Le Brest Bretagne Handball, c’est l’histoire d’une croissance accélérée, la soif d’un club définitivement attiré par le plus haut niveau et soucieux de l’atteindre le plus rapidement possible. De la N1 à la finale de la Ligue des Champions, il n’y a ainsi qu’un (grand) pas que le BBH a su franchir en sept petites années.
On a coutume de dire que le plus dur n’est pas d’atteindre le sommet mais d’y demeurer alors c’est dans une nouvelle phase que le club des Présidents Gérard et Denis Le Saint est entré depuis quelques saisons, celle de la stabilisation après une évolution à vitesse grand V. Les principaux caps ont d’ores et déjà été franchis, les cases cochées une à une.
Bâti sur les fondations de son Arena, sans laquelle rien n’aurait sans doute été possible, le projet brestois a atteint son premier palier significatif en rejoignant en 2016 la Division 1, après une saison qui restera encore longtemps dans les mémoires, ponctuée d’une invincibilité totale du début à la fin, d’une accession dans l’élite donc et d’une victoire historique en Coupe de France. Ce glorieux passage symbolisait l’entrée dans le grand monde du handball hexagonal pour celles qu’on appelait déjà à l’époque les Rebelles.
Il aura fallu quatre petites saisons pour y arriver et tout cela n’avait rien d’une finalité. Car les ambitions des dirigeants brestois et la volonté de l’entraîneur Laurent Bezeau d’inscrire le club dans l’excellence étaient très fortes. Solidement soutenue par un socle de partenaires économiques nombreux et fidèles, la structure allait passer à la vitesse supérieure en attirant de grands noms du handball dans ses rangs et en prenant ses marques avec la compétition européenne, la deuxième dans la hiérarchie, pendant que les esprits lorgnaient fermement la Ligue des Champions dans un avenir très proche.
Brest Bretagne Handball 🆚️ FTC-Rail Cargo Hungaria | HIGHLIGHTS | EHF Champions League Women 2025/26
Pour ses premiers pas chez les grands, le BBH se plaçait vice-champion de France et poussait jusqu’aux quarts de finale dans la compétition continentale en 2017. La marche suivante était alors immédiatement atteinte et pendant que le Brest Bretagne Handball poursuivait sa quête de gloire nationale, il faisait son entrée dans le gratin européen en intégrant la Ligue des Champions, une épreuve qu’il n’a plus quittée jusqu’à aujourd’hui et contribuant fortement à sa renommée et à ses progrès sportifs et structurels.
Le léger coup de mou, que certains ont appelé une crise de croissance, lors de la saison 2018/2019 n’aura été que passager et surtout le point de départ d’une nouvelle accélération qui allait voir les Rebelles décrocher leur premier titre de championne de France et atteindre la finale de la Ligue des Champions en mai 2021.
Avant d’entrer dans la dixième année, le BBH a pris un virage en plaçant Pablo Morel à la tête du projet sportif pour faire suite à Laurent Bezeau. Lors de la saison 2024/2025 Raphaëlle Tervel succède à Pablo Morel. Un nouveau cycle est donc en route pour ce club qui ne veut se fixer aucune limite, que ce soit en France ou en Europe. Le Brest Bretagne Handball grandit encore !

Les joueuses du BBH célébrant une victoire. Source: Le Télégramme
Parcours en Ligue des Champions et Coupe EHF
Après avoir fini la saison 2017 vice championnes de France, les joueuses du Brest Bretagne Handball ont su relever de nouveaux défis et faire encore mieux en 2018 ! Depuis le premier match de la saison fin août jusqu'à la finale de coupe LFH, le BBH est l'équipe qui a disputé le plus grand nombre de matchs en France (46 matchs). Les joueuses du club brestois ont été remarquables dans leur engagement, leur concentration et leur resistance physique.
Malgré un passage très rapide en Ligue des Champions après avoir été éliminé dès la phase de groupes, le BBH a été reversé en Coupe EHF. Le club breton n’a pas démérité pour sa première participation en coupe EHF ayant accédé au quart de finale. Même si l’équipe brestoise n’a pas réussi à réunir tous les ingrédients pour créer l’exploit en Ligue des Champions, pour la saison 2018-2019, le BBH a de nouveau fait la demande pour la wild card qui lui permettrait d'intégrer une nouvelle fois ce championnat prestigieux.
En Coupe d’Europe, il y a eu trois périodes distinctes. La première, c’étaient les matches aller en Ligue des Champions. On ne les a pas gagnés mais on a notamment fait un très bon déplacement à Rostov, en Russie, où on était tout près de gagner. Ensuite, on a reçu les Hongroises de Gyor, futures championnes d’Europe, et on les a jouées les yeux dans les yeux même si on sentait qu’en cas d’accélération, elles pouvaient nous battre à tout moment. Et puis enfin Midtjylland chez nous, avec une défaite à la dernière seconde, ça nous a bien fait comprendre où on était.
La deuxième période, c’étaient les matches retour de Ligue des Champions où on n’a pas su assumer le fait qu’on était inférieurs et que ce n’était pas anormal qu’on subisse des défaites. On a perdu le fil et ça s’est également retourné contre nous en championnat de France. Enfin, il y a la Coupe EHF où j’ai clairement senti qu’on avait le niveau. On a fait une bonne poule, on a terminé premiers, c’était un progrès par rapport à la saison passée. Le couac en quart de finale nous a aussi permis d’apprendre en trébuchant.
Moments clés et défis de la saison 2018
Comment résumeriez-vous la saison 2018 en quelques mots ? « C’est une saison réussie dans la mesure où on était en fin de saison là où on voulait être, c’est-à-dire en capacité de disputer les deux titres nationaux. C’est une saison qui nous a éprouvés avec la Ligue des Champions notamment, compétition énergivore, encore plus mentalement que physiquement, mais qui nous aura fait grandir parce qu’elle nous a apporté de l’expérience. Elle nous a coûté beaucoup, par exemple 7 défaites en 11 matches en octobre/novembre, et on a eu beaucoup de mal à rebondir après chaque revers. On sait pourtant qu’un grand club doit savoir faire ça dans les situations difficiles.
Quels ont été les temps forts de cette saison, votre meilleur souvenir, et le moins bon ? « Les meilleurs souvenirs, il y en a deux. Tout d’abord la demi-finale de Coupe de France face à Metz qui nous a ouvert les portes de Bercy et puis ensuite ce titre en finale à Paris, cette communion avec le public, le fameux mur blanc. Émotionnellement, la demi-finale a été encore plus forte que Bercy, et cela était lié au scénario de la partie (victoire sur le dernier penalty). Au rayon des mauvais souvenirs, il y a ce quart de finale aller de Coupe EHF à Kristiansand, en Norvège. Cela fait partie des expériences négatives de la saison mais quelque chose d’incontournable quand même pour grandir. On a perdu cette opposition aller-retour lors de dix minutes sur le premier match durant lesquelles on a connu un terrible trou d’air qui a anéanti nos chances d’aller en demi-finale.

Brest Bretagne Handball champion de France 2021. Source: brest-bretagnehandball.fr
Le premier défi va être de taille, il consistera à intégrer les recrues dans un groupe qui fonctionne déjà. Il n’y aura que quatre nouvelles joueuses, ce qui nous garantira une certaine stabilité. Nous disposons déjà d’un fond de jeu, d’une histoire. La difficulté résidera dans le fait d’intégrer des profils très différents entre par exemple une Pauletta Foppa qui vient de signer un premier contrat pro et des Isabelle Gulldén ou Ana Gros qui sont des joueuses incontournables en Europe.
Les adversaires en Ligue des Champions
Plusieurs clubs de renom participent également à la Ligue des Champions, ajoutant à la compétitivité de l'événement :
- CSM Bucarest (ROU): Champion de Roumanie en titre, le CSM Bucarest fait clairement partie des favoris de la compétition cette saison.
- Györ (HON): Champion de Hongrie en titre et figure historique de la ligue des champions, le club n’a plus remporté la compétition depuis 2019.
- Buducnost (MTN): Club de la capitale du Monténégro et champion national en titre, Buducnost possède une grande histoire avec la compétition européenne.
- Bietigheim (ALL): Présent dans le groupe du BBH la saison passée, Bietigheim avait réalisé un début de campagne européenne exceptionnel avant de finalement s’écrouler en milieu de saison.
Le calendrier officiel de cette phase de groupe sera connu dans quelques jours ! Rendez-vous le week-end du 9 et 10 septembre pour le premier match européen de la saison.