L'arbitrage en NBA est un sujet de discussion constant, alimenté par l'intensité des matchs, la pression sur les joueurs et l'importance des décisions prises en quelques fractions de seconde. Les joueurs, les entraîneurs et les fans expriment souvent leur frustration face aux erreurs d'arbitrage, qui peuvent avoir un impact significatif sur le résultat d'un match.

Les Plaintes de Dillon Brooks Concernant l'Arbitrage
Dillon Brooks, le joueur des Grizzlies, s’est plaint des coups de sifflets à son égard à l’issue de la défaite de Memphis face aux Suns cette nuit. Dillon Brooks et les arbitres ne semblent pas vraiment sur la même longueur d’onde en ce qui concerne l’interprétation des règles. L’ailier des Nounours a confié durant le match à son coéquipier Ja Morant ne pas être sûr d’avoir commis une faute… sur une main dans le visage de Cameron Johnson, logiquement sanctionnée d’une flagrante par les arbitres.
« Ils m’ont dans le viseur tous les soirs. Je ne peux pas jouer mon jeu. Ils ne me laissent pas jouer assez physique. C’est tous les soirs, et je n’apprécie pas cela. Tous les soirs ils me font me retrouver dans le rouge avec les fautes. Je n’aime pas cela. »
Certes, il est vrai que celui qui fêtait hier ses 27 ans n’est pas le dernier à mettre de l’intensité sur le terrain. M’enfin tout de même, pour un joueur qui figure dans le top 10 de ceux qui commettent le plus de fautes au total ET par match cette saison (143 et 3,4), peut-être que le zèle des arbitres, justifié ou non, n’est pas la seule source du « problème ». Et on ne pourra certainement pas lui reprocher de parler dans le vide, lui qui déclarait en interview d’après-match après la victoire face aux Cavs la semaine dernière que ses Grizzlies étaient « une bande de chiens », « toujours là pour jouer physique ».
Jouer dur et choisir la voie du physique c’est bien. Encore faut-il en assumer les conséquences. Au passage, ce n’est sans doute pas cette propension assumée à la dureté qui risque de faire diminuer le nombre de haters de la troupe de Taylor Jenkins. Et puis, reconnaissons-le, dégommer le bras du malheureux Gary Payton II lors des derniers Playoffs, ce n’est certainement pas de nature à s’attirer les bonnes grâces des maîtres du jeu.
La Colère de Dillon Brooks Après le Match Contre Atlanta
Après la défaite des Suns sur leur parquet face à Atlanta (122-124), Dillon Brooks est revenu sur une décision arbitrale qui, selon lui, a pesé sur le sort de la rencontre. Devant les médias locaux, le Canadien a expliqué que la décision n'avait aucun sens : « Soit l'arbitre arrête le jeu directement soit il attend la fin de notre action. »
À la suite de cette décision - et comme à son habitude -, Brooks est allé discuter avec les arbitres pour avoir des explications, ce qui s'est conclu par une faute technique pour le joueur des Suns : « En neuf ans, je n'ai jamais vu ça, j'ai pris une technique pour avoir dénoncé la faute. Les arbitres devraient prendre des sanctions pour des erreurs comme ça, ce n'est pas normal. »
Il avait terminé la partie en pointant ensuite du doigt plusieurs fautes arbitrales tout au long du match : « J'ai vu qu'on jouait à 7 contre 5, les arbitres sont émotifs. Ils sifflent sous le coup de l'émotion, avec un petit sourire satisfait. »
Shai Gilgeous-Alexander et les Décisions Arbitrales Contestées
Shai Gilgeous-Alexander a fait un game 6 somptueux pour le Thunder, mais ça n'a pas suffi à éviter la défaite et l'élimination sur le parquet de Dallas. A deux secondes de la fin, une faute a été sifflée contre lui sur PJ Washington, alors que ce dernier était en train de tirer à 3 points.
Même après coup, la décision des arbitres de siffler faute a fait parler ici et là, puisque l'arrière All-Star touche d'abord le ballon assez nettement avant le bras de Washington. Les arbitres ont effectivement revisionné l'action à la demande du coach du Thunder, Mark Daigneault, mais ont très rapidement confirmé leur décision.
« Je n'aurais pas dû faire faute. On parlait un peu plus tôt de ces petites choses au niveau de la discipline qui font gagner des matches. Ca craint et si je pouvais revenir en arrière, je ne ferais pas faute sur lui. Je le laisserais marquer ou rater le tir. [...] Est-ce que j'ai revu l'action ? Non. Je ne peux pas regarder la vidéo. Ils ont revisionné l'action et confirmé le coup de sifflet donc c'est qu'il y a faute. Je n'ai pas envie de la revoir. »
Les Erreurs d'Arbitrage Flagrantes et Leurs Conséquences
C’est un débat sans fin qui est devenu récurrent. Dans l’ère des réseaux sociaux et de la surmédiatisation, c'est désormais impossible de passer plus d’une semaine sans observer une erreur flagrante d’arbitrage tourner partout. Une fois n’est pas coutume, cette semaine nous a réservé de nouvelles perles.
La première a eu lieu à Houston où James Harden nous a encore régalés. Face au Jazz, James Harden, dans un duel anodin face au très bon défenseur Ricky Rubio a fait un marcher. Probablement ailleurs, les arbitres de la rencontre n’ont pas bronché ce qui provoqua un choc chez n’importe quel amateur de basket. Un marcher grossier qui a fait bondir les fans du Jazz. Après son dribble, The Beard effectue un double step back inédit. Un step back, puis un second step back dans la foulée ! C’est rigolo, mais c’est surtout 4 pas qui devaient entraîner un coup de sifflet immédiat.
Dans ce cas-là, c’est le traitement réservé à James Harden en général qui entraîne de nombreuses questions. Une statistique qui montre bien à quel point les arbitres ont le coup de sifflet facile avec lui. Forcément dans ces conditions, c'est plus simple d’atteindre les 30 points par match… Le franchise player des Rockets est le leader de la NBA dans la catégorie des lancers-francs obtenus par match. Il est le seul joueur à atteindre la barre symbolique des 10 lancers-francs par match.
Dans un match important entre deux équipes du podium de la conférence Est, une nouvelle situation litigieuse a entraîné de fortes réactions. Les Raptors accueillent les Pacers à la Scotiabank Arena (et non pas le State Farm machin truc…) et le match est très serré. Remise en jeu sur Bojan Bogdanovic qui arme son tir avant d’être chahuté en l’air. Fin du 4ème quart-temps, 99-96 en faveur de Toronto et remise en jeu pour Indiana avec moins de 5 secondes à jouer.
Bien défendu, Bojan Bogdanovic est touché dans la préparation de son tir par OG Anunoby, le sophomore des Raptors. Après plusieurs visionnages, le constat est sans appel et le tireur des Pacers aurait dû obtenir 3 lancers-francs. Les arbitres peuvent légitimement rater ça dans le vif de l’action, mais ils disposent de moyens technologiques plus perfectionnés que jamais pour rectifier leur décision. Des lancers décisifs qui auraient peut-être permis à Indiana d’égaliser.
De plus, une question se pose. Dans la même situation, quelle aurait été la décision de ces chers arbitres si le même tir avait été tenté par James Harden ou LeBron James ? On ne peut le savoir, mais il ne faut pas être naïf et un coup de sifflet semble tout de suite plus plausible. Surtout face à LeBron James dont les Pacers ont encore un souvenir amer.
En attendant, les Raptors sortent bien heureux de ce moment de flou qui leur a permis d’emporter une nouvelle bataille (non sans mérite) contre l’une des meilleures équipes de la conférence Est. Cependant, il semblerait que ce coup du sort en leur faveur n’ait pas suffit. Nick Nurse s’était plaint de l’arbitrage qu’il estimait trop peu en leur faveur. Suite à la déclaration chargée de Nick Nurse, ce dernier a dû payer une amende de 15 000 dollars à la NBA qui a souhaité protéger ses arbitres.
Dans une ligue connue pour voir ses stars se plaindre sur chaque coup de sifflet ou presque, la franchise a utilisé des années de données et statistiques pour montrer que le stoïque Leonard, qui opte pour la persévérance silencieuse plutôt que pour d’acerbes protestations, bénéficie de moins de fautes. En d’autres termes : il ne se plaint pas, donc il n’a pas de coups de sifflet. Revanchards, les Raptors ont alors monté un dossier qu’ils ont envoyé à la NBA où ils expliquent de manière détaillée pourquoi ils sont régulièrement désavantagés.
Quand les arbitres ont gâché la NBA
La Diversification du Corps Arbitral en NBA
La NBA continue de progresser en matière de diversité au sein de son corps arbitral. La NBA vient de promouvoir Cheryl Flores et Dannica Mosher au rang d’officielles à plein temps. Ces deux arbitres proviennent de G-League, à l’instar des deux hommes également promus, Matt Kallio (Canadien, premier arbitre international à plein temps) et Robert Hussey.
« Cheryl, Robert, Matt et Dannica ont démontré la capacité et le professionnalisme requis pour être un membre à plein temps du corps arbitral NBA. La saison dernière, un nombre record de douze femmes ont sifflé des matchs NBA. » Selon l’AP, le recrutement de femmes est devenue une priorité pour les dirigeants NBA car seulement dix d’entre elles ont occupé ce poste à plein temps dans l’histoire de la Grande Ligue.
« C’est tout simplement fantastique. Et c’est ainsi que notre société devrait être. La NBA est convaincue qu’il s’agit d’une méritocratie. »

Jamal Murray et les Sanctions Disciplinaires
Après un geste d’humeur en direction d’un arbitre lors d’une rencontre de NBA, le meneur des Denver Nuggets, Jamal Murray, va devoir payer une amende de 100.000 dollars. En revanche, il n’a pas reçu de match de suspension. Agacé par une nouvelle défaite de son équipe lors des play-offs de NBA face à Minnesota (80-106), le meneur des Denver Nuggets, Jamal Murray, a eu un geste d’humeur.
La Ligue nord-américaine a en conséquence annoncé que le Canadien écopait d'une amende de 100.000 dollars. Une bonne nouvelle pour Denver qui pourra compter sur l’un de ses joueurs clés lors du match trois vendredi prochain. Ce geste de mécontentement n’a pas été au goût de l'entraîneur de Minnesota Chris Finch. Après la rencontre, ce dernier avait qualifié l’attitude du Canadien de «dangereuse et inexcusable».
Le 10 mars dernier, Rudy Gobert, pivot de Minnesota et élu meilleur défenseur de la saison, avait écopé de 100.000 dollars d’amende pour un geste provocateur adressé à un arbitre.