Depuis sa création en 1946, la National Basketball Association (NBA) s’est imposée à la fois comme un concentré d’Amérique et une marque planétaire. Pour les clubs français, historiquement implantés dans les villes moyennes, comme à Cholet ou Limoges, résister au pouvoir d’attraction de l’ultra-médiatisée ligue américaine est de plus en plus difficile.
La culture du ballon orange, sous l’influence des vedettes de la NBA, est urbaine, sa pratique reste l’apanage des sous-préfectures : la moitié des équipes de Betclic Élite évoluent dans des villes de moins de 100 000 habitants. Le visage de deux France qui s’observent sans vraiment se comprendre. Paris, deux fois plus peuplé qu’un département comme le Maine-et-Loire, compte trois fois moins de licenciés.
La halle Georges-Carpentier n’est pas réputée pour ses soirées de gala. Ce gymnase aux murs en tôle ondulée sert plutôt de tampon, depuis les années 1960, entre les tours du 13e arrondissement de Paris et le boulevard périphérique. Les écoliers du quartier, enfants de l’immigration africaine ou asiatique, connaissent par cœur cette salle polyvalente, symbolique de l’éveil aux loisirs de la France des « trente glorieuses ».
Ils sont déjà couchés lorsque, en ce début du mois d’avril, quelques centaines de personnes se présentent à l’entrée. Ce soir, le Paris Basketball reçoit le Fos Provence Basket (le club de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône), dans un match sans enjeu de Betclic Élite, la première division du championnat de France de basket. L’affluence est faible ; deux tribunes sur quatre ont été condamnées. Une sono grésillante diffuse du hip-hop, pendant que l’écran - pas tout à fait géant - projette des images de stars de la National Basketball Association (NBA), idoles lointaines et pourtant si familières. « Ici, tout commence », proclame une banderole pendue au plafond. La modestie du lieu n’empêche pas l’ambition.
Assis au bord du terrain, le fondateur du Paris Basketball, David Kahn, assiste, immobile, à l’échauffement de ses joueurs. Regard fixe, maxillaire proéminent… L’Américain de 61 ans est un dur, il le reconnaît lui-même. Cet ancien manageur général de la franchise NBA des Minnesota Timberwolves est en mission. Il veut secouer le doux amateurisme du basket local et importer le « sport business » à l’américaine. Un secteur au potentiel économique inexploité dans l’Hexagone, selon lui.

Le Limoges CSP : Un club emblématique du basket français
Le Limoges CSP est un club historique du basket-ball français, ayant marqué l'histoire du sport avec plusieurs titres et des joueurs emblématiques. Voici quelques figures qui ont contribué à la légende du club :
- André Buffière : L'entraîneur-professeur qui a contribué à la formation de nombreux talents.
- Ed Murphy : Une des premières stars du CSP, apportant classe et élégance.
- Richard Dacoury : Le joueur le plus complet et régulier, dominant le basket français et européen.
- Jean-Michel Sénégal : Un joueur clé dans l'ascension du club.
- Clarence Kea : Un joueur qui a marqué son passage par sa polyvalence et son impact sur le jeu.
- Maljković : L'entraîneur qui a redonné confiance aux joueurs et mis en place un basket-ball de contrôle.
- Adrien : Un joueur avec un mental d'acier, ayant tenu sa promesse d'être champion.
- Boja : Aussi sobre hors parquet qu’explosif et efficace face à toutes les défenses d’Europe, le joyau de Boja rafle 6 trophées et 2 titres de MVP en 3 saisons.
Le CSP a connu une ascension fulgurante sous la présidence emblématique à partir de 1961, du championnat régional d'excellence en 1972 à la Nationale 1 en 1978, après plusieurs ascensions successives et en participant à la modernisation et à la professionnalisation du basket-ball français. Sous sa présidence, le CSP a remporté six titres de champion de France, deux coupes Korać et la coupe des coupes au cours des années 1980. En 1993, il se retire de la présidence mais reste président honneur d'un club champion d'Europe la même année.
En le recrutant le CSP entre dans une nouvelle dimension et la magie ne tarde pas à opérer. Première coupe d’Europe du sport français en 1982 et début de la collection de titres. Arrivé en 1995 pour débuter sa carrière pro, il est le seul joueur limougeaud drafté par la NBA. Figure historique du triplé 2000, il conclut là cinq saisons de haut niveau en constante progression.

Jean-Marc Leynet : Expert en objets de sport
Jean-Marc Leynet est une figure emblématique dans le monde du sport, notamment en tant qu'expert en objets de sport. Son parcours est marqué par une passion pour le basket-ball et une carrière diversifiée qui l'a conduit à devenir une référence dans son domaine.
Dans le jeu vidéo sportif, le genre simulation de sport domine, certains jeux d’arcade sportive permettent de soulever des questionnements sur la représentation des cultures sportives et sa dimension politique. En déplaçant les stars NBA dans la rue, en spectacularisant leur jeu et en exacerbant les aspects habituellement euphémisés comme le trash-talking ou la violence, le jeu produit un sport hyperviril qui renforce le caractère héroïque des joueurs - et permet une catharsis plus forte que ne l’offrent les duels en NBA. Par ailleurs, le jeu se saisit des terrains de jeu (playground) pour en faire des espaces fantasmés où le « ghetto » prend vie électronique.
Il a été espoir au Basket, à Villeurbanne à la fin des années 70. Ensuite il a signé dans un petit club de région en ïle-de-France mais un club qui avait beaucoup d’ambitions. On est d’ailleurs monté jusqu’en National 3 à l’époque. Plus tard, il a même joué contre George Eddy lors de matchs caritatifs quand il était à Canal et dans les championnats haut niveau pour « anciens », de plus de 36 ans. Bref, donc il a fait une petite carrière de semi-professionnel tout en travaillant à côté, chez Décathlon notamment. À cette époque, il était 100% dans le Basket. Il allait tous les ans au All-Star Game, invité par la NBA. Il était référencé dans les guides NBA comme le plus important revendeur européen.
Quand les Lakers sont venus à Paris en 1991 pour y affronter notamment le CSP Limoges et Badalone, JM Leynet est aux premières loges puisque c’est lui qui met en place et gère tous les stands de produits dérivés installés dans les coursives de Bercy pour l’occasion. Vers la fin des années 90, la conjoncture économique globale, le très gros lock-out de fin 1998 / début 1999 et les problèmes d’approvisionnement mettent à mal ce business des produits NBA, forçant la fermeture des magasins Top Basket. Sans empêcher JM Leynet de rebondir, depuis 1998, en ayant développé la même activité sur le football ainsi qu’une activité d’importation de cartes de Basket US, depuis les Etats-Unis.
En 2000-2001, le hasard l'a mis sur la piste de la vente des archives du groupe Vaillant Miroir Sprint. Le groupe Vaillant Miroir Sprint c’était la maison d’édition qui gérait des titres de BD comme Pif Gadget et des journaux / magazines tels que Miroir du Cyclisme, Miroir du Football, Miroir du Rugby, Miroir de l’Athlétisme… Et il s'est donc retrouvé à avoir l’opportunité de racheter les archives d’édition. Pour te donner une idée, il y avait 24 tonnes d’archives. Voilà. Et donc ensuite, pour vendre tout ça, qu’est-ce qu'il fait ? Il appelle Drouot pour savoir quels sont les experts en sport. Ils lui donnent trois noms. Deux ne lui répondent pas et le troisième, Jacques Seray, lui répond. Il lui explique. Il lui propose de venir pour que je lui montre. Il ne te cache pas que quand il a ouvert les portes du dépôt, l’expert était sur le cul ! Et c’était un des trois experts référents pour les ventes aux enchères [d’objets de sport] à Drouot. Il avait déjà un certain âge. Ils ont fait une première vente ensemble, où il était derrière lui en tant que vendeur et il a pu observer. Et un an et demi après, il voulait partir à la retraite et il lui a proposé de reprendre son cabinet d’expertise, avec un accompagnement pendant cinq ans.
C’est ainsi que Jean-Marc Leynet est devenu un expert reconnu au fil des années et certifié à Drouot pour tous les sports. Aujourd’hui, ses activités vont de la certification (délivrance de certificats d’authenticité) de pièces rares, signées ou portées à l’expertise et la valorisation dans différents cadres comme les successions, un contrat d’assurance ou une vente. Il a également développé une activité d’achat-revente à travers son site sport-collector.
Il a toujours pris son pied dans ce qu'il faisait. Il a eu beaucoup de chance dans sa vie, on doit le dire.
