Confrontations Historiques au Hockey sur Glace : Suisse vs Autriche

Le hockey sur glace est un sport qui suscite des passions, et les confrontations entre nations voisines ajoutent une dimension supplémentaire à l'excitation. Les matchs entre la Suisse et l'Autriche ne font pas exception, et cet article explore l'histoire de ces rencontres, les moments clés et les dynamiques qui les caractérisent.

Historique des Confrontations

Les confrontations entre la Suisse et l'Autriche ont une longue histoire, marquée par des hauts et des bas pour les deux équipes. Ces matchs sont souvent empreints d'une rivalité amicale, mais l'enjeu sportif reste toujours au centre des préoccupations.

Championnat du Monde 2025 : Suisse vs Autriche

Un des quarts de finale opposait la Suisse à l’Autriche. La Nati faisait figure de grande favorite. Les joueurs de Patrick Fischer n’avaient concédé qu’une seule défaite, en ouverture en prolongation contre la Tchéquie, avant d’enchaîner six succès de rang. Depuis le Mondial 2021, la Suisse connaît un rendement impressionnant avec 30 victoires en 35 matchs aux championnats du monde. Rien ne semble pouvoir arrêter les vice-champions du monde en titre qui bénéficient cette année d’une constellation de stars, même si Nico Hischier a quitté le tournoi sur blessure. Tyler Moy (9 points), Denis Malgin (9 passes) et Sven Andrighetto (7 buts) sont les plus en vue.

La Suisse n’a plus aucun complexe depuis longtemps et réussit surtout à déjouer les matchs piégeux face à des adversaires présumés plus faibles. Trente et un ans après le Mondial en Italie, les Autrichiens sont de retour en quart de finale. Une récompense semblable à un trophée à part entière pour Bader, et mérité au vu de leur parcours. L’Autriche n’a pas encaissé plus de 5 buts dans un match et remporté quatre victoires contre la Slovaquie, la France, la Slovénie et la Lettonie. La dernière victoire autrichienne sur la Suisse remonte au Mondial 2015 de Prague.

Côté suisse, si Stéphane Charlin n’a encaissé que 3 buts en 3 matchs, Patrick Fischer a privilégié le choix de l’expérience avec Leonardo Genoni. Les deux équipes se réunissent dans un Jyske Bank Boxen de Herning qui sonne creux avec de nombreux sièges vides. La Suisse va aborder cette rencontre le couteau entre les dents, Niederreiter s’offre la première occasion. La domination helvète est nette et pousse à la faute l’Autriche qui concède une première pénalité par Zwerger. Timo Meier se montre dangereux avec une frappe sur le montant et rate ensuite un contre. La pénalité est tuée mais la Nati va tout de même faire mouche : Andrea Glauser s’infiltre et transmet le palet à sa gauche à Christoph Bertschy qui ouvre le score (1-0, 06’38).

À la 10e, l’Autriche concède une nouvelle pénalité… et cette fois-ci convertie en but par les Suisses. Andrighetto manque de profiter d’un rebond et touche le poteau. Après quelques lancers de la Nati, Kevin Fiala à gauche délivre une passe lumineuse à Timo Meier qui double la mise (2-0, 11’03). La Suisse a beaucoup d’appétit dans ce quart de finale et connaît une nouvelle bonne séquence, Ambühl quitte la glace, entre en jeu Ken Jäger qui surgit dans le camp autrichien et bat Kickert côté plaque (3-0, 14’17). L’Autriche est déjà KO et Roger Bader utilise son temps-mort, histoire de remettre les idées en place.

La Nati débute la seconde période avec un maxi jeu de puissance. Dans un premier temps, les Autrichiens s’en sortent plutôt bien malgré des tirs de Malgin, Kukan et Moy. Mais à une trentaine de secondes de la fin de la pénalité majeure, Nino Niederreiter frappe en pivot dans le slot, le palet tape la bande et revient vers Kevin Fiala qui ne manque pas l’angle ouvert (4-0, 23’32). Et l’addition se corse un peu plus. L’Autriche est mal en point et voit définitivement ses minces espoirs de demi-finale s’évaporer.

Le match est plié mais pas terminé, les hommes de Roger Bader bénéficient d’ailleurs d’un 5 contre 3 pendant plus d’une minute mais cette double supériorité numérique est mal négociée avec peu de vitesse et d’automatismes, une déviation de Raffl constitue le seul danger. Et à l’opposé, Schmid qui déborde est proche de mettre un sixième but. La Suisse enchaîne néanmoins les pénalités dans ce second tiers avec une nouvelle faute de Fiala, Peter Schneider touche le poteau avec sa reprise de volée. L’Autriche ne profite pas des généreux jeux de puissance offerts par la Nati, et David Kickert doit poursuivre les parades, sa plus belle est à la 35e minute devant une reprise de volée plein champ de Moy.

Au début du troisième tiers, Kickert doit s’employer sur des tirs de Meier et Riat, mais l’intensité de jeu baisse d’un cran. A la 52e minute, l’Autriche obtient une nouvelle grosse opportunité : Paul Huber part dans le dos de la défense suisse, le gardien de Zoug repousse de nouveau. Le jeu se poursuit et dans le camp autrichien, Ken Jäger fait le tour de la cage et sert à l’opposé Simon Knak qui tire au-dessus du gant de Kickert (6-0, 51’46). Un set à zéro, mais le gant de Kickert sera efficace ensuite devant Berni.

La Suisse ne s’est pas laissée surprendre, rapidement mise à l’abri dès la première période, et elle a poursuivi ses efforts en seconde période, avant de lever le pied en troisième. On voyait mal la Nati trébucher face à des Autrichiens déjà soulagés d’être en quart de finale, surtout pour le dernier tournoi de l’icône Andres Ambühl.

Roger Bader (entraîneur de l’Autriche) : « Malgré la défaite contre la Suisse, c’est un Mondial fantastique, on ne peut pas assez le souligner. »

Thomas Raffl (capitaine de l’Autriche) : « Nous ne devons pas mettre en avant le négatif, plutôt les performances positives. Il y a quelques semaines nous parlions encore de maintien, aujourd’hui nous étions en quart de finale. »

Jeudi 22 mai 2025 à 16h20 au Jyske Bank Boxen de Herning.

  • 1-0 à 06’38” : Bertschy assisté de Glauser
  • 2-0 à 11’03” : Meier assisté de Fiala et Moy (sup.
  • 3-0 à 14’17” : Jäger assisté de Ambühl
  • 4-0 à 23’32” : Fiala assisté de Niederreiter et Kukan (sup.
  • 6-0 à 51’46” : Knak assisté de Jäger

Suisse : Leonardo Genoni (Stéphane Charlin); Michael Fora, Romain Loeffel; Kevin Fiala, Andres Ambühl, Denis Malgin; Andrea Glauser, Dean Kukan; Sven Andrighetto, Pius Suter, Nino Niederreiter; Janis Moser, Christian Marti; Timo Meier, Enzo Corvi, Damien Riat; Samuel Kreis; Ken Jäger, Tino Kessler, Christoph Bertschy, Simon Knak.

Autriche : David Kickert (Florian Vorauer); David Maier, Dominique Heinrich; Peter Schneider, Benjamin Baumgartner, Marco Rossi; Philipp Wimmer, Clemens Unterweger; Manuel Ganahl, Thomas Raffl, Brian Lebler; Nico Brunner, Thimo Nickl; Mario Huber, Lukas Haudum, Dominic Zwerger; Philipp Lindner; Paul Huber, Patrick Zwerger, Oliver Achermann.

Remplaçants : Stéphane Charlin (G), Grégory Hofmann (A). En réserve : Sandro Aeschlimann (G), Dominik Egli (D), Nicolas Baechler (A).

Remplaçant : Florian Vorauer (G). En réserve : Benedikt Oschgan (G), Luis Lindner (D), Lukas Kainz (A).

La National League A (NLA) et son Impact

Tout Savoir Sur Les Regles Du HOCKEY SUR GLACE

La National League A (NLA) est la ligue de hockey sur glace la plus populaire d’Europe. La saison dernière, la National League A helvétique est devenue la ligue la plus populaire d’Europe, détrônant l’Elitserien suédoise avec 6'306 spectateurs par match en NLA contre 6'160 pour la ligue suédoise. Derrière, l’AHL est à 5'196 spectateurs par match, ce qui place donc la NLA au deuxième rang mondial, derrière l’intouchable NHL. En play-off, la NLA a même attiré 8'381 spectateurs par match.

Depuis une dizaine d’années, la grande ligue helvétique est dominée par le HC Davos, le club le plus titré de Suisse. Après le désert traversé durant les années 90, le club montagnard a réussi un retour au premier plan absolument sensationnel. Depuis son titre de 2002 (le premier depuis 1985), Davos a remporté cinq fois le trophée et atteint à sept reprises la finale des play-off.

Si seuls 4 clubs différents ont réussi à remporter le titre depuis 1999, le championnat reste néanmoins très ouvert. Finaliste malheureux en 2009 et 2011, Kloten, par exemple, fait partie des grands favoris cette année. Après les surprises rencontrées en play-off ces dernières années, avec des équipes qualifiées in-extremis et qui ont sorti le vainqueur de la saison régulière en quarts de finale, on peut dire que le championnat de NLA comptera, en mars prochain, 8 candidats au titre.

Et contrairement aux années 90, toutes les formations qui prennent part à ce championnat peuvent nourrir des ambitions de participation aux play-off. La dernière apparition en play-off d’Ambrì-Piotta date de la saison 2005-2006. Economiquement, le club a toutes les peines du monde à rivaliser avec les grosses cylindrées de la ligue. Mais aux yeux des amateurs de hockey, Ambrì-Piotta a sa place dans l’élite.

Club absolument culte, il fait partie de l’original four de la NLA (avec Lugano, Kloten et Fribourg), soit le groupe des clubs ayant participé à toutes les saisons depuis l’introduction des play-off en 1985. Cet été, au bord de la faillite, Ambrì-Piotta a une nouvelle fois été sauvé par la générosité de ses supporters, qu’ils soient de Suisse, d’Italie, d’Autriche ou d’Allemagne. Mais jusqu’à quand l’atypique club tessinois réussira-t-il à se maintenir dans cette ligue où un budget de 10 millions est considéré comme petit ? Les jours des Biancoblù semblent comptés ; pour la première fois de l’histoire, le club était d’ailleurs contraint de lutter face au champion de NLB la saison dernière, dans une terrible série promotion-relégation.

Par rapport à la saison dernière, l’équipe n’a que peu changé. Ancien entraineur de San José, Pittsburgh et New Jersey, l’Américain Kevin Constantine est toujours à la barre de l’équipe tessinoise, malgré la mauvaise saison écoulée. Les dirigeants lui font confiance pour construire quelque chose, à moyen terme. Valeur sûre, le gardien Thomas Bäumle est lui aussi resté fidèle au club. En défense, le roc tchèque Zdenek Kutlak voit d’un bon œil l’arrivée du routinier Pascal Müller et celle du jeune Canadien Maxim Noreau. Le jeune Montréalais a toutes les armes pour s’imposer en Suisse : patinage, technique, vision du jeu. Il pourrait se révéler être la très bonne surprise de la saison.

Point faible de l’équipe la saison dernière, l’attaque tessinoise a très peu changé. Seul le retour de Vitali Lakhmatov est significatif. Les leaders Paolo Duca, Martin Kariya, Erik Westrum, Mirko Murovic et Eric Landry devront améliorer leur rendement si Ambrì-Piotta entend se mêler à la lutte pour les play-off. A noter que le jeune Inti Pestoni, tout juste 20 ans, était le meilleur compteur de l’équipe la saison dernière.

Durant l’intersaison, le grand SC Bern du mythique entraineur Larry Huras a perdu son top scorer, Christian Dubé. A 34 ans, l’ancien coéquipier de Wayne Gretzky et Mark Messier était un joueur culte du SCB, mais qui a pourtant décidé de rejoindre Fribourg, le grand ennemi du club de la capitale fédérale. Devant le gardien Marco Bührer, valeur sûre, le SCB aligne une défense de fer articulée autour du génial Travis Roche. Le SCB a la chance d’avoir une défense forte de 8 hommes d’expérience, sans pour autant être trop vieillissante, l’arrière le plus âgé étant Joel Kwiatkowski (34 ans). Pour le robuste Franco-Suisse Johann Morant, que Larry Huras est allé cherché à La Chaux-de-Fonds, la concurrence sera rude ! En attaque, il y a abondance de bien ! Les routiniers Ivo Rüthemann, Martin Plüss, Ryan Gardner et Jean-Pierre Vigier voient débarquer le Canadien Byron Ritchie d’Elitserien.

Au delà des vérités de la glace, le club de la capitale fédérale est une véritable machine de guerre. Seul club en Europe à dépasser les 15'000 spectateurs de moyenne depuis 10 ans, le SCB est aussi un des rares clubs européens à faire des bénéfices, saison après saison. Mais malgré un budget de plus de 30 millions de francs suisses, les résultats laissent les supporters bernois sur leur faim. Avec une telle armada, les titres gagnés en 2004 et 2010 font un peu light tout de même. Pour le manager général Marc Lüthi et le directeur sportif Sven Leuenberger, le choix de construire l’avenir avec Larry Huras prend donc tout son sens. L’ancien homme fort de Rouen a remporté le titre avec trois grosses cylindrées différentes (Zurich, Lugano et donc le SCB) et avait emmené Ambrì-Piotta en finale en 1999. Personne mieux que lui ne connaît la NLA. Mais le Canadien a une forte pression sur les épaules.

Depuis son retour dans l’élite en 2008, le EHC Bienne n’a pas réussi à se qualifier pour les play-off. Si l’euphorie est redescendue depuis la promotion, le vent positif n’a pas complètement disparu pour autant. Champion de Suisse en 1978, 1981 et 1983, Bienne est un club de tradition, basé dans une région de hockey. Le pari du club du Seeland était de s’installer durablement en NLA, une ligue dans laquelle il avait évolué sans interruption entre 1975 et 1995. Avec le projet de nouvelle patinoire (prévue pour 2013) et l’établissement - sportivement parlant - de l’équipe dans la catégorie reine depuis trois ans, l’avenir du EHC Bienne en NLA semble, à moyen terme, assuré.

Après les turbulences des saisons 2008-2009 et 2009-2010, le directeur technique Kevin Schläpfer est devenu, également, l’entraîneur en chef de cette équipe biennoise. Sur la glace, Bienne s’appuie sur un duo de gardiens alliant expérience et jeunesse, mais aucun d’entre eux ne semble pouvoir être un élément décisif à l’échelle de la ligue. Reto Berra paraît cependant être le titulaire indiscutable. En défense, le dinosaure Martin Steinegger, bientôt 40 ans, entame sa vingt-deuxième saison en NLA. Avec 994 matchs disputés dans l’élite depuis le début de sa carrière, il est le joueur le plus expérimenté du championnat. L’ancien roc de l’équipe de Suisse s’approche du record de Gil Montandon (1'070 matchs en NLA) et reste, malgré tout, l’un des meilleurs défenseurs de la ligue. Avec l’Américain Tom Preissing et le Canadien Mario Scalzo, la défense biennoise comprend deux nouveaux défenseurs de tout premier plan, appelés à stabiliser la fragile arrière-garde seelandaise (173 goals encaissés l’an dernier). En attaque, Bienne a perdu son joyau Kevin Lötscher (parti au SCB) mais a pu conserver ses autres joueurs majeurs. Nous pensons bien sûr au top scorer allemand Ahren Spylo, mais aussi au bulldozer canadien Eric Beaudoin, très en vue en fin de saison dernière.

30, c’est le nombre de titres remportés par le HC Davos entre 1926 et 2011. Un nombre qui en fait, de loin, le club le plus prestigieux du pays. Depuis la prise de pouvoir d’Arno Del Curto en 1996, le HCD est retourné sur les devants de la scène après une décennie difficile, évinçant à la fin des années 90 Kloten des premiers rôles, pour rejoindre le trio magique Lugano-Bern-Zurich aux commandes de la NLA. Après une première finale en 1998 (perdue contre Zug), le mage Arno Del Curto a emmené son HCD au titre en 2002, 2004, 2007, 2009 et 2011. En 2003 et 2006, Davos atteignait la finale, mais perdait les deux fois face au HC Lugano. L’arme principale de Davos, c’est donc son coach Arno Del Curto.

Avec son allure baba-cool, toujours habillé très casual (sweet-shirt, jean et parfois même tongs, en plein hiver !), il détonne à côté des habituels coachs en complet-cravate. Son système de jeu spectaculaire à la transition hyper rapide fait merveille. Sans réel patron - le directeur sportif Rene Müller fait office de pantin -, Arno Del Curto fait la pluie et le beau temps, construisant son équipe à son image, saison après saison. Avec 94% d’arrêts et 1,92 goals encaissés par match, Leonardo Genoni était le meilleur gardien de NLA la saison dernière. En play-off, le Tessinois avait encore pu élever son niveau de jeu (96% d’arrêts !), devenant, à 23 ans, l’homme clé du succès davosien. Bien aidé par une défense de fer axée autour de Beat Forster, Tim Ramholt, Rene Back et Jan von Arx, le jeune gardien international a les moyens de rééditer une performance similaire cette saison. Devant, Davos c’est aussi très fort.

Le Tchèque Petr Sykora, 32 ans, a été le plus efficace la saison dernière avec 36 réussites personnelles. Josef Marha, lui, est l’un des joueurs les plus complets de la ligue, un véritable exemple pour les jeunes joueurs. On notera encore la présence de l’ancien international slovaque Peter Sejna ainsi que celle de Petr Taticek, un autre Tchèque. Côté suisse, c’est l’abondance. Le fer de lance de l’équipe, le prolongement de l’entraineur Arno Del Curto sur la glace, c’est Reto von Arx, 704 points accumulés en 818 matchs de NLA et décrit par Joe Thornton comme étant le joueur le plus talentueux hors NHL. Au rayon joueurs expérimentés, il y a également le capitaine Sandro Rizzi (749 match de NLA), l’un des meilleurs centres défensifs de la ligue. Le rugueux Mathias Joggi est aussi un élément important, de même que les jeunes prodiges Dario Bürgler et Peter Guggisberg. Le second nommé, longtemps blessé la saison dernière, ne devrait cependant pas pouvoir rechausser ses patins avant plusieurs mois. A noter également, tout de même, que Davos a perdu cet été le meilleur compteur des derniers play-off, Jaroslav Bednar, parti sous les palmiers de Lugano. Son apport dans le jeu davosien l’an dernier était indéniable et son départ risque bien de se faire sentir du côté de la somptueuse Vaillant Arena.

Aujourd’hui, le club de Genève-Servette fait partie du décor en NLA. Longtemps considéré par ses détracteurs comme un club éphémère à cause de son manque de tradition, du manque de culture hockey à Genève et du timing heureux coïncidant avec la relégation du Servette Football Club, mais aussi, de sa promotion de NLB jugée par certains plutôt artificielle, Genève-Servette a réussi son pari. La saison dernière, l’Ontarien avait claironné à qui voulait l’entendre que son Genève-Servette allait faire très fort. L’engagement de stars de la rondelle à l’appui, comme notamment Richard Park, l’Américain aux 722 matchs de NHL et engagé pour trois saisons. Résultat des courses ? L’équipe réalisait une saison régulière moyenne et se faisait dominer en quarts de finale par Zoug (4-2) alors que Richard Park réalisait une saison plutôt discrète. Les difficultés du boss des Vernets à travailler avec des stars se reconfirmaient et, après les mauvaises expériences Jan Hlavac ou Derek Armstrong, le club cherchait à casser son contrat avec Richard Park (qui vient de signer à Pittsburgh).

Pour 2011-2012, Chris McSorley semble avoir rechangé de fusil d’épaule. Exit les vedettes de la NHL - hormis le magistral défenseur Brian Pothier, 391 matchs en NHL - et bienvenue à des étrangers au CV moins chatoyants. Le choix du patron s’est porté sur Rico Fata, un attaquant polyvalent qui évoluait à Bienne depuis 2008 et que personne d'autre ne voulait (167 matchs en Suisse, 230 en NHL), ainsi que sur l’Amiénois Kevin Hecquefeuille. Pour le Français, il s’agit d’une première expérience au très haut niveau, après ses saisons en DEL et à Nybro, au deuxième échelon suédois. Appelé à jouer un rôle de défenseur offensif d’impact à la ligne bleue, il sera tout de même en concurrence avec les monuments Goran Bezina et Brian Pothier pour une éventuelle place en premier bloc d’unité spéciale. En attaque, Genève-Servette possède plusieurs attaquants « suisses » de premier plan. L'Américano-Suisse Dan Fritsche (256 matchs de NHL), neveu de la légende John Fritsche (ex-Ambrì, Lugano et Zug), est l'une des grandes vedettes de la ligue. L'ultra rapide ailier américano-suisse Eric Walsky, lui, est en pleine confiance après des play-off 2011 incroyables (au niveau personnel). Le puissant Finlandais Tony Salmelainen - capable du meilleur comme du moins bon mais doté d'un patinage extraordinaire -, l’international Paul Savary et le magicien Juraj Simek, eux aussi très bons patineurs, seront à surveiller de prêt.

Durant les années 90, Gottéron était l’une des grosses cylindrées du championnat de Suisse. Seul club francophone présent dans l’élite durant de nombreuses saisons, il représentait la Suisse romande à lui tout seul, une Suisse romande pourtant composée de nombreuses régions à forte tradition hockeyistique. Durant ses grandes années, menée par les stars russes Vycheslav Bykov et Andrei Kohmutov, dirigée par le légendaire Paul-André Cadieux, l’équipe fribourgeoise avait atteint la finale des play-off à trois reprises et consécutivement, entre 1992 et 1994. Malheureusement pour lui, contre le SC Bern puis face à Kloten deux fois, Gottéron ne trouvait pas la solution.

Par la suite, après le départ du tsar Vyacheslav Bykov pour Lausanne en 1998, Fribourg a connu des années très difficiles, enchaînant les séries contre la relégation sans pour autant tomber en NLB. Devant la cage, avant le retour quasi certain du Franco-Suisse Cristobal Huet (normalement dès la septième ronde), la chance sera donnée à un bon gardien de NLB, Simon Rytz, de faire ses preuves avant le retour aux affaires du gardien des Bleus. Le point faible de Gottéron ces dernières années, c’était sa défense. Avec l’arrivée du géant tchèque Michal Barinka (192cm, 102kg), le nouvel entraineur Hans Kossmann espère avoir déniché un défenseur capable de sécuriser la défensive à lui seul. Avec le vétéran canadien Shawn Heins (37 ans), capitaine de l’équipe, Fribourg alignera donc deux imports en défense. Les autres stars, il faut les chercher en attaque. Monstre sacré du hockey suisse et alternative pour le job de capitaine, Sandy Jeannin est toujours là, avec ses 806 matchs de NLA dans les jambes. La fameuse ligne suisse réunissant Julien Sprunger, Andrej Bykov et Benny Plüss devrait être reconduite par le nouvel entraineur. Pour leur enlever de la pression, les dirigeants ont cassé leur tirelire et engagé le sniper tchèque Pavel Rosa, qui av...

Tableau des Confrontations Récentes

Voici un récapitulatif des confrontations récentes entre la Suisse et l'Autriche, incluant les dates, les scores et les compétitions.

DateCompétitionSuisseAutricheLieu
22 mai 2025Championnat du Monde60Jyske Bank Boxen de Herning

Ces informations permettent de suivre l'évolution des performances des deux équipes et de mieux comprendre la dynamique de leurs rencontres.

tags: #suisse #autriche #hockey