L'histoire du club de football d'Avignon est marquée par des hauts et des bas, des fusions et des changements de nom, reflétant les défis et les transformations du football français au fil des décennies.

Carte des régions de France
Des débuts professionnels prometteurs
Le club accède au statut professionnel dès 1942 et le conserve jusqu'en 1948. C’est une période clé pour le développement du club et son ancrage dans le paysage footballistique français.
Fusions et changements de nom
Le club est rebaptisé « Olympique Avignonais » après une fusion avec le club du quartier de Saint-Jean. En 1992, le club est rebaptisé « Club Olympique Avignonais » suite à la fusion avec le Sporting Club Avignonais. En 1996, le CO Avignon dépose le bilan, et le club est rebaptisé Football Club Avignon.
L'ascension en D1 et la saison difficile de 1975-1976
Avignon accède en D1 au printemps 1975 après des barrages contre le FC Rouen, deuxième du Groupe A de D2.
Nîmes Olympique - Avignon (1-0) - Résumé - Division 1 1975-1976
Descente et remontée en D2
Malgré un court passage en D4 (1983-1984), le club refait surface et retrouve la D2 de 1989 à 1991. Cette embellie ne dure pas, et après de gros problèmes financiers, le club est relégué par la DNCG. Sa longue descente aux enfers commence.
Difficultés financières et relégations
Après de gros problèmes financiers, le club est relégué par la DNCG. Sa longue descente aux enfers commence.
Le football dans le Vaucluse : Un lieu de sociabilité
L’histoire du football des campagnes a été peu étudiée. Pourtant, dès l’entre-deux-guerres, le stade devient un lieu de sociabilité et de cristallisation des identités important notamment dans le département du Vaucluse. De véritables stades sont construits à partir de la fin des années 1940. Toutefois, à partir de la fin des années 1960, le stade doit faire face à la concurrence d’autres divertissements comme la télévision et à la mobilité de l’automobile. Véritable amateur du ballon rond, il ne « manque ni un match, ni une séance d’entrainement1 » de la Jeunesse Sportive Lourmarinoise. Installé « sur la touche » du stade Raoul Dautry, il observe avec enthousiasme les joueurs évoluer sur le terrain, partageant leur plaisir du jeu et leurs éclats de rire.

Football au village
Dans quelle mesure le stade de football devient-il le creuset de la sociabilité sportive au village en Vaucluse entre les années 1920 et 1980 ? En s’appuyant sur une approche micro-historique et l’exploitation d’archives publiques et privées inédites, cet article propose d’analyser d’abord le stade de football comme un lieu inédit de sociabilité villageoise en Vaucluse durant l’entre-deux-guerres. Plus qu’un simple espace de pratique sportive, le stade se révèle être un creuset où se tissent des liens sociaux, où se négocient des identités collectives et où s’incarne une forme de modernité rurale dans les années 1940-1950, jusqu’à son déclin progressif à partir des années 1960, reflet des mutations sociales et culturelles des villages du Vaucluse.
Les terrains de football dans les campagnes vauclusiennes
Durant l’entre-deux-guerres, les premiers matchs de football dans les campagnes vauclusiennes se déroulent fréquemment sur des prés transformés en terrains de sport.
Nîmes Olympique - Avignon (1-0) - Résumé - Division 1 1975-1976
Le stade de l’Euze à Caromb : Un lieu de transformation sociale
Le stade de football de Caromb, village agricole adossé au sud du Mont-Ventoux capitale mondiale de la production des plants de vigne pendant près d’un demi-siècle, constitue un révélateur des mutations de la sociabilité juvénile et villageoise au lendemain de la Première Guerre mondiale. En 1922, quatre jeunes hommes du village fondent le Sporting-Club de Caromb, dans une démarche visant à répondre à des préoccupations sociales et éducatives. L’objectif explicite de cette initiative est de « déclarer la guerre aux bistrots et aux cercles où la jeunesse locale s’était laissée entrainer aux jeux d’argent28 ». En substituant le football à ces activités, les promoteurs du club ambitionnent d’encadrer la jeunesse locale et de canaliser ses énergies vers une pratique sportive structurée et fédératrice. L’émergence du stade de l’Euze s’inscrit dans cette dynamique de transformation sociale.
Le football comme moteur de cohésion sociale
Si le café est le siège de l’activité administrative et festive des clubs, le terrain de football, quant à lui, devient un véritable lieu de rassemblement au village, mêlant spectateurs, supporters et curieux. Le stade de football devient un lieu où les femmes contribuent à façonner une nouvelle sociabilité villageoise. En Vaucluse, le village peut se mobiliser de manière beaucoup plus forte que la ville pour soutenir son équipe de football.
Le stade Roumagoux d’Oppède : Un symbole de modernité et de rassemblement
Inauguré en 1931 à l’initiative d’Eugène Roumagoux, médecin, maire et député radical-socialiste, le stade Roumagoux d’Oppède dépasse largement le simple rôle d’infrastructure sportive. Véritable lieu de mémoire du football vauclusien, il s’impose comme un creuset de la sociabilité sportive au cœur des campagnes du Luberon, particulièrement dans un contexte marqué par les mutations socio-économiques de l’entre-deux-guerres. Symbole de modernité et de rassemblement, il devient un théâtre où se joue bien plus que le sport : il transcende sa fonction première en incarnant les idéaux républicains de démocratisation et de promotion des valeurs d’égalité et de fraternité45 promue par la Coupe Roumagoux46.
Le football pendant les « années noires »
Dans de nombreux villages du département, le terrain de football connaît un véritable succès populaire pendant les « années noires ». En effet, avec l’interdiction des bals et de la chasse, le stade de football devient un des principaux lieux de divertissement au village. La pratique du football devient une échappatoire à la noirceur des temps49. Une lettre de Marcel Ricard adressée à Edmond Chabert, requis pour le travail obligatoire en Allemagne50, datée du 11 mai 194351, illustre l’importance cruciale du football au village pendant la Seconde Guerre mondiale, malgré le contexte difficile de l’Occupation. À travers son contenu, Marcel Ricard, président du SOC Villelaure52, relate les matchs organisés avec enthousiasme et souligne leur importance pour maintenir le moral et la cohésion au sein de la communauté.
Barrages d'accession en D1 en 1980 contre le Stade Rennais
En terminant second du groupe A, grâce à ses 19 victoires et ses 8 matches nuls (60 buts marqués pour 30 encaissés), le Stade rennais manque de peu l’obtention d’un accessit direct pour la première division. Contraint de disputer les barrages d’accession, il doit d’abord affronter l’Olympique Avignonnais, second du groupe B derrière l’AJ Auxerre de l’emblématique Guy Roux. Lors de première confrontation au stade de la route de Lorient, et devant une relative faible affluence pour une rencontre de cette importance (6.986 spectateurs seulement), les joueurs rennais sont sur le pont... mais ne parviennent pas à prendre le dessus sur la formation vauclusienne, les deux équipes se séparant sur un score nul et vierge (0-0). Un résultat très positif pour l’OA, et qui s’avère être un net avantage avant de recevoir son homologue stadiste pour la "revanche" au parc des sports d’Avignon. Trois jours plus tard, les hommes de Pierre Garcia s’inclinent finalement 3 buts à 2 malgré les réalisations de René Izquierdo et Robert Llorens. Le Stade rennais doit donc disputer en 1980-1981 une quatrième saison de suite en deuxième division. De son côté, l’Olympique Avignonnais échoue finalement au second tour des barrages contre l’Olympique Lyonnais, dix-huitième de première division (0-6 à Lyon, puis 4-2 à Avignon). Les "Blanc et Bleu" restent en Division 2. La suite sera moins glorieuse pour le club provençal.
Classement historique des clubs français
Le tableau suivant présente le classement des clubs français en fonction du nombre de points glanés dans l'élite (en harmonisant avec une victoire à 3 points). Les clubs en gras étaient en Ligue 1 pour la saison 2024-25, et les clubs en italique ont disparu.
| Rang | Club | Points |
|---|---|---|
| 1 | Olympique de Marseille | 4 297 |
| 2 | AS Monaco | 3 956 |
| 3 | Girondins de Bordeaux | 3 918 |
| 4 | AS Saint-Etienne | 3 882 |
| 5 | Olympique Lyonnais | 3 763 |
| 6 | Lille OSC | 3 449 |
| 7 | Paris Saint-Germain | 3 358 |