À la veille de l'EuroVolley 2019, qui s'est déroulé dans quatre pays (Turquie, Pologne, Hongrie et Slovaquie), le sélectionneur de l'équipe de France, Emile Rousseaux, avait pour objectif de former une équipe compétitive en vue des Jeux Olympiques de Paris 2024.

L'équipe de France de Volley-ball. Source: L'Équipe.
Le Projet Génération 2024
Le lancement en 2017 du projet Génération 2024 par la Fédération française de volley et la nomination d'Emile Rousseaux ont redonné des couleurs à la sélection. Depuis, la France est rentrée dans le rang européen.
Parcours de l'Équipe de France
L'équipe de France est parvenue à se qualifier pour l'édition 2019 du Championnat d'Europe grâce à un joli carton plein (six matchs, six victoires). Elle a ensuite effectué une préparation estivale aboutie, ponctuée de dix victoires en douze matchs amicaux.
Place maintenant à la « vraie » compétition pour cette équipe de France très jeune - 23 ans de moyenne d’âge. Au sein de laquelle seules trois « anciennes » ont déjà disputé un Championnat d’Europe : la centrale Christina Bauer (31 ans), la passeuse Mallory Caleyron (30 ans), revenue en Bleu après cinq ans d’absence, et la pointue Alexandra Dascalu (28 ans).
Le tirage au sort a en effet réservé une « poule de la mort » aux Tricolores, avec notamment l’actuelle meilleure équipe du monde, la Serbie, championne du monde et d’Europe en titre, la Turquie, 5e équipe européenne qui a le privilège de recevoir, la Bulgarie, 8e au classement continental, la Grèce et la Finlande, deux équipes a priori plus dans les cordes des Bleues.
Dans un tel contexte, même si ces dernières espèrent secrètement finir parmi les quatre premières et se qualifier ainsi pour les 8e de finale (la poule A croisera avec la poule C qui comprend la Hongrie, les Pays-Bas, l’Azerbaïdjan, la Croatie, la Roumanie et l’Estonie), difficile de parler d’objectifs de résultats pour l’équipe de France.
"L’objectif est avant tout de montrer les progrès qu’on a pu faire ces derniers temps", confirme Christina Bauer, tandis que la capitaine Juliette Fidon ajoute : "C’est une expérience inconnue pour plus des trois quarts de l’équipe, on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre, mais nous attendons ce moment depuis quelques mois, nous avons envie de montrer le travail que nous avons fait, nous allons essayer d’embêter tout le monde après une préparation satisfaisante au cours de laquelle on a bien progressé.
Les Françaises vont découvrir ce haut niveau européen dès vendredi (13h30, heure française) dans la belle Ankara Arena Spor (10 400 places) contre la Bulgarie, 11e du dernier Championnat du monde, 9e de l’EuroVolley 2017 et passée très près début août de la qualification olympique (défaite en cinq sets face aux Etats-Unis, médaillées de bronze à Rio).
Une formation emmenée par sa capitaine Elitsa Vasileva, une des meilleures attaquantes du monde, passée par les championnats italien, brésilien et turc. "Il faudra jouer notre volley qui ne sera pas le même que le leur, parce que nous n’avons pas les mêmes arguments, il faudra surtout profiter de cette occasion pour lâcher les chevaux, c’est vraiment le mot d’ordre de cette compétition", poursuit l’intéressé.
L'équipe de France de volley grille les étapes - RTL - RTL
Focus sur Christina Bauer
Fille d’un volleyeur international français, Jean-Luc Bauer, et d’une ancienne joueuse norvégienne de handball Tone, Christina a la particularité d’être née en Norvège à Bergen. Elle débute le volley à 10 ans dans le même club que Benjamin Toniutti, le capitaine des Bleus à Pfastatt.
Elle enchaîne ensuite une carrière riche d’abord à Mulhouse puis à l’étranger en Italie et Turquie avec des titres à la clé. Pour ses premiers et derniers Jeux olympiques, la centrale alsacienne aura la mission d’encadrer la jeune équipe de France face aux grandes nations mondiales.
Avant de raccrocher définitivement en Bleue, la doyenne du groupe a déjà prévu l’après JO. Entraînées depuis 2018 par le Belge Emile Rousseaux, elles auront dès la phase de groupe affaire à un immense défi face aux Américaines, championnes olympiques en titre, la Chine, triple championne olympique et la Serbie, médaillée de bronze des aux Jeux de Tokyo.
Composition de l'Équipe de France
| Poste | Joueuse | Informations |
|---|---|---|
| Centrales | Amandha-Marine Sylves | Pinerolo (Italie), 23 ans, 1,93 m |
| Centrales | Christina Bauer | LOVB Houston (Etats-Unis), 36 ans, 1,96 m |
| Centrales | Léandra Olinga Andela | Ilisiakos BC (Grèce), 26 ans, 1,85 m |
| Récep/Attaquantes | Héléna Cazaute | Vero Volley Milano (Italie), 26 ans, 1,84 m |
| Récep/Attaquantes | Amélie Rotar | Roma Volley Club Femminile (Italie), 23 ans, 1,88 m |
| Récep/Attaquantes | Halimatou Bah | Neptunes Nantes (Ligue A), 20 ans, 1,87 m |
| Libéros | Amandine Giardino | Neptunes de Nantes (Ligue A), 29 ans, 1,72 m |
| Libéros | Juliette Gelin | Vero Volley Milano (Italie), 22 ans, 1,65 m |
| Passeuses | Nina Stojiljkovic | Aydın Büyükşehir Belediyespor (Turquie), 27 ans, 1,78 m |
| Passeuses | Emilie Respaut | Pays d'Aix Venelles (Ligue A), 21 ans, 1,76 m |
| Pointues | Lucille Gicquel | - |
| Pointues | Iman Ndiaye | Keçiören Belediyesi Sigorta Shop (Turquie) |
| Remplaçante | Maéva Schalk | Volero Le Cannet (Ligue A), 18 ans, 1.85 m |