Cet article explore la vie et la carrière de joueurs de rugby, incluant des figures emblématiques du rugby français et international, ainsi qu'un récit poignant de survie dans les Andes.
Uini Atonio : Un Pilier du Rugby Français
Né le 26 mars 1990 à Timaru, en Nouvelle-Zélande, Uini Atonio est un joueur international français de rugby à XV. Il est l'un des fers de lance du XV de France, indéboulonnable au poste de pilier droit depuis 2022.
Son père, ancien joueur de rugby au poste de demi d'ouverture, lui donne rapidement un ballon ovale dans les mains, dès l'âge de cinq ans, et le fait débuter dans la même équipe que son frère aîné, de deux ans plus âgé. Uini Atonio a toujours eu un gabarit hors-norme depuis ses débuts en professionnel. Mesurant près de 2 mètres (1m97), il a été pesé à 147 kilos cette saison avant le tournoi des VI Nations.
Non retenu pour la Coupe du monde des moins de 20 ans avec les All Blacks en 2009, Uini Atonio décide de la disputer avec les Samoa, d'où sont originaires ses parents. Repéré par l'entraîneur du Stade rochelais, Patrice Collazo, lors d'un tournoi disputé à Hong-Kong avec son club des Counties Manukau, il s'engage avec les Maritimes, alors en Pro D2, en 2011 pour poursuivre sa formation en France.
Présent en France depuis 2011, Uini Atonio est appelé avec le XV de France à l'automne 2014. Régulièrement appelé chez les Bleus, le pilier droit dispute la Coupe du monde 2015 avant d'être évincé de Marcoussis, peu après l'arrivée au poste de sélectionneur de Guy Novès, en 2017.
Uini Atonio n'avait connu qu'un titre avec le Stade rochelais, où il évolue depuis 2011, avant de remporter la Coupe d'Europe lors de la saison 2021-2022, face au Leinster. Il s'agissait du sacre en Pro D2 en 2014.
Uini Atonio est né à Timaru, Nouvelle-Zélande, au sud de Christchurch, de parents originaires de l'île de Samoa venus en Nouvelle-Zélande pour travailler. Il a passé plusieurs années aux Samoa dans ses jeunes années, chez son oncle et sa tante.
Uini Atonio, présent au club de La Rochelle depuis 2011, a l'un des plus gros salaires des Maritimes. En Top 14, le salaire mensuel brut moyen est d'environ 19.000 euros, mais celui d'un pilier droit, poste très recherché, atteint souvent 30.000 euros.
Uini Atonio a rencontré l'amour à La Rochelle et est marié avec sa femme depuis plusieurs années. Si la vitesse n'est pas la plus grande des qualités physiques d'Uini Atonio, le pilier droit rochelais garde de l'humour et de l'auto-dérision.
Débarqué à La Rochelle en 2011, une terre alors inconnue pour lui, le pilier d'origine néo-zélandaise promène sa bonhomie aux quatre coins de l'Hexagone. Ce guerrier à la force tranquille fait office de référence à son poste. Double champion d'Europe en titre avec le Stade rochelais, qu'il n'a jamais quitté, "Winnie l'ourson" (son surnom) participe au Grand Chelem en 2022 puis à la victoire dans le Tournoi en 2025. Ce qui n'était pas gagné, son histoire avec le XV de France, débutée en 2014, ayant longtemps connu peu de hauts et beaucoup de bas.
Naturalisé en 2018, le le plus lourd des 33 Mondialistes de 2023 (145 kg sur la balance) s'impose définitivement sous les ordres de Fabien Galthié, qui le porte en haute estime.

Statistiques et Distinctions d'Uini Atonio
Voici un aperçu des statistiques et des distinctions d'Uini Atonio :
| Attribut | Valeur |
|---|---|
| Date de naissance | 26/03/1990 |
| Ville de naissance | Timaru (Nouvelle-Zélande) |
| Club | Stade rochelais |
| Distinctions | Vainqueur de la Champions Cup 2022 et 2023, vainqueur du Tournoi des Six Nations 2022 et 2025, finaliste du Challenge européen 2019, finaliste de la Champions Cup 2021, finaliste du Top 14 2021 et 2023 |
| Poids | 145 kg |
| Poste | Pilier |
| Statistiques avec le XV de France | 68 sélections, 2 essais |
| Taille | 1,96 m |
Uini Atonio est l'un des fers de lance du XV de France, indéboulonnable au poste de pilier droit depuis 2022.
Le pilier droit né en Nouvelle-Zélande s’est installé sur les bords de l’Atlantique en 2011. Uini Atonio aurait pu voir du pays, la rade de Toulon ou les bords de la Garonne, à Toulouse. Les deux clubs lui ont fait une cour effrénée en 2014, juste avant l’accession de La Rochelle en top 14. « Mais je ne voulais pas laisser tomber le club qui m’avait accueilli et qui m’avait permis d’accéder à l’élite, explique l’intéressé. Je m’en serais voulu de partir et que le club descende, par exemple. » Au total, 11 saisons ont passé, mais il assure que « l’histoire n’est pas terminée ». Sa vie est plus que jamais rochelaise. Il s’est réengagé avec les Maritimes jusqu’en 2025 et trône désormais au sommet de l’Europe. . Son club, qui se déplace à Lyon dimanche soir (21h05), peut rêver d’un incroyable doublé. Après le week-end dernier, Atonio n’a pas de mal à imaginer la folie qui s’emparerait une nouvelle fois du Vieux-Port.
La belle histoire s’est nouée à des milliers de kilomètres, lors d’un tournoi de rugby à dix à Hongkong en mars 2010. « J’ai affronté les French Barbarians de Patrice Collazo, déroule le massif Atonio, 1,97 mètre et 150 kilos. Sur un ruck en travers, je lui ai pris le cou. Après le match, il est venu me voir, mais il ne parlait pas un anglais terrible. Je croyais qu’il voulait se battre ! » En fait, l’entraîneur des Espoirs du Racing 92 lui propose de le rejoindre en région parisienne. Le joueur, engagé en Nouvelle-Zélande, garde le numéro de téléphone. « Lorsque mon contrat a expiré, je l’ai rappelé », avoue Atonio. Entre-temps, Collazo a donné son accord à La Rochelle, en Pro D2, pour la saison suivante. « Je suis arrivé deux semaines après, précise le première ligne. Entre Atonio et la préfecture de Charente-Maritime, c’est de l’amour. « On est tous proches les uns des autres, souvent ensemble. Quand tu vas faire tes courses ou que tu te balades, l’ambiance est bon enfant, savoure le pilier droit de 32 ans. On peut tout faire : passer son permis bateau, faire du jet-ski, aller à l’île de Ré à côté… » Sans oublier que la ville est « 100 % rugby ».
Autres Figures du Rugby
Outre Uini Atonio, de nombreux autres joueurs ont marqué l'histoire du rugby, tant en France qu'à l'étranger. Parmi eux :
- Jean-Marie Armand : International Junior, Espoir et équipe de France A.
- Andrew Bentley : International cadet, junior, universitaire et senior.
- Kane Bentley : Talonneur ayant joué avec SM Pia et Toulouse Olympique XIII.
- Jean-Claude Boussières : Demi de mêlée, Champion de France en 1974 et 1976.
- Maurice Brunetaud : Premier international Tonneinquais, capé dix fois.
- Alain Brzezinski : International Cadet.
- Charles Cadis : Joueur puis entraîneur, Champion de France en 1968.
- Patrice Campana : International Amateur et équipe de France A.
- Michel Cassin : Pilier, capé dix-sept fois International.
- Yannick Cazemajou : International Universitaire.
- Christophe Cazemajou : International Cadet, Junior et Espoir.
- Christophe Coro : International Cadet, Champion de France Élite II.
- Christian Cozza : Joueur ayant évolué dans plusieurs clubs.
Ces joueurs, chacun à leur manière, ont contribué à l'histoire et à la popularité du rugby.
Le Crash du Vol 571 et le Cannibalisme : Une Tragédie Relatée
En parallèle des biographies de joueurs, il est important de mentionner un événement tragique qui a marqué l'histoire : le crash du vol 571 de la compagnie Fuerza Aérea Uruguaya dans les Andes, en 1972. Seules 16 personnes ont survécu en ayant recours au cannibalisme, pour ne pas mourir de faim.

Le 13 octobre 1972, l’avion en provenance d’Uruguay transportant une équipe de rugby, leurs amis et leurs familles, arrive dans la région des Andes en Argentine, près de la frontière avec le Chili. Après une erreur de calcul, l’appareil percute une montagne. Le choc est terrible. Coupé en deux et privé d’ailes, l’avion glisse sur une pente et s’immobilise.
Entre le crash et l’arrivée des secours, deux mois s’écoulent. Deux mois durant lesquels les survivants ont traversé les pires épreuves auxquelles peuvent être confrontés des hommes et des femmes. La peur d’une mort violente. L’isolement dans la montagne. Les avalanches. Le froid extrême. La faim qui essore les boyaux. Et l’ultime effroi : le cannibalisme… Car pour se nourrir, perdus au milieu de nulle part dans les Andes, les survivants ont mangé les corps des passagers décédés, conservés dans le froid et la neige.
Ce fait divers a bouleversé le monde. Il est d’abord devenu un livre de Piers Paul Read intitulé Les Survivants, paru en 1974, puis un premier film éponyme de Frank Marshall, sorti en salles en 1993. La fascination demeure. Netflix diffuse depuis le 4 janvier 2024 une nouvelle adaptation de cette tragédie : Le Cercle des neiges, un film réalisé par l’Espagnol Juan Antonio Bayona.
Pour l’un des seize survivants de ce crash, Roberto Canessa, cette histoire vaut la peine d’être racontée de nouveau. Lui aussi est revenu sur cette histoire dans un livre intitulé Je devais survivre, publié en mars 2017, en anglais et en espagnol, chez l’éditeur américain Simon & Schuster. Son récit est bouleversant.
Dans cet ouvrage, il raconte ce moment terrible où il faut agir, alors que la faim brouille le corps et l’esprit. Quatre amis sont penchés sur l’un de leur copain décédé, des lames de rasoir et du verre brisé dans les mains : « Je ne pourrai jamais oublier cette première incision, neuf jours après l’accident, écrit Canessa. Chacun de nous a pris sa propre décision. Et une fois que nous l’avions faite, elle était irréversible. C’était notre dernier adieu à l’innocence. »Au moment de l’accident, Roberto Canessa était alors étudiant en médecine et joueur de rugby. Il avait 19 ans.
Il raconte dans son livre les moments les plus terrifiants qu’il a traversés. Celui où l’avion a commencé à chuter et où il s’agrippait à son siège avec une telle force qu’il a « arraché des morceaux de tissu avec [s] es mains ». Celui où une avalanche l’a enseveli et où son ami a dû « creuser frénétiquement la neige par poignées » pour dégager sa bouche. Et la délivrance, lorsqu’ils ont entendu sur leur radio enfin réparée qu’ils allaient être secourus.
Le recours au cannibalisme a été l’épreuve la plus difficile, explique-t-il. « Notre objectif commun était de survivre, mais nous manquions de nourriture. Nous avions depuis longtemps épuisé les maigres rations trouvées dans l’avion et il n’y avait pas de vie végétale ou animale à proximité. Après quelques jours, nous sentions nos propres corps se consumer. Nous avions peur de devenir trop faibles pour nous remettre de la famine. » Il poursuit : « Nous savions ce qu’il fallait faire, mais c’était trop dur à admettre. Les corps de nos amis et coéquipiers, conservés dehors dans la neige et la glace, contenaient les protéines qui pourraient nous aider à survivre.
Canessa explique qu’il reste tourmenté depuis l’accident par ce qu’ils ont été contraints de faire. Ils ont décidé de ne pas mentir à leur entourage : « Nous avons dû manger nos amis morts. Dieu merci, les gens ont été réceptifs et très solidaires.
Ce récit tragique souligne les extrêmes auxquels les êtres humains peuvent être confrontés pour survivre.