La dernière rencontre de l’année 2024, dimanche 22 décembre, entre Rochefort et Plaisir n’a pas fait vraiment honneur au rugby à Rochefort. Deux cartons rouges pour Plaisir, un jaune et un rouge pour Rochefort, une énorme bagarre générale en fin de match, impliquant joueurs, staffs et certains spectateurs, ont émaillé cette rencontre de rugby amateur.
Sur le papier, la rencontre en Rochefort et Plaisir, comptant pour la 12ᵉ journée de Fédérale 2 était un match comme les centaines qui ont eu lieu sur les pelouses hexagonales en ce dimanche 22 décembre. Pourtant, la rencontre va vite tourner au vinaigre avec plusieurs bagarres générales.
L’adversaire du jour des Rochefortais n’était autre que le leader, qui ne doit pas son rang au hasard. La rencontre commence sur un rythme élevé et après dix minutes de jeu, Plaisir inscrit le seul essai de la partie. Les Saristes s’accrochent et réduisent l’écart sur une pénalité de Guenin, conséquence d’un carton rouge sanctionne les hommes des Yvelines pour un coup de poing donné dans un regroupement.
Bien que réduits à 14, ceux-ci profitent des fautes adverses pour virer en tête à la pause.
En seconde période, le match reste très engagé mais également très haché, avec de nombreuses fautes sifflées par M. Albuisson. Dumon écope d’abord d’un carton blanc (52e). Le SAR tente de renverser la situation mais gâche trop d’occasions. Audy déplore : « On était en vacances avant l’heure. On a deux occasions franches de revenir mais on les loupe. On ne travaille pas toute la semaine pour faire des prestations pareilles.. »
La fin de rencontre vire au pugilat. Rottoli écope d’abord d’un jaune avant une première bagarre générale.
Pour Sébastien Rocali, l’entraîneur francilien, « on mérite le premier carton puis ça dégénère parce que l’arbitrage est plus que moyen aujourd’hui (dimanche). On était venu jouer au rugby. » Julien Audy, sur les événements : « Pour provoquer, il faut être deux mais on n’est pas une équipe à le faire pour en arriver à ce qui s’est passé aujourd’hui. »
La situation n’en reste pas là. Après le coup de sifflet final, une nouvelle bagarre éclate en dehors du terrain, impliquant donc une partie des spectateurs.
Détails du match :
- Lieu : Rochefort (stade Henri-Robin)
- Spectateurs : 450
- Arbitre : M. Albuisson
- Mi-temps : 3-8
- Rochefort : 1 pénalité de Guenin (25e)
Cartons :
- Jaunes : Collin (75e), Y. Dumon (80e)
- Rouge : Marc (75e)
- Blanc : Y. Dumon (52e)
Équipe de Rochefort : Tonnay, Lief, Joly, Moreau Vanassche, J. Dumon, Guenin, Entraygues, Schuler, Gaudy, M. Sanjaime, Masima, Y. Dumon, N’Diaye, Marc.
Le match entre Rochefort et Plaisir a dérapé.
Au micro d’Actu Rugby, le capitaine de Rochefort, François Gaudy, revient sur ce match qualifié de « traquenard » par l’entraîneur de Plaisir.
Réactions et conséquences
« C’est une bagarre générale, il n’y a pas d’agresseurs ou de victimes. Quand j’ai vu les propos tenus par les différents entraîneurs et les images relayés par la suite, j’ai été scotché » raconte François Gaudy.
Titulaire au centre de la troisième ligne, lors du match, il regrette cet incident et l’exposition de ce dernier : « J’ai vu des choses intolérables à la fin du match. Moi, je suis en opposition totale avec ce que j’ai vu. Néanmoins, l’exposer sur les réseaux sociaux, je ne comprends pas. Ça prend une ampleur qui n’a pas lieu. Surtout à l’heure d’aujourd’hui où le rugby n’a pas une image très reluisante. »
Alors que les joueurs et le staff de Plaisir assurent avoir été pris pour cible par les Maritimes, François Gaudy réfute ces accusations : « Plaisir, ce n’est pas le Stade Toulousain, ce n’est pas le Real Madrid, nous, on est un petit club de Fédérale 2, on s’entraîne deux fois par semaine, on ne fait pas de vidéo, donc on les a reçus comme toutes les autres équipes de la poule, il n’y avait pas de traquenard, on n’avait aucune animosité envers eux. »
Pour le trentenaire, le SAR n’a pas fait preuve de brutalité durant la rencontre : « Ce qui est sûr, c’est qu’au rugby il y a de l’affrontement, nous à domicile, on met de l’agressivité dans chaque zone de contact, comme tout le monde, on veut répondre présent. D’ailleurs, si on regarde le match, c’est eux qui ont pris un rouge pour un mauvais geste dès la quinzième minute. »
Le capitaine de Rochefort a également du mal à comprendre les qualificatifs utilisés par ses adversaires : « Ils parlent d’envahissement de terrain, c’est du délire. Dans ses coéquipiers, certains risquent de garder des séquelles de cette bagarre, physiquement, mais aussi mentalement : « Nous aussi, on a des joueurs qui ont chargé. Un de mes joueurs s’est fait agresser à quatre contre un, ils lui mettaient des coups de pied alors qu’il était au sol, il a une fracture du plancher orbital. »
« Et là, on voit des choses très sales avec leur numéro 5 qui fait le tour, qui vient par derrière. Je ne sais pas si c’est un Tongien, un Fidjien… Il est très costaud. Mon numéro 15, c’est un jeune joueur… Je ne dis pas qu’il a été parfait, certainement qu’il les a aussi arrosés un peu oralement. Je pense qu’il a taquiné. Mais l’autre fait le tour et vient l’agresser par un coup de poing, complètement en traître par l’arrière, avec une très grande violence » racontait dans nos colonnes Sébastien Roncalli, l’entraîneur de Plaisir.
Un geste « immonde » pour François Gaudy qui condamne l’attitude de son coéquipier. Mais ce dernier raconte aussi comment les choses ont dérapé : « Tout le match, leur numéro 15 a invectivé le public. Il a insulté les supporters avec des paroles qui n’ont rien à faire sur un terrain de rugby. Il a même enlevé de la terre de ses crampons pour la jeter sur nos entraîneurs. »
Certaines de ses paroles auraient particulièrement atteint le deuxième ligne de Rochefort : « Je le répète le geste est impardonnable, mais tout le match, il s’est fait insulter, des joueurs lui ont dit de rentrer chez lui en pirogue… il n’a pas bronché, mais il n’a pas supporté qu’on insulte sa femme. On a essayé de le calmer, de le faire redescendre. C’est un mec super, je ne l’ai jamais vu faire cela, mais pour lui la famille représente tout, forcément les insultes l’ont fait dérailler, la violence verbale est tout aussi blessante. »
Quoi qu’il en soit, c’est surtout l’image renvoyée par ces incidents que regrette François Gaudy : « Je suis papa d’une petite fille de trois ans, après ça je me suis dit, « j’espère qu’elle n’a pas assisté à cela », c’est déplorable pour l’image du rugby, mais aussi pour celle du club.
La rencontre de Fédérale 2 entre Rochefort et Plaisir s’est achevée en bagarre générale, avec l’irruption de spectateurs sur la pelouse, dimanche. Le club des Yvelines affirme que ses joueurs ont été agressés. L’un d’eux devrait porter plainte. Rochefort met en cause le comportement des rugbymen adverses.
La rencontre s'est terminée dans une bagarre générale, où le club de Plaisir affirme que son arrière, Hugo Taillandier, a été particulièrement visé. De la colère, voire de la rage, visible sur certains visages. Et des coups qui pleuvent. Les photos prises de cette fin de match, dimanche, au stade Henri-Robin à Rochefort disent à la fois beaucoup et peu de la violence de ces quelques minutes.
« On a l’habitude d’entendre dire que tout le monde veut se faire Plaisir dans ce championnat. Mais ce qu’il s’est passé là, c’est très grave », s’indigne, plus de 24 heures après, le manager des rugbymen des Yvelines, Sébastien Roncalli.

Dimanche, lui et ses joueurs, leaders de leur poule de Fédérale 2, ont pris la route de la ville de Charente-Maritime pour disputer leur ultime match de l’année avant la trêve. Une rencontre, où Plaisir mène rapidement, qui se tend très vite.
« J’ai eu peur pour mes joueurs », le club de rugby de Plaisir dénonce des agressions en fin de match à Rochefort.

« Je suis stupéfait. Sidéré face à ce déferlement de haine ». Benoît Castanedo, le président du club de rugby du Foyer Laïque du Haut Vernet (Perpignan), joint par France 3 Occitanie, est sous le choc. La veille, ce dimanche 1er octobre, alors que la rencontre venait de se terminer entre Fleury-Salles-Coursan et son équipe, deux clubs de rugby à XV évoluant en régionale 1, de violentes bagarres ont éclaté.
Des scènes d'une rare violence dimanche 1er octobre dans l'Aude après un match de rugby entre l'entente Fleury/Coursan et le Foyer laïque du Haut-Vernet. Les joueurs des deux équipes auraient tenté d'apaiser les esprits. En vain.
Sale Bougnoule, sale Nègre ! Les violences ont pris fin avec l'arrivée des gendarmes et des pompiers.
Contacté par France 3 Occitanie, Laurent Boyer, le président du club de Fleury-Salles-Coursan (Aude) qui accueillait la rencontre n'a pas souhaité commenter ces faits. Il indique cependant que "des actions en justice auront lieu".
Des plaintes seront déposées ce lundi 2 octobre 2023 par les personnes victimes de violences.
« Je suis attristé de voir comment des gens peuvent se comporter de manière aussi bestiale à la fin d'une rencontre de rugby. C'est d'une tristesse et une désolation incommensurables », ajoute Alain Doucey, président de la ligue de rugby pour l'Occitanie.
On cherchera les responsables et des sanctions seront prises. On ne laissera rien passer, et ce d'autant plus en période de coupe du monde de rugby », ajoute Alain Doucet, joint par nos équipes de France 3 Pays catalan.
L’entente Fleury-Salles-Coursan a réagi suite aux incidents.