Histoire de l'Avignon Volley-Ball: Des hauts et des bas vers un nouveau départ

L'Avignon Volley-ball (AVB) doit dire adieu au monde professionnel plus de 20 ans après son accession.

Deux décennies de joie mais aussi de souffrance, à l'image des dernières saisons. Ces années difficiles pourraient surtout provoquer de graves dégâts dans l'histoire du club. L'idée de repartir uniquement de la base, longuement discutée lors de deux comités directeurs au printemps dernier à l'issue de la relégation sportive, renaît avec le refus du CNOSF de concilier le club et les instances du volley national pour un repêchage du club en Ligue B.

La décsion de ne pas attribuer l'agrément à l'AVB pour un repêchage en Ligue B pourrait être fatale au club avignonnais. Elle risque de sonner le glas du volley pro dans la Cité des papes.

Les défis et les décisions critiques

L'AVB, qui espérait un repêchage en Ligue B, va de nouveau se pencher sur cette hypothèse cette semaine lors d'un nouveau comité directeur. Avec une question : le club veut-il vraiment évoluer en Nationale 1 et continuer à lutter avec des moyens limités ?

"Il s'agit est clairement de savoir si on continue en N1 ou si on dissout le club, indique le président Thierry Minssen. Il pourrait repartir de la base, voire de Nationale 3, avec une nouvelle équipe dirigeante. Si le comité directeur décide de repartir en N1, il faut que ce soit avec une équipe qui tient la route et des ambitions. Sinon, on arrête tout".

Harnes et Saint-Nazaire cette saison, ainsi que Canteleu l'an passé, ont pris cette décision. Celle de disparaître de la carte du volley professionnel.

Ce nouveau coup de massue pourrait être celui de trop de trop pour des dirigeants vauclusiens épuisés et frustrés par le manque de soutien autour du club. "Les membres de la CACCP (Commission d'aide et de contrôle des clubs professionnels) ne connaissent rien à la vie des clubs, s'emporte Thierry Minssen. Ils ne regardent pas les structures sportives dans leur totalité. Chez nous, il existe une dynamique avec la formation des jeunes, les filles en Nationale 3 et d'autres équipes. Mais ils s'en fichent".

Le conseiller du club, Fabrice Srogosz, est apparu très touché par le refus du CNOSF. Désormais, il attend un geste de la municipalité. "Il ne faudrait pas que la mairie profite (de la descente du club) pour faire des économies, estime-t-il. On a du mal pour savoir où cette municipalité veut aller avec le sport professionnel. En 24 heures, la Ville perd son équipe pro de foot et celle de volley pour des raisons financières. Je pense qu'elle devrait se poser des questions".

Thierry Minssen espère rencontrer les élus cette semaine. "Je veux savoir quelle est la position de la ville compte tenu de la descente du club et de ses conséquences", précise-t-il.

Un club historique face à la nécessité d'un nouveau départ

Avignon débutera le championnat d'Elite le 17 octobre. L'AVB repart en Élite. Voilà la décision prise jeudi soir après la réunion du comité directeur de l'Avignon volley-ball. Ce club historique du volley français veut faire de cette saison une période de transition afin de reprendre au plus vite sa place parmi les clubs pros... Une position occupée depuis 20 ans par l'AVB.

À l'inverse de certains clubs français, l'AVB a choisi d'assumer et d'accepter la relégation de son équipe fanion en dehors des championnats pros sous le même nom. Une décision prise pour mieux repartir de l'avant en améliorant sa situation financière.

Cette saison, Avignon va découvrir un monde où le professionnalisme est déguisé (les contrats amateurs sont autorisés). Le club veut surtout garder en ligne de mire le niveau supérieur. "On continue l'aventure avec l'objectif de remonter dès la saison prochaine en Ligue B, souligne Thierry Minssen, le président vauclusien. D'ailleurs, le championnat de Ligue B compte huit clubs actuellement. C'est peut-être une opportunité... On peut proposer une saison en Élite avec des play-offs. Ce sera plus attractif. On a décidé de repartir car on va présenter une équipe compétitive (voir par ailleurs). Certes on fera l'économie d'un joueur mais l'équipe de base sera solide".

Bien entendu, l'AVB a été tenté de repartir de la base, d'oublier son passé. Un passé si glorieux, marqué par de grands moments qu'il est difficile de ranger aux oubliettes. Surtout lorsque de nombreux éléments restent positifs.

"Plusieurs choses nous ont incités à rester en Élite, précise Thierry Minssen. L'AVB est un club historique. Ce serait dommage de le voir disparaître. En plus, les joueurs sous contrat et ceux qui étaient prêts à nous rejoindre ont confirmé leur souhait d'honorer leurs engagements, donc de rester pour jouer en Élite. Ensuite, j'ai eu un premier contact avec la mairie que je pense positif, et un rendez-vous ferme fixé début septembre. Mettre fin à l'AVB signifiait mettre un terme à la spirale fédérale, notamment des filles où Elodie Meissonnier et Philippe Lecouls tentent de dynamiser ces catégories. L'ensemble de ces éléments font qu'on est reparti pour l'aventure". Peut-être l'un des challenges les plus importants de l'AVB.

Un effectif remanié pour la saison en Élite

L'AVB a encore quelques jours pour finaliser son effectif. Sauf que l'engagement en Élite et la nécessité de faire des économies ont contraint les dirigeants à renoncer à un poste. Le choix s'est porté sur celui de deuxième pointu, occupé par Adrien Prevel.

"C'est le poste de Jean Junior Nyabeye, explique Thierry Minssen. Sinon, c'est Simon Dubreuil (ex-Poitiers) qui l'occupera. On fait économies comme on en fait sur le poste de Thomas Quiévreux. Vincent Lacombe devrait s'engager pour compléter la réception. Maoni Talia (Ajaccio) évoluera en pointe et Artem Koroviansky (Poitiers) en libero. Jeff Perez (Alès) renforce le centre. On va uniquement recruter un autre central. Par exemple, on doit renoncer à un poste de deuxième pointu". La reprise n'aura pas lieu avant fin août et laisse donc du temps pour trouver le dernier central.

Composition de l'équipe

  • Pointus : Maoni Talia (Jean Junior Nyabeye)
  • Centraux : Jean-François Perez, Jean Junior Nyabeye, Thomas Arzailler
  • Complets : Vincent Lacombe, Simon Dubreuil, Jean Junior Nyabeye, Antoine Aubree
  • Passeurs : Ricardo Martinez - Julien Prigent
  • Libero : Artem Koroviansky
  • Entraîneur : José Amet

En 1979, l’AVB se hisse pour la toute première fois dans l’élite du volley-ball français, alors nommée 1re division nationale. Classé 9e à l’issue de la saison, Avignon est relégué en 2e division.

Aujourd’hui, le club part sur une nouvelle dynamique et sur de nouvelles technologies. L’objectif est de remonter en ligue B et attendre la Ligue A dans les prochaines années.

Notre club via différentes actions c’est investi dans le secteur jeune et amateur sans oublier son côté professionnel évidemment qui est la vitrine de celui-ci.

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