Braquages et Faits Divers à Douai et dans le Nord de la France

Cet article relate divers événements criminels survenus à Douai et dans le Nord de la France, incluant des braquages, des séquestrations, et des procès retentissants.

Braquage du Supermarché Match à Douai

Ce matin, le supermarché Match situé dans la rue de Warenghien à Douai (Nord) a été le théâtre d'un braquage. Le supermarché Match, situé près du pont d'Esquerchin à Douai (Nord) a été une nouvelle fois braqué, ce mardi 9 avril peu avant 8 heures, comme l'indiquent nos confrères de la Voix du Nord. Des faits qui ressemblent étrangement à un précédent braquage, commis au même endroit le dimanche 31 mars dernier.

Il semblerait qu'à l'aube, des individus aient pénétré dans l'établissement. Deux individus seraient impliqués. Posté devant le magasin, un employé indiquait aux clients qui souhaitaient faire leurs course, qu'ils pouvaient se rendre à l'autre Match de la rue du kiosque. A noter que le magasin rouvrira ses portes demain. Les faits se sont produits dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 novembre 2025.

Encore une fois, il s'agissait de deux individus, mais on ignore encore si ce sont les mêmes qu'il y a 10 jours. Ils avaient le visage caché et étaient armés d'un tournevis. Ils sont facilement entrés car la porte brisée lors du dernier braquage avait été réparée temporairement avec une planche de bois. Selon les premiers éléments de l'enquête, les 2 malfaiteurs auraient dérobé de l'argent avant de prendre la fuite dans une voiture signalée comme volée à Phalempin. Le personnel est choqué mais n'a pas été blessé. La police est aussitôt venue faire des prélèvements.

Le supermarché Match à Douai a été la cible de plusieurs braquages.

Séquestration d'un Couple de Bijoutiers à Roubaix

Le parquet de Lille a confirmé, ce samedi, l’ouverture d’une enquête. Un couple de bijoutiers a été séquestré, à Roubaix, et des bijoux dérobés. Un couple de bijoutiers a été séquestré, à Roubaix, et des bijoux dérobés. Le quotidien régional La Voix du Nord révèle, ce samedi 15 novembre, qu’un bijoutier de Roubaix (Nord) a été séquestré, avec sa femme, dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 novembre 2025. Selon les informations de La Voix du Nord, le bijoutier et son épouse ont été séquestrés à leur domicile et les voleurs les auraient libérés avant de prendre la fuite.

Mercredi 12 novembre, en matinée, un braquage spectaculaire s’était déjà produit, à Roubaix : plusieurs individus s’en étaient en effet pris au distributeur de billets du bureau principal de La Poste, faisant sauter son coffre de transfert, à la dynamite. Six personnes avaient ensuite été interpellées, dans la nuit, mais le butin, cette fois, était nul. Les voleurs étaient en effet repartis avec un sac ne contenant que des sacs postaux vides, et non des billets.

Arrestation pour Vol dans des Casiers Mondial Relay à Oignies

Dimanche 17 novembre 2024, trois ados ont été arrêtés à Oignies, dans le Pas-de-Calais. Ils ont été pris en flagrant délit de vol dans des casiers Mondial Relay. Trois adolescents ont été arrêtés après une tentative de vol dans des casiers Mondial Relay. Les policiers du Pas-de-Calais ont interpellé trois adolescents dimanche 17 novembre 2024 en milieu de soirée sur la commune de Oignies.

Les agents ont été alertés d’une tentative de vol au niveau des casiers Mondial Relay situés sur le parking du magasin Match. En arrivant sur place, ils ont constaté la présence de trois jeunes hommes à proximité des casiers. Selon une source policière, dix casiers ont été fracturés, ils contenaient en majeure partie des colis Vinted. Des perquisitions ont été effectuées au domicile des auteurs, les policiers n’ont rien trouvé. Les adolescents, âgés entre 14 et 17 ans, ont été placés en garde à vue.

Procès des Braqueurs de Bijouteries Delatour

Des prévenus tous changés de cellule une semaine avant leur procès, un hélicoptère au dessus du centre-ville, la rue du Tribunal de grande instance verrouillée sur toute sa longueur, des barrières de sécurité multipliées: le moins que l'on puisse écrire, c'est que les autorités n'ont pas fait les choses à moitié pour l'ouverture du procès des 7 braqueurs présumés de bijouteries Delatour. Et la pillule passe mal chez leurs avocats, dont une bonne part comptent parmi les plus médiatiques du barreau de Lille. 20 Minutes a suivi en direct la première après-midi d'un procès dont les audiences doivent s'étirer jusqu'au 19 septembre.

Points Phares de la Première Journée

  • Des avocats de la défense, dont Me Eric Dupond-Moretti («acquitator»), ulcérés par les mesures de sécurité «hallucinantes» prises par les autorités. Pour Me Julien Delarue, c'est une atteinte au principe de la présomption d'innocence. Me Dupond-Moretti et Me Clarisse Serin, qui ont officié au procès du «roi de l'évasion» Antonio Ferrara, c'est «du jamais vu». «Il paraît que la justice n'a pas d'argent», a morignéné Éric Dupond-Moretti.
  • Des parties civiles qui attendent de pouvoir «tourner la page» après avoir été victime de braquages violents, commis en 2009 et 2010, principalement au préjudice du groupe de jouaillerie Jean Delatour. Mais les représentants de ce groupe, actuellement en procédure de sauvegarde pour éviter la cessation de paiement, ne souhaitent plus s'engager dans une procédure qu'ils estiment financièrement coûteuse.

Pour le rappel des faits, c'est ici.

Pour Me Hanscotte, qui défend la gérante du magasin Jean Delatour de Dainville, près d'Arras (62), sa cliente, partie civile, espère pouvoir «tourner la page» après un braquage violent. Enceinte de 7 mois et demi à l'époque des faits, elle avait été molestée et attachée par les malfaiteurs.

L'une des attaques s'est même faite au détriment d'un « trafiquant de drogue présumé ». Les malfaiteurs, arrivés cagoulés et gantés à bord d'un véhicule équipé d'un gyrophare, se sont fait passer pour des policiers afin de détrousser leur victime. Butin: 300 euros.

Malgré les postiches utilisés, l'identification des malfaiteurs par les témoins est parfois possible. Des traces ADN retrouvées à bord de certains véhicules abandonnés ont également permis aux enquêteurs d'impliquer certains co-accusés.

Chaque fois le mode opératoire des malfaiteurs est similaire: une bande de trois individus, plutôt violents avec le personnel et les clients éventuels, qui n'hésitent pas à frapper et ligoter leurs victimes, et repartent à bord d'une voiture volée.

La présidente commence par le braquage de la bijouterie Delatour de Daimville, dont le préjudice s'est monté à 1,272 millions d'euros.

L'enquête porte aussi sur le patrimoine des mis en cause: ainsi un suspect a été incapable d'expliquer aux enquêteurs comment il a pu acquérir un véhicule BMW X6 alors, lit la présidente, «qu'il n'a jamais travaillé depuis sa sortie de l'école sans diplôme»

Le groupe Jean Delatour, dont les boutiques d'horlogerie et de joaillerie étaient les principales visées par les braquages, fait savoir qu'il ne se porte plus partie civile «en raison de la charge financière» que représenterait le procès aux assises. Une déclaration qui fait bondir les avocats de certains prévenus, pour lesquels c'est précisément le groupe Jean Delatour qui a demandé le renvoi de l'affaire aux assises.

«C'est cette partie civile qui a demandé la criminalisation d'un dossier qui pouvait aller en correctionnelle, et qui fait que ces sept garçons sont auourd'hui dans le box d'une cour d'assises», fait valoir Me Eric Dupond-Moretti. Son étonnement est partagé par l'avocat général. Les avocats demandent qu'un représentant du groupe Jean Delatour soit «au moins» entendu en tant que témoin. Le groupe, qui emploie 400 salariés, est entré en procédure de sauvegarde le 19 juin 2014 pour éviter une cessation de paiement.

Me Eric Dupond-Moretti a dénoncé, à quelques minutes du début de l'audience, les conditions «hallucinantes» dans lesquelles les défenseurs des prévenus s'apprêtaient à entamer les débats. Me Julien Bensoussan affirme quant à lui qu'il n'a «jamais vu ça», rejoint par sa consoeur Clarisse Serre, qui a pourtant suivi le procès Ferrara (surnommé «le Roi de l'évasion»).

Procès du « Gang de Roubaix »

Seddik Benbahlouli, dernier membre retrouvé du « gang de Roubaix » après 27 ans de cavale, comparaît à partir de vendredi à Douai devant la cour d'assises du Nord pour sa participation présumée à ce groupe mêlant grand banditisme et mouvance islamiste. Il sera jugé jusqu’au 27 octobre pour tentative de meurtre sur deux policiers en 1996, recel de véhicule volé et participation à une association de malfaiteurs. Âgé de 55 ans et originaire de Roubaix, l’accusé avait été condamné pour ces faits à 20 ans de prison en 2001, par contumace.

Comment un Groupe de Braqueurs a Viré à l’Islamisme Radical ?

Le « gang de Roubaix », qualifié d'« islamo-braqueurs » par l’ancien patron de la brigade criminelle de Lille, Romuald Muller, s’était formé au milieu des années 1990 autour d’un noyau d’hommes fréquentant la mosquée Dawa de la ville. Neuf des dix membres s’étaient rendus en Bosnie en 1994-1995, aux côtés d’islamistes venus combattre au sein de « brigades de moudjahidines ».

En 1995 naissait l’idée de monter un groupe en France et d’organiser des braquages pour financer la cause islamiste armée. Entre janvier et mars 1996, le groupe a mené une série de braquages et attaques à l’arme de guerre dans le nord de la France, provoquant la mort d’un automobiliste à Roubaix lors d’une course-poursuite avec la police, et faisant plusieurs blessés.

Le gang, parfois vêtu de masques de carnaval, a notamment braqué plusieurs magasins Aldi dans la métropole lilloise, un Lidl à Auchy-les-Mines, et un fourgon de la Brink’s à Leers (Nord), attaqué aux lance-roquettes et à la grenade. Le 28 mars, un attentat à la voiture piégée devant le commissariat de Lille échouait de peu, à quelques jours d’une réunion du G7 dans la ville. Le groupe est démantelé le lendemain, lors d’un assaut du Raid contre une planque à Roubaix. Quatre membres meurent sur place tandis que le chef présumé, Christophe Caze, en fuite, est abattu par des gendarmes belges.

Les cinq survivants ont été condamnés, en première instance ou en appel entre 2001 et 2007, à des peines de quinze à vingt-cinq ans de réclusion criminelle.

L’Attaque à Main Armée qui Aurait Pu Tout Changer

Seddik Benbahlouli est lui soupçonné d’avoir, le 27 janvier 1996 à Croix, ouvert le feu sur des policiers alors qu’il venait récupérer une Audi 90 volée par le groupe. Les assaillants avaient pris la fuite, laissant sur place un pistolet-mitrailleur Skorpion. L’un des deux policiers avait été blessé par balle.

« Ils s’attendaient à interpeller un gars pour un vol de voiture et se sont fait rafaler à la Kalachnikov. Ils ont été complètement terrorisés », a déclaré leur avocate, Maître Blandine Lejeune. « Trente ans après, ce procès va réveiller des souvenirs douloureux, mais ils attendent une décision de justice ».

Seddik Benbahlouli s’est volatilisé après la chute du gang. Selon les enquêteurs, il aurait transité par le Yémen, séjourné au Burkina Faso et au Togo, avant de rejoindre la Belgique, où il vivait sous une fausse identité et « avec la complicité d’islamistes » locaux. Sa trace s’est perdue en 1998 et un mandat d’arrêt international avait été émis à son encontre l’année suivante.

Son ADN, reconstitué à partir de celui de ses frères et de vêtements retrouvés en Belgique, a permis d’établir un lien avec des traces de sang retrouvées sur les lieux de la fusillade de Croix.

Lionel Dumont, autre ancien membre du groupe libéré en 2021 sous bracelet électronique, doit témoigner en visioconférence depuis la Grèce où il est incarcéré depuis mai, la Bosnie réclamant son extradition pour le meurtre d’un policier dans les années 1990.

Lors du procès par contumace de Seddik Benbahlouli en 2001, trois semaines d’audience n’avaient pas permis d’éclaircir les zones d’ombre entourant l’organisation criminelle, dont les objectifs restés flous, entre islamisme et grand banditisme.

Braquage d'un Fourgon Loomis en 2013 : Verdict pour le « Clan des Marseillais »

Le 18 février 2013, entre 12 et 15 hommes armés avaient monté un braquage. Le fourgon avait été criblé de balles. Alignés dans le box de la cour assises de Douai (59), loin de leur Vieux-Port d'attache, plusieurs accusés présentés comme des figures historiques du grand banditisme marseillais ont eu tout loisir de répéter depuis le 28 janvier, sur le ton outré de qui subit une injustice, qu'ils payaient leur réputation. Celle de rares "professionnels" du braquage de fourgon capables de monter un coup comme celui du Bois-Guillaume, en 2013.

Ce 18 février, sur une route proche de Rouen, des convoyeurs de la société Loomis étaient volontairement percutés par un camion-plateau immatriculé dans l'Eure. Surgissant de nulle part et encerclant le véhicule accidenté, une équipe de malfaiteurs encagoulés et armés, porteurs de brassards de police, tiraient en rafale à l'arme de guerre sur la "tirelire" roulante. Avant de tenter de l'ouvrir à l'explosif pour s'emparer des 7 millions d'euros entreposés à l'intérieur... Une opération qui a tourné au fiasco : pris pour cible, les convoyeurs ripostaient, et, après 7 minutes d'une interminable fusillade, les malfrats étaient contraints d'acter leur déroute. En laissant comme cadeaux aux enquêteurs, pour certains, des traces d'ADN...

Sept ans plus tard, l'accusation s'est appuyée sur un épais dossier de 3 200 côtes pour tenter d'envoyer derrière les barreaux les acteurs présumés de cette scène digne d'un film de Michael Mann. Sur le ring judiciaire, neuf hommes âgés entre 46 et 56 ans jugés sous haute sécurité pour "tentative de vol et de meurtres en bande organisée". Un casting mixte : entre voyous normands et vieux loups du milieu phocéen.

Dans la première catégorie, Franck Grandin, gérant d'une société de vente de jet ski implantée à Tourville-la-Rivière au moment des faits, a été décrit au cours des débats comme l'organisateur en chef. L'attaque s'est déroulée dans "sa zone de contrôle", a cinglé l'avocat général, avant de réclamer 20 ans de réclusion à son encontre. Après plus de douze heures de délibération, la cour d'assises de Douai a suivi à la lettre ces réquisitions. Son principal complice rouennais, Franck Martin, passera, lui, les quatorze prochaines années à l'ombre.

L’Histoire Du Braqueur De Banque Le Plus Prospère D’Amérique

Plus ou moins impliqué selon l'accusation, le "clan des Marseillais" a connu des fortunes diverses. Le moins bien loti, Alain Hang Law, 55 ans, dit "le chinois", accusé d'avoir un rôle actif dans l'association des malfaiteurs, a été lourdement sanctionné d'une peine de 18 ans. Une de plus, devrait-on dire pour cet homme déjà condamné à 5 ans en 2016 pour le projet de braquage d'un fourgon blindé à Loomis, près de Vienne. Par le passé, ce quinquagénaire avait déjà encore écopé de 7 ans pour avoir racketté un chef d'entreprise du bâtiment pendant plus d'un an.

Plus heureux à l'heure du verdict, l'Endoumois Robert Jeanningros s'en tire avec une peine de 6 ans. Contrairement à l'avocat général, qui avait demandé 15 ans, la cour n'a pas considéré qu'il était physiquement présent le 18 février 2013 à Bois-Guillaume, mais qu'il avait participé à l'association de malfaiteurs qui a perduré.

À l'inverse et malgré les 15 ans requis par là aussi, Jacques Sialellia a été purement et simplement acquitté. Âgé de 54 ans, ce personnage au profil original, arrangeur de métier et ancien compagnon de route de Michel Berger, est considéré comme une "belle pointure" par la police judiciaire marseillaise. Et pour cause : il avait été condamné à 7 ans en 2017 après la découverte d'un stock d'armes à Châteauneuf. Déjà à ses côtés à l'audience, Robert Jeanningros s'était vu infliger la même sanction...

Enfin, un dernier Marseillais au nom qui chante, André Cermolacce, plus connu sous le sobriquet de "gros Dédé", a été totalement blanchi dans ce dossier. "Il est présenté comme un parrain pour certains et comme Johnny Hallyday selon lui. Sa réputation a joué dans son renvoi" avait admis la veille l'avocat général, avant de jeter l'éponge.

Accusé Peine Requise Peine Prononcée
Franck Grandin 20 ans 20 ans
Franck Martin - 14 ans
Alain Hang Law - 18 ans
Robert Jeanningros 15 ans 6 ans
Jacques Sialellia 15 ans Acquitté
André Cermolacce - Acquitté

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