Ce samedi 31 mai 2025, le Paris Saint-Germain remportait la première Ligue des Champions de son histoire. En marge des célébrations, plusieurs détériorations et violences sont à déplorer, partout sur le territoire national.
Dans la ville de Nantes, au cours de la nuit, six personnes ont été interpellées selon le procureur. Parmi les dégradations effectuées, un bus de la Semitan a été ravagé. Dans la nuit du 1er juin aux alentours d’1h15, deux personnes ont été interpellées aux abords du bus. Leur procès en comparution immédiate devant le tribunal de Nantes s’est tenu ce lundi 2 juin 2025.

Le réseau de transport en commun de Nantes est géré par la Semitan.
Le Saccage du Bus : Détails et Réactions
“Pare-brise explosé, sièges arrachés, carrosserie enfoncée…”, a énuméré la présidente de la séance qui a remémoré aux prévenus l’état du bus retrouvé, cours des 50 Otages dans le centre-ville de Nantes. La juge a également mentionné « un début d’incendie » à l’intérieur du véhicule.
Le premier des deux prévenus, Mohamed Taher S., 21 ans, a été interpellé après avoir été aperçu en train de donner de grands coups de pied dans le bus, et d’avoir jeté un extincteur dans le pare-brise. Les forces de police procèdent ensuite à son interpellation, pendant laquelle son ami Abouzar O., 33 ans, commence à s’interposer.
La maire de Nantes, Johanna Rolland, a « condamné avec la plus grande fermeté les dégradations de cette nuit », dans un communiqué de presse. Pour elle, ces actes "n'ont pas leur place dans la ville de Nantes, ni ailleurs en France. Ils sont contraires aux valeurs du sport, à l’esprit de la fête et à ce moment historique pour le football français".
Le président de la Semitan, et adjoint à la maire de Nantes, Pascal Bolo, n'a pas mâché ses mots en réagissant sur X. "Je ne rediffuserai pas les vidéos qui circulent du saccage d’un bus hier soir à Nantes. Ce serait faire de la pub aux atrophiés du cerveau qui ont la fierté de leur incommensurable stupidité. Mais j’espère qu’elles permettront d’identifier des auteurs, qu’ils en répondent". Ce dernier ajoute qu'une plainte sera déposée. "La loi doit être opposée à ces comportements de primates. Et en disant cela, je suis injuste avec les singes…", dit-il.

Un bus de la Semitan a été ravagé lors des célébrations.
Interpellation et Violence
Après quelques échanges, la situation s’échauffe, et les policiers tentent d’interpeller le réfractaire : “Il refuse de se laisser menotter, porte des coups. L’effet de groupe ne justifie pas ce comportement”, décrit la procureure.
En plus des violences physiques, il aurait prononcé des injures et des menaces de mort, telles que « je vais te tuer, sale blanc », ou encore « flic de merde ». Le prévenu a reconnu une partie des violences commises sur les forces de l’ordre.
“J’étais très bourré”, explique Abouzar, sous l’emprise de l’alcool au moment des faits comme son ami.
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Les Conséquences Judiciaires
« Il a été parfaitement transparent », a clamé l’avocat de Mohamed Taher, dont le casier judiciaire était vierge jusqu’à présent. Quant à Abouzar, il était, lui, déjà connu des forces de l’ordre, notamment pour d’autres faits de violences en état d’ivresse et avec arme. Il avait déjà été condamné à sept mois de prison avec sursis.
Les deux prévenus ont été condamnés par le tribunal.
Mohamed Taher S. est reconnu coupable de dégradation de bien public, avec une responsabilité à hauteur de 10 % des dégâts subis par le bus. Il écope de quatre mois d’emprisonnement avec sursis.
Abouzar O. a pour sa part été condamné à quatre mois de prison suite aux événements de samedi, ainsi qu’une révocation de trois mois de sa précédente peine prononcée en sursis. Soit au total une peine de sept mois de prison ferme avec mandat de dépôt.
Tableau des Condamnations
| Prévenu | Infraction | Peine |
|---|---|---|
| Mohamed Taher S. | Dégradation de bien public | 4 mois d'emprisonnement avec sursis, 10% des dégâts du bus |
| Abouzar O. | Violences, menaces, récidive | 7 mois de prison ferme (4 mois + révocation de 3 mois de sursis) |
Huit personnes ont été interpellées, indique la préfecture. Plusieurs élus nantais condamnent "avec la plus grande fermeté" les dégradations qui ont eu lieu dans le centre-ville de Nantes dans la nuit du samedi au dimanche 1er juin, après la victoire du Paris Saint Germain en finale de Ligue des champions face à l'Inter Milan.
Face aux dégradations et actes de vandalismes dans plusieurs magasins, à l'instar du Foot Locker situé place du Commerce où plusieurs vols ont eu lieu, Johanna Rolland ajoute : "J’adresse toute ma solidarité et mon soutien aux commerçants, aux riverains de notre centre-ville ainsi qu’aux agents de la Semitan. Je remercie également les forces de l’ordre pour leur intervention rapide".