Le hand féminin et Brest, c’est une longue histoire d’amour. Depuis plus de 30 ans, sous des noms divers (ASB, Brest Hand-Ball, Penn ar Bed, Arvor 29) il y a toujours eu une équipe féminine de haut niveau sur les terres brestoises.
Cette année, l’équipe monte en D2 et sera l’équipe locale pensionnaire de l’Arena et ce n’est que justice. Après avoir gagné le titre de Championnes de France en 2012, avec une équipe de très haut niveau comptant dans ses rangs quelques internationales françaises, dont Alexandra Lacrabère et Cléopâtre Darleux pour les plus connues, l’Arvor 29 a connu des difficultés financières et l’équipe a été rétrogradée en National.
Il lui aura fallu 2 années pour retrouver l’élite, sous la houlette de leur entraîneur Laurent Bezeau, le temps finalement d’avoir une salle à la hauteur de leur talent. Elles joueront pour la première fois à l’Arena le 27 septembre prochain contre Mérignac.
En Nationale 1 (équivalent de la troisième division) il y a neuf ans, le Brest Bretagne Handball joue samedi 29 mai (15h15) le Final Four de la Ligue des champions où il espère devenir le premier club de handball féminin français à remporter la plus prestigieuse des compétitions européennes.

Les premières années d’existence du Brest Bretagne Handball
Pour ce nouveau départ, les frères Denis et Gérard Le Saint, déjà à la tête du club de football de Brest, prennent la direction du club breton sous un nouveau nom, le Brest Bretagne Handball.
Le 7 août 2012, la Fédération Française de Handball autorise le Brest Penn ar Bed à intégrer le championnat de Nationale 1. Sportivement, le club démarre sa collection de trophées en remportant la Coupe de France face à Toulon devant un Mur Blanc de 1500 personnes venu encourager les Brestoises à Bercy.
Grâce à la Coupe de France remportée la saison précédente, le club s’ouvre un accès à la Coupe EHF (deuxième échelon européen de l’European Handball Federation).
Retour en première division
Parti en 2012 après le titre, l'entraineur Laurent Bezeau revient l'année suivante pour en refaire une équipe qui gagne. De retour en première division, le Brest BH s’est vu barrer la route du titre de champion de France à plusieurs reprises par Metz, équipe française la plus titrée en handball féminin avec 23 couronnes.
Par deux fois les Dragonnes ont battu les Bretonnes en finale des phases éliminatoires, en 2017 (21-22, 23-25) puis 2018 (25-29, 26-24). Les Brestoises avaient tutoyé les sommets avec l’Arvor 29, l’ancêtre du BBH. Une accession en Division 2, antichambre de l’élite, à la fin de la saison 2007-2008.
Puis un titre de champion de France en 2012, couplé avec la Coupe de la ligue, une compétition supprimée en 2016. Mais le club avait fini par être rétrogradé administrativement. Pas de Coupe d’Europe mais un retour à la case départ, en Nationale 1.
Avec sa nouvelle entité, le BBH écrase tout sur son passage en 2015-2016. Les Brestoises remportent haut la main le championnat de Division 2 avec vingt victoires en vingt-deux matches.
En parallèle, elles réalisent un exploit retentissant : remporter la Coupe de France sans être membre de l’Élite ! Une première !
Dans leur parcours, elles livrent deux performances XXL. La première contre Fleury, en huitièmes de finale. Une victoire 28-26 dont se souvient parfaitement Amandine Tisser, qui était déjà de la partie à l’époque. Les Brestoises éliminent ainsi les championnes de France en titre.
Puis, en demi-finale, rebelote. Cette fois face aux futures championnes de France, Metz. Un succès « improbable » sur le score de 21-18. Le BBH survole la finale contre Toulon (25-16) pour s’adjuger sa première Coupe de France.

Domination nationale et ambitions européennes
Cinq mois après sa défaite en demi-finale de la Coupe de France 2016, Metz retrouve Brest en LFH. Les nouvelles championnes de France ont des envies de revanche. Mais une fois encore, les Brestoises sont intenables. Elles mènent de trois buts à la pause avant d’être devancées de deux unités à huit minutes du terme.
Les Messines auront leur revanche en fin de saison. Metz est décidément l’adversaire à abattre pour les Brestoises. En 2018, après deux revers en championnat, les Finistériennes retrouvent leurs meilleures ennemies en demi-finale de la Coupe de France.
En deux ans après, elles récidivent, cette fois-ci en passant par la séance des tirs au but (19-19, 4-3 tab). Un nouvel exploit qui leur permet d’affronter… Toulon, comme en 2016. Les Brestoises remportent la finale de la Coupe de France en 2018.
Les Brestoises accèdent directement aux quarts de finale de la Coupe de France 2021 grâce à leur statut d’équipe « européenne ». Après une qualification arrachée à Chambray Touraine (31-32), elles affrontent Metz pour un nouveau rendez-vous en demi-finale.
Jamais deux sans trois. Les joueuses de Laurent Bezeau se montrent bien supérieures et s’imposent 29-23 pour disputer une quatrième finale en cinq ans ! Contre Nantes, le 15 mai 2021, les buts pleuvent.
Quatre jours après ce premier trophée de l’année, un autre défi attend les Brestoises. Au match aller le 19 mai 2021, en Moselle, les joueuses de Laurent Bezeau sont dominées. Elles s’inclinent largement 31-24.
Mais l’exploit est en marche. Au retour, à la Brest Aréna, le début de match ne tourne pourtant pas en leur faveur. Les filles du BBH parviennent toutefois à virer en tête à la pause (13-12).
Les Brestoises donnent tout au retour des vestiaires. Elles finissent par refaire leur retard. Au coup de sifflet final, l’égalité s’avère parfaite entre les deux équipes après un succès 29-22. Mais grâce à un plus grand nombre de buts inscrits à l’extérieur, le BBH est sacré champion de France.
Les filles exultent. Il y a de quoi. La joie des Brestoises, championnes de France, le 23 mai 2021.

Pas le temps de fêter ce deuxième trophée de l’année, les Brestoises doivent se plonger dans la Coupe d’Europe. Après avoir éliminé le Team Esbjerg en huitièmes de finale, puis Metz (encore !) en quarts, le BBH se hisse pour la première fois dans un Final Four européen.
La compétition se déroule en Hongrie, à Budapest, les 29 et 30 mai 2021. Et le tirage n’a rien d’un cadeau pour « les Rebelles » qui affrontent l’ogre de l’épreuve, Györ, triple tenant du titre.
Pas de quoi impressionner les Brestoises. Après un début poussif, elles prennent l’ascendant pour prendre quatre buts d’avance au bout de vingt minutes et rentrent aux vestiaires avec un écart de +3 (8-11). Györ réalise ensuite une seconde période de haute volée pour passer devant (20-19).
Il reste moins d’une minute à jouer. Brest s’en remet à sa gardienne, Sandra Toft, qui stoppe un jet de 7 m. Après un temps mort, Đurđina Jauković inscrit le but de l’égalisation et permet au BBH d’arracher la prolongation.
Au bout du suspense, grâce à un arrêt de Cléopâtre Darleux, le BBH se qualifie pour la première finale de son histoire. Et espère poursuivre avec un nouvel exploit en finale, contre Kristiansand, ce dimanche 30 mai 2021, à 18 h.
FTC-Rail Cargo Hungaria 🆚️ Brest Bretagne Handball | HIGHLIGHTS | EHF Champions League Women 2025/26
Sous l'appellation Arvor 29 à l’époque, l’équipe brestoise remporte son premier championnat de France lors de la saison 2011/2012 mais c’est bien en Nationale 1 qu’elle jouera la saison suivante.
Le club brestois pourra compter sur une base arrière extrêmement solide avec la jeune Monténégrine Djurdjina Jaukovic à gauche, la Suédoise Isabelle Gullden au centre et surtout la Slovène Ana Gros à droite, meilleure marqueuse de la Ligue des champions cette saison (118 buts). Élue meilleure joueuse de la saison de handball, la Slovène Ana Gros a fortement contribué au succès brestois.
Le Brest Bretagne Handball a vu rouge à l’annonce de la non-diffusion gratuite de son quart de finale retour à Chambray ce mercredi. Initialement prévu sur beIN Sports, le match a été déprogrammé par la chaîne.
Sollicité pour diffuser la rencontre gratuitement sur Handball TV, la Ligue féminine de handball a opposé une fin de non-recevoir. Le club finistérien n’a pas hésité à faire part de son incompréhension.
Et pour cause : le BBH investit chaque saison des sommes conséquentes dans la production TV de ses matchs à domicile, environs 26 000 €. Caméras HD, habillage, commentaires, tout est mis en œuvre pour offrir une retransmission de qualité, dont bénéficient aussi bien beIN Sports que les antennes locales, comme Tébéo ou TVR.
« On ne peut pas d’un côté encourager les clubs à professionnaliser la diffusion de leurs matchs, et de l’autre restreindre l’accès du public à des rencontres décisives », souffle-t-on en interne.
Alors qu’elle réalise la meilleure série d’invincibilité de son histoire (13 matches sans défaite), l’équipe évite tout emballement, même dans une semaine favorable. Valeriia Maslova et les Brestoises affrontent deux adversaires abordables.
Le nul obtenu samedi 3 février à Odense (Danemark) a permis à ce Brest Bretagne Handball 2023-2024 de battre un record. La série d’invincibilité de l’équipe s’allonge désormais à 13 rencontres (11 victoires, 2 nuls).