Contrairement à la plupart des grandes villes européennes, Paris ne possède qu'un seul grand club parmi l'élite du football français : le Paris Saint-Germain. L'histoire du Paris Saint-Germain Football Club est intimement liée à celle du Parc des Princes. C'est dans cette enceinte que le club a écrit ses premières pages d'histoire dans les années 70, et c'est toujours le cas jusqu'à aujourd'hui.
L'histoire de ce club est récente. Elle débute en 1970, voire même, selon les gargouilles les plus mauvaises langues, en 2012, date de l’arrivée de Zlatan Ibrahimovic dans le club. Sa jeunesse est l’une des raisons qui pousse le PSG à puiser autant son imagerie dans des références anciennes : l’enjeu étant de se donner une légitimité locale, un ancrage dans l’imaginaire collectif parisien.
Le mouvement des “Ultras”, ces fervents supporters sportifs, a vu le jour à la fin des années 1960. À l’origine, il se manifeste principalement dans le football, mais il s’étend rapidement à d’autres disciplines, telles que le basket-ball, le handball, le volley-ball ou encore le hockey sur glace. Ces supporters, loin d’être assimilés aux Hooligans ou aux Barra brava, se distinguent par leur soutien inconditionnel et fanatique envers leur équipe favorite.
Selon les archives du Paris Saint-Germain, le premier groupe de supporters ultras est apparu en 1978, à une époque où le club commençait à peine à se faire un nom dans le football français. Ces groupes, véritables piliers de l’ambiance dans les tribunes, ont traversé les époques, marquant l’histoire du club de leur empreinte indélébile.
Les Premières Heures : La Tribune K et le Kop of Boulogne
La première tribune à accueillir des supporters fervents et partisans du club est la fameuse Tribune K, un quart de virage adossé à la non moins reconnue Tribune Boulogne. Le Kop K migrera ensuite en tribune Boulogne, et créera le Kop of Boulogne (KOB) le 2 Août 1978, en hommage au Spion Kop des fans de Liverpool.
Le KOB est une tribune qui mélangea 3 influences principales de supportéisme, la France, l´Angleterre et l´Italie. Le modèle français fait référence à une tribune historiquement penchée vers des valeurs plutôt de droite, telles que le nationalisme, l´amour de la patrie et la fierté d´être français. Le modèle anglais y a importé ses hooligans et ses casuals, surtout pendant les années 80-90. Pas mal de violence aux alentours du Parc contre les supporters adverses et en déplacement, mais également ces fameuses descentes d´escaliers du haut vers le bas de Boulogne Rouge au début des années 90.
Enfin, les nombreux groupes ultras qu´ont porté la tribune - notamment les Boulogne Boys - lui ont apporté son tifo soutenu dans le mythique bloc Boulogne Bleu B3. Le bloc B2, très actif durant les années 90, restera plus en retrait pendant les années 2000 (Gavroches Paris, Rangers Paris), la faute sûrement à un renouvellement générationnel moins fort que chez les Boys.
Il n'est un secret pour personne que le rival parisien est marseillais. Pour ce qui est des amitiés en France, on peut noter les toulousains (KOB - Viola Front) et les toulonnais (Tigris - Irréductibles Toulon).

Virage Auteuil en 2017
L'Émergence du Virage Auteuil
Toujours au début des années 90 - en 1991 précisément - se crée le Virage Auteuil en tribune bleue avec l´arrivée des Supras. Les Lutèce Falco arriveront de la tribune K quelques mois plus tard. C´est une nouveauté au Parc, la tribune Boulogne étant jusqu´alors seule et contre tous dans le Parc à supporter le Paris SG !!
Auteuil Rouge commence à s´animer à partir de 1993 avec l´arrivée des Dragons et des Tigris Mystic. Les Dragons rentreront par la suite chez les Tigris pour ne former qu´un groupe unique en Auteuil rouge. Le Virage Auteuil, contrairement au Kop de Boulogne est essentiellement influencé par la culture ultra´ et son tifo. Mis à part les Karsud situés au centre de la tribune bleue entre les Lutèce et les Supras, tous les groupes sont concernés, mêmes les plus officieux tels que les Kriek Paris ou bien encore les Section Amok.
Dans ce contexte, le virage Auteuil émerge à partir de 1991 avec les Supras. La tribune est perçue comme plus ouverte et sa composition n’est pas excluante envers les arabes et les noirs. « C’est comme une évidence pour quelqu’un de racisé d’aller à Auteuil. Même si la guerre avec Boulogne est finie depuis plus de dix ans, c’est resté dans l’imaginaire collectif », indique Thomas*. Récemment diplômé en marketing du sport.
« En 2009, j’étais assis près de Boulogne, mais captivé par la quantité impressionnante de drapeaux et de groupes à Auteuil. Ayant des convictions politiques, c’était important d’être dans une tribune antiraciste, qui me ressemble », relate Thomas. Beaucoup de membres sont insérés grâce au bouche-à-oreille ou par l’intermédiaire d’un ami.
« Chanter avec sa bande de potes dans un but commun pendant 90 minutes, se déplacer à 500 km, ça va bien au-delà du foot qui est limite secondaire. Depuis le début de son investissement, il y a cinq ans, il est très attaché au tifo, un outil d’animation essentiel importé d’Italie, pays de naissance de la culture ultra. « C’est impressionnant visuellement, donc ça fait parler les gens. C’est à nous de perpétuer l’héritage laissé par les anciens dans cet art. »
L'Ouverture de la Tribune G et l'Apparition des Authentiks
A partir de 2002, la tribune G jouxtant la tribune Auteuil, jusqu´ici réservée aux envois d´invitations pour les banlieues, est enfin ouverte aux abonnements. Le Virage Auteuil est en effet depuis pres de 4 ans 100% abonné, et beaucoup de personnes sont sur liste d´attente. C´est donc l´occasion pour de nombreux fans parisiens de se rendre dans la partie du stade qu´ils affectionnent le plus, pour un prix encore raisonnable. La campagne d´abonnement est un succès et dans la foulée apparaissent les Authentiks.
Le club, dans un premier temps récalcitrant d´avoir un groupe ultra´dans cette tribune se résout à autoriser son bachage au bout de quelques mois. L´amitié avec le Virage Auteuil - notamment les Supras - est totale, le groupe se revendiquant comme un prolongement de la tribune, et une sorte de "centre de formation" d´ultras pour le virage.
Enfin, la tribune K voit apparaitre en 2006 la Brigade Paris en tribune bleue.
Tensions et Disparition du Mouvement Ultra : Le Plan Leproux
C´est par ces mots que les Lutèce Falco annonceront la fin du mouvement ultra´à Paris en 2010. En effet, au fur et à mesure que le Virage Auteuil et sa tribune G prenait de l´ampleur, les tensions avec le Kop Of Boulogne allaient grandissant. Les premiers incidents commencent à Auxerre en fin de saison 2002-2003, puis au Stade de France en finale de la Coupe de France quelques semaines plus tard.
Le grand frère Boulogne reproche à Auteuil son insolence tels que par exemple les messages des Tigris "L´avenir est à nous" ou bien "Une seule tête de mort Mystic", et Auteuil le racisme de Boulogne. Petit à petit, le mouvement ultra´parisien recule et s´enlise dans une guerre d´autodestruction sans fin, s´attirant dans le même temps les foudres du gouvernement. Les Tigris s´auto dissouent en juillet 2006, après une rixe contre Boulogne dans une station service.
Pendant des années, les tensions sont vives, avec des moments d’extrême violence. Le pic est atteint le 28 février 2010 avec le drame survenu en marge d’un PSG-OM où un supporter de Boulogne décède après des affrontements. Toutes les associations de supporters impliquées sont dissoutes par le plan Leproux en 2010.
Le mouvement ultra parisien est pour le moment en Stand By en raison des consequences du plan Leproux et de la répression disproportionnée des autorités depuis 2010. La Charte 12 instaurée par le Paris Saint-Germain au Parc des Princes empêche tout regroupement de supporters en tribune superieur à 50 personnes.
Pour ne rien arranger, le club impose à ses "supporters" l'aléatoire des abonnements entre les tribunes Boulogne et Auteuil, ce qui pose de graves problèmes de regroupements pour des personnes habituées à un certain "territoire".
Autres Groupes et Initiatives
- Paname United Colors (PUC) : Regroupement des membres des groupes dissous du virage Auteuil et de la tribune G, prônant un boycott total.
- K-Soce Team : Section des Supras Auteuil ayant survécu à la dissolution, impliquée dans la contestation contre la politique du PSG.
- Microbes Paris : Considérés comme les petits frères de la K-Soce Team, ils militent pour le retour des tribunes populaires.
- Ex-Lutece Falco : Anciens membres des Lutece Falco, certains continuent de boycotter le Parc, d'autres se retrouvent lors des déplacements.
- Karsud : Bande de potes située au milieu du virage Auteuil, impliqués dans la contestation et présents dans la rue.
- The Brothers : Jeunes sympathisants du virage Auteuil ou de la Tribune G, spécialisés dans les contre-parcages à l'extérieur.
- Le Parc C’était Mieux Avant (LPCMA) : Groupe de potes contestant la politique du club et rejoignant d'autres entités lors d'actions communes.
- Liberté pour les Abonnés (LPA) : Association visant à défendre les revendications des abonnés évincés des virages, auto-dissoute en mars dernier.
- Tribune Boulogne : Composée de supporters à tendance ultra, de supporters de style britannique et d'indépendants.

Collectif Ultras Paris (CUP)
Le Retour des Ultras sous l'Égide du Collectif Ultras Paris (CUP)
Le club réintègre les ultras à Auteuil sous l’égide du Collectif Ultras Paris en 2016. Ses membres revendiquent l’héritage de la tribune historique.
Au coeur de l’effervescence du Parc des Princes, le Collectif Ultras Paris (CUP) a insufflé un nouveau souffle, ayant obtenu l’aval du club et de la préfecture pour réinvestir la tribune Auteuil.
Le PSG et ses dirigeants, qui se disent impuissants pour filtrer les banderoles, valorisent l’animation mise en tribunes par ces supporters, revenus au Parc des Princes en 2016. Le CUP rassemble, depuis 2016, les différents groupes ultras du PSG au sein de la tribune Auteuil. Le club explique essayer contrôler leurs éclats…
Le club valide ce projet. L'idée est de créer une dynamique complémentaire, que l'équipe soit encore plus poussée par les supporters qui ont eu un gros impact sur la saison dernière, selon la direction. Drapeaux, mégaphones, tifos seront autorisés pour ces quelques centaines de fans, qui seront dans la partie haute du stade et n'auront pas de nom particulier.
« Tout le monde sait qu’on se déplace massivement et qu’on a une grosse ferveur. Les cortèges d’avant-match font systématiquement le tour des médias sociaux.
Enjeux Actuels et Perspectives d'Avenir
Aujourd’hui, le PSG a retrouvé une belle ambiance au Parc des Princes grâce au CUP. En effet, par le passé, de nombreux groupes d’ultras étaient déjà dans les tribunes du Parc, mais des incidents avaient provoqué leur interdiction.
Ces dernières heures, le Collectif Ultra Paris, principal groupe de supporters du PSG, a annoncé que certains de ses membres animeront la tribune Boulogne, située en face de leur habituel virage à Auteuil la saison prochaine. Une décision pour une ambiance plus généralisée dans le stade, qui reçoit un accueil mitigé.
Une première. "Le Collectif Ultra Paris et le club se sont mis d’accord pour l’ouverture de l’animation et des chants en tribune Boulogne", est-il écrit. Le CUP évoque une "liste d’attente saturée au Virage Auteuil" pour justifier l’implantation en tribune Boulogne. "Même si le cœur du CUP se trouve à Auteuil, il est temps de voir plus grand et de redonner au Parc des Princes l’ambiance qu’il mérite, avec deux tribunes en fusion." Le groupe ultra évoque la présence de capos et tambours notamment dans les gradins.
Mais des observateurs reprochent au CUP d'aller à l'encontre du mouvement ultra. D’autres, sans être agacés, sont circonspects. "De mon point de vue, le CUP a vu le jour en tribune Auteuil, les dirigeants du groupe sont tous des anciens d’Auteuil et sont donc des représentants de cette tribune. Pour moi, le CUP et les assos composant le groupe n’ont rien à faire dans la tribune d’en face, tout simplement", explique un membre du groupe.
Existe-t-il un risque de tensions en Boulogne? "Les anciens de Boulogne ont tiré un trait depuis un long moment sur leur activité (ultra, hooliganisme)", pense notre interlocuteur. "Seul quelques nostalgiques mènent quelques actions de temps à autres mais ne vont plus au Parc depuis longtemps."
PSG : LE DRAME QUI A TUÉ LES ULTRAS
Tableau Récapitulatif des Groupes Ultras du PSG
Voici un tableau récapitulatif des différents groupes ultras qui ont marqué l'histoire du PSG :
| Groupe | Période d'activité | Tribune | Particularités |
|---|---|---|---|
| Kop of Boulogne (KOB) | 1978 - 2010 | Boulogne | Plus ancien groupe ultra du PSG, influences françaises, anglaises et italiennes. |
| Supras | 1991 - 2010 | Auteuil | Premier groupe ultra à Auteuil, soutenu par Canal+. |
| Lutèce Falco | 1991 - 2010 | Auteuil | Voisins de gauche des Supras, ont annoncé la fin du mouvement ultra en 2010. |
| Authentiks | 2002 - 2010 | Auteuil/Tribune G | Force majeure dans la tribune Auteuil jusqu'à leur dissolution. |
| Collectif Ultras Paris (CUP) | 2016 - Aujourd'hui | Auteuil | Regroupe les différents groupes ultras du PSG, réintégration des ultras au Parc. |
La première chose à faire avant d’aller voir un match au Parc des Princes est de choisir la tribune dans laquelle vous souhaitez assister à la rencontre. Or quand on veut se rendre au stade pour la première fois, ce choix peut rapidement tourner au désastre. Pas question de laisser le vendeur de billets décider à votre place ou de ne vous fier qu’aux différents prix pour arrêter votre décision : vous pourriez vous retrouver à un endroit qui ne vous conviendrait pas du tout. Les ambiances et la façon de vivre une même rencontre sont très différentes d’un bout à l’autre de l’enceinte de la Porte de Saint-Cloud. Le plaisir que vous retirerez ou non du match dépendra ainsi directement de votre emplacement.
Pour commencer, il vous faudra décider si vous souhaitez suivre votre rencontre en Rouge ou en Bleu. Oh… Précisons pour qui s’interrogent qu’il n’est pas question ici d’évoquer une quelconque obligation de se peindre la figure avec une couleur symbolisant le PSG ! Jusqu’en 1998, les sièges du stade de la capitale étaient répartis en trois niveaux : Rouge, Bleu et Jaune. Les strapontins étaient d’ailleurs moulés dans un plastique dont la couleur correspondait à leur étage. Lorsqu’il était vide, cela donnait au Parc des Princes un étrange aspect, qui lui valait d’être parfois comparé à une tranche napolitaine [1]. Depuis le début des années 1970, date de leur mise en place, les sièges avaient eu le temps de se délaver, pour finir par ne plus évoquer que très vaguement les couleurs choisies à l’origine par l’architecte. Si tant est qu’il ait jamais détenu un quelconque cachet, ce mille-feuilles tricolore l’avait abandonné depuis longtemps. Avant leur disparition, ces strapontins avaient donc viré en un rouge un peu rosé, surmonté d’un bleu palot, puis d’un jaune pisseux. Profitant de la nécessaire remise à niveau des structures avant l’organisation de la coupe du monde 1998, le Paris Saint-Germain a entrepris quelques travaux, améliorant la sécurité des tribunes, leur signalétique, et changeant du même coup tous les sièges. Les dirigeants du club se sont intelligemment adaptés à la mode du moment en optant pour de nouvelles teintes de plastiques, accordées à celles du blason. L’ancien rouge, trop fade, fut ainsi remplacé par un pourpre bien soutenu, le bleu pâle fit place à un marine plus sobre, et le jaune fut totalement abandonné, au profit du même bleu marine. Le choix de coloris qui vous sera proposé lors de votre achat de places n’aura par conséquent rien d’esthétique. Il s’agit uniquement de savoir si vous préférez assister à la rencontre au premier ou au deuxième niveau du Parc des Princes !
Pour le premier niveau, en Rouge, vous serez assis au plus près du terrain. Au rez-de-jardin en quelque sorte. Même si les premiers rangs sont généralement réservés à l’année par les abonnés, les places restantes n’en restent pas moins situées à une poignée de mètres de la ligne de touche en latérales. Vous pourriez parfois même dire si un footballeur parisien s’est rasé ou non le matin du match, et lui renvoyer le ballon sorti dans les gradins après un dégagement raté. Le jeu gagne en vitesse depuis le niveau Rouge, et peut se montrer très spectaculaire. Vous verrez les montées des ailiers, leurs appels de balle, ou le placement des gardiens et leurs anticipations, suivant que vous avez choisi un virage ou une latérale rouge. Mieux, avec un peu de chance vous distinguez jusqu’aux ondes de chocs lors des actions. Quoi de plus jouissif que d’entendre l’air expulsé des poumons de l’ailier adverse sur un contact à l’épaule de Cearà ? On a alors parfois l’impression d’être assis le banc de touche, voire au bord du terrain… ce qui provoque chez beaucoup des vocations d’assistant-entraîneur. Avoir un entraîneur par siège au bord du terrain déclenche d’ailleurs des situations plutôt étonnantes. Le gros avantage que donnent ces places réside donc dans ce sentiment de faire partie du jeu, l’illusion d’être sur le terrain. Pour ceux qui souhaitent se rendre compte, ou montrer à un proche à quel point le football professionnel est un sport de vivacité et d’anticipation, c’est l’idéal. Le ballon fuse, et les joueurs trouvent souvent des solutions que vous n’aviez pas eu le temps de prévoir. En revanche c’est ce même sentiment de vitesse, omniprésent, qui entraîne le principal désagrément de ces emplacements situés au bas du Parc. L’écrasement, le manque de profondeur dus à la position peu élevée des sièges vous empêchera de distinguer parfaitement certaines phases de jeu, si elles sont trop éloignées de vous. La perception du terrain est très différente de celle que l’on peut avoir à la télévision : comme on est plus bas, le champ de vision au loin perd en relief ce qu’il gagne de près en précision. Il pourrait donc vous arriver de ne rien apercevoir lorsqu’un but est inscrit de l’autre côté du terrain. Vous aurez vu l’ailier s’éloigner à toute vitesse, centrer au loin vers ce qui ressemble à un amas de joueurs, vous distinguerez le ballon qui s’élève, et puis… Plus rien. Si ce n’est, quelques secondes plus tard, un gars qui court en agitant les bras, et quarante mille personnes qui beuglent. L’expérience se révèle souvent frustrante, surtout si durant les trente dernières minutes le ballon ne s’est jamais approché de votre moitié de terrain.
Pour le balcon, en Bleu, les avantages sont quasiment opposés. Surplombant les gradins rouges, votre vue plonge sur le terrain. Il n’est donc pas question de distinguer les traits du visage de votre joueur préféré, ou d’espérer vous faire filmer par les caméras du direct. La représentation que vous aurez du jeu sera totalement différente du niveau bas. Vous distinguerez les blocs-équipes se déplacer, s’étirant ou se concentrant au gré des actions. Cet aspect, assez proche de celui rendu à la télévision, en plus étendu, facilite beaucoup la lecture tactique d’une rencontre. Depuis les sièges bleus vous pourrez prévoir les longues passes déséquilibrant une défense, parce que vous aurez aperçu l’attaquant démarqué depuis quelques instants. De la même manière, toujours grâce à ce recul, vous apprécierez les placements des joueurs, notamment lors des changements de stratégie établis par les coaches. Le revers de la médaille, c’est que là aussi les places situées en bas des gradins sont généralement squattées à l’année par les abonnés. Quitte à rester une saison entière sur un siège, autant qu’on y voie bien, les fans placés à l’année se choisissent donc a priori les meilleurs coins. Les rangs sont numérotés depuis le bas. Au rang 1, vous serez collés à la rambarde en béton, gênante si vous avez de grandes jambes. Au rang 30, vous risquez de vous retrouver adossé à la paroi extérieure du Parc. Un bon moyen de se repérer consiste à consulter attentivement la classification des niveaux. Les dirigeants ont en fait gardé l’ancienne organisation en trois parties. L’étage bleu s’est vu scindé entre la tribune bleue haute et la tribune bleue basse. Alors même si le stade a été étudié de manière à ce que le plus mal placé des supporters ait un point de vue très acceptable, si vous le pouvez, privilégiez les emplacements en Bleu bas, plus agréables.
Alors, tout en bas du niveau rouge, pour celles qui craquent sur un joueur parisien, au bord du balcon d’un gradin onéreux, ou bien relégué tout en haut d’une tribune, il faudra bien arrêter un choix, en pesant le pour et le contre. Toutefois, prenez garde : si vous souhaitez changer de tribune pour mieux vous placer, de nombreux détails vont entrer en ligne de compte. Chaque partie de l’enceinte de la Porte de Saint-Cloud a son histoire et son identité propres, ses habitudes, et par conséquent son type de supporters.