Le rugby, sport "national" d'une France dont la frontière nord relierait la Charente au Jura, est le fruit d'une synthèse de pratiques gréco-romaines et d'inventions celtes.

Les Origines Antiques et Médiévales
La pratique des jeux de balle par les citoyens ou les garnisons romaines d’Arles, d’Orange ou de Nîmes n’a évidemment pas laissé autant de traces que celle des combats d’ours, de lions et de taureaux.
Mais qui pourrait douter que la pheninde ou l’harpastum furent joués par les jeunes gens des gymnases de Saintes ou de Narbonne, du temps de César à celui d’Ausone ?
De tous ces jeux, c’est à coup sûr l’harpastum qui préfigure le mieux le rugby, joué qu’il était sur un vaste rectangle où les joueurs pouvaient se ceinturer, se jeter au sol.
Mais c’était avec une balle relativement petite et dure, qu’il fallait non pas porter, mais jeter de l’autre côté de la ligne défendue par l’adversaire.
Que ce jeu n’ait été qu’une adaptation romaine de la pheninde grecque et plus précisément Spartiate, ou qu’il provienne plutôt d’Alexandrie ou de Sicile, le fait est qu’il imposait d’ores et déjà une certaine vision d’un jeu d’équipe autour et à propos d’une balle dans les colonies de la France méridionale.
Pour ce qui est de la France, en tout cas, on ne relève guère de traces d’un jeu de balle collectif avant le XIe ou le XIIe siècle, bien longtemps après la disparition des jeux de la société romaine.
Ce n’est que vers l’époque de Louis VII qu’apparaît, comme une sorte de phénomène collectif, un jeu à la fois étrange et simple qu’on appela la « soule ».
La Soule: Ancêtre Médiéval
Ouvrons la Grande Encyclopédie du XXe siècle : « Soule, sole ou choule : sorte de ballon servant à un jeu. »
« Le jeu de la soule est un jeu accoustumé de faire le jour de Noël entre les compagnons du lieu de Coriat en Auvergne, et se diversifie et divide icelui jeu en telle manière que les gens mariés sont d’une part et les non-mariés de l’autre et se porte la dite soule ou boulle d’un lieu à l’autre et se l’ostent l’un l’autre pour gaigner le pris et qui mieulx la porte a le prix dudit jour » (1450, Archives nationales).
« A la soule, les lutteurs se divisent en deux camps. Deux buts, à trois cents mètres environ l’un de l’autre, sont constitués par des mâts portant à leur sommet un cerceau garni de papier et dans lequel il s’agit de faire passer la boule. Ce ballon est en cuir, bourré de son, et pèse trois ou quatre kilos. Les deux parties le lancent du pied, le poussent, le portent en courant, se le disputent et se l’arrachent avec un acharnement extraordinaire.
Liée aussi au carnaval, au Mardi gras : certains l’appellent le « jeu des quaresmeaux ». Il se joue entre groupes appartenant chacun à un village et l’essentiel consiste à se saisir de la « soule » dans un certain village pour la rapporter dans son propre village.
Les Origines INCROYABLES du Rugby 🏉 (ft. @eronote) - HALC #08
La Barette: Un Jeu du Centre de la France
S’il est moins facile de situer l’origine historique de la soule que sa zone d’implantation géographique, nous l’avons vu, il est plus difficile encore de dater l’invention de la « barette », qui ne semble pas remonter à une époque très antérieure à la Révolution.
La Grande Encyclopédie du XXe siècle n’est pas, à son sujet, très explicite : « Barette (origine douteuse, peut-être le même mot que barrète). Dans le Centre, jeu de ballon. La balle servant à ce jeu. Terme de sport, synonyme de football. Ballon de forme ovoïde servant à ce jeu et fait d’une vessie de caoutchouc renfermée dans une gaine de cuir.
Que la zone de pratique de ce jeu soit le Centre, que ses règles l’apparentent au football, qu’il soit pratiqué avec un ballon ovoïde nous met sur une piste précise.
Poussant plus loin l’enquête, Henri Garcia résume ainsi les règles, telles qu’elles étaient formulées dans la région parisienne au XIXe siècle semble-t-il : « Le jeu se joue sur une esplanade ou une prairie de 150 mètres sur 60, délimitée par les lignes de but et les lignes de touche. Au milieu des petits côtés, des poteaux de but écartés de 3 mètres et hauts de 4 mètres, reliés par une corde à 3 mètres de hauteur. L’enjeu consiste à envoyer ou à porter la barette au-dessus de la corde ou derrière la ligne, soit en la frappant du pied, soit en la portant avec les mains. Mais pour que le jeu ne dégénère pas en pugilat, il suffit, pour arrêter l’adversaire, d’effleurer la barette qu’il porte en criant "touché !".
L'Influence des Écoles Britanniques et la Naissance du Rugby Moderne
Importé ou non par les légionnaires des lieutenants de César ou par les envahisseurs venus de Normandie, un jeu qui consiste tantôt dans la projection, tantôt dans le transport d’une balle par une équipe au-delà d’une ligne défendue par une autre équipe était constamment pratiqué dans les îles Britanniques - les Irlandais le jouant d’ordinaire avec une crosse.
On confondait l’ensemble de ces jeux sous le nom commun de football.
Les écoles, et surtout les public schools (collèges réservés aux jeunes gens des classes aisées), en étaient devenues, au début du XIXe siècle, les foyers.
Dans un collège, celui de Rugby (comté de Warwick), à une centaine de kilomètres au nord de Londres, la règle était que si l’on pouvait se saisir à pleines mains du ballon, ce n’était que pour reculer pour préparer un coup de pied vers le but adverse.
Un jour de 1823 pourtant, un certain William Webb Ellis, élève bien noté, se saisit de la balle et se mit follement à courir, la portant dans ses bras, vers les buts d’en face.
La stupéfaction fut telle et le coup parut si beau qu’il ne fut pas exclu sur-le-champ et que la règle commença d’être remise en question.
A Rugby même, la résistance fut longue : en 1834 encore, raconte l’un des successeurs d’Ellis à Rugby, « courir avec la balle pour avoir un essai en pointant dans l’en-but n’était pas absolument défendu, mais un jury de garçons de Rugby de cette époque eût à peu près certainement prononcé un verdict d’“homicide justifiable” si un garçon avait été tué en courant en avant ».
Il s’en trouva cependant d’assez audacieux pour le faire, si nombreux même qu’un demi-siècle plus tard, vingt-cinq ans après la mort du révérend Ellis, une plaque de marbre rosé fut apposée sur l’enceinte du terrain du Bigside, le champ de jeu du collège, portant cette inscription : « Cette pierre commémore l’exploit de William Webb Ellis qui, avec un joli mépris pour les règles du football telles qu’elles étaient pratiquées à son époque, prit le premier la balle dans ses bras et courut avec, donnant sa principale caractéristique distinctive au jeu de Rugby.
C’est en 1871 que sont adoptées, au cours d’une conférence des clubs formant la Rugby Union, les règles du jeu qui n’est d’ailleurs pas encore à quinze, mais à vingt : de nombreuses illustrations de l’époque montrent des mêlées rassemblant plus de trente joueurs.
Ce n’est qu’en 1877 que sera définitivement arrêté l’effectif d’une équipe de football rugby.
L'Évolution du Ballon de Rugby
Et le ballon ? Chose curieuse, on fut longtemps sans se soucier beaucoup de sa forme ni de son poids - sa très relative uniformité venant de ce qu’il s’agissait toujours, jusque vers 1880, d’une vessie de porc gonflée et recouverte de cuir.
C’est en Normandie, pays de la soule (ou pelote, ou éteuf), que va pour la première fois rebondir l’étrange œuf de cuir inventé et mis au point au nord de la Manche.
Mais, pendant plusieurs années, seuls de jeunes Anglais y manient le ballon : au Havre, en 1872, on commence à voir quelques-uns d’entre eux s’ébattre, balle en mains, sur un terrain vague de Sainte-Adresse.
Paris ne restera pas longtemps à la traîne : en 1877, quelques représentants en France de maisons de tissus britanniques, qui ont pris l’habitude de manier le ballon ovale sur le terrain de tir au pigeon de Bagatelle, fondent l’English Taylors Club, qui verra bientôt se dresser contre lui le Paris Football Club, fondé en 1879.
L'Implantation du Rugby en France
Nous voilà donc au point de fêter le centenaire de la fondation du premier club français pratiquant régulièrement le football rugby, club qui ne survécut d’ailleurs pas longtemps.
Il sera suivi de près par le Racing Club de France (1882), le Stade français (1883), l’Inter Nos et l’Olympique.
Les équipes scolaires et universitaires vont alors se multiplier, l’École alsacienne, le lycée Lakanal, le lycée Michelet, l’École Monge et l’Académie Jullian prenant la tête du mouvement et formant des joueurs qui vont s’affronter régulièrement, à partir de 1890, sous la direction de mécènes et d’animateurs comme Pierre de Coubertin, Roland de Pourtalès ou Frantz Reichel.
C’est à cette époque (1890) qu’est créée l’Union des sociétés françaises des sports athlétiques, où se manifeste une vigoureuse section de football rugby.
Créé en 1892, le premier championnat de France interclubs ne suscita que deux compétiteurs, le Stade français et le Racing, qui n’eurent ainsi pas de peine à participer à la première finale, jouée le 20 mars 1892 à Bagatelle, devant plusieurs centaines de spectateurs.
L’arbitre était Pierre de Coubertin.
A l’époque les grands joueurs à quinze s’appellent Dedet, Reichel et Senkiewitz, Heywood et Palissaux, Amand, Thomdyke et Candamo : plusieurs sont britanniques, mais l’amalgame se fait très vite entre champions importés (hommes d’affaires, diplomates, rentiers et cercleux) et joueurs autochtones, presque tous recrutés dans le milieu des gens qui se sentant à l’aise à Bagatelle…
Il faudra plus d’années pour que le rugby change de classe sociale que d’implantation géographique.
En fait, c’est surtout la guerre de 1914 qui le prolétarisera, alors que c’est quelques années plus tôt, dès 1899, que les équipes méridionales avaient commencé de provoquer la grande transhumance du jeu à quinze.
De cette conquête ou reconquête du rugby venu du nord par le Midi de la France, surtout pyrénéen et garonnais, il faut tenter de trouver une ou plusieurs explications.
La première, c’est peut-être ce jeu de la barette, longtemps pratiqué dans les villages et les écoles du Centre et du Midi, qui a pu assurer aux jeunes gens des pays d’Occitanie, de Limoges à Narbonne et de Grenoble à Biarritz, une solide prédisposition au maniement rapide du ballon ovoïde et à la course d’esquives.
Le Ballon de Rugby en Bois: Une Création Artisanale Moderne
Le ballon de rugby en bois personnalisé Ben et Flo est un nouveau produit ovale pour les passionnés du sport.
Notre ballon de rugby en bois est entièrement réalisé en France avec des essences de nos forets.
Nous marions le chêne et le noyer car nous aimons le contraste de ces 2 essences.
La particularité de nos ballons de rugby en bois personnalisé c’est que nous appliquons les mêmes teintes de patine que sur nos ballons ovales en cuir ce qui est caractéristique de notre marque de fabrique vous le savez.
Fabrication et Personnalisation
Il y a plusieurs façons de fabriquer un ballon de rugby en bois.
Alors vous pourriez penser qu’avec un vieux chêne c’est plus facile, en effet c’est le cas mais saviez-vous que ce bois massif met plus de 10 ans pour perdre son humidité ?
Vous avez du le remarquer la plupart des fabricants de ballons de rugby en bois multiplient les pièces de bois pour les assembler ensuite.
En effet le bois travail mieux ainsi et c’est pour cette raison que la plupart des planches à découper ou même des meubles de cuisine sont assemblés de plusieurs pièces.
Pour personnaliser notre ballon, nous utilisons un laser de dernière génération qui permet de graver en haute résolution.
Si vous souhaitez offrir notre ballon en bois comme trophée sportif c’est tout à fait possible, en 48h nous sommes capables de graver le nom de votre club ou de votre tournoi sur le ballon.
Pierre Armengaud: Maître Ébéniste et Créateur de Ballons de Rugby en Bois
En effet, nous avions à cœur de citer ce créateur qui nous a inspiré.
Pierre Armengaud est maître ébéniste qui vit de ses fabrications de ballons de rugby en bois depuis des années.
C’est donc devenu sa marque de fabrique.
Il crée et façonne des ballons dans son atelier à Belpech.
Pierre Armengaud est un homme au parcours incroyable.
Il fait rayonner le sud-ouest dans le monde entier avec un objet aérodynamique et emblématique : le ballon de rugby en bois.
Les amoureux du ballon ovale le connaissent.
Les joueurs du Top 14 et de la Pro D2 aussi.
Les meilleurs en possèdent un. Dan Carter en a 2.
Guy Noves, Christian Labit, Vincent Clerc, Jonny Wilkinson, Byron Kelleher, Bernard Laporte en possèdent.
Depuis une dizaine d’années les ballons de rugby en bois signés « Maître ébéniste Pierre Armengaud Toulouse » rencontrent un succès incroyable.
La recette de ce succès est ancrée dans le sud-ouest.

Ballon de Rugby en Bois par Pierre Armengaud
Un Parcours d'Artisan d'Exception
Pierre Armengaud est issu d’une famille d’ébénistes menuisiers.
4 générations se sont succédé au Moulin de la Jalousie, à Belpech, commune rurale de l’Aude.
Ce moulin construit en 1794 est alimenté par un canal de force parallèle à la Vixiège, sous-affluent de la Garonne.
En 1921 Auguste, son arrière-grand-père, y installe une scie hydraulique.
Notre maître ébéniste l’utilise encore, comme l’ont fait son père, son grand-père et Auguste avant lui.
De l'Ébénisterie au Ballon de Rugby
En 2004, un ami lui demande du sponsoring pour un tournoi international des jeunes pousses à Trèbes dans l’Aude.
Pierre Armengaud préfère concevoir le trophée du tournoi.
Il conçoit ainsi son premier ballon de rugby en bois.
Des centaines suivront.
En 2007, à l’occasion de la Coupe du monde de rugby à XV, Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, le sollicite pour réaliser les ballons souvenirs pour les capitaines des équipes et présidents de délégations qui ont joué au stadium de Toulouse.
Un Succès International
Désormais ses ballons sont des trophées convoités.
Il va fournir les Oscars du Rugby du Midi Olympique de 2013 à 2016, et tant d’autres…
Sur France 3, il déclare à propos du rugby « à l’individuel ça ne marche pas. L’égoïsme n’a pas sa place dans ce sport-là. Je l’aime beaucoup et je m’y retrouve. »
Tableau Récapitulatif des Événements Clés
| Date | Événement |
|---|---|
| Antiquité | Pratique de jeux de balle comme la pheninde et l'harpastum dans les colonies romaines. |
| Moyen Âge (XIe-XIIe siècles) | Apparition du jeu de la soule. |
| 1823 | William Webb Ellis court avec le ballon à Rugby, Angleterre, marquant un tournant dans l'histoire du rugby. |
| 1871 | Adoption des premières règles du rugby par la Rugby Union. |
| 1892 | Premier championnat de France interclubs. |
| 2004 | Pierre Armengaud conçoit son premier ballon de rugby en bois. |
Ballon de Rugby Éco-Responsable
With his expressive and colorful universe, the artist Den End revisits footballs, rugby balls and basketballs. Three media that make the link between pop art and aboriginal art, each approaching art differently.
This eco-responsible rugby ball is hand-painted and sewn in India, in a factory committed to fair trade and Fairtrade. (see "Punjab, the birthplace of sports balls"). Part of the profits are donated to the Abbé Pierre Foundation, which supports people suffering from poor housing conditions.