Retrouvez l'historique du basket-ball aux Jeux Olympiques, un sport où les Américains sont toujours dominants. Les Jeux olympiques et le basketball ont vécu une véritable histoire d'amour. Le tournoi olympique après avoir fait ses premiers pas à Berlin en 1936, s'est imposé au fil des éditions, comme le rendez-vous majeur du basket international.

Basketball aux Jeux Olympiques de 1936
Créé en 1891 par James Naismith, un Canado-Américain qui était prof d'éducation physique à l'Université de Springfield, dans le Massachussetts, afin d'occuper ses élèves quand il pleut, le basket-ball fait son apparition aux Jeux Olympiques de 1904, à Saint-Louis, mais en démonstration. À l'origine, le basketball a été créé par James W. Naismith, dans le but de maintenir ses élèves en forme durant les mois d'hiver. En décembre 1891, ce professeur d'éducation physique au YMCA de Springfield, qui était alors un centre de formation international, a conçu un jeu d'intérieur dont bon nombre des règles établies à l'époque sont encore appliquées dans le basketball moderne. Le basketball a été introduit pour la première fois aux Jeux Olympiques comme sport de démonstration en 1904 à Saint Louis, où il s'agissait principalement d'un événement du championnat national américain, avec la participation exclusive d'équipes des États-Unis.
JO de St. Tout débute en 1904 lors des Jeux Olympiques de St. Louis. Le basket n’est qu’un sport de démonstration et seules des équipes américaines de YMCA, universités ou lycées s’affrontent dans un drôle de bazar. Le détail de l’épreuve de basket aux Jeux Olympiques 1904 de St. Louis est particulier. Lors de l’édition parisienne de 1924, le basketball est de retour après vingt ans sans figurer aux JO.
L'Ère des Débuts Olympiques: Berlin 1936
Ce n'est qu'en 1936, lors des Jeux Olympiques de Berlin, que le basketball est devenu officiellement un sport olympique. C'est en 1936, à Berlin, qu'il devient une épreuve officielle. 1891 - 1936. 45 ans après sa création par James Naismith, le basketball devient un sport olympique lors des Jeux de 1936 à Berlin. Son créateur fait d’ailleurs le voyage en Allemagne pour assister aux matchs et remettre la médaille d’or aux Américains, la première d’une longue série. Seuls les hommes sont de la partie et le tournoi se déroule en extérieur, sur un terrain en terre.
Pour sa seconde édition en tant que sport olympique, le basketball commence à trouver sa place. Lors des Jeux de Londres en 1948, le tournoi se déroule dans un gymnase, la leçon berlinoise a été retenue. Les Américains remporteront les sept premières éditions du tournoi olympique de basket, dont celle de 1948 en dominant la France en finale. Pour leur première participation à l’épreuve de basket aux JO, les Français vont chercher la médaille d’argent. Ils s’inclinent en finale face aux Américains.
La Guerre Froide et les Jeux Olympiques
En 1952 lors des Jeux d’Helsinki, l’ambiance change. La guerre froide entre les Américains et les Soviétiques se fait sentir aussi dans le sport et les Jeux Olympiques n’échappent pas à cette atmosphère tendue. Et ce n’est pas la finale remportée par Team USA face à l’URSS qui va contredire cette tendance, même si les tensions ne sont pas encore à leur paroxysme.
Avec Bill Russell et K.C. Jones dans leurs rangs, les Américains conservent leur titre en battant une nouvelle fois les Soviétiques en finale. L’Uruguay complète le podium comme en 1952 pendant que les Français terminent à la quatrième place. Une chose est sûre, les États-Unis confirment qu’ils sont au-dessus du lot.
Il parait que l’équipe montée en 1992 pour les Jeux Olympiques de Barcelone est la meilleure de l’histoire, d’où son surnom de Dream Team ? Possible, mais on vous laisse checker la gueule du roster de 1960 pour les États-Unis qui s’est bien baladé à Rome : Jerry West, Oscar Robertson, Walt Bellamy et Jerry Lucas en tête d’affiche, on a connu pire. L’effectif américain a moins fière allure que lors des dernières éditions avec aucun joueur dominant - pas de Bill Russell comme en 1956, pas d’Oscar Robertson ou Jerry West comme en 1960 - mais Team USA fait le taf pour cette première édition des Jeux Olympiques en Asie. Les Soviétiques récupèrent l’argent une fois de plus alors que le Brésil va chercher une seconde médaille de bronze consécutive.
1968, Mexico : Politique et Basket
Les mois qui ont précédé les Jeux Olympiques de Mexico en 1968 ont été animés chez les Américains. Cela ne concerne pas le basket uniquement, mais l’ensemble des sports avec la réflexion d’un boycott de la part des athlètes afro-américains pour protester contre le non respect des droits civiques dont souffre leur communauté. Si une grève de grande ampleur n’aura pas lieu, l’absence de Lew Alcindor (Kareem Abdul-Jabbar) - officiellement pour des raisons académiques - mais surtout les poings levés et gantés de noir de Tommie Smith et John Carlos sur le podium du 200 mètres soulignent bien l’aspect politique de ces Jeux.
Une fois de plus, les Américains et les Soviétiques se retrouvent en finale des Jeux Olympiques. Mais ce coup-ci, ce sont les gars de l’Est qui repartent avec la médaille d’or, remportant la finale d’un petit point face à leurs rivaux US. Le tout dans une fin de match complètement bordélique toujours pas digérée par les joueurs américains.
USA URSS FINALE JO BASKET 9 septembre 1972 la derniere minute
Munich 1972 : La Fin d'une Ére et la Controverse
Ils resteront invaincus jusqu'en 1972. Les Jeux Olympiques de 1972 à Munich ont marqué une étape cruciale dans l’histoire du basketball, un événement à la fois exaltant et controversé. Les Jeux de Munich en 1972 se déroulèrent dans une atmosphère de tensions politiques et sociales. Le contexte de la Guerre froide rend la compétition entre les États-Unis et l’URSS particulièrement intense. De plus, ces Jeux furent marqués par la tragédie du massacre de Munich, où 11 membres de l’équipe olympique israélienne furent pris en otage et tués par un groupe terroriste palestinien.
Opposés à l'URSS, en pleine guerre froide, lors de la finale à Munich, ils s'inclinent d'un petit point, sur un panier à la dernière seconde, avec une fin de match toujours aussi controversée plusieurs décennies plus tard. La finale, disputée le 9 septembre 1972, oppose les États-Unis à l’URSS. Ce match restera à jamais gravé dans l’histoire du basketball olympique pour ses dernières secondes controversées. Mais il n’y avait pas que la fin du match qui était source de controverses à l’époque.
Comme mentionné plus tôt, le massacre de Munich a jeté une ombre sur l’événement de 1972. L’Égypte s’est retirée du tournoi à la suite des événements du massacre et a refusé de jouer les matchs de classement. « Munich menace de devenir un symbole d’insensibilité tout à fait répugnant pour l’idéal olympique. Mais la compétition a repris après seulement 34 heures de suspension. Avery Brundage, président du Comité international olympique, a déclaré : « Les Jeux doivent continuer ». C’était une position familière pour Brundage.
La finale de 1972 était de loin la plus compétitive de l’histoire. Le jeu rapide de l’URSS avait surpris le sélectionneur Iba, qui avait perdu le contact avec un jeu en constante évolution, adoptant une défense disciplinée. Les Américains étaient très athlétiques, mais ils se contentaient de l’être et ne l’utilisaient pas.
Alors que le temps était compté et que les Soviétiques menaient d’un point, Doug Collins a volé le ballon pour les Américains et s’est dirigé vers le panier, où un défenseur soviétique a commis une faute sur lui. Une règle de la FIBA de l’époque ne permettait pas de demander un temps mort après un deuxième lancer franc, de sorte que les Soviétiques ont dû se précipiter sur le terrain et, lorsqu’un joueur soviétique a dribblé le ballon à mi-terrain, il semblait que les Américains allaient gagner le match. Mais les entraîneurs soviétiques se sont plaints qu’un temps mort qu’ils avaient demandé entre les lancers francs de Collins n’avait pas été accordé, et comme ils perturbent la table des marqueurs, un arbitre a arrêté l’action à une seconde de la fin.
Les Soviétiques reprennent donc le ballon sous leur propre panier, la passe des Soviétiques s’égare et ils ne parviennent pas à marquer alors que le temps est écoulé. Les joueurs américains se précipitent sur le terrain pour fêter l’événement. Le score final est de 50 pour les Etats-Unis et 49 pour l’URSS. Les Américains remportent les Jeux de 1972… mais.
Il s’est avéré qu’au début de la partie, le chronomètre indiquait 50 secondes et non trois secondes. « Il y avait un arbitre qui me pointait les jambes, et il était roumain. Il ne parlait pas anglais », se souvient McMillen. « Selon les règles internationales, tant que le joueur [entrant] peut reculer, vous n’avez pas besoin de sortir de la ligne. C’est à lui de reculer s’il veut plus d’espace. Mais l’arbitre montre mes pieds - je suis derrière la ligne. Je n’enfreins aucune règle. Pourquoi me montre-t-il du doigt mes pieds ? Je pensais qu’il me disait de quitter la ligne, et la dernière chose que je veux, c’est qu’on m’appelle pour une faute technique à ce moment-là. C’est pourquoi j’ai reculé.
De l’autre côté du terrain se tenait l’ailier soviétique Aleksander Belov, à qui Edeshko a fait une passe parfaite de type « Ave Maria ». Alors que deux joueurs le protègent, Belov saute, retombe pendant que les Américains perdent leur position, puis réalise un layup incontesté qui marque la fin du match. Victoire 51-50, l’URSS remporte les Jeux de 1972 et pour la première fois, les Américains sont vaincus sur la scène olympique.
Le chaos s’ensuit. Iba se précipite à nouveau vers la table des marqueurs, James Forbes pleure sans retenue, les photographes, les journalistes et les supporters en colère envahissent le terrain. Après le match, l’arbitre brésilien Renato Righeppo refuse de signer la feuille de match certifiant la victoire des Soviétiques en 1972. Un deuxième officiel, le Bulgare Artenik Arababjan, la signe en disant : « Je ne suis qu’un arbitre. Un jury d’appel de la FIBA, l’instance dirigeante de ce sport, a rejeté l’appel des Américains contre cette défaite. Dans une déclaration que certains ont interprétée comme un parti pris anti-américain, le Britannique R.
La finale de 1972 fut l’un des moments les plus controversés de l’histoire olympique. Les États-Unis protestèrent officiellement contre le résultat, mais leur appel est rejeté, et l’URSS reçoit la médaille d’or. Cette finale dramatique eut un impact durable sur le basketball mondial. Elle démontra que la compétition était devenue véritablement globale, avec des équipes de plusieurs continents capables de rivaliser au plus haut niveau. Encore aujourd’hui, l’équipe de 1972 refuse de reconnaître leur médaille d’argent.
Le basketball aux Jeux Olympiques de 1972 à Munich représente un moment crucial dans l’histoire du sport. Il symbolise non seulement la fin d’une ère de domination américaine mais aussi l’émergence de nouvelles puissances dans le monde du basketball.
L'Ère du Basket Féminin et le Boycott
Lors de l'édition suivante, en 1976, le basket féminin est inscrit au programme, et ce sont les Soviétiques qui s'adjugeront cette édition et la suivante (1980), à domicile. Pour la première fois, les Jeux Olympiques permet aux femmes de montrer leur talent avec la balle orange. Montréal est le théâtre du premier tournoi de basketball féminin aux JO. Et si les Américains retrouvent la première marche du podium chez les hommes en venant à bout de la Yougoslavie, c’est bien du côté de l’URSS que l’or repart chez les femmes. Il faut dire que les Soviétiques disposent d’une arme absolue dans leurs rangs, l’immense Ouliana Semenova.
Pour cause d’intervention soviétique en Afghanistan, de nombreux pays boycottent les Jeux Olympiques de Moscou. Ont les États-Unis qui ne peuvent donc pas remettre en jeu leur titre au basketball. L’URSS fait donc figure de grand favori à domicile, même si les Yougoslaves comptent bien surfer sur leur médaille d’argent obtenue quatre ans plus tôt. Et c’est ce qu’ils font. Les Soviétiques, surpris par l’Italie lors de la seconde phase de groupe, doivent se contenter de la médaille de bronze.
En 1984, l’URSS rend la monnaie de sa pièce aux Américains en boycottant les Jeux Olympiques de Los Angeles. Un partout, balle au centre, est-ce qu’on peut revenir au sport ? Sur les parquets, Team USA toujours composée d’universitaires s’avance en favori, coaché par le dur Bobby Knight. Mais des mecs issus des facs ne signifie pas sans talent : Pat Ewing, Sam Perking, Chris Mullins et Michael Jordan, ça a de la gueule même si le prime est encore loin. Dans tous les cas, cela suffit pour que les Américains retrouvent leur traditionnelle médaille d’or.
Pas de boycott américain ou soviétique pour ces Jeux Olympiques de 1988, ce qui signifie que les deux puissances mondiales vont pouvoir s’affronter sur un terrain de basket. Seize ans après la finale controversée de 1972, team USA compte bien prendre sa revanche. Mais à Séoul, les Américains perdent en demi-finale face à des Soviétiques plus expérimentés. Pas d’excuse cette fois-ci pour justifier cette défaite. Mais la prise de conscience que les choses doivent bouger : dans les années qui suivent, Boris Stankovic, le secrétaire général de la FIBA, et David Stern, le commissionnaire de la NBA, apportent un coup de boost énorme à la médiatisation du basketball en autorisant désormais les professionnels à participer aux Jeux Olympiques. Une olympiade qui a marqué l’histoire.
La Révolution "Dream Team"
Depuis, les Américaines se sont imposées neuf fois sur dix, laissant juste filer celle de 1992, remportée par les Russes. Et 1992 reste une date charnière pour le basket olympique. Car c'est à partir de cette année que les Etats-Unis ont commencé à envoyer leurs professionnels, et non plus les universitaires, après leur troisième place aux JO de Séoul en 1988.
Une révolution sur les parquets. Avec l’arrivée des pros aux Jeux Olympiques - surtout ceux évoluant en NBA - la balle orange bascule ans une nouvelle dimension. Comment expliquer le choc ressenti par ceux qui ont assisté à la démonstration de la Dream Team lors des Jeux de Barcelone, premier contact visuel pour beaucoup avec le basket made in NBA ? Impossible.
C'est donc la naissance de la « Dream Team », emmenée par les légendaires Michael Jordan, Magic Johnson ou encore un Larry Bird en fin de carrière, qui écrase tout sur son passage et contribuera grandement à l'explosion du basket dans le monde. À l’instar des hommes en 1992, les filles de Team USA e 1996 avait à coeur de laver les derniers affronts sur la scène internationale, entre autres la défaites en demi-finale lors des Jeux Olympiques de Barcelone. C’est donc l’artillerie lourde qui représente l’Oncle Sam à Atlanta, afin de retrouver la plus haute marche du podium.
Les Jeux de Sydney 2000
1984. Seize ans que les Bleus n’avait pas participé aux joutes olympiques. 1959. Quarante et un ans sans la moindre médaille, toutes compétitions internationales confondues (JO, Mondial, Euro). Autant dire que l’équipe de France ne se pointe pas avec le costume de favori lors des Jeux Olympiques de Sydney en 2000. Et ce n’est pas la préparation ou la phase de poule de nos Bleus qui peuvent nous rassurer. Ni le dunk de Vince Carter passant au-dessus de Fred Weis. Oui mais voilà, il y a tout de même du talent dans cette équipe. Et un peu de chance, car ils se retrouvent ensuite dans le tableau le plus « facile » lorsque les matchs à élimination directe débutent. La magie opère, le groupe est soudé, la finale est atteinte. Alors comment vivre la défaite de 10 points face à Team USA pour la médaille d’or ? En voyant le verre à moitié plein, en se disant qu’on vient de loin et qu’on a fait jeu égal avec des joueurs NBA.
Athènes 2004 : Une Fausse Note Américaine
Mais les Américains n'aligneront pas toujours leurs meilleurs joueurs, comme en 2004, à Athènes, où ils ne prennent que la médaille de bronze, après avoir été battus par les futurs vainqueurs argentins dans le dernier carré. Les victoires serrées face à la Lituanie puis la France lors des Jeux Olympiques de Sydney n’ont pas servi de leçon aux Américains. Sûrs d’être toujours les rois de la balle orange, ils ne présentent même pas leur meilleure armada lors des JO de 2004 à Athènes. Résultat, ils perdent deux matchs en poule (face au Porto-Rico et la Lituanie) avant de s’incliner en demi-finale contre l’Argentine de Manu Ginobili, Luis Scola et compagnie.
La "Redeem Team" et la Domination Continue
Après la déconvenue de 2004, les Américains sont en mission. La Reedem Team (équipe de la rédemption) est mise sur pied avec les meilleurs joueurs NBA présents pour redorer le blason de l’Oncle Sam : Chris Bosh, Dwyane Wade, Carmelo Anthony, LeBron James, Chris Paul, Kobe Bryant… l’artillerie lourde est de sortie. Et il faut bien ça, car la finale face à l’Espagne de Pau et Marc Gasol, Juan Carlos Navarro, Rudy Fernandez et Ricky Rubio est loin d’être une partie de plaisir.
Ils ont depuis aligné quatre sacres olympiques consécutifs, avec le regretté Kobe Bryant ou encore LeBron James. Pendant que Team USA assoie sa domination sur le basketball olympique en allant chercher les médailles d’or chez les hommes - en battant encore l’Espagne comme en 2008 - et chez les filles, le bilan français est contrasté. L’image renvoyée par Tony Parker et compagnie, battus une fois de plus par leurs rivaux ibériques lors des quarts de finale, est bien salie par la réaction humaine mais pas moins condamnable de Nicolas Batum sur Navarro.
Alors que les ambitions étaient élevées pour cette dernière compétition internationale disputée par Tony Parker, les Bleus tombent de haut. Entre la pression d’aller chercher la médaille et l’incapacité à élever leur niveau de jeu face aux Espagnols, les Français repartent bredouillent de Rio. Mais avec le postérieur bien rouge, tant la fessée mise par Pau Gasol et les siens a été sévère. Pas de revanche pour l’équipe de France après les Jeux de 2012.
Tokyo 2021 : Les Derniers Jeux
Après avoir tapé d’entrer les Américains, l’équipe de France poursuit sa marche en avant durant le tournoi. À Tokyo en 2021 - les Jeux ont été décalés à cause de la pandémie de Covid - ni la République Tchèque, ni l’Iran, ni l’Italie ne résistent aux Bleus. La Slovénie n’est pas loin de nous mettre à la porte, mais Nicolas Batum avec un contre stratosphérique referme celle-ci sur le nez de Luka Doncic et ses potes en demi-finale.
Malgré leur défaite initiale, les Américains ont bien atteint la dernière marche eux aussi, et ils comptent bien remettre les pendules à l’heure face aux Frenchies. Ce qu’ils font, sans pour autant dominer complètement nos Bleus qui y ont cru. 4 tournois (homme et femme 5×5 et 3×3), 3 médailles d’argent pour les Françaises et Français dont deux en perdant face aux représentants de l’Oncle Sam en finale. Les garçons du 3×3 nous ont fait rêver en arrivant en finale - alors qu’on ne les attendaient pas forcément à telle fête - avant de perdre face aux Pays-Bas en prolongation. Au 5×5, les garçons ont su aussi atteindre cette ultime marche malgré un début de tournoi compliqué, gagnant le droit de subir la loi des Avengers et l’insolence de Stephen Curry alors qu’ils ont pu y croire.
Le Bilan Actuel et l'Avenir
Avant les Jeux de Paris, ils restent évidemment les plus titrés chez les messieurs (16 sacres), devant les Russes (2), comme chez les dames (9 médailles d'or, 3 pour la Russie). Sur l'ensemble des Jeux Olympiques organisés, le pays de l'Oncle Sam en a remportés 16 sur 20 chez les hommes et 9 sur 12 chez les femmes. En basketball masculin, l'URSS (2), la Serbie et l'Argentine sont parvenus à terminer la compétition avec l'or autour du cou. Chez les femmes, c'est la Russie qui a été sacrée (3 fois), lorsque les Américaines n'y sont pas parvenues.
Du côté tricolore, les Bleus ont disputé et perdu trois finales (1948, 2000 et 2021), alors que les Bleues ont perdu celle de 2012, et se sont adjugées la médaille de bronze lors de la dernière édition au Japon. Pour notre équipe masculine française, elle a accompli deux prouesses mémorables en atteignant la finale et en remportant l'argent face aux États-Unis, lors des Jeux de Londres en 1948 et de Sydney en 2000. Avec 3 médailles d'argent chez les hommes, la France est la 6e nation la mieux classée, juste derrière l'Espagne et devant l'Italie.
Mais l'arrivée de Victor Wembanyama pourrait bien changer les choses... Basket Rétro, le site web de référence de l'histoire de la balle orange, vous propose une rétrospective de ce sport aux JO, édition par édition, à la (re)découverte des exploits et moments légendaires de celles et ceux qui ont fait les Jeux. De la première confrontation entre les USA et l'URSS en pleine guerre froide (1952) aux fameuses trois secondes de Munich (1972), en passant par la glorieuse Dream Team emmenée par les stars de la NBA (1992), le basket a toujours fait sensation aux Jeux. Chez les femmes, le tournoi olympique a aussi connu de grands moments et d'illustres championnes à l'instar de Sue Bird eu Diana Taurasi, quintuples championnes olympiques. Un record ! Nos équipes de France ne sont pas en reste avec certes quelques rendez-vous manqués mais aussi des performances de (très) haut niveau, récompensées par plusieurs médailles. L’histoire du basketball aux Jeux olympiques, c’est celle de la domination des États-Unis sur ce sport.
| Nation | Médailles d'Or (Hommes) | Médailles d'Or (Femmes) |
|---|---|---|
| États-Unis | 16 | 9 |
| URSS/Russie | 2 | 3 |
| Serbie | 1 | 0 |
| Argentine | 1 | 0 |