Le bandeau, plus qu'un simple accessoire, est devenu un symbole de style et de performance pour de nombreux athlètes. Cet article examine l'histoire des joueurs NBA qui ont adopté cet accessoire, explorant les raisons derrière son utilisation et son impact sur la culture du basket-ball. On verra comment des figures emblématiques ont popularisé le bandeau, le transformant en un élément distinctif de leur identité sur le terrain.
Les sportifs sont souvent de grands superstitieux, et certains rituels sont directement liés à leur tenue vestimentaire.
L'Évolution du Bandeau dans le Sport
Plus fort que la casquette ou le bandana, le bandeau a traversé les cultures et les modes, de Jackie Kennedy au musicien Keith Richards, jusqu'à s'inscrire au fil des décennies dans l'histoire du sport.
Suzanne Lenglen : Une Pionnière
C'est la tenniswoman Suzanne Lenglen qui fut la première figure de ce lien avec le bandeau. Chez elle, c'était un tissu d'émancipation des femmes et de distinction sociale. Elle renvoyait à une certaine idée de la bourgeoisie.
Suzanne Lenglen innove en portant un bandeau réalisé par le créateur Jean Patou. Un large bandeau en tulle, que la « Divine » du tennis portait selon les codes de l'époque, enfoncé sur le front. Il avait d'ailleurs été réalisé en 1921 par le créateur Jean Patou à l'occasion de Wimbledon. Le designer voulait ainsi « libérer le corps des femmes » avec une longue jupe et ce bandeau dans les cheveux. Une petite révolution.

Suzanne Lenglen portant un bandeau.
Björn Borg et John McEnroe : L'Ère du Bandeau en Éponge
Le bandeau se fait ensuite une timide place dans le tennis jusqu'aux années 1960. Avant qu'un Suédois, cheveux blonds mi-longs, lui donne ses lettres de noblesse. Björn Borg avec son bandeau tricolore signé Fila gagne son deuxième Roland-Garros en 1975 face à Guillermo Vilas.
Mais ce sera son duel face à un John McEnroe lui aussi adepte du bandeau - rouge pour l'Américain - lors de la finale de Wimbledon en 1980 qui sacralise l'élastique en éponge. « Le bandeau de Borg a tellement fait le buzz que quand l'organisation du tournoi parisien demande à l'artiste Eduardo Arroyo d'imaginer l'affiche du tournoi de 1981, l'Espagnol dessine une silhouette blonde avec le bandeau bleu-blanc-rouge », souligne Claude Boli, frère des anciens footballeurs Basile et Roger.

Björn Borg portant un bandeau.
C'est d'ailleurs en hommage à Borg que Jacky Chazalon, la « poétesse française du basket-ball », selon le New York Times, choisit de porter un bandeau lors de ses matches en équipe de France ou avec les Demoiselles de Clermont dans les années 1970. « À l'époque, j'avais la même coiffure que Björn Borg, alors j'ai aussi adopté le bandeau, explique l'icône du basket français, aujourd'hui âgée de 74 ans. Il me tenait les cheveux et il me permettait de me démarquer sur les parquets. Je le confectionnais d'ailleurs moi-même. J'aimais les couleurs vives, on était en pleine période hipp... »
Le Bandeau en NBA : Entre Style et Utilité
Dans le monde du basket-ball, le bandeau a été adopté par de nombreux joueurs pour des raisons variées. Certains l'utilisent pour des raisons pratiques, comme maintenir leurs cheveux en place et absorber la transpiration, tandis que d'autres y voient un accessoire de mode qui leur permet d'exprimer leur individualité.
Allen Iverson : Une Icône Culturelle
Icône culturelle, anomalie athlétique, controverse ambulante, Allen Iverson est devenu le basketteur le plus influent de sa génération en restant fidèle à lui-même. Noir. Tatoué des pieds à la tête. Tressé. Bardé de bijoux, de bandeaux et autres accessoires qui paraissent inutiles.
Dans l'imaginaire collectif de l'Amérique blanche du milieu des années 90, Allen Iverson ne peut que croupir derrière des barreaux. Accepter des athlètes noirs qui ont su rentrer dans le moule, comme Magic Johnson ou Michael Jordan, c'est une chose. Voir son enfant déifier l'incarnation de son pire cauchemar, c'en est une autre.
Lorsqu'il débarque en NBA, à l'automne 1996, portant fièrement qui plus est la casquette du numéro 1 de la draft, AI n'a probablement pas la moindre idée de l'impact culturel sans précédent qu'il s'apprête à avoir. L'Amérique bien-pensante, elle, a déjà sa petite idée du danger qu'il représente pour sa jeunesse.
Au moment où il entame sa carrière pro, Allen Iverson ne sait déjà que trop bien que le système n'a aucune intention de l'évaluer en fonction de qui il est et de ce qu'il a accompli : il va devoir faire de son mieux pour être acquitté des procès d'intention qui vont se succéder à cause de ce qu'il représente.
Si le Hip Hop et le basket sont des facettes aussi incontournables et inséparables de la culture urbaine actuelle, c'est en grande partie parce qu'il en a représenté la parfaite fusion. Si les athlètes actuels sont couverts de tatouages, c'est parce qu'il a imposé les siens au grand public et lui a prouvé qu'ils pouvaient aussi orner le corps d'un sportif exceptionnel, pas juste d'un taulard.
En ne se conformant pas aux codes tacitement imposés aux athlètes noirs médiatisés, AI a popularisé toute une culture, lui a donné crédibilité et légitimité, et a suffisamment fait flipper David Stern pour que la ligue finisse par accoucher d'un « Dress Code » clairement mis en place pour éviter que le phénomène ne prenne une ampleur trop visible.
L'Interdiction des Bandeaux "Ninja"
La NBA interdira aux joueurs de porter des bandeaux de style "ninja" la saison prochaine en raison de problèmes de sécurité. En accord avec l'équipementier Nike, la NBA n'autorisera plus les joueurs à porter des bandeaux de style "ninja" cette saison 2019/2020.
Plusieurs joueurs comme Jimmy Butler, Jrue Holiday, Mike Scott ou encore De'Aaron Fox en avaient fait un véritable accessoire de mode sur le terrain, mais qui est caractérisé de "non-professionnel".
Toutefois, cette tendance du bandeau sur le terrain n'a jamais été officiellement approuvée par la NBA. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
"Quand certains joueurs ont commencé à les porter la saison dernière, nous ne voulions pas causer de perturbation en intervenant en mi-saison, a continué Mike Bass. Mais nous avons avisé nos équipes en mai qu'elles ne feraient pas partie des uniformes de cette saison". Des stars de la NBA ont réagi à l'annonce, certains ont l'air ravis.
Le Bandana : Un Accessoire de Mode Polyvalent et Personnalisable
Au-delà de sa signification historique et culturelle, le bandana est également un accessoire de mode polyvalent et personnalisable. Il peut être porté de nombreuses façons : autour du cou, en bandeau pour les cheveux, comme bracelet, en accessoire pour sac à main, et bien plus encore.

Différentes façons de porter un bandana.
Le bandana personnalisé est un support de communication particulièrement efficace pour plusieurs raisons. Sa grande surface de marquage permet une visibilité optimale du message publicitaire, offrant un espace conséquent pour apposer un logo, un slogan ou tout autre visuel.
De nombreuses marques et organisations ont adopté le bandana publicitaire dans leurs campagnes. Distribués lors de marathons, de courses cyclistes ou de tournois, les bandanas sont utilisés pour identifier les participants tout en faisant la promotion des sponsors.
Lors de festivals et de concerts, les bandanas peuvent être offerts comme souvenirs ou vendus comme produits dérivés, permettant aux fans de montrer leur appartenance à un groupe ou à un événement.
L'Histoire du Durag
L'origine du Durag, ou Do-rag, est probablement l'une de ces questions qui ne t'a jamais traversé l'esprit. Après les avoir vus pendant de nombreuses années, portés par une star, un cousin, un oncle ou même peut-être toi-même, découvrez son origine et son histoire.
Qu'est-ce qu'un Durag ?
Les Durags sont simplement des bandeaux portés sur les cheveux pour protéger ta coiffure. Ils sont généralement utilisés comme accessoire de mode ou pour faire des waves.
Pour les hommes, porter un durag sert surtout à garder sa coupe de cheveux intacte, sans l'abimer, et à maintenir ses tresses et waves en place. D'autres personnes le porte comme un accessoire qui fait partie intégrante de leurs tenues.
Durag Histoire et Origine
Le premier Durag remonte au 19ème siècle, lorsque les pauvres travailleurs et les esclaves l'ont inventé pour pouvoir attacher leurs cheveux. Dans les années 1930, à l'époque de la Grande Dépression et à la Renaissance d'Harlem, aux États-unis, le do-rag est devenu un "conservateur de coupe".
Le Durag permet de faire des waves (ou des vagues sur les cheveux), qui sont plus compliquées à faire sans cet accessoire.
Par la suite, le durag est devenu un phénomène de mode. Les rappeurs, (comme 50 cent, Snoop Dogg, A$ap Freg, Ski Mask et tant d'autres) les athlètes et le reste de la jeunesse américaine se l'ont approprié.
Il était très courant pour les jeunes hommes de porter des durags en public. De nombreux nouveaux motifs et couleurs sont apparus avec l'engouement, et il est entré dans le style de la tenue typique de la jeunesse americaine. Il est devenu très courant d'en voir un aux Etats-Unis sur un noir américain de moins de 30 ans.
La NBA et la National Football League ont alors interdit tout foulard, durag, bandeau ou bandana sur le terrain de football ou de baseball, car de trop nombreuses personnes ont commencé à en mettre un.
Après de nombreuses plaintes, la NFL à expliqué son raisonnement, qui était soi-disant, d'éviter d'associer par erreur tout joueur à un gang, pour éviter les guerres de gangs.
De nombreux designer et créateurs du monde du sportswear et du streetwear, y compris des marques de luxe comme Gucci ou Louis Vuitton ou Supreme, ont retravaillés cet accessoire unisexe pour le rendre encore plus unique.
Désormais, il y a même des universités américaines qui interdisent tout port d'accessoires pour cheveux dans le campus. Dans la célèbre université de Hampton, les hommes et les femmes ne peuvent porter aucun couvre-chef, y compris les chapeaux, les bandanas, les foulards ou les durags.
Beaucoup de stars actuelles, comme Rihanna, portent le durag seulement pour le style, et non pour son utilité. Rihanna est une véritable icône de la mode. Depuis ses débuts dans l'industrie de la musique, elle a su imposer son style unique et audacieux qui a eu un impact positif sur le monde de la mode.

Rihanna portant un durag.
Le style décontracté est généralement composé d'un tee-shirt ou d'un sweat oversize, d'un jean ou d'un jogging ample, comme ce qui se fait à Brooklyn, Manhattan ou Los Angeles, aux États-Unis.
Le Bandana dans le Football Américain : Un Symbole de Patriotisme et de Protestation
Le monde du sport professionnel, et en particulier le football américain, a souvent été un reflet des tensions sociales et politiques aux États-Unis. Après les attentats du 11 septembre 2001, le sport a été utilisé pour promouvoir un sentiment d'unité nationale et de patriotisme.
Les drapeaux américains étaient omniprésents dans les stades, et l'hymne national était chanté avec une ferveur renouvelée. Cependant, cet élan patriotique a été progressivement contesté par certains sportifs africains-américains, qui ont utilisé leur plateforme pour dénoncer les injustices raciales et les inégalités.
Le port du bandana, souvent associé à la culture afro-américaine, est devenu un symbole de résistance et de protestation contre le racisme systémique. Dans les années 1990, certaines institutions, comme la NFL, interdisent le port du durag, prétextant des “raisons d’image”.
Malgré ces controverses, le bandana a continué à être porté par de nombreux joueurs de football américain, qui l'ont utilisé pour exprimer leur identité et leur solidarité avec la communauté afro-américaine. Le bandana est devenu un symbole de fierté et de résistance face à l'oppression.