Le Lyon Olympique Universitaire Rugby, communément appelé LOU Rugby, est un club de rugby à XV basé à Lyon. Fondé en 1896, il est l’un des plus anciens clubs de rugby en France et a connu une histoire riche ponctuée de succès et de renaissances. Aujourd'hui, le LOU est un club de Top 14 qui habite Gerland, et étend son empire sur les terrains tout autour.
Le LOU Rugby voit le jour en 1896 sous le nom de Racing Club de Lyon avant de devenir le Lyon Olympique Universitaire. Le LOU Rugby, section rugby du club omnisport du Lyon Olympique Universitaire, trouve ses origines en 1896, à l’initiative de quelques étudiants du Lycée Ampère à Lyon, qui fondèrent deux équipes : le Racing Club de Vaise et le Rugby Club de Lyon. Ce dernier s’était d’ailleurs fait remarquer en dominant l’équipe du Lycée de Bourgoin, 42-0.
En 1898, le Racing Club de Vaise et le Rugby Club de Lyon fusionnèrent, donnant naissance au Racing Club de Lyon. En 1902, le jeune club lyonnais fait évoluer son nom pour la troisième fois, devenant le Lyon Olympique. En 1910, le club est renommé Lyon Olympique Universitaire. Entre temps, le 30 décembre 1900, le Racing Club de Lyon fête l’inauguration du Stade de la route d’Heyrieux, qui n’est autre que l’actuel Stade Vuillermet.Son adversaire, le FC Lyon, quittera la pelouse à 20 minutes de la fin du match, alors qu’il était mené 24-0. Le LOU s’installera pendant plusieurs années au Stade des Iris, à Villeurbanne, avant de revenir au Stade Vuillermet dans les années cinquante.
À la fin des années 1980, passer son dimanche après-midi au stade Vuillermet, à la jointure de Lyon et de Vénissieux, permettait de voir deux matches pour le prix d'un, depuis la tribune : au centre, le LOU rugby, alors en groupe B ; à droite, sur le terrain annexe, les féminines du FC Lyon, l'ancêtre de l'OL féminin. Le LOU était un ancien géant local endormi, dans l'ombre de l'OL, mais aussi de l'Asvel, le club le plus titré de l'agglomération. Les fans de sport, à Lyon, couraient à Gerland, ils se pressaient cours Émile-Zola à Villeurbanne dans la Maison des sports enfumée les soirs de matches européens, mais Vuillermet était un exil, loin de la passion.
Dans un contexte lyonnais qui laissait alors de la place à tout le monde, de l'Asvel-Rugby au XIII de Lyon-Villeurbanne, le LOU première époque avait eu deux titres de gloire : avoir été champion de France en 1932 et 1933, mené par son capitaine Vincent Graule, et avoir accueilli le demi de mêlée des All Blacks, Chris Laidlaw, qui l'avait fait remonter en Première Division, en 1970, et qui avait débarqué parce qu'il avait connu le restaurateur Gérard Astic, qui tenait « Chez Rose ».
Les Années de Gloire et les Défis
Le club remporte ses deux titres de Champion de France en 1932 et 1933, marquant son apogée dans l’élite du rugby français. L'histoire sportive du LOU Rugby est notamment marquée par deux titres de Champion de France consécutifs : en 1932, grâce à une victoire contre Narbonne, 9-3 ; et en 1933, toujours contre les narbonnais, qui faisaient figure de favoris (10-3). Des performances de haut rang, sous la houlette de son capitaine de l’époque, Vincent GRAULE, international français, ou encore Jean BRIAL. Tous deux étaient des joueurs confirmés, débarqués au LOU la saison précédente. Saison qui avait d’ailleurs vu le LOU échouer en finale contre le RC Toulon (6-3).
Durant les saisons 1931-32 et 1932-33 le LOU remportera ses premiers Brennus d’affilés inscrivant ainsi le LOU dans l’histoire du Rugby français. Durant la saison 1932-33 le Lou remportera également le challenge « Yves du Manoir », ça sera le premier doublé de ce type dans l’Hexagone.
Après son âge d’or, le club traverse une longue période de difficultés. Il oscille entre les divisions sans réussir à retrouver son lustre d’antan. Pendant plusieurs décennies, le LOU Rugby va connaître des résultats en dents de scie. Le club fera malgré tout parler de lui lors de la saison 1971/1972. Alors qu'il vient tout juste d'éviter la relégation, le LOU enregistre l'arrivée d'une star du rugby mondial : Chris Laidlaw (photo), 1/2 de mêlée et capitaine des All Blacks, avec qui il compte plus de 50 sélections. C'est tout simplement le premier joueur néo-zélandais à rejoindre le championnat de France !
Avec Laidlaw dans ses rangs, les Rouge et Noir parviendront à sa qualifier pour la phase finale du championnat, une première depuis 5 ans. Le Al Black Chris Laidlaw a joué au LOU au tout début des années 70.
Le LOU Rugby refera surface à la fin des années 80 et au début des années 90, en seconde division, avec deux titres remportés (1989, 1992). Ce samedi contre Perpignan, les vainqueurs du titre de champion de France de deuxième division conquis par le LOU en 1989 seront fêtés à Gerland.
Lors du printemps 1988, il avait réussi le tour de force de redescendre du Groupe B en deuxième division après avoir été tenu en échec (16-16) lors de la dernière journée à Vuillermet. Michel Jouty président, Aimé Buiret et Adrien Di Scanno entraîneursCette descente avait entraîné une révolution de palais. Le 5 mai 1988, le président Jacques Sicard était remplacé par Michel Jouty. Les deux entraîneurs, Jean-Claude Jouanno et François Skrela étaient remplacés par Adrien Di Scanno (Givors) et Aimé Buiret, ancien pilier du LOU. Le LOU entame un renouveau dans les années 2000 avec un projet ambitieux.
En 2002, le LOU Rugby, qui évolue toujours au Stade Vuillermet (4 822 places) devient Champion de France de Fédérale 1 et accède pour la première fois au Championnat de France de PRO D2, premier échelon du rugby professionnel en France. Lors de la saison 2007/2008, les lyonnais atteignent la phase finale du championnat, s'inclinant malheureusement aux portes de la finale face à Mont-de-Marsan. Mais le LOU a l'ambition et le potentiel pour aller plus loin.
En témoigne la saison 2009/2010, où il est stoppé en finale d’accession par le Stade Rochelais. Le club échoue à une marche du TOP 14. Renforcée par de nouvelles recrues issues du TOP 14 ou du championnat anglais, l’équipe gagne en talent et en expérience, prête pour jouer le haut du tableau.
Et cette saison 2010/2011 sera la bonne. Longtemps dauphin du SC Albi, impressionnant leader jusqu'à la trêve, le LOU enchaîne onze matchs sans défaite, entre novembre et mars, prenant par la même occasion la première place… qu’il ne lâchera plus. Le LOU Rugby évolue désormais en TOP 14 pour la première fois de sa jeune histoire professionnelle. L'apprentissage se poursuit. Le Club fait le "yoyo" sportivement mais continue de grandir dans toutes ses composantes.
Cette première saison parmi l’Elite (2011/2012) sera marquée par un changement de stade : fini le Stade Vuillermet, place au Matmut Stadium (7 998 places), à Vénissieux, inauguré le 19 novembre 2011 contre Toulon (Challenge européen). Centre d'entraînement, Brasserie, Boutique, espaces réceptifs, siège social... c'est un véritable lieu de vie ! La capacité sera poussée à 11 805 places (2014). De retour en PRO D2 en 2012, le LOU reste ambitieux, en témoigne les arrivées conjuguées de Sébastien CHABAL et de Lionel NALLET.
Lors de la saison 2014/2015, le club ne parvient toujours pas à se maintenir au sein de l’Elite, mais va pouvoir s’offrir une 3ème chance : l’équipe du nouvel entraîneur Pierre MIGNONI, renforcée par les arrivées de Julien BONNAIRE ou encore Napolioni NALAGA, domine le championnat de PRO D2. Et, pour l’année de ses 120 ans, le LOU devient une nouvelle fois Champion de France, égalant son propre record de points marqué au classement (117 points).
S’appuyant notamment sur l’arrivée de l’international français Frédéric MICHALAK, recordman de nombre de points inscrits en Equipe de France, les saisons qui suivront cette remontée seront celles de toutes les « premières » pour le LOU en TOP 14 : le maintien, assuré à l’issue de la saison 2016/2017 et surtout une qualification pour la phase finale la saison suivante. Cet aboutissement se transforma même en exploit puisque l’équipe réussira le pari de s’imposer à Toulon lors du barrage, à l’issue d’un match épique (19-19 après prolongation et au bénéfice du nombre d’essais inscrits), pour s’offrir une demi-finale historique… au Groupama Stadium, à Lyon !
Une rencontre perdue, certes, mais qui fera grandir encore un peu plus le club. Et pour preuve : la saison suivante, le LOU récidive en se hissant à nouveau dans le dernier carré (défaite contre Clermont à Bordeaux). Cette période sera aussi marquée par la migration du LOU au Stade de Gerland, rebaptisé Matmut Stadium de Gerland. Le LOU Rugby joue ses matchs à domicile au Matmut Stadium de Gerland, une enceinte moderne pouvant accueillir plus de 25 000 spectateurs.
Depuis son retour en Top 14, le LOU Rugby s’affirme comme une équipe redoutable, participant régulièrement aux phases finales du championnat et se qualifiant pour la Coupe d’Europe.
Autour du stade de Gerland, six SCI ont été montées pour construire, avec une bénédiction municipale, un autre empire que celui qui a vu le jour à Décines. Mais ce n'est pas le LOU qui s'en enrichit directement : le club ne possède qu'une part infime de ces SCI, de l'ordre de 1 %. Également candidat au rachat ou à l'exploitation du Stade de France, Olivier Ginon penserait, désormais, à prendre le contrôle du palais des sports de Gerland, de l'autre côté de la rue.
Depuis que le LOU occupe Gerland, des vieux supporters lyonnais reviennent hanter le bout de l'avenue Jean-Jaurès, pour le plaisir de monter les marches historiques du stade sous les voûtes de Tony Garnier. Et pendant que l'ancien site du stade Vuillermet est envahi de buissons et de mauvaises herbes, Gerland reste un quartier qui vit, en fin de semaine.
Sur le sujet de la popularité et de l'implantation du club, Yves Billet, 35 ans dans les pas du LOU pour le Progrès, observe : « D'un côté, le LOU n'est pas très populaire auprès des autres clubs de la région, et ne parvient pas à attirer les meilleurs jeunes du coin, comme le faisait Bourgoin, par exemple. De l'autre, il a su se constituer un vrai public, avec 15 ou 16 000 spectateurs de moyenne, et c'est sans doute le club où l'avant-match et l'après-match sont le plus festifs. Beaucoup d'étudiants viennent à Gerland après les matches. »
Dans l'ombre du LOU, le reste du rugby de l'agglomération, qui sera au Groupama Stadium, ce vendredi soir, a parfois dû s'unir pour survivre. L'Asvel et Rillieux ont formé le Stade Métropole (Nationale 2), qui évolue cette saison au stade du Loup-Pendu, à Rillieux, mais s'installera au stade Boiron-Granger, à Villeurbanne, après les travaux. Créé en 2017, le Club Omnisports de Lyon, formé par des étudiants, est en Régionale 1. Autour, un peu plus loin, Givors et Villefranche maintiennent une tradition, alors que Bourg, à une heure, et Bourgoin - Jallieu, à un peu moins, sont mal classés en Nationale. À Gerland comme sur le terrain, le LOU a peu de voisins encombrants.
Le LOU veut repartir sur de bonnes bases. Ce samedi 6 septembre aura lieu le grand début de la saison 2025-2026 de Top 14. A 17h00, Lyon débute par la réception du Racing 92. En attendant, Baptiste Couilloud en a profité pour revenir notamment sur le dernier exercice, particulièrement compliqué pour sa formation, qui a terminé à la onzième place du classement. En plus de cela, il a fallu attendre cinq journées avant la fin de ce même exercice pour assurer officiellement le maintien, côté lyonnais.
Ce mardi, auprès de L’Equipe, le demi de mêlée international français Baptiste Couilloud (28 ans), capitaine du LOU, s’est notamment exprimé sur ces dernières semaines compliquées : « On a connu une saison très mouvementée. On s’est bien repris, mais on avait besoin de se retrouver sur des fondamentaux. L’arrivée de Karim Ghezal (début décembre) nous a fait énormément de bien sur certains éléments qui ne demandent pas forcément de talent, notamment l’attitude à avoir pendant et après les matchs. C’était quelque chose de très important pour nous de remettre à niveau. Depuis son arrivée, il a insisté sur ce genre de choses et ça nous fait du bien. »
Couilloud : « On veut se présenter comme un concurrent crédible au top 6 » Malgré ses difficultés, ces derniers mois, le LOU reste particulièrement ambitieux pour cette nouvelle saison : « L’objectif est clairement assumé en interne : on a des ambitions élevées. On veut se présenter comme un concurrent crédible au top 6. Bien sûr, il faut qu’on fasse preuve d’humilité par rapport aux deux saisons qu’on vient de vivre (deux fois 11e). C’est vrai qu’on sort de deux saisons mouvementées où le club, dans son intégralité, n’a pas fait preuve de stabilité. Ça, ça nous a fait défaut.
C’est une des charnières les plus performantes du TOP 14 sur ces dernières saisons. L’association Couilloud - Berdeu fait le bonheur du LOU Rugby et de ses supporters. Quel rugbyman lyonnais ne rêverait pas d’avoir le même parcours Baptiste Couilloud ? Né à Lyon, le demi de mêlée de LOU Rugby a écrit sa carrière dans sa ville natale. Âgé de 27 ans, il a commencé le rugby à l’école de rugby du LOU, avant d’y intégrer le centre de formation puis d’être lancé dans le grand bain quelques années plus tard.
A seulement 18 ans, il dispute son premier match en professionnel à Colomiers, lors de la J27 de PRO D2 en 2016. Derrière, il enchaîne avec son premier essai lors de la J28 face à Biarritz, et sa première titularisation sur la pelouse de Narbonne pour le compte de la J29. Après ça, ses débuts en TOP 14 ne se font pas attendre. Champion de France de PRO D2 à l’issue de la saison 2015-2016, le LOU Rugby accède à la division supérieure et lors de la deuxième journée, Baptiste Couilloud effectue ses débuts en TOP 14 sur la pelouse du Racing 92. 2 ans plus tard, il prend une autre dimension en devenant le capitaine de cette équipe.
Aujourd’hui, le capitaine de la meute cumule plus de 160 matchs avec le club qui l’a vu grandir. Si son demi de mêlée est un pur lyonnais, le parcours de Léo Berdeu est lui différent. Du haut de ses 1m95, le demi d’ouverture est un méditerranéen, de Cannes précisément.
C’est ensuite du côté de Grasse qu’il touche ses premiers ballons de rugby, avant de rejoindre le centre de formation du RC Toulon. En 2016, il va même être champion de France Crabos avec les Toulonnais, dont certains de ses coéquipiers étaient Louis Carbonel, William Van Bost ou encore Antoine Zeghdar. Du rouge et noir de Toulon, il a rejoint ces couleurs là mais de Lyon à l’issue de ce titre. Il intègre l’équipe espoir du LOU, puis s’adjuge sa première feuille de match avec Lyon en 2017 lors de la J26.
Mais en 2018, dans le cadre de sa progression, il rebondit dans le Lot-et-Garonne, à Agen où il est prêté deux ans. Il enchaîne les feuilles de matchs, obtient même ses premières titularisations et gagnent beaucoup en expérience. En 2020, il est de retour de prêt à Lyon et va s’imposer comme le numéro 10 du LOU Rugby. Avant de collaborer, les deux joueurs se sont affrontés lorsque Léo Berdeu était en prêt face à son club.
Lors de la saison 2018/2019 lors de la J23, Agen reçoit Lyon. Léo Berdeu est titulaire à l’ouverture du côté Agenais, tandis que Baptiste Couilloud est lui remplaçant côté lyonnais. L’issue du score ? Avantage Berdeu, qui s’est même offert le luxe d’inscrire un essai et 15 et des 25 points du SUA. C’est leur seule confrontation en professionnel, avant que les deux évoluent ensemble au LOU Rugby. 2 saisons plus tard, ils sont alignés ensemble pour la première fois sur un match de TOP 14, lors de LOU Rugby - Union Bordeaux-Bègles. Première association, et première victoire ensemble.
Depuis, les deux hommes ont été associés à la charnière lyonnaise à 41 reprises en TOP 14 en tant que titulaires. Depuis leurs débuts côte à côte, l’association Couilloud-Berdeu est devenu une véritable machine à points. Si Léo est le buteur de cette équipe, Baptiste Couilloud a pris l’habitude de devenir l’un des meilleurs marqueurs du championnat.
Les deux joueurs se sont mêmes illustrés simultanément lors de l’exercice 21/22. D’un côté Léo Berdeu avait terminé meilleur réalisateur de la saison avec 251 points marqués, tandis que Baptiste Couilloud avait fini meilleur marqueur d’essais, avec 11 réalisations. Au total, ils avaient inscrit 306 des 637 points du LOU Rugby sur l’ensemble de la saison. Cette même année là, ils étaient allés au bout de leur campagne européenne en remportant la Challenge Cup.
D’ailleurs, le capitaine de la meute fait partie d’une liste dont peu de joueurs font partie en TOP 14. La liste de ceux qui ont terminé plus d’une fois meilleur marqueur sur une saison régulière. En effet, Baptiste Couilloud a encore frappé l’année dernière, en terminant à la première place des meilleurs marqueurs avec 17 essais. Seuls Timosi Nagusa (11-12, 15-16) et Napoleoni Nalaga (07-08, 08-09, 12-13) ont réalisé cette performance. Quant à Berdeu, il est lui devenu meilleur réalisateur du club la saison dernière, dépassant les 636 points de Romain Loursac.
La charnière lyonnaise aura donc marqué les esprits du championnat, au point de rallier les portes du XV de France, même si l’un a connu Marcoussis bien plus tôt que l’autre. C’est d’abord le natif de Lyon qui a pu connaître les sélections en équipes jeunes, à XV et à VII. En 2018, seulement 2 saisons après ses débuts en pro, il est appelé par Jacques Brunel pour pallier le forfait d’Antoine Dupont lors du Tournoi des Six Nations. Lors de la rencontre face à l’Italie, le supporter de l’Olympique Lyonnais honore sa première sélection… sur la pelouse de l’Orange Vélodrome de Marseille ! Depuis, le demi de mêlée a souvent été appelé lors des rassemblements et compte aujourd’hui 17 sélections. Il a même été parmi les vainqueurs du Grand Chelem en 2022, il est aussi le fameux plongeur dans la Seine qui est allé chercher le trophée. En 2023, il a fait partie de la liste de Fabien Galthié pour la Coupe du Monde, où il a joué 3 matchs et marqué 1 essai. Pour son compère, Léo Berdeu a lui aussi multiplié les rassemblements des Bleus mais est encore à la recherche de sa première sélection officielle.

TOP 14 Saison 2025-2026 J04 - Résumé Section Paloise - LOU Rugby
Le LOU à travers les guerres
Le LOU a traversé les deux guerres mondiales, lors de la première, le club a dû affronter la perte de 120 joueurs. Il n’a pas été épargné par la deuxième, on notera notamment la perte de Anatole, dit Tola, Vologe, il est l’un des plus grands sportifs français de cette décennie, il pratiquait notamment le tennis de table, le hockey, l’athlétisme et de rugby. Il sera l’un des dirigeants marquants du LOU, il sera assassiné en 1944 par la Gestapo.
Figures Emblématiques et XV de Légende
Une nouvelle équipe voit le jour porté par des joueurs d’exception tel que Lucien Caron, pilier international, Louis Junquas, récent capitaine du XV de France ou encore Michel Pomathios, ailier préfigurant l’attaquant moderne, d’une rare polyvalence à l’époque. En 1951, le LOU se hissera à la cinquième place des clubs de rugby français. En 1950, le LOU crée la première école de rugby pour les tout-petits, par la suite le club accueil Chris Laidlaw, ancien capitaine All-black, ce fut la première fois qu’un néo-zélandais évoluait en France ! Autres faits marquants de la vie du LOU cette même décennie, fut la naissance du premier regroupement d’anciens joueurs, le Club des Mille, fondé en 1970.
Trois ans plus tard, le premier club de supporters vient faire son apparition. La saison 1974-75 est gravée comme l’une des meilleures performances des Rouge et Noir, alors deuxième de leur poule. En 1984, les cadets du LOU remportent la finale du championnat de France première division, le premier titre national pour nos louveteaux. Pierre Salviac, commentateur-vedette de la télévision, déclarera à l’antenne : « Je souligne ce résultat parce que c’est le retour de Lyon comme grand centre du rugby français. »
Reconverti en tant que médecin généraliste, Romain Loursac a pu nous accorder un peu de son temps, en cette période chargée pour le corps médical, afin de composer son "XV de légende" du LOU. N’ayant connu que ce club durant l’entièreté de sa carrière, le jeune retraité a élaboré grandement son équipe en fonction des joueurs qu’il a pu côtoyer. Romain Loursac c’est pas moins de 10 ans passés à Lyon, 3 montées en Top 14 et surtout de nombreuses rencontres faites au sein de son club de toujours.
Voici le XV de légende de Romain Loursac :
- Xavier Fiard
- Mickaël Ivaldi
- Laurent Pakihivatau
- Lionel Nallet
- Félix Lambey
- Julien Puricelli
- Gérald Gambetta
- Philippe Delannoy
- Baptiste Couilloud
- Romain Loursac
- Moselle Ratuvou
- Thibaut Regard
- Vincent Graule
- Rémy Grosso
- Toby Arnold

Section Féminine
A partir de 2008 le LOU ouvre sa section féminine, ces dernières ne tardent pas à se faire remarquer grâce à leurs performances. Lors de la saison 2011-12, elles demeurent invaincues toute la saison, mais pour un tir au but raté lors de la finale, elles voient leur titre et l’accession au niveau supérieur leur filer sous le nez. En 2013, elles obtiennent le titre de championnes de France Fédérale 1 et en 2016, elles sont sacrées vice-championnes de France Élite 2 en 2016.
Les Défis de Leadership
Entre la méforme de ses cadres et le manque de caractère du groupe, l’absence du capitaine Couilloud se fait plus que jamais ressentir à Lyon. Le LOU a trop souvent des airs d'agneau lorsque le chef de meute in extenso Baptiste Couilloud n'est pas là.
Sans surprise, c'est encore pire sans lui, puisque le ratio de victoires des coéquipiers des hommes du 69 tombe à moins de 30 % lorsqu'il n'est pas là. Heureusement pour les coéquipiers de Gabin Lorre, le demi de mêlée aux 17 sélections pourrait être de retour après la trêve automnale, soit d'ici fin novembre. Mais avant cela, le LOU aura un déplacement très périlleux à négocier, puisque c'est le RCT qui l'accueillera dans un Mayol où il n'a plus perdu depuis 16 mois en Top 14, ce samedi. Rien d'évident quand on sait que Lyon n'a, lui, remporté que 3 de ses 34 derniers déplacements dans ce championnat si relevé.
