Les confrontations entre les équipes féminines de volley-ball du Brésil et de la Turquie sont toujours très attendues par les amateurs de ce sport. Ces matchs sont souvent synonymes de spectacle et de suspense, avec des joueuses talentueuses de part et d'autre.

Les moments marquants des confrontations
Le Brésil a battu la Turquie en quatre sets (3-1: 25-21, 27-25, 22-25, 25-15), samedi, lors de la petite finale des Jeux Olympiques de Paris 2024. Après l'argent de Tokyo, les Brésiliennes ont remporté le bronze, comme à Atlanta en 1996 et à Sydney en 2000. Il y a bien eu cet accroc avec la perte de la troisième manche, mais il n'a fait que repousser l'inéluctable.
Emmenées par leur capitaine Gabriela Braga Guimaraes, les Brésiliennes ont récolté la 12e médaille olympique de l'histoire de leur pays en volley. Gabi, indispensable dans le money-time, a été cruciale dans la dernière ligne droite avec ses 8 points inscrits dans le set (28 au total et 5 contres). Les Turques ne se sont pas remises de cette performance et ont manqué l'occasion d'amener à leur pays sa toute première médaille olympique en volley, hommes et femmes confondus.
Après avoir empoché les deux premiers sets (25-21, 27-25), en sauvant notamment une balle de set au deuxième, les Brésiliennes ont desserré leur étreinte, et laissé filer les occasions qui auraient pu leur permettre de plier l'affaire (12/33 en attaque contre 16/31 en faveur des Turques).
Portées par une intenable Melissa Teresa Vargas (26 points, 3 contres), et la moins attendue Derya Cebecioclu (14 points), les Turques - novices à ce niveau, leur meilleure performance étant 5es à Tokyo en 2021 - prenaient la troisième manche en concrétisant leur troisième balle de set.
Sur leur lancée, elles prenaient l'initiative dès l'entame du quatrième, menaient même 4-7, avant de subir la remobilisation adverse et une série (1-8) qui inversait la tendance. Mains sur les genoux, les joueuses de l'Italien Daniele Santarelli coulaient sous les coups de boutoir ou sur des coups tout en finesse, distribués par Gabriela Braga Guimaraes.
Focus sur le match France - Brésil
L'équipe de France féminine a été battue en quart de finale de la Coupe du monde par le Brésil (3-0), ce jeudi 4 septembre à Bangkok (Thaïlande). La capitaine des Bleues Héléna Cazaute a partagé à l’AFP sa « fierté d’avoir écrit l’histoire du volley-ball féminin » en France.
La défaite 3-0 concédée mercredi par l’équipe de France féminine face au Japon (25-23, 25-16, 25-19) en ouverture de la poule 9 de la Volleyball Nations League à Chiba avait été qualifiée d’encourageante au vu du contenu du match livré par les joueuses de Cesar Hernandez. Ces belles promesses ont été suivies d’effet jeudi, puisque ces dernières ont sorti une prestation très convaincante, au point de mener deux fois face au Brésil, vice-champion du monde en titre et troisième des Jeux de Paris il y a un an, avant de finalement s’incliner au tie-break après un combat de plus de 2h30.
De quoi faire dire à la capitaine Héléna Cazaute, auteure d’une prestation majuscule (meilleure marqueuse de la rencontre avec 33 points, 45% en attaque, 2 aces) : "Je suis très fière de mon équipe, personne ne s’attendait à ce qu’on prenne deux sets au Brésil. On a pris beaucoup de plaisir, je suis très contente de la façon dont on a joué." Surtout, les Tricolores ont attaqué le match avec beaucoup d’agressivité au service, ce qui leur a permis de se détacher d’entrée (7-2) avant de creuser l’écart (18-11) contre des Brésiliennes à la peine en réception.
Les Bleues enchaînent en début de deuxième, grâce notamment à la bonne entame d’Amanda Sylves (7-5), avant commettre quelques fautes qui permettent au Brésil de passer en tête au score pour la première fois du match (11-13). Qu’à cela ne tienne, les Bleues ne baissent pas la garde et tiennent tête à leurs prestigieuses rivales dans le troisième set grâce à une belle présence défensive (15-15), moment choisi par Héléna Cazaute pour sortir une énorme série au service, synonyme de huit points de rang, dont deux aces (23-15), Cesar Hernandez utilisant un challenge à bon escient pour permettre à Iman Ndiaye de boucler cette manche de haute volée (25-17).
Ses joueuses attaquent la suivante tambour battant, menant 6-3 après un « monster block » de Fatoumata Fanguedou (7 points), avant de subir un gros retour de bâton sur le service de la passeuse Roberta (8-13). Gabi maintient l’écart (14-19), mais Iman Ndiaye enchaîne à son tour une belle série au service qui permet à la France de revenir à un point (18-19). Car la formation sud-américaine se détache d’entrée de tie-break (0-3) grâce à trois blocs de Diana (14 points), imitée par sa collègue du centre Julia (17 points) qui maintient l’écart (5-10).
Dans un baroud d’honneur sur le service de Lucille Gicquel, les Françaises reviennent à trois longueurs (10-13), mais la solide capitaine Gabi puis un ultime service dans le filet d’Amélie Rotar permettent aux Brésiliennes de conclure à leur grand soulagement (11-15).
Perspectives pour les compétitions futures
Il n’y a plus qu’à continuer à bosser. Oui, j’ai hâte de voir notre évolution, notre progression, notamment en jouant dans de gros clubs à l’étranger. Iman (Ndiaye) va jouer en Turquie, Amélie (Rotar) va jouer en Turquie, des filles partent en Italie. Il nous a manqué aussi Halimatou (Bah) et Maéva (Schalk, toutes deux blessées avant le Mondial), qui apportent énormément dans le groupe.
Les calendriers des Championnats du monde de volleyball 2025 sont désormais officiels. Côté femmes, l’équipe de France était placée dans la poule du Brésil, de Porto Rico et de la Grèce. Les Bleues, participaient à leur premier Mondial depuis 1974 à la faveur de l’élargissement de la compétition à 32 équipes. Elles se sont hissés jusqu’en quart de finale.
Les matchs de la France au tour préliminaire se dérouleront à Manille, avec des adversaires variés et un défi de taille face à l’Argentine, l’un des rares qualifiés des derniers Jeux Olympiques. Les amateurs de volleyball pourront suivre toute l’actualité du Championnat du monde 2025 sur Radiosports.fr, avec des analyses détaillées, des résumés de matchs et des interviews exclusives des joueurs et entraîneurs.
Héléna Cazaute et les Bleues ont été battues en quart de finale du Mondial par le Brésil ce jeudi. Il est clairement mitigé. Il y a beaucoup de fierté de ce qu’on a accompli et d’avoir écrit l’histoire du volley-ball féminin (français), même si évidemment on aurait aimé plus. Bien sûr, je pense qu’il a été crucial. Un set partout, cela aurait fait certainement la différence, mais avec des « si » on pourrait refaire le monde… L’expérience a parlé sur ce deuxième set : deux-trois petits détails, des placements en défense, des relances un peu moins précises, à l’inverse des Brésiliennes qui ont l’habitude de jouer ce genre de match. Mais on n’a pas à rougir de notre prestation, les filles sur le terrain ont donné tout ce qu’elles avaient.
Je ne m’attendais pas à ce qu’on fasse un quart de finale de Mondial, à ce qu’on batte la Chine 3-1 (en 8e de finale) un an après avoir pris 3-0 aux JO contre elle, à ce qu’on rate la qualification pour le Final 8 (de Ligue des nations) de très peu. Évidemment il y a un sentiment très positif, on est contentes, il y a vraiment une super ambiance dans le groupe, une très bonne osmose. C’est un peu comme ça que les garçons (doubles champions olympiques) ont créé leur groupe.