 31 à 5. Les Cantaliens réalisent une saison formidable et sont partis pour jouer les demi-finales d'accession au Top 14. Montauban aura une revanche à prendre, même si l'on peut voir la difficulté qui les attend sur une pelouse où il faut remonter à 2005 pour retrouver trace d'une dernière victoire tarn-et-garonnaise. Aurillac qui est aussi invaincue sur son herbe cette saison.

Puis, cela n'a rien d'un poisson d'avril, le 1er avril à Sapiac viendra Bayonne un autre candidat bien lancé dans la course aux phases finales. Deux superbes affiches que les joueurs ont envie de jouer, en faisant leur, la réponse favorite de Georges Varutti lorsqu'on lui demandait «Comment çà va ?». Il répondait inlassablement «Quand on est là, çà va».

Sur le terrain, le succès face à Carcassonne était essentiel. Au-dessus des Carcassonnais, les Montalbanais ont pourtant peiné à imposer leur loi sur la pelouse de Sapiac. Une entame manquée, un stress immense mais au final un soulagement unique : le match de Montauban contre Carcassonne fut à l’image de sa saison. Devant un Sapiac plein comme prévu, les Tarn-et-Garonnais ont donné une étrange sensation lors de ce duel au fort enjeu face aux Audois. Plutôt fringants ballon en main, ils ont donné l’impression de pouvoir faire des différences lors de chaque lancement de jeu. Mais inexplicablement, des imprécisions sont venues égratigner les actions des locaux, incapables de faire le geste juste dans les zones de marque.

"Il y a eu de bonnes séquences sur ce match, avec beaucoup d’intensité mais nous avons été pris par l’enjeu, argumentait Florent Wieczorek. Nous avons fait des fautes que nous ne faisons pas forcément d’habitude, notamment sur la conquête." De cette fébrilité palpable, résultait un 0 à 9 au tableau d’affichage, qui jetait un vrai froid dans les travées de Sapiac. Mais comme il l’a montré plusieurs fois cette saison : quand Montauban veut, il peut. Et en un quart d’heure, les locaux ont su enflammer le match et mettre le coup de collier décisif pour faire la différence au score.

Pour s’imposer, les Montalbanais s’en sont aussi remis au pied de leur chef d’orchestre, Jérôme Bosviel. Encore très en vue, celui qui est devenu lors de cette soirée le meilleur réalisateur de l’histoire du Pro D2 a inscrit vingt-trois des vingt-huit points des siens. Mais même avec l’apport de Bosviel, les Vert et Noir ont réussi à se faire peur dans une fin de match assez ahurissante au vu du manque de réalisme de leur part. "Nous avons laissé beaucoup de points en route et trois ou quatre essais, reconnaissait Lafond. Je me rappelle l’année où je suis parti, nous avions gagné contre Nevers 6 à 3. Ce n’était pas du grand rugby mais il était lourd de conséquences et celui-là l’était aussi." Là est bien l’essentiel puisqu’avec ce succès, l’USM est maintenue en Pro D2, pour le plus grand bonheur de tous.

"Ça permet de rendre hommage au club, aux supporters et au président", tenait à préciser Lafond. Encore une fois, Montauban aura manqué de constance dans son jeu et a donné l’impression d’un immense gâchis. Respectivement sixième et huitième, avec un seul petit point d’écart, Montalbanais et Carcassonnais sont actuellement aux portes de la zone de qualification mais pour le moment, du mauvais côté. Un succès ce week-end pourrait leur permettre d’intégrer ce prestigieux wagon, ou du moins de rester à portée de fusil. Il faudra pour l’une et l’autre mettre fin à la tendance actuelle pour l’emporter et signer le bon coup du jour.

Tableau: Classement Pro D2 (extrait)

Rang Équipe Points
6 Montauban [Points]
8 Carcassonne [Points]

Avec une seule victoire en six matches, l’USM, longtemps en course dans le trio de tête et même leader a perdu pied. Restant sur un revers à Sapiac (face à Agen 18-22), les Montalbanais ont beaucoup à se faire pardonner, mais doivent l’emporter pour ne pas se laisser distancer par la concurrence. Côté Carcassonnais, la problématique est tout autre. En forme ces dernières semaines avec deux succès de rang, les deux à domicile, l’USC peine à briller à l’extérieur, et va devoir y parvenir enfin pour s’imposer sur une pelouse où il est toujours compliqué de gagner.

Dimitri Vaotoa essaie d’arrêter Johnny Dyer lors du match aller.

La Crise de Fin 2022 et la Reprise en Main

Après avoir été lanterne rouge et avoir changé d’entraîneur, l’US Montalbanaise a repris du poil de la bête. Une crise et ça repart ? C’est peu dire que l’US Montalbanaise a traversé une tempête en fin d’année 2022. Lanterne rouge à la 9e journée, après avoir encaissé quatre défaites d’affilée, Sapiac a changé de manager. David Gérard a été écarté pour laisser la place à celui qui était directeur sportif de l’association, Pierre-Philippe Lafond. Et à Montauban, on n’oublie pas que le début de ces ennuis a été provoqué par la déconvenue subie contre Biarritz (32-46). « Ils ont beau être troisièmes, le match à domicile contre eux a signifié le début d’une très mauvaise passe, rappelle l’entraîneur des avants, Florent Wieczorek. Cette lourde défaite, c’est ce qui nous a mis dedans. Le technicien ne sait pas s’il utilisera cette rancœur « comme un levier » : « Mais on s’en souvient quand même. Quand on prend une telle claque à domicile, on essaie de rendre la monnaie de notre pièce quand on se déplace. » Dès lors, ce match retour a le parfum de revanche mais représente aussi la volonté montalbanaise de mettre derrière tous les soucis. De prouver que la crise est passée.

Entre Deux Eaux

Déjà début novembre, Montauban, alors dernier du championnat, avait remporté le match de la peur contre Massy (25-12). Dans la foulée, les partenaires de Fred Quercy réalisaient l’exploit historique de gagner à Michel-Bendichou face à Colomiers (19-23). Un nul mi-figue mi-raisin était assuré contre le RC Vannes, et l’USM pouvait souffler un peu. « Vu l’équipe qu’on a, on n’est pas à notre place, assure l’ancien Biarrot Kévin Gimeno. On mérite d’être plus haut. J’ai déjà vécu plusieurs saisons à lutter pour le maintien à Carcassonne, et ce ne sont pas celles où on se régale le plus. L’objectif est donc de sortir de la zone rouge le plus vite possible. Et pourquoi pas accrocher un top 6 ? Quand on voit à quel point les écarts sont serrés… »

Onze points séparent le sixième du quatorzième. Pour l’heure, l’équipe tarn-et-garonnaise est première non relégable, à deux petits points de Soyaux-Angoulême. Et cela a été permis par une victoire tardive mais salvatrice contre cette équipe juste avant la trêve (25-19). « Il fallait gagner, c’était le match de la peur, résume Florent Wieczorek. On était fébrile sur le match mais l’essentiel est acquis. On a fait preuve de ressources mentales sur la fin de match car ce n’était pas facile. On a au moins eu cette énergie. »

« Le résultat, c’est une chose, mais qu’on leur mette une guerre pas possible ! » Kévin Gimeno (1,95 m, 119 kg), qui sera titulaire côté montalbanais, a « un bon souvenir du groupe biarrot ». Ce déplacement dans une ville où il a passé ses deux dernières années a une saveur particulière. « J’ai le match aller encore amer parce que je jouais là, témoigne celui qui est passé en deuxième ligne à plein temps (31 ans). J’espère au moins prendre une revanche sur le combat. Le résultat, c’est une chose, mais qu’on leur mette une guerre pas possible ! Plusieurs absents de longue date sont à déplorer du côté de Montauban, tels que les piliers Nicolas Solveyra, Lucas Seyrolle, le deuxième ligne Dan Malafosse, le centre Seva Galala et les ailiers Josua Vici et Jean-Bernard Pujol.

La 3e Journée de ProD2

Perpignan est deuxième du classement après les trois premières journées. (R. Martin / L'EQUIPE) (L'Equipe) La 3e journée de ProD2 aura été marquée par la seule victoire à l'extérieur de Montauban à Massy et par le large succès d'Aurillac sur Carcassonne. Vannes, Biarritz, Grenoble et Perpignan ont également gagné alors Narbonne s'enfonce déjà.

Après la victoire de Dax sur Narbonne (35-16) en ouverture de cette 3e journée, toutes les équipes qui recevaient se sont imposées, sauf Massy. 20 essais ont été marqués, 3 bonus offensifs distribués à Aurillac, Vannes et Perpignan pendant que Massy et Mont-de-Marsan prenaient le bonus défensif. Au classement, Grenoble reste leader, suivi de Perpignan et Montauban. En bas, tout en bas, Narbonne ne décolle pas. Bayonne, 14e compte un match en moins puisqu'il se déplace à Colomiers dimanche à 14h15.

Le Hold-Up de Montauban, la Claque d'Aurillac

La fête aurait pu être belle vendredi soir à Massy. Pour son premier match à domicile de la saison, le promu francilien tenait encore sa victoire sur Montauban à quatre minutes de la fin (10-8). Mais une pénalité de l'arrière Jérôme Bosviel venait ruiner la joie des locaux (10-11) et offrait l'opération parfaite au malheureux vaincu de la finale de la saison passée. Prostrés et frustrés, les joueurs de Massy devront vite relever la tête car le choc des promus sur le terrain de Nevers les attend dès la prochaine journée.

De son côté Aurillac gagnait enfin et ne faisait pas semblant. Après la vexante défaite concédée contre Colomiers (23-30) et le match nul arraché à Montauban (12-12), les Cantalous atomisaient Carcassonne (41-10). C'est l'ailier fidjien venu de Bordeaux à l'inter-saison, Jone Waqaliva qui lançait la vague aurillacoise avec un premier essai dès la 8e. Romain Briatte, Merab Sharikadze, Jack Mcphee et Pierre Roussel faisaient de même, le tout transformé par le pied de Maxime Petitjean.

Vannes Bat Angoulême et Perpignan Confirme

Un lien particulier existe toujours entre les deux équipes qui découvrent en même temps le niveau professionnel. C'est le cas entre Vannes et Angoulême qui sont d'ailleurs devenus, la saison dernière, les deux premiers promus de l'histoire de la deuxième division à se maintenir. Vendredi soir, les Bretons s'en sont mieux sortis (28-14). Grâce notamment à un doublé de Gwenaël Duplenne dans les vingt premières minutes (12e et 18e). Les Angoumoisins répondaient un peu tard, à la 56e minute, par Guillaume Laforgue. Après deux défaites mais deux bonus défensifs à l'extérieur, Vannes lance sa saison à domicile avec un bonus offensif.

Perpignan, lui, restait sur une assomante victoire face à Bayonne (66-6) et sur un bonus défensif arraché sur le terrain de Colomiers (27-25). Vendredi, les hommes de Christian Lanta ont confirmé leur bon début de saison en battant largement le promus Nevers (35-19). C'est pourtant Nevers qui ouvrait le score grâce à l'arrière Loïc Le Gal (3e) mais face à l'efficacité de l'attaque perpignanaise, le pied de l'ouvreur Mathieu Bélie ne suffisait pas à faire basculer la rencontre. Les Catalans sont désormais dauphins de Grenoble au classement pendant que Nevers se classe 13e.

Grenoble Toujours Leader, Biarritz Bat Béziers

Tout juste descendu de Top 14, Grenoble continue d'enchaîner les victoires mais concède son deuxième bonus défensif. Après celui laissé au promu Massy (26-22) lors de la précédente journée, cette fois-ci c'est Mont-de-Marsan qui repart avec le point du consolation (26-21). Les hommes de Gonzalo Quesada ont été les seuls à aller dans l'en-but adverse et il a presque fallu attendre l'heure de jeu grâce à Adriu Delai (57e) et Alex Arrate (64e). Au classement, le BO est 6e pendant que Béziers occupe la 12e place.

Dimanche, Colomiers reçoit Bayonne. En cas de victoire les Columérins viendraient mettre la pression à Grenoble en tête du classement. L'enjeu pour Bayonne : une place parmi les six premiers. Après le déplacement victorieux à Montauban, l’USC a l’intention de confirmer ce soir face à des Aurillacois en souffrance. À la faveur de son voyage fructueux à Sapiac (24-20), Carcassonne a fait d’une pierre deux coups. L’USC a ainsi prouvé qu’elle avait des aptitudes à s’exporter. Et d’autre part, ce deuxième succès loin d’Albert-Domec a propulsé l’équipe du capitaine, Ursache, parmi les six prétendants à la qualification.

À moins de trois tours du terme de cette première phase, le plus petit budget du championnat a ce soir la possibilité de conforter un peu plus sa position dans ce très envié top 6 puisque l’hôte de la soirée est actuellement en souffrance sportive. Aurillac, le quatorzième du précédent exercice, occupe à ce jour la même place. Il n’a plus connu la victoire depuis le 1er novembre lors de la venue de Provence (39-6). Pour des Aurillacois en quête de rachat, ce déplacement au pied de la Cité ne tombe pas vraiment à pic. Pour la deuxième fois de la saison, Carcassonne peut enchaîner une série de trois victoires consécutives. Les hommes de Christian Labit ne comptent pas du tout gâcher une telle occasion.

Lors de la mise en place de cette treizième rencontre officielle, l’encadrement attend un comportement exemplaire du groupe, ce que confirme Christian Labit : "Ce soir, nous sommes dans une position favorable. On prépare ce match après un succès à l’extérieur, ce qui nous ôte une certaine pression. Cette réception est très intéressante. En cas de victoire, on passe à trente-cinq points, ce qui permet de faire un grand pas vers le maintien qui est le premier objectif du club. Un succès nous maintient aussi dans le groupe des qualifiables. Sur ce match à venir, il y a une belle opération à effectuer. Pour ce match de reprise, les cadres seront de retour. Le succès obtenu à Montauban l’a été sans la présence du meilleur réalisateur de l’USC, Gilles Bosch et du grand 8 Bakary Meite. Tous deux reviennent au sein d’un groupe euphorique, désireux de vaincre un adversaire dont la dernière victoire à Albert-Domec remonte à la saison 2014-2015. Avant de fouler la pelouse de Domec, les hommes d’Andrei Ursache ont la large faveur du pronostic, mais ce n’est pas pour autant qu’ils font preuve de suffisance. Ils savent que les bêtes blessées, sont souvent les plus redoutables. Les Carcassonnais n’ont pas oublié que lors de la saison 2017-2018 ils étaient dans une position semblable à celle des Cantalous.

Hommage à Gabi et Alphonse

C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris cette semaine la disparition de deux supporters de l'USM depuis de longues, très longues années. Gabriel Mouyssac et Alphonse Quevedo ont tous les deux quitté la grande famille sapiacaine cette semaine. Une minute de silence a été observée à leur mémoire vendredi soir. Gabriel «Gab» Mouyssac était notamment le doyen du Club des supporters. «Il attendait toujours la fin de semaine pour assister aux matchs, était toujours présent à nos manifestations et aux troisièmes mi-temps. C'était un vrai supporter des verts et noir. Toujours présent à Sapiac ou à l'extérieur, il encourageait nos joueurs, aussi bien l'équipe première que les espoirs avec beaucoup de respect. Il y a quelques années il nous procura une grande frayeur lors d'un déplacement à Biarritz en s'étouffant lors d'un repas d'avant-match. C'est une infirmière biarrote qui le sauva. Lors de son réveil à l'hôpital de Bayonne sa première interrogation fut de connaître le score du match. Il aimait rappeler cet incident et à chaque rencontre avec Biarritz il retrouvait son ange gardien Sabrina. Très récemment nous l'avons trouvé très affecté par les problèmes de santé de son ami Alphonse et c'est d'ailleurs le même mal qui l'emporta. Il rejoint son épouse trop tôt disparue et va retrouver toutes ces étoiles du rugby qui brillent toujours.

Carcassonne Double la Mise

Déjà victorieux au match aller en Tarn-et-Garonne, les Carcassonnais ont doublé la mise hier au cours de l'acte II de cette confrontation. Et les affaires n'allaient d'ailleurs pas traîner. En effet, il ne fallait attendre que trois petites minutes de jeu pour voir le pilier Florent Lorenzon pointer dans l'en-but visiteur. L'après-midi s'annonçait tranquille pour les Audois. Et il le fut. D'autant que les partenaires du capitaine Guillomot se montraient appliqués en respectant à la lettre la stratégie de leurs coaches. Ainsi, les avants exerçaient un travail d'usure payant. Et Montauban lâchait prise peu à peu. Le second acte sera du même acabit. Sans forcer outre mesure, les «Canari» continuaient d'enfiler les points à des Tarn-et-Garonnais impuissants (28-0) à la 46e, avant que les visiteurs n'évitent la Fanny (28-5 à la 54e). Piqués au vif, les Audois donnaient un dernier coup d'accélérateur pour un succès bonifié. 150 spectateurs. Arbitre : M. Vainqueurs : 6 E Flo.

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