Le Benfica Lisbonne, club emblématique du football portugais, possède une riche histoire en compétitions européennes, notamment en Ligue Europa (anciennement Coupe UEFA). Ce club, connu pour ses "Aigles", a marqué de son empreinte l'histoire du football européen, avec des moments de gloire et des déceptions.
Ce mercredi 14 mai, le Benfica Lisbonne dispute la finale de la Ligue Europa contre le FC Séville, au Juventus Stadium de Turin.
Malgré sept finales européennes perdues (Coupe des Champions 1963, 1965, 1968, 1988, 1990 et Coupe de l'UEFA/Europa League 1983, 2013), dont la dernière l’année passée face à Chelsea (1-2), le Benfica Lisbonne apparaît comme le grand favori de la finale contre le FC Séville.
Forts d’un parcours exemplaire cette saison, les hommes de Jorge Jesus ont les moyens de réaliser un quadruplé exceptionnel.
Alors qu’il avait également l’opportunité de réaliser le triplé (championnat - coupe - Ligue Europa), lors de l’exercice 2012/13, les Lisboètes s’étaient successivement fait doubler en championnat par le FC Porto, battre en finale de Ligue Europa par Chelsea puis en finale de Coupe du Portugal par Guimarães (1-2).
Un Parcours Semé d'Embûches et de Triomphes
Éliminés de Ligue des Champions, les Portugais ont été reversés en Ligue Europa. Et d’un début de campagne européenne pour le moins mitigé, Benfica s’est alors mis en quête de laver l’affront d’une finale volée par Chelsea, dans les toutes dernières secondes de la finale 2013.
Sur la route de la finale, Cardozo et ses coéquipiers ont remporté six de leurs huit matchs (pour deux nuls), éliminant successivement le PAOK Salonique, Tottenham et l’AZ Alkmaar. En demies, Benfica s’est même payé le luxe de priver la Juventus, tombeuse de Lyon au tour précédent, d’une finale rêvée à Turin.
Un joli pied-de-nez au destin quand on sait qu’eux-mêmes, en étant éliminés de la Ligue des Champions, ont été privés d’une finale à domicile, à l’Estádio da Luz.
Grand favori de cette finale, même en l’absence de Perez, Salvio (suspendus) et Silvio (blessé), le Benfica Lisbonne part donc avec un avantage psychologique considérable sur le FC Séville de Kevin Gameiro.
Des Andalous qui, contrairement à leur adversaire, ne se sont pas facilité la tâche durant les phases finales : pénible victoire face à Maribor en seizièmes (1-1, 2-1), qualifiés au tirs au but face à leurs voisins du Betis en huitièmes (0-2, 2-0, 4 tàb à 3), victoire en quarts face au FC Porto après une défaite au match aller (0-1, 4-1).
Tout n’est cependant pas joué d’avance et le spectacle affiche de belles promesses, le Benfica ne compte, cette saison, que quatre matchs sans marquer (sur 50) quand en face Séville en compte huit (sur 57).
Enfin, s’il y avait une raison pour laquelle la balance devait pencher du côté Espagnol, Séville peut s’enorgueillir d’une belle réussite en finale de Ligue Europa.
Aujourd’hui, les "Aigles" reviennent plus fort encore. Ils sont champions du Portugal depuis le 20 avril, ont remporté la finale de la Coupe de la Ligue (2-0) face à Rio Ave le 7 mai et joueront la finale de la Coupe du Portugal le 18 mai contre ce même club de Rio Ave, modeste 11e du championnat national.
Le Sporting a dominé le football portugais dans les années 50, mais voit le voisin Benfica lui passer devant dans les sixties. En 1964, « les bourgeois » tiennent leur heure de gloire continentale avec la Coupe des coupes. Après un historique 16-1 contre Nicosie en huitième de finale (le record tient toujours), les Lisboétes doivent s’y reprendre à deux fois pour battre les Hongrois du MTK Budapest.
À l’époque les finales se rejouent en cas de match nul. Après un 3-3 à Bruxelles, le Sporting s’impose 1-0 deux jours plus tard à Anvers. Morais offre ce qui reste pour l’instant le seul trophée européen du club.
La longue histoire d’amour entre Porto et l’Europe a commencé par un échec en finale de la Coupe des Vainqueurs des Coupes. En 1984, après avoir éliminé Zagreb, les Rangers et Aberdeen, les bleus et blanc se retrouvent face à la Juve de Platini.
Après un début de rencontre compliqué qui voit Vignola ouvrir la marque, les hommes de José Maria Pedroto se reprennent et dominent le reste de la rencontre. Sousa finit par égaliser logiquement, mais les néophytes se font surprendre avant la mi-temps.
Il ne reviendront plus au score. José Maria Pedroto décède moins d’un an plus tard sans connaître son quart d’heure Andy Warhol. Il l’aurait pourtant bien mérité.
1987 restera dans toutes les mémoires à Porto. Et en Algérie. Car s’il fallait résumer le duel épique entre Portugais et Allemands en un seul geste, nul doute que l’on retiendrait la Madjer.
Éponyme, spontanée et gracieuse, la talonnade du maître à jouer portista a retourné tout le monde: ses coéquipiers, le public, mais surtout le Bayern, qui menait 1-0 avant la folle inspiration de Madjer.
Mais ce premier succès européen de Porto, c’est surtout la victoire d’un moustachu, Artur Jorge, dont le coaching a été déterminant ce soir-là. Par son discours à la pause, comme aime souvent le raconter Paulo Futre, et par l’entrée en jeu de Juary, autre artisan de ce succès historique.
Le petit ailier a dynamité la défense bavaroise avant d’inscrire le pion décisif peu après l’égalisation. 2-1, le score n’évoluera plus. Les démons de la finale perdue face à la Juve trois ans plus tôt sont partis de Vienne à temps.
Après ses échec en finale contre Manchester United en 1968 (ah ce diable de Best) et le PSV Eindhoven en 1988 (ah ce tir au but raté de Veloso), Benfica échoue une troisième fois à ramener la C1 à Lisbonne. Le Milan de Sacchi assure l’essentiel avec une petite victoire 1-0 grâce à un but de Frank Rijkaard.
Et cette fois il n’y aura pas un coup d’épaule (ou d’avant bras) de Vata pour sauver les siens. Benfica est loin d’imaginer qu’il va falloir attendre 23 ans avant de retrouver une finale européenne.
Le grand Celtic face au grand Porto. À Séville, on le savait, la partie serait serrée jusqu’au bout. Et cela s’est effectivement joué à rien du tout. Le plus chanceux a fini par l’emporter.
C’est con, car c’est le genre de finale qu’on aimerait voir sans perdant. Ce soir de mai à Séville, Porto a brillé parce que les Écossais les ont poussé dans leur derniers retranchements.
Chaque fois que les dragons marquaient, Henrik Larsson répondait juste après. Mais c’est bien Derleï, également auteur d’un doublé, qui a le dernier mot lors de la prolongation. Électrique jusqu’au bout, le match se termine avec un expulsé de chaque côté.
C’est à Gelsenkirchen que débute réellement la légende de José Mourinho, même si ses premières pages se sont écrites à Séville l’année précédente, ainsi qu’à Old Trafford et La Corogne.
En Allemagne, le FC Porto du Mou s’adjuge une deuxième C1, 17 ans après Vienne, Madjer, Juari, Paulo Futre, Fernando Gomes et consorts. Cette fois-ci, ce sont les Deco, Maniche, Derlei et Alenitchev qui mènent les dragons au sommet de l’Olympe au cours d’une finale qui prend fin à la 23e minute avec la sortie de Ludovic Giuly.
Le reste est une évidence pour Porto. Carlos Alberto, dont la carrière n’ira pas plus loin que ce sacre, ouvre la marque avant que Deco et Alenitchev ne le suivent.
Pour l’anecdote, José Mourinho n’a jamais vraiment fêté le titre avec ses joueurs. Plusieurs théories existent à ce sujet. La première veut que le futur Special One avait rendez-vous avec Roman Abramovitch à Londres le soir-même. La seconde fait état d’un conflit entre Mourinho et un ultra des Super Dragões qui voulait lui refaire le portrait pour l’avoir rendu cocu.
Quoi de pire que de perdre une finale européenne dans son stade? Le Bayern Munich ou l’AS Roma sont passés par là. En 2005, le Sporting de Liedson et Sá Pinto affronte le CSKA Moscou en finale de la Coupe UEFA dans son antre d’Alvalade.
Tout se passe bien. Rogério ouvre le score, mais les Lisboétes vont s’écrouler en seconde période. Une défaite 3-1 qui doit beaucoup au postérieur de Rochemback qui empêchera bien malgré lui un but qui aurait pu permette à son équipe de mener 2-1.
Loin d’être la plus belle finale européenne, celle qui oppose Porto à Braga en 2011 à Dublin est sans doute l’une des plus importantes pour le football portugais, puisqu’elle a permis à ce dernier d’entrer dans la cour des rares pays ayant eu droit à une finale 100% nationale.
Cette année-là, trois écuries portugaises s’étaient retrouvées dans le dernier carré. Mais alors que tout le monde attendait un classico en finale de la Ligue Europa, le Sporting Braga s’est défait de Benfica pour rejoindre Porto en finale.
À Dublin, le miracle n’aura pas lieu : les hommes d’André Villas-Boas viennent à bout des Minhotos grâce à un but de la tête de Radamel Falcao. En l’espace de huit ans, le club de Pinto da Costa aura raflé une C1 et deux C3.

Confrontations avec les Clubs Français
Le Benfica affiche un bilan positif face aux formations tricolores sur la scène européenne, avec 14 victoires, 8 matchs nuls et 8 victoires en 30 matchs depuis son premier affrontement contre un club français, l'AS Saint-Etienne, au deuxième tour de la Coupe des clubs champions 1967-1968 (2-0, 0-1). Le PSG est le club tricolore que les Aigles ont le plus joué, avec là encore un bilan positif (trois victoires, trois nuls et deux défaites). Ils ont également affronté Bordeaux, l'OM, l'OL, Montpellier, Nante, Lille et Bastia, et seront donc opposés aux Toulousains pour la première fois de leur histoire.
Si le SL Benfica n'a rencontré l'Olympique de Marseille qu'à deux reprises, les Portugais ont l'habitude de rencontrer des clubs français . A 11 reprises, ils ont croisé la route d'un club français sur une confrontation aller-retour européenne. Le SL Benfica s'est qualifié au tour suivant à 9 reprises sur ces onze confrontations.
Les statistiques ne vont donc pas dans le sens de l'Olympique de Marseille.

Le Match Contre le PSG en Ligue Europa
Quatre jours après le mauvais match nul contre Montpellier, Paris retrouve le Parc des Princes en recevant le Benfica Lisbonne, pour le match retour des huitièmes de finale de la Ligue Europa.
Antoine Kombouaré devait faire sans Zoumana Camara, excusé pour raisons personnelles, et sans Peguy Luyindula, pas encore remis de sa blessure contractée à Lisbonne jeudi dernier. L’entraîneur parisien ne prend pas cette rencontre à la légère et aligne quasiment son équipe-type, à l’exception de Giuly et Hoarau, sur le banc de touche.
Le premier est remplacé numériquement par Cearà - Jallet prenant le poste de milieu droit -, le second par Bodmer.
Comme c’est souvent le cas dans ce genre de rencontres où une équipe a un léger avantage, le match commence sur un rythme relativement lent. Paris se crée bien une situation intéressante dès la deuxième minute de jeu - une tête de Jallet à côté après un centre d’Erding -, mais aucune des deux équipes n’est réellement dangereuse.
Juste après le quart d’heure de jeu, Cearà tente une frappe lointaine, après un bon décalage de Makelele, qui passe au-dessus des cages.
Vers la demi-heure de jeu, Paris commence à attaquer de plus en plus. Sur une action où tous les milieux de terrain sont montés, le PSG se fait prendre en contre. En surnombre, les Lisboètes avancent vers le but, et Gaitan reçoit le ballon à l’extérieur de la surface, côté gauche.
Edel anticipe la frappe croisée, mais Gaitan tire de l’autre côté, en force, et Edel ne peut qu’accompagner le ballon dans ses buts (0-1, 27e).
Dans la minute qui suit ce but, Bodmer sert parfaitement Erding dans la surface ; le Turc frappe du gauche, et Roberto parvient à bloquer le ballon entre ses jambes. Ce n’est que partie remise, puisque Paris obtient une égalisation méritée : Cearà envoie un ballon dans la surface, Erding domine Luisão de la tête et remet pour Bodmer, qui arme une reprise parfaite du droit (1-1, 35e).
Au retour des vestiaires, le PSG tarde à repartir à l’attaque, et c’est finalement Benfica qui se montre à son avantage. Sur un centre venu de la droite, Cardozo, seul au second poteau, manque complètement sa reprise du gauche. Saviola rate également le cadre sur une passe de Coentrão, et Edel sort une frappe de Cardozo sur un centre du même Coentrão.
Passé ce quart d’heure difficile, le PSG commence enfin à mettre la pression sur son adversaire. Il en résulte immédiatement une occasion : un centre tendu de Nenê, et une reprise manquée d’Erding, qui envoie le ballon au-dessus alors qu’il était tout proche des cages. Kombouaré fait alors rentrer ses remplaçants : Hoarau et Giuly d’abord, Maurice ensuite.
À dix minutes de la fin, un ballon peine à être dégagé par Benfica ; Armand remet de la tête devant le but, et Maurice tente un ciseau. Le geste technique est manqué, mais cela permet à Hoarau de se trouver seul face aux buts. Le Réunionnais tire sur le gardien, qui s’était bien relevé.
Lisbonne se qualifie donc pour les quarts de finale, au détriment du PSG qui termine là son parcours européen.
Le club lisboète a bien failli être éliminé de toutes les compétitions européennes, et n'a arraché la troisième place de son groupe de Ligue des champions que dans les ultimes secondes du dernier match. Contraints de s'imposer par au moins deux buts d'écart à Salzbourg mardi dernier pour être reversés en Ligue Europa, les hommes du technicien allemand Roger Schmidt, finalement vainqueurs 3-1 en Autriche, n'ont dû leur salut qu'à un but d'Arthur Cabral à la 92e minute.
HIGHLIGHTS | Benfica 4-2 Real Madrid | Champions League
Tableau Récapitulatif des Confrontations Benfica - Clubs Français
| Compétition | Nombre de Matchs | Victoires Benfica | Matchs Nuls | Victoires Clubs Français |
|---|---|---|---|---|
| Total | 30 | 14 | 8 | 8 |