"Paris a acheté le match!": Rumeurs et réactions après la victoire du PSG en Ligue des Champions

Depuis la victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions, le 31 mai 2025, une citation attribuée à Éric Cantona affirmant que « Paris a acheté le match » circule largement sur les réseaux sociaux. La finale de la Ligue des champions, remportée 5-0 par le Paris Saint-Germain face à l’Inter Milan, samedi 31 mai 2025, à Munich, a vu naître une rumeur surprenante.

« Éric Cantona : “Paris a acheté le match !” », peut-on lire dans une publication X, publiée le 2 juin 2025 et vue plus de deux millions de fois. Né dans la cité phocéenne et joueur de l’Olympique de Marseille - grand rival du Paris Saint-Germain - pendant trois saisons, de 1988 à 1991, Eric Cantona est une figure emblématique du football français et international.

Les Surligneurs n’ont trouvé aucune trace de ces propos, ni sur les réseaux sociaux d’Éric Cantona, ni dans la presse locale, nationale et internationale. Contacté, l’ancien international n’a pas répondu personnellement à nos sollicitations au moment de la publication de l’article. La fausse citation a tout de même fait le tour du web, parfois sur un ton humoristique. Là encore, aucun élément concret ne vient étayer ces accusations.

La triste vérité derrière la victoire du PSG en LEAGUE DES CHAMPIONS enfin dévoilé: qui l'aurait crû

Réactions et controverses

Le PSG a gagné la Ligue des champions en corrigeant l’Inter 5-0. Une performance collective qui a impressionné les observateurs en Europe. Le Paris Saint-Germain est sur le toit de l’Europe et de quelle manière ! Les Parisiens ont offert une leçon de football à l’Inter Milan, terrassé 5-0 à Munich. La jeune équipe parisienne bat le record de la plus large victoire en finale de Ligue des champions sur 70 ans de compétition. Avec son pressing étouffant et sa qualité technique, ce PSG a enchanté la plupart des observateurs.

Un concert de louanges auquel ne participe pas forcément AS. Le célèbre quotidien sportif espagnol a ironisé sur les moyens investis par QSI pour atteindre son objectif de Ligue des champions, démarrant son analyse du match par un titre un brin provocateur : « Une ligue des champions à 2,283 milliards d’euros ». « Luis Enrique a fait ce que personne avant lui n’avait fait, placer le PSG là où il n’avait jamais été auparavant, sur l’autel destiné aux plus grands. Après une dépense monstrueuse, oui. Avec un État derrière, aussi. Mais avec lui aux commandes. Avec son technicien. Personne d’autre », a écrit AS. Un véritable triomphe. Le PSG a fait très fort, samedi, en finale de la Ligue des champions.

De passage en conférence de presse, Simone Inzaghi, l’entraîneur milanais, n’a eu aucun mal à admettre la supériorité des Parisiens. « C’est une grosse désillusion. La victoire du PSG est incontestable. Nous sommes extrêmement déçus, a-t-il confié après le match. Nous avons été gênés par l’incroyable pressing des Parisiens.

Il en a été tout autrement à Marseille, même si Adrien Rabiot s’est montré très impressionné. « Il n’y a pas eu de match, a-t-il confié dans une interview à la Gazzetta dello Sport. On s’est tous demandé où était l’Inter qui a éliminé Barcelone. Lautaro n’était peut-être pas au meilleur de sa forme et Thuram est le seul à sauver. Le PSG a ensuite réalisé un grand match qui récompense une grande saison.

Mais pour la grande majorité des supporters marseillais, le sacre du PSG, trente-deux ans après celui de l’OM face au Milan AC, a été très difficile à vivre. Et sur les réseaux sociaux, certains d’entre eux n’ont pas hésité à affirmer que les Parisiens avaient acheté la rencontre.

En France, notamment à Marseille, les réactions ont été bien moins mesurées. La victoire éclatante du rival parisien, 32 ans après le sacre de l’Olympique de Marseille, a réveillé certaines rancœurs. Sur les réseaux sociaux, une partie des supporters n’a pas hésité à remettre en question l’intégrité du match. Très vite, les commentaires ont fusé : « Le PSG n’a pas gagné la Ligue des Champions, il l’a achetée », « Cette victoire pue la corruption », « Qatar Airways sponsor de l’UEFA, du PSG et de l’Inter ?

Visiblement difficile à avaler pour quelques fans de football, le sacre européen du Paris Saint-Germain a été suivi d’un flot de rumeurs infondées. De nombreux internautes ont accusé le PSG, qui a infligé une claque (5-0) à l’équipe italienne de l’Inter Milan, d’avoir « acheté » le match. D’après certaines publications, l’Union des associations européennes de football (UEFA) aurait même décidé d’ouvrir « une enquête » pour, comprend-on, corruption.

L’article en question reprend, en réalité, des informations rapportées par le journal sportif français L’Équipe concernant l’ouverture d‘« une procédure disciplinaire ». Contactée par Les Surligneurs, l’UEFA n’a pas répondu à nos questions et nos demandes de précisions. Pour l’heure, l’instance gouvernante du football européen n’a pas communiqué sur l’ouverture d’une enquête préliminaire, telle que celle mentionnée par L’Équipe.

Le journal L’Équipe a indiqué que l’instance du football européen avait ouvert une enquête dans le cadre d’une procédure disciplinaire à l’encontre du PSG, après la finale de la Ligue des champions.

Comme nous l’avions déjà écrit lors de l’affichage d’un tifo « Free Palestine » (« Libérez la Palestine ») lors d’un précédent match du PSG, le règlement de l’UEFA interdit les messages politiques dans les stades. De fait, selon l’article 16 du règlement de l’UEFA, « tous les clubs sont responsables des comportements inappropriés » de leurs supporteurs. Autant de comportements dont se seraient rendus responsables les supporteurs du club, comme on peut l’apercevoir ici et là.

Les supporters du PSG célèbrent une victoire. Image utilisée à titre d'illustration.

Autres affaires et controverses dans le football

Les footballeurs ne sont pas les seuls sportifs, les seules célébrités dans le viseur de justice. Mais, leur profession, leur notoriété, le devoir d'exemplarité que l'opinion publique exige d'eux attire la lumière et les critiques dès lorsque la justice se penche sur leurs dérapages. Injuste ?

Encore que tous ne bénéficient pas du même traitement. Avec son image de "tête à claques", Serge Aurier, décrié du grand public depuis le scandale Periscope, s'expose beaucoup plus que d'autres.

Un autre international passé par Rennes, Yann M'Vila a lui été plus malin pour s'épargner un scandale : reconnu coupable d'une agression et de coups portés à un automobiliste en 2010, le milieu de terrain a usé de la reconnaissance préalable de culpabilité, qui implique un dédommagement et une peine, mais allégée et surtout discrète.

Moins connus, Nordine Mokrani (ex-Valenciennes) et Soufiane Koné (ex-espoir passé par Nancy), condamnés pour de vastes trafics de stupéfiants, écoperont de peines de plusieurs années de réclusion, mais retomberont vite dans l'oubli. Une case prison aussi goûtée par d'autres personnages plus célèbres, comme les anciens défenseurs marseillais Souleymane Diawara (affaire d'extorsion après avoir été victime d'une escroquerie) et Rolland Courbis (affaires de la caisse noire de Toulon et des comptes de l'OM). Ce dernier sera même écroué à plusieurs reprises avant d'être libéré en 2012 en échange du port d'un bracelet électronique.

L'ex-joueur du PSG et Strasbourg Godwin Okpara n'a pas suscité le même émoi que Benzema ou Aurier, pour des faits prelevant de la justice criminelle : pour viol, torture et esclavagisme sur sa fille adoptive de 17 ans, il avait été condamné en 2008 à 13 ans de prison. Une peine aujourd'hui purgée, le défenseur nigérian ayant depuis migré vers Lagos.

Sans aller jusqu'à la torture et l'esclavagisme, l'attaquant brésilien Brandao a lui aussi été accusé de viol en mars 2011, par une jeune femme ramenée à bord de son véhicule après une soirée dans une discothèque d'Aix-en-Provence. Une accusation balayée d'un revers de main par la justice, qui avait réussi à prouver, via les métadonnés des photos et SMS de la nuit en questions, la tentative de manipulation de la part de son accusatrice.

En revanche, il en est d'autres à qui on parle encore de leurs frasques avec la justice de par leur profil, leur aura, leur trajectoire... Ce fut le cas de Patrice Loko, l'ex-attaquant du FC Nantes, du PSG ou de l'OL.

Tony Vairelles a aussi une histoire qui lui colle à la peau. Fin octobre 2011, il a été mis en examen avec trois de ses frères pour tentative d’assassinat sur un videur d'une boîte de nuit située près de Nancy, puis incarcéré quelques temps avant une libération sous contrôle judiciaire. L'ex-international passé par Lens, Lyon, Bastia ou Bordeaux, reconnaissable d'entre-tous avec sa crinière bouclée à l'époque, a beau clamer son innocence dans cette affaire, il sait qu'elle lui restera collée à la peau et attend avec impatience la décision finale de la justice, qui instruit toujours l'affaire.

Une décision du juge d’instruction qu'attend impatiemment Karim Benzema. Après avoir obtenu la relaxe dans l'affaire de proxénétisme impliquant aussi Franck Ribéry et la désormais fameuse escort-girl Zahia Dehar, mineure à l'époque, il est mouillé dans l'affaire de la sextape dont a été victime Mathieu Valbuena. Toujours mis en examen pour « complicité de tentative de chantage et participation à une association de malfaiteurs ». il a vu son contrôle judiciaire levé en avril et la décision de justice est attendue mi-octobre.

Mais l'affaire au plus grand retentissement reste probablement celle du coup de pied spectaculaire à un spectateur de Crystal Palace qui venait de proférer des insultes xénophobes à Eric Cantona, après son exclusion du rectangle vert, en janvier 1995. "Canto The King" est alors au sommet de son art à Manchester United.

Il faudra une intervention présidentielle de François Mitterrand en personne auprès de la Reine, à la demande de Guy Roux, l'entraîneur qui l'avait révélé à Auxerre et que le Président tenait en estime, pour voir la peine de 15 jours de prison ferme prononcée à l'encontre de Cantona se transformer en travaux d'intérêt général.

Clou du spectacle, Eric Cantona s'expliquera dans la foulée lors d'une conférence de presse surréaliste qui fait toujours rire les Anglais. Ses mots ? « Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est qu'elles pensent qu'on va leur jeter des sardines. » Canto se lève ensuite et s'en va sous les rires des 500 journalistes présents.

Soutien d'Éric Cantona à l'Inter Milan

À l’heure d’un moment historique pour le football français, la tension monte du côté de Paris. Outre les festivités qui s’annoncent mouvementées dans la capitale en cas de sacre du PSG en finale de Ligue des Champions face à l’Inter Milan, tout le monde veut connaître l’issue de cette rencontre qui s’annonce âprement disputée.

Depuis près d’un mois, chaque personnalité française connue est interrogée pour savoir quelle est sa préférence entre le club de la capitale et les Nerazzurri. Ce vendredi, c’est Eric Cantona qui a affiché son soutien au club transalpin. Pour rappel, d’autres légendes marseillaises comme Basile Boli ou Zinedine Zidane ont affiché plus de soutien à Paris, sous couvert d’allégeance aux formations françaises. Des avis qui avaient provoqué l’ire de la communauté marseillaise sur les réseaux sociaux.

Éric Cantona, légende du football français.

Face à face entre JoeyStarr et Éric Cantona

Prenez deux légendes françaises. L'une du rap : Didier Morville, alias JoeyStarr, 47 ans, fondateur du groupe NTM, supporteur inconditionnel du PSG. Ces deux bêtes de scène, potes dans la vie, ont joué le jeu de la confrontation avec délice et déjà quelques répliques cultes.

Allez-vous regarder le clasico ?

JOEYSTARR. Moi, oui. Eric, il est occupé. Le gars est saturé, ça se voit à la forme de sa tête.

ÉRIC CANTONA. Je ne regarderai pas le match parce qu'il y a la diffusion de mon documentaire « Football et immigration » au Palais de Tokyo à 18 h 30. Et, après, je ne vais pas me presser.

Joey, comment êtes-vous devenu supporteur du PSG ?

JS. Je suis parisien. Cela fait déjà 70 % de la réponse. Là d'où je viens, je n'ai pas vraiment eu le choix. Je suis tombé dans le foot par le biais de Kool Shen (NDLR : l'autre fondateur de NTM). Joseph, son père, et lui étaient des malades de foot. J'ai voulu comprendre pourquoi ils avaient une telle ferveur. J'ai fini par glisser dedans. C'est culturel, ça ne se raconte pas, ça se palpe. Chez moi, dans le salon, il y a une écharpe du PSG clouée au mur, ça fait rire tout le monde.

Eric, quand vous étiez enfant, vous étiez supporteur de l'OM ?

É.C. J'ai toujours été supporteur de l'OM. Parfois, pour des raisons X ou Y, je ne supportais pas d'avoir des sentiments pour ce club. Mais quand tu es attaché à une ville, même s'il y a des trucs qui te dérangent, ce sont tes racines. Marseille, c'est l'amour de ma vie. Et j'aime l'OM parce que c'est Marseille.

PSG - OM, ça vous évoque quoi ?

É.C. Deux grands clubs qui depuis plus de vingt ans sont au sommet du football français. Paris, c'est un jeune club mais avec un beau palmarès. Et puis j'aime bien Laurent Blanc. On a joué ensemble, en équipe de France, à Montpellier, on a gagné la Coupe de France, on partait en vacances ensemble. C'est un ami et c'est un mec qui défend un beau football. On n'est plus vraiment en contact mais il sait que je l'estime.

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