Arthur Fils n’a pas attendu son dix-neuvième anniversaire pour s’offrir un titre sur le circuit principal. En devenant le plus jeune Français à s’imposer sur le circuit principal depuis Gaël Monfils à Sopot (Pologne) en 2005. En le faisant à la veille de Roland-Garros, pendant que le tournoi parisien célébrait les 40 ans du sacre de Yannick Noah.

Le tout sous le regard bienveillant de Jo-Wilfried Tsonga, co-directeur du rendez-vous rhodanien, avec qui il a partagé une longue accolade au moment de récupérer son trophée. « Dans ma manière de jouer, c’est à lui que je m’identifie le plus », glissait-il au printemps, au moment d’évoquer la filiation entre sa génération et celle des Mousquetaires.
Les Débuts et l'Ascension d'un Prodige
Pourtant, là où « JWT » a longtemps peiné pour mettre les deux pieds dans le bon sens sur ocre, le natif de l’Essonne y a déjà vécu ses plus fortes émotions. Celle d’une dernière marche loupée lors de Roland-Garros juniors en 2021, battu en finale par son pote Luca Van Assche. Celle d’un premier titre, donc, devant ses proches. C’est vers son clan que le futur 63e mondial - il le sera ce lundi - a filé après avoir enlevé son t-shirt saturé de terre et posé à la hâte une serviette immaculée sur ses épaules.
Enlacé par ses parents, Anne et Jean-Philippe. Cela n’a pas empêché le plus âgé de la fratrie à préférer la petite balle jaune à la natation ou au basket, discipline pratiquée par son paternel à l’échelon national. « Je me souviens qu’un été, j’étais en vacances avec mon oncle. J’étais tellement excité pour jouer au tennis que je courais partout sur le terrain, n’importe comment. Je suis tombé et me suis ouvert le genou, confie le Francilien.
Formation et Personnalité
L’évidence éclate rapidement aux yeux. Arthur Fils sera un enfant de la petite balle. Ses performances à l’adolescence tracent son itinéraire. Le pôle espoirs de Poitiers. Puis le Centre national d’entraînement (CNE), à Paris. « Arthur, c’est un physique de démolisseur et des qualités énormes, analyse Sébastien Poublet, formateur au CNE et qui a vu passer la génération de Fils, Van Assche ou Mpetshi-Perricard. Il a une forte personnalité et dégage beaucoup de confiance en lui.
Arthur Fils a de l’ambition, et il s’est permis de l’afficher sans attendre. Demi-finaliste à Montpellier puis à Marseille en début d’année, il avait alors profité de l’occasion pour esquisser ses objectifs pour 2023, « une demie de Grand Chelem et un titre en ATP 250 ». « Le projet d’Arthur est assumé, appuie Philippe Weiss, ancien directeur de Nike Europe et agent du joueur.
En l’espace de cinq mois, l’Essonnien est passé de la 251e place au 63e rang mondial. Il n’a pas encore 19 ans - il les fêtera le 12 juin, au lendemain de la finale de Roland-Garros - mais déboule déjà à toute allure. Premier joueur né en 2004 à triompher sur le circuit, le Tricolore s’est imposé comme un grand dans le Rhône. Au terme d’une semaine riche en émotions. « Je suis content et je vais fêter ça, mais pas trop car j’ai Roland la semaine prochaine », soufflait-il après son sacre.
Roland-Garros 2025 : Un Parcours Épique
Dans une poignée d’heures, Arthur Fils fera ses débuts dans un tableau principal de Grand Chelem. Le costume de chouchou du public français l’attend, presque taillé sur mesure. Après s’être imposé lors du premier tour de Roland-Garros contre Nicolas Jarry (6-3, 6-4, 6-7, 6-3), le meilleur Français du tennis actuel Arthur Fils a annoncé la couleur concernant le PSG en finale de Ligue des champions et a même donné son pronostic.
Interrogé dans l’après match, le tennisman tricolore Arthur Fils a déclaré : «Ici c’est Paris, c’est pas Marseille», avant de dévoiler son pronostic pour la finale : « 2-0 pour Paris, avec des buts de Barcola et Désiré Doué».

Arthur Fils lors du deuxième tour de Roland-Garros, le 29 mai 2025. Il n’est jamais simple d’affronter un Espagnol sur terre battue et Arthur Fils en a fait l’expérience au deuxième tour de Roland-Garros, jeudi 29 mai. Après une rude bataille sur le Suzanne-Lenglen dans les deux premiers sets et jusqu’au milieu du troisième, le Français, touché physiquement, a laissé filé la quatrième manche. Mais porté par le public, transfiguré et avec la rage de vaincre, il a arraché la cinquième manche (7-6 [7-3], 7-6 [7-4], 2-6, 0-6, 6-4) au terme d'un marathon de 4h25.
Dans une véritable ambiance de Coupe Davis, le public, qui s’est enflammé sur chaque point dans la dernière manche et a parfois destabilisé Jaume Munar au service, a joué pleinement son rôle pour donner un supplément d’âme à Arthur Fils, pourtant au plus mal physiquement. "Je n’ai jamais vu ça, merci beaucoup. C’est grâce à vous, c’est sûr", a souligné le Français à la fin du match, après avoir fini torse nu sur le court. Avec cet appui précieux, Arthur Fils a su renverser une situation bien mal embarquée.
Alternant le brillant et le vraiment moins bon, face à un adversaire très combatif sur chaque balle, il avait tout de même remporté les deux premiers sets, très serrés, au tie-break. Après avoir fait appel au kiné en cours de troisième manche, il a semblé lâché le set. Puis a reçu un traitement médical avant d’entamer le quatrième, qui n’a pas fait effet tout de suite. Arthur Fils, grimaçant, a alors fait le pari d’attendre le cinquième set pour remettre de l’intensité.
Seulement, le Français n’a jamais été aussi bon dans cette partie que lorsqu’il était dos au mur, et il a une nouvelle fois renversé la partie, en prenant exemple sur son aîné, Gael Monfils. "Il en a fait des cinq sets, il en a renversé des millions, je me suis dit, Arthur c'est pour toi", a-t-il confié après la rencontre. Le Francilien a alors debreaké puis s’est accroché pour ne pas lâcher sa mise en jeu 4-4, dans un jeu long de 10 minutes, et avec quatre balles de break sauvées.
Arthur Fils rejoint, lui, le troisième tour. Ce jeudi, au terme d’un combat intense, Arthur Fils a validé ton ticket pour le 3ème tour de Roland-Garros. Vainqueur de Jaume Munar, le Français va désormais devoir se frotter à Andrey Rublev. Le rendez-vous est donc pris pour samedi sur la terre battue parisienne.
La Passion pour le PSG
Mais voilà que pour cette rencontre, Arthur Fils a tenu à faire une demande spéciale en tant que fan du PSG. Alors qu’il menait 2 sets 0, Arthur Fils a ensuite perdu les deux suivants face à Jaume Munar. Diminué physiquement, le Français a bataillé dans le 5ème et dernier set, mais au final, il s’en est sorti contre le joueur ibérique.
Le parcours continue donc pour Arthur Fils et c’est maintenant Andrey Rublev qui va se dresser sur sa route avec à la clé une place pour les huitièmes de finale de Roland-Garros, certainement face au numéro 1 mondial, Jannik Sinner. Vainqueur de son deuxième tour à Roland-Garros, Arthur Fils s’est exprimé sur son succès après le match.
Rapporté par Le Parisien, le Français a fait savoir : « J’étais à la limite physiquement dès la fin du deuxième set, un mélange de mal de dos et de crampes. J’étais au bout du bout du rouleau. Il n’y avait plus rien qui marchait, tout le corps n’en pouvait plus. Ce n’est vraiment pas facile. Je suis sûr que si j’avais joué ailleurs qu’ici, j’aurais perdu ou je ne serais pas allé au bout. Mais nous sommes à Roland-Garros et il n’était pas question d’abandonner, ni de perdre. J’ai laissé filer le quatrième set en me disant je vais tout donner dans le dernier. Dans ce cinquième, j’ai pensé à Gaël Monfils. Il en a retourné des millions des matchs en 5 sets ici. Je me suis dit : Allez Arthur, c’est pour toi celui-là » ».
Arthur Fils va donc maintenant jouer face à Andrey Rublev. La rencontre aura lieu samedi et le Français espère ne pas jouer en session nocturne. La raison ? Pouvoir assister à la finale de la Ligue des Champions avec le PSG. Fan du club de la capitale, il a lâché : « S’il le faut, je n’aurai pas le choix mais je ne veux pas jouer le soir plutôt dans après-midi. Depuis que je suis petit, il faut choisir entre Paris ou l’OM. Il n’y a pas une autre équipe qui compte. Moi, j’ai toujours été Paris. J’ai un peu joué au foot et j’ai commencé à regarder quand Neymar et Mbappé sont arrivés. Neymar au début, c’était le feu de Dieu. J’ai aussi regardé Cavani et Zlatan avec mon père. Je continue à regarder mais comme je voyage beaucoup avec le décalage horaire, c’est dur de suivre la L1. Mais la Ligue des champions, je la suis tout le temps, où que je sois ».
À quelques jours du coup d'envoi de Roland Garros, Arthur Fils est revenu sur ses ambitions au micro de Stade 2. Et la jeune pépite du tennis français en a profité pour faire un pari. Il l'a dit, il ne reste plus qu'à le faire.
Arthur Fils et Giovanni Mpetshi-Perricard - Interview - Roland-Garros 2021 | FFT
Invité de Stade 2 à une semaine du coup d'envoi de Roland Garros, donc les qualifications débutent ce lundi, Arthur Fils a eu la surprise de voir quelques-uns de ses petits secrets révélés dans l'émission sportive dominicale de France 2. Et parmi eux, son amour pour certains grands noms de la musique comme Barry White ou Tina Turner.
Mais dans le grand livre de ses idoles artistiques, un nom semble planer loin au-dessus des autres, celui de Michael Jackson. Grand fan du "King of the pop", Arthur Fils a confié avoir longtemps voulu "être Michael Jackson". "Je faisais des concerts à la maison, j'avais mon petit costume blanc. Je venais, je dansais", a raconté le n°14 mondial dans un sourire.
Auteur d'un début de saison canon, qui l'a vu atteindre les quarts de finale de trois Masters 1000 (Indian Wells, Miami, Monte Carlo), le n°1 français arrive à Roland Garros avec de grandes ambitions. Si son bon classement lui permettra de ne pas affronter d'adversaire mieux classé que lui avant les huitièmes de finale, la suite pourrait se révéler plus corsée.
Arthur Fils arrive en tant que n°1 Français cette année à Roland-Garros et sera la meilleure chance pour les Bleus d'obtenir un bon résultat dans cette édition. Néanmoins, le tirage ne lui a pas été favorable. D'abord, le joueur de 20 ans commencera contre Nicolas Jarry, ce lundi. Ensuite, le Parisien pourrait avoir droit à un troisième tour contre Andrey Rublev et un huitième contre le n°1 mondial Jannik Sinner. Compliqué, mais le Français, monté à la 14e place mondiale, réalise une grande saison et aura à coeur de bien faire devant son public.
S'il n'a encore jamais gagné un match dans le grand tableau à Roland-Garros, Fils n'arrive pas avec le même statut en 2025. "Je me sens différent, c’est sûr. Je vais essayer de ne pas gagner qu'un seul match ici cette année. Je vais essayer d'en gagner plusieurs mais cela ne va pas être facile. C'est un Grand Chelem. Cela peut être long. Si j'ai un adversaire difficile au premier tour, ça va être difficile mais on va voir. Comme je l'ai dit, je me sens bien et mon jeu est de mieux en mieux. Comme vous l'avez dit, je joue un tennis formidable depuis 2 ou 3 mois maintenant.
Selon Ivan Ljubicic, Fils fait désormais peur à ses adversaires. "Moi, je suis assez tranquille. Que le mec ait envie de me jouer ou pas, je m'en fiche un peu, moi je veux le jouer et le battre. De lui, de son côté, je ne fais pas trop attention. C'est toujours pareil, lorsqu'on joue bien, quand on voit un tableau, je ne sais pas, je dis une bêtise : si je joue mal et que je vois Sinner dans mon tableau, je vais faire « pfff ». Dans le sens inverse, maintenant c'est pour moi et tant mieux.
Le Parisien s'est également exprimé sur la retraite de Caroline Garcia. "C'est une immense championne. Cela m'étonne... je n'aurais pas pensé. Je pensais qu'elle allait jouer encore quelques années. Je pense qu'elle a d'autres objectifs, mais c'est sûr qu'elle va nous manquer sur le terrain. Récemment, Ben Shelton a parlé de Fils comme le nouveau showman du tennis français.
"Est-ce que quand je rentre sur le terrain, j'ai envie de foutre le feu ? Pas forcément, mais avec ma manière de jouer, etc., souvent, on a de bons points, on a des moments assez spectaculaires et le public aime bien ça. Je trouve que c'est assez sympa pour le public quand il vient voir des matchs, parfois les matchs en 5 sets ça peut être très long, si ce n'est pas trop ennuyant pour eux, c'est cool, c'est sympa. Je n’essaie pas forcément de leur faire plaisir mais avec ma manière de jouer, je pense un peu comme Ben, avec sa manière de jouer, c'est spectaculaire ou comme Gaël... Enfin, Fils, fan du PSG, a forcément été questionné sur la finale de la Ligue des Champions, qui aura lieu le 31 mai, en plein pendant le tournoi.
"J'ai prévu d'aller au match... non... (Rires). C'est sûr que c'est une très grosse finale. Je vais la regarder dans ma chambre et je ne vais pas perdre d'énergie avec cela, je n'espère pas, mais je serai à fond." Il faudra donc que le Français joue en journée pour éviter de la rater.
Après sa victoire en quatre sets, Arthur Fils répond aux questions de Lucas Pouille, sur le court. Les deux grands supporters du Paris Saint-Germain finissent par aborder la finale contre l’Inter. De son côté, Ousmane Dembélé a décidé de faire bande à part, laissant ses coéquipiers sur le court Suzanne Lenglen devant le match d’Arthur Fils. Au même moment, il se trouvait sur l’une des annexes pour soutenir Ugo Humbert. Les deux se sont retrouvés dans les vestiaires après la victoire trois sets à zéro du Français.
Grand supporter du PSG en parallèle de sa carrière sur les courts, Arthur Fils (20 ans) sera devant sa télé mercredi soir pour suivre le match aller entre les Parisiens et les Anglais d'Aston Villa en quarts de finale de la Ligue des champions. Arthur Fils, qui débutera le Masters 1 000 de Monte-Carlo ce mardi après-midi par un premier match contre le Néerlandais Tallon Griekspoor qui aura assurément tout du match piège, ne manquera pas une miette de ce premier acte entre les joueurs de Luis Enrique et ceux d'Unai Emery, ancien entraîneur de l'équipe parisienne.
Le meilleur tennisman français du moment, et ce à seulement 20 ans, est en effet en parallèle de sa brillante et précoce carrière sur les courts un grand fan du Paris Saint-Germain. Fils : "Pour Liverpool, j'avais été puni". "Je serai ici et en train de regarder. C'est très important le foot, et encore plus Paris", a spontanément répondu le toujours numéro 15 mondial au classement ce lundi.
Le Francilien aurait aimé pouvoir en dire autant après le dernier tour, qui avait vu Ousmane Dembele et les siens s'en sortir aux tirs au but grâce en premier lieu à un immense Gianluigi Donnarumma. Fils n'avait découvert la qualification de son équipe préférée qu'après son match à Indian Wells, décalage horaire oblige. Son entraîneur (le Croate Ivan Cinkus) lui avait en effet interdit de suivre cette séance de tirs au but toujours riche en émotions.
Non sans une pointe de dérision, le natif de Bondoufle reconnaît qu'il l'avait mal vécu. "Je l'ai loupée à cause de mon coach. Il ne voulait pas que je regarde. C'était avant que j'aille sur le terrain contre Marcos Giron. J'étais dans les vestiaires, on regardait et il a senti que je commençais à me tendre un peu. Il m'a dit : "Non, tu arrêtes de regarder". "Il a du caractère, des ambitions et le travail qui va avec" : Fils, celui qui sort du lot
Arthur Fils, numéro un français, veut frapper fort à Roland-Garros. "C'est sûr que j'ai mieux joué que l'année dernière, j'ai plus d'expérience. Je me sens bien. Mon jeu devient de plus en plus solide", a souligné en conférence de presse le Français de 20 ans, qui a enchaîné cette année trois quarts de finale en Masters 1000 (Indian Wells, Miami, Monte-Carlo), les tournois les plus importants après les quatre Grands Chelems.
Sur la terre battue parisienne, le 14e mondial s'était incliné dès le premier tour en 2023 contre le spécialiste espagnol de la terre battue Alejandro Davidovich Fokina, et avait de nouveau chuté au même stade en 2024 contre l'Italien Matteo Arnaldi.
La finale de C1 ? "Je serai à fond", prévient Fils"Ce sont des défaites qui m'ont fait mal, qui m'ont servi", a-t-il estimé. "Cette année, je ne vais pas essayer de gagner seulement un match, je vais essayer d'en gagner plusieurs mais ce ne sera pas facile, j'ai un adversaire difficile au premier tour", a-t-il poursuivi, en référence au Chilien Nicolas Jarry (150e), également spécialiste de la terre battue, qu'il n'a encore jamais défié.
"Plus les matchs sont compliqués au premier tour, plus je me sens bien lorsque je les passe", a-t-il souligné. S'il franchit plusieurs tours, ce fan du PSG espère "ne pas perdre d'énergie avec" la finale de la Ligue des champions le samedi 31 mai. "J'ai prévu d'aller au match... Non, je la regarderai dans ma chambre, je serai à fond", a-t-il plaisanté. Sauf si son match est prévu en soirée ?