L'histoire du football est jalonnée de rencontres mémorables, et le match entre Arles-Avignon et le Paris Saint-Germain ne fait pas exception. Bien que le club d'Arles-Avignon ait connu des difficultés financières et des relégations, sa confrontation avec le PSG reste un moment marquant de son histoire.

Promu parmi l'élite pour la première fois de son histoire (débutée en 1912), le club d'Arles-Avignon va innover en rencontrant le Paris Saint-Germain en Ligue 1. Cependant, la saison 2010-2011 a été particulièrement difficile pour Arles-Avignon, avec un ratio de points par match de seulement 0,53 et un pourcentage de victoires de 8 %, le plus bas du championnat.
Saison 2010-2011 : Un Match Clé
Pour se relancer, Paris recevait Arles-Avignon, lanterne rouge du championnat avec 0 point, qui alignait son arrière-garde estampillée Real Madrid : Mejía-Pavón. Côté parisien, Antoine Kombouaré lançait sa dernière recrue Tiéné sur le côté gauche de la défense. Sessegnon absent, c’est Giuly qui prenait le couloir droit, et les absences conjuguées de Bodmer et Clément permettaient à Chantôme de se voir offrir une titularisation.
Le match commence par un tir lointain et sans danger d’un Arlésien puis, après une petite dizaine de minutes d’observations, Paris accélère. C’est d’abord Chantôme qui s’infiltre dans la surface. Son centre en retrait est repoussé, et dans la confusion, un Arlésien à terre semble toucher la balle de la main. Peu après, Erding est lancé côté gauche par Nenê, il se remet sur son bon pied et centre dans la surface. Hoarau arrive lancé, et effectue une tête piquée qui passe à côté. Le nouveau, Tiéné, se distingue ensuite d’un centre du droit que Hoarau remet pour Nenê.
Le Déroulement du Match
À la 18e minute, Paris ouvre enfin le score. Après un renvoi de la défense plein axe, Chantôme a l’intelligence de temporiser, et adresse une petite passe sur la droite pour Giuly. Sans contrôle, celui-ci pique son ballon par-dessus la défense. Le duo Giuly-Hoarau récidive dans la minute qui suit : le petit centre pour le grand, et il faut une grosse parade de Planté pour éviter la seconde réalisation. Mais l’on sent que celle-ci arrivera tôt ou tard et, sur un corner rentrant de Nenê, Sakho est le plus prompt au second poteau pour reprendre du pied, et marquer de près (2-0, 29e).
Dès la reprise, Paris veut plier la rencontre. C’est chose faite très vite, quand Nenê tire un coup franc qu’il avait lui-même obtenu : il l’expédie dans la lucarne de Planté (3-0, 49e). Et moins de dix minutes plus tard, les Arlésiens prennent l’eau : Hoarau joue pour Erding, qui décale intelligemment Nenê. Paris se procure ensuite une multitude d’occasions. Deux fois, Erding se retrouve bien placé dans la surface ; deux fois, Giuly est à deux doigts de reprendre sa frappe trop croisée. Tiéné se distingue ensuite à nouveau par un beau centre à l’entrée de la surface et une reprise de Hoarau qui frôle la barre.
Le match baisse ensuite d’intensité, et les Arlésiens se créent alors leur première occasion par le biais du seul joueur dangereux de leur équipe, l’ancien pensionnaire du centre de formation parisien, Franck Dja Djedje. Même en la jouant un peu plus en dilettante, Paris se crée toujours des occasions, notamment grâce à Maurice, dont la rentrée sur le côté droit a été plutôt remarquable. Dans les dix dernières minutes, Arles n’est pas loin de marquer : Dja Djedje réussit à reprendre de la tête un corner, mais Nenê sauve sur sa ligne. Le dernier mot est toutefois pour Paris, dans le temps additionnel : après une passe de Luyindula, Erding se défait avec facilité de Pavón et se présente face à Planté.
Paris s’impose avec aisance face à une des équipes les plus faibles du championnat.
🤯 Le PSG de Luis Enrique est RÉVOLUTIONNAIRE (analyse tactique)
Composition des Équipes
- PARIS ST-GERMAIN F.C. - A.C. : 19 025 spectateurs.
- L’Équipe du PSG : Apoula Edel - Christophe Jallet, Sylvain Armand, Mamadou Sakho, Siaka Tiéné - Ludovic Giuly (Jean-Eudes Maurice, 72′), Clément Chantôme, Claude Makélélé, Nenê Carvalho (Péguy Luyindula, 87′) - Mevlüt Erding, Guillaume Hoarau (Mateja Kežman, 72′).
- A.C. : 8 576 spectateurs.
- L’Équipe du PSG : Apoula Edel - Christophe Jallet, Sylvain Armand, Mamadou Sakho, Siaka Tiéné - Ludovic Giuly (Tripy Makonda, 81′), Claude Makélélé (Zoumana Camara, 57′), Mathieu Bodmer, Nenê Carvalho - Mevlüt Erding (Jean-Eudes Maurice, 69′), Péguy Luyindula.
Faits Marquants et Buts
- Nenê inscrira un doublé.
- Mamadou Sakho, auteur du 2ème but de la soirée.
- Mevlut Erding s’est rappelé au bon souvenir des supporters parisiens ce samedi, eux qui se demandaient ce qu’était devenu ce redoutable buteur de la saison passée.
- Sur un long ballon de Bodmer, à une touche de balle, Erding se présentait seul devant Merville qu’il trompait d’une frappe bizarre, qui touchait le poteau gauche et la transversale avant de rentrer (18e).
- Que dire du second but, marqué d’une reprise de volée en pleine course par le Turc décidément en confiance (49e), après un service de Ludovic Giuly, seul milieu droit de l’effectif depuis le départ de Sessegnon, qui a joué 80 minutes.
- C’est au cours de cette période de flottement que les Arlo-Avignonais ont réduit le score, sur un superbe but de N’Diaye, également une reprise de volée.
Évolution du Club d'Avignon
L’Association sportive avignonnaise voit le jour en 1931. Le club gravit les échelons monte en division 2 en 1942 ce qui lui permet d’avoir le statut professionnel. Le club abandonnera ce statut en 1948 lorsqu’il descendra en Division d’honneur (DH) à l’époque la troisième division française.
L’AS Avignon deviendra « Olympique avignonnais » en 1949 après une fusion avec un club de quartier. Après de multiples tentatives, L’OA monte en troisième division en 1963. Le club ne reste que deux années avant de monter en Division 2, renouant ainsi avec le monde professionnel.
L’année suivante, en 1966, le club est racheté par un entrepreneur local, Guy Sauget. Il est ambitieux et au mercato de 1975, il sort le chéquier pour s’offrir des joueurs venus de grandes équipes françaises du moment : Pech débarque du FC Nantes, Joly de Valenciennes, Castellan d’Ajaccio et Giordani de Bastia.
Seulement, en Division 1, l’équipe effectue un des pires bilans de l’histoire du championnat : vingtième et dernier avec 38 matches joués, pour 20 points, sept victoires, six nuls, 23 défaites, 30 buts marqués et 80 buts encaissés.
En 1981, les Bleus doivent abandonner leur statut professionnel à cause de problèmes financiers et sont relégué en Division 3. Deux ans plus tard, ils sont de nouveau relégués.
Cependant, cette descente aux enfers n’a pas encore commencé; le club monte la saison suivante puis monte en 1989 en Division 2. Cela marque le retour du statut professionnel et L’OA recrute Laurent Paganelli qui finira donc sa carrière dans la ville du Vaucluse.
En 1992, L’Olympique Avignonnais, alors en D3, descend encore d’une division après avoir fini seizième. Le club change cette année de nom pour devenir le Sporting Club Olympique Avignonnais à la suite d’une fusion avec le Sporting Club Avignonnais.
Cela ne changera rien sportivement, puisque la ville des papes descendra en National 3 en 1993 et en DH l’année suivante. Le club dépose le bilan en 1996 alors qu’il évoluait en National 3 et est rebaptisé Football Club Avignon.
Même si le FC Avignon est descendu en PH (huitième échelon), il arrive à se stabiliser et monte même en DHR en 2001. Néanmoins, en descendant précédemment en PH, l’affluence au stade a beaucoup baissé.
En 2003, le FC Avignon fusionne avec la MJC Avignon. Bien que le nom de cette dernière équipe semble peu attrayante, il ne faut pas oublier qu’elle était un des meilleurs clubs amateurs de la région tout en ayant formé plusieurs futurs joueurs professionnels comme Paganelli.
Le club est rebaptisé « Avignon Foot 84 ». Sportivement l’équipe arrive à monter en DH et à s’y maintenir. Seulement, le quotidien La Provence révèle en 2010 qu’un trou financier a enflé petit à petit et qu’un dépôt de bilan serait à venir.
En effet, l’équipe de la ville au pont célèbre avait 358 000 € de dettes. Les joueurs auraient été payés grassement via de fausses notes de frais, d’où une dette colossale contractée. De plus, la municipalité donnait moins d’argent à cause de la concurrence lié à un nouveau club nommé Athlétic Club Arles-Avignon évoluant en ligue 2.
L’Avignon Foot 84 quitte le parc des sports pour revenir dans leur ancien stade à cause de l’équipe arlésienne. Une grande partie des joueurs ne s’entraînaient même plus et l’équipe qui était tout près de monter en CFA2 l’année d’avant finit dernière de DH.
Après qu’Avignon Foot 84 ait été radié, l’Avenir Club Avignonnais prend le relai. Bien que ce ne soit pas le même club administrativement parlant, il a le même staff, les mêmes couleurs le stade historique du club, le stade Léon-Dulcy, anciennement stade des Rotondes, qu’occupait l’équipe première avant 1969 avant d’être celui des équipes de jeunes.
L’équipe n’aligne même pas d’équipe sénior jusqu’en 2014, ne laissant place qu’aux équipes de jeunes. Lors de la saison 2014-2015, le club recommence donc en PD2 (douzième échelon).
L’ACA finit par se relever. Deux ans après, l’équipe évolue en Départemental 3, soit deux divisions au-dessus de leur division en 2015. Elle monte même en Départemental 2 en 2018. Elle se stabilise mais n’aligne pas d’équipe sénior lors de la saison 2022/2023.
Les avignonnais repartent donc au plus bas échelon du district : la Départemental 4. Aujourd’hui, il n’y a aucune équipe à Avignon évoluant au dessus du district. L’équipe féminine en Régional 1 a néanmoins atteint les huitièmes de finale en 2019.
D’ailleurs, le FC Avignon Ouest (Départemental 3) aura réussi cette année l’exploit d’atteindre le quatrième tour de la Coupe de France.
Classement Historique des Clubs Français
Ce n'est une surprise pour personne, la saison 2024-2025 de Ligue 1 a rendu son verdict en sacrant le PSG. Le club de la capitale surdomine le Championnat depuis 2013 (seulement deux titres perdus)... mais ça n'a pas toujours été le cas.
Normal, répondrez-vous, pour un club fondé en 1970, soit 38 ans après la création du tout premier Championnat de France, en 1932. Si l'on additionne le nombre de points glanés par chaque club dans l'élite (en harmonisant avec une victoire à 3 points), la tête est occupée par l'Olympique de Marseille, avec 4 297 points.
Les Phocéens, déjà arrivés premiers de notre classement des stades de L1, devancent l'AS Monaco de plus de 300 unités (3 956 points). Les Monégasques ont récupéré cette saison la deuxième place, jusque-là occupée par les Girondins de Bordeaux (3918 pts).
Les Bordelais, englués en National 2, attendront longtemps avant d'améliorer leur score mais peuvent voir venir : avec la relégation de l'AS Saint-Etienne (3 882 pts), ils resteront sur le podium historique au moins un an - voire plus si l'ASSE ne remonte pas de suite et si la rétrogradation de l'Olympique lyonnais (5e, 3 763 pts) était confirmée par la DNCG.
Bordeaux est d'ailleurs la seule équipe du top 10 à ne pas avoir joué en L1 cette saison. Rennes vient de doubler Nantes Le PSG, lui, n'arrive « que » à la 7e position mais, signe d'une certaine domination, compte de très loin la meilleure différence de buts (+ 1 134) et le meilleur ratio de points par match (1,73).
Le club parisien est en revanche devancé par le défunt Olympique Lillois (1932-1939) au pourcentage de victoire (0,5 contre 0,49).À noter que cette saison 2024-2025 a vu le Stade Rennais (9e), jamais champion de France, gagner deux places malgré sa saison moyenne, en dépassant son rival du FC Nantes, lui titré à huit reprises, pour un petit point (3 215 à 3 214) et, plus logiquement, le FC Sochaux, aujourd'hui en National.
Lens (12e) devrait aussi rattraper le club doubiste la saison prochaine. Toulouse deux fois Si vous voyez apparaître deux fois le Toulouse FC dans le classement complet (voir plus bas), ce n'est pas une erreur !
Une première version du club a existé en 1937, avant de disparaître 30 ans plus tard. Le Téfécé actuel est né en 1970, soit trois ans après la disparition de son prédécesseur, mais d'abord sous le nom d'US Toulouse, jusqu'en 1979.
De la même manière, nous avons compté séparément les points de l'Olympique Lillois et du LOSC, club fondé après la disparition du premier cité en 1945.
Outre Bordeaux et Sochaux, d'autres clubs bien loin de la L1 actuelle occupent une place importante. Citons par exemple Nîmes (18e, 1 791 points), tout juste relégué en N2, le Racing Club de France (21e, 1 504 pts) désormais en N3, Valenciennes (22e, 1 463 pts) en N1 ou Sedan (25e, 1 102 pts), de retour en Régional 1 l'an prochain.
Ces quatre clubs devancent des pensionnaires de Ligue 1 la saison prochaine comme Le Havre (26e), Brest (30e), Lorient (32e)... et le Paris FC, 56e mais avec l'espoir légitime de grappiller quelques places en cas de maintien confortable en 2025-2026.
Plusieurs équipes peuvent prétendre au statut de « cancre » de la L1. D'un point de vue brut, le club de Hyères (une saison en 1932-1933) ferme la marche avec 16 unités. Mais il n'y avait alors que 18 matches et, si l'on se réfère au ratio de points par matches joués, la saison catastrophique d'Arles-Avignon (0,53 pts/match en 2010-2011) prend le dessus, de même qu'en pourcentage de victoires (8 %, soit quasiment moitié moins qu'Aix-en-Provence, le 2e taux le plus bas).
Si l'on se réfère au plus grand nombre de défaites, Rennes occupe, une fois n'est pas coutume, la première place de Ligue 1 (955 revers), juste devant Metz. Les Grenats détiennent en revanche seuls la pire différence de buts de l'histoire du Championnat, avec -502.
Des statistiques peu honorifiques, mais qui nécessitent de cumuler de nombreuses saisons dans l'élite pour être atteintes. Et ça, ce n'est pas à la portée de tout le monde.
Classement de toutes les saisons cumulées
Les clubs en gras étaient en Ligue 1 pour la saison 2024-25.
Les clubs en italique ont disparu. (source : Transfermarkt)
| Rang | Club | Points |
|---|---|---|
| 1 | Olympique de Marseille | 4 297 |
| 2 | AS Monaco | 3 956 |
| 3 | Girondins de Bordeaux | 3 918 |
| 4 | AS Saint-Etienne | 3 882 |
| 5 | Olympique Lyonnais | 3 763 |
| 6 | Lille OSC | 3 449 |
| 7 | Paris Saint-Germain | 3 358 |
| 8 | OGC Nice | 3 327 |
| 9 | Stade Rennais | 3 215 |
| 10 | FC Nantes | 3 214 |
| 11 | FC Sochaux | 3 207 |
| 12 | RC Lens | 3 185 |
| 13 | RC Strasbourg | 2 984 |
| 14 | FC Metz | 2 859 |
| 15 | Stade de Reims | 2 161 |
| 16 | Montpellier HSC | 1 940 |
| 17 | AJ Auxerre | 1 872 |
| 18 | Nîmes Olympique | 1 791 |
| 19 | SC Bastia | 1 601 |
| 20 | Toulouse FC (1970) | 1 583 |
| 21 | Racing Club de France | 1 504 |
| 22 | Valenciennes FC | 1 463 |
| 23 | Angers SCO | 1 451 |
| 24 | AS Nancy Lorraine | 1 426 |
| 25 | CS Sedan Ardennes | 1 102 |
| 26 | Le Havre AC | 1 077 |
| 27 | Toulouse FC (1937) | 965 |
| 28 | AS Cannes | 932 |
| 29 | FC Rouen | 860 |
| 30 | Stade Brestois | 845 |
| 31 | Stade Malherbe de Caen | 784 |
| 32 | FC Lorient | 747 |
| 33 | FC Sète | 705 |
| 34 | ESTAC Troyes | 702 |
| 35 | FC Nancy | 666 |
| 36 | Stade Français | 648 |
| 37 | Stade Lavallois | 616 |
| 38 | En Avant Guingamp | 572 |
| 39 | Red Star | 568 |
| 40 | AC Ajaccio | 548 |
| 41 | SC Toulon | 529 |
| 42 | CO Roubaix-Tourcoing | 473 |
| 43 | Olympique Lillois | 326 |
| 44 | Excelsior Roubaix | 272 |
| 45 | SC Fives | 269 |
| 46 | Le Mans FC | 264 |
| 47 | FC Antibes | 238 |
| 48 | Dijon FCO | 206 |
| 49 | FC Mulhouse | 188 |
| 50 | Evian Thonon Gaillard | 171 |
| 51 | Tours FC | 170 |
| 52 | Olympique Alès | 170 |
| 53 | Grenoble Foot | 141 |
| 54 | Limoges | 139 |
| 55 | Angoulême Charente | 123 |
| 56 | Paris FC | 122 |
| 57 | Clermont Foot | 120 |
| 58 | FC Martigues | 117 |
| 59 | Amiens SC | 106 |
| 60 | RC Roubaix | 90 |
| 61 | SC Nîmes | 83 |
| 62 | Chamois Niortais | 43 |
| 63 | SR Colmar | 43 |
| 64 | CA Paris-Charenton | 43 |
| 65 | Lyon OU | 42 |
| 66 | FC Gueugnon | 38 |
| 67 | GFC Ajaccio | 37 |
| 68 | AS Béziers | 33 |
| 69 | FC Istres | 32 |
| 70 | La Berrichonne de Châteauroux | 31 |
| 71 | US Boulogne | 31 |
| 72 | AC Avignon | 27 |
| 73 | Aix-en-Provence | 26 |
| 74 | AC Arles-Avignon | 20 |
| 75 | Club Français | 18 |
| 76 | Hyères FC | 16 |