Andres Vilaseca, capitaine de l’équipe d’Uruguay, était fier de son équipe malgré la défaite face aux XV de France lors de la Coupe du monde de rugby 2023. Le XV de France a été bien accroché par une vaillante équipe d’Uruguay (27-12), à l’occasion de la deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe du monde de rugby 2023. L’Uruguay a bien failli surprendre le XV de France, ce jeudi 14 septembre, à l’occasion de la deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe du monde de rugby, qui se joue en France.

Andres Vilaseca, le capitaine du XV uruguayen, s’est satisfait de la performance de son équipe, qui a su faire douter les Bleus jusqu’au bout de la rencontre. « Peut-être qu’on continue à surprendre certaines personnes, ou peut-être qu’ils se sont dit que c’était un moment historique, a-t-il glissé après la rencontre. Ça fait longtemps que nous savons comment nous préparer et comment bien faire les choses.
Aujourd’hui, nous étions venus ici pour battre la France, il faut en tenir compte. » Et d’ajouter : « En quatre ans, l’Uruguay n’a rencontré qu’une seule équipe du tiers 1. Aujourd’hui, c’était la deuxième fois. À 10 minutes de la fin, nous étions encore tout près au score.
Il faut dire les choses clairement : nous sommes prêts à nous battre à armes égales avec n’importe qui. » « Affronter la France à armes égales, devant son public, lors d’une Coupe du monde de rugby, ça témoigne de la confiance qui anime cette équipe et de la qualité de nos joueurs, a-t-il poursuivi.
Cette équipe a un potentiel illimité. Nous sommes venus ici pour écrire l’histoire et aujourd’hui, on a fait le premier pas dans cette direction. » Sur la rencontre, plus spécifiquement, le capitaine uruguayen était fier d’avoir pu tenir tête aux Bleus, même si l’équipe française était remaniée : « On était très bien en place.
On était en totale confiance, on jouait d’égal à égal. Comme ça, à chaud, je ne pourrais citer que deux erreurs que nous avons commises et qui ont été décisives. En rugby, à ce niveau de compétition, c’est comme ça : chaque erreur se paye très cher, mais nous n’avons rien à nous reprocher. »
Les Uruguayens sont désormais déjà tournés vers leur prochaine rencontre, contre l’Italie, le mercredi 20 septembre (17 h 45). « Tous les joueurs ont terminé en un seul morceau et c’est très important. Maintenant, on va pouvoir commencer à travailler en pensant à l’Italie.
Les Joueurs Uruguayens Évoluant en France
Si la majorité des internationaux évoluent à un niveau amateur, à Montevideo, d’autres foulent chaque week-end les pelouses de l’Hexagone, en Top 14, Pro D2 et Nationale. Voici quelques joueurs qui évoluent ou ont évolué en France :
- Manuel Leindekar (Bayonne): Puissant deuxième ligne, il est l’un des leaders des Teros et va connaître sa deuxième Coupe du monde.
- Andrés Vilaseca (Vannes): Le trois-quarts centre de la sélection, a fait forte impression la saison dernière en Pro D2.
- Agustin Ormaechea (Nice): Demi-de-mêlée, il joue désormais à Nice, en Nationale.
- Germán Kessler: Ancien talonneur de Provence Rugby et Soyaux-Angoulême.
- Felipe Berchesi: Ancien demi d’ouverture de Dax.
Andrés Vilaseca arrive tout droit de son pays d'origine, de Peñarol exactement où il joue depuis 2020. Avant cela, il a évolué sous la tunique d'Austin en Major League Rugby. Capitaine de l'Uruguay, il compte 61 sélections avec Los Teros.
La Réaction d'Andres Vilaseca Après la Défaite Contre la France
Après la défaite de l'Uruguay contre les Bleus jeudi soir (27-12), le capitaine des Teros Andres Vilaseca a souligné la fierté qu'il ressentait pour son équipe, malgré le résultat.
Andres Vilaseca (capitaine de l'Uruguay, après la défaite de son équipe face à la France) : « Le premier commentaire qui me vient à l'esprit est le nombre de journalistes que je vois. Il y a deux jours, nous avons tenu une conférence de presse pour annoncer l'équipe et il n'y avait que deux personnes présentes. C'est donc quelque chose que je veux souligner.
La deuxième chose, c'est que je suis très fier de l'équipe. Peut-être que pour certaines personnes, c'est encore surprenant ou il leur semble que c'était quelque chose d'historique ou... Non, dans le groupe, nous savons très bien comment nous nous préparons et comment nous faisons les choses depuis longtemps.
Aujourd'hui, nous sommes venus en France avec tout ce que cela implique, je pense qu'il faut prendre une petite dimension de ce qui vient de se passer. En quatre ans, l'Uruguay n'a joué qu'une seule fois contre une équipe n°1 et aujourd'hui, c'est la deuxième fois qu'elle affronte la France, n°3 mondial et grande candidate à la victoire en Coupe du monde à domicile.
Et à dix minutes de la fin, si je me souviens bien, nous étions menés 13 à 12, ce qui peut paraître surprenant pour beaucoup. Mais nous savons très clairement que nous nous débrouillons très bien et que nous sommes prêts à nous battre à armes égales avec n'importe qui. »
Esteban Meneses (sélectionneur de l'Uruguay) : « Nous sommes venus ici pour gagner le match, pour jouer à armes égales avec la France. Nous nous sommes préparés très dur pour cette Coupe du monde. Nous sommes venus ici pour écrire l'histoire et je pense qu'aujourd'hui, nous disposons de beaucoup d'informations pour améliorer notre jeu. Et il faut continuer à travailler de cette manière, parce que je crois que la croissance que connaît l'Uruguay se reflète aujourd'hui. Les joueurs l'ont montré et nous devons continuer sur cette voie. »
Transfert d'Andres Vilaseca au RC Vannes
Andres Vilaseca va rejoindre le RC Vannes la saison prochaine. Vilaseca a commencé le rugby avec le club amateur des Old boys avec son frère (Santiago lui aussi ancien capitaine de l’équipe d’Uruguay). Puis il part aux États-Unis en 2019 pour le club Austin avant de revenir en 2020 dans la franchise professionnelle urugayenne de Penarol.
Membre de l’équipe nationale depuis 2013, après avoir participé en 2010 et 2011 à la coupe du monde des moins de 20 ans, Vilaseca a participé aux dernières Coupe du monde (2015 et 2019).
Il l’affirme : son équipe a fait un grand Mondial malgré cette lourde défaite contre les Blacks. «On vient d’affronter la meilleure équipe du monde pour notre 4e match lors de ce Mondial et la fatigue physique et mentale s’est faite sentir. Par moment, on a réussi à jouer mais au fur et à mesure que le match avançait, la Nouvelle-Zélande a trouvé des espaces et c’est devenu plus difficile pour nous.
Nous avions l’objectif de battre l’Italie et on a échoué, mais on fait un Mondial impressionnant néanmoins. On était inférieur individuellement, mais on a su élever notre niveau de jeu, même face à la Nouvelle-Zélande. Personne n’aime perdre, mais on peut être fier de ce que l’on a fait. On a lutté jusqu’à la dernière seconde. C’est un grand Mondial. On achève trois longues années. C’étaient les plus belles et les dures de ma vie. Je ne sais pas si j’ai été bon ou pas, mais j’ai tout donné pour l’équipe.