L'Angleterre, nation emblématique du football, a connu des fortunes diverses en Ligue des Nations. De ses débuts prometteurs à ses récentes performances, plongeons au cœur de son parcours dans cette compétition européenne.

Parcours en Ligue des Nations
L'Angleterre s'est imposée à Athènes (0-3) et a repris la première place du groupe B2 (deuxième division) de Ligue des nations à la Grèce, jeudi lors de l'avant-dernière journée de la phase de groupes. Les vice-champions d'Europe comptent douze points après cinq matches, comme les Grecs qui les ont battus 1-2 à l'aller, mais disposent d'une meilleure différence de buts.
Grâce à sa large victoire face à l'Irlande (5-0), l'Angleterre va faire son retour en Ligue A de la Ligue des nations, alors que la Norvège est également promue grâce notamment à un triplé d'Erling Haaland. La mauvaise blague n'aura pas duré très longtemps pour les Three Lions. En effet, après avoir été reléguée en Ligue B lors de l'édition 2022-23, l'Angleterre va faire son retour dans l'élite de la Ligue des nations en 2026-27. Car après avoir réalisé un quasi sans-faute avant ce dimanche (cinq victoires pour une défaite), les Anglais ont terminé le travail avec la manière face à l'Irlande (5-0).
À Wembley, si les visiteurs ont longtemps gêné la future équipe de Thomas Tuchel, qui prendra ses fonctions en 2025, l'expulsion de Liam Scales en début de seconde période (51eme) a changé la donne. Après un penalty marqué par Harry Kane (53eme), Anthony Gordon (56eme), Conor Gallagher (58eme), Jarrod Bowen (76eme) et Taylor Harwood-Bellis (79eme) ont également trompé Caoimhin Kelleher, le gardien irlandais de Liverpool. Dans ce groupe 2, les Three Lions finissent donc devant la Grèce, victorieuse en Finlande ce dimanche (2-0), qui devra passer par les barrages pour espérer monter en Ligue A.
L'Angleterre s'est inclinée en Hongrie ce samedi (1-0) pour la première journée de la Ligue des nations. Un revers historique, le premier depuis 1962 pour les Anglais face au Hongrois, dans un huis clos assez étrange. Pour la première fois depuis 1962 et un match de Coupe du monde, l'Angleterre s'est inclinée contre les Hongrois ce samedi, dans le cadre de la première journée de la Ligue des nations. Une défaite 1-0 sur un penalty concédé par Reece James - entré en jeu quelques minutes plus tôt - et transformé par Dominik Szoboszlai à la 66e minute.
Au lendemain de la défaite de l'équipe de France, tenante du titre, à domicile contre le Danemark (2-1) et de la déroute de la Belgique chez elle face aux Pays-Bas (4-1), c'est une nouvelle surprise dans cette nouvelle édition de la Ligue des nations. Et une nouvelle fois, le manque de fraîcheur physique et mentale a sans doute joué son rôle. Les hommes de Gareth Southgate ont eu des occasions mais ne sont pas parvenus à les concrétiser, faute d'inspiration dans le dernier geste face à un gardien bien placé. A l'inverse, les Britanniques ont aussi subi les contre-attaques de la Hongrie, à l'image d'un couloir gauche Justin-Maguire qui a souffert face aux percées de Loïc Nego. Jordan Pickford a en prime causé plusieurs frayeurs aux siens. Les Three Lions vont devoir rebondir. Prochain match prévu face à l'Allemagne mardi à Munich.
Lee Carsley a réussi son intérim. Pour son dernier match sur le banc des Three Lions, avant que Thomas Tuchel ne reprenne le flambeau à partir du 1er janvier prochain, le technicien de 50 ans a mené ses joueurs vers un nouveau succès, ce dimanche soir, à Wembley, face à l'Irlande (5-0), dans le cadre de la 6e journée de la Ligue des nations B. Un résultat qui lui offre un bilan flatteur à l'issue de son passage à la tête de l'Angleterre, avec cinq victoires en six matches, mais qui permet aussi à cette sélection de terminer première du groupe 2, et donc de réintégrer la Ligue A.
Carsley aura aussi eu le mérite, pendant son intérim, de donneur leur chance à de nombreux jeunes. Ainsi, face à l'Irlande, deux joueurs ont effectué leurs premiers pas avec les A : Tino Livramento (22 ans), le latéral de Newcastle, qui était titulaire et Taylor Harwood-Bellis (23 ans), le défenseur central de Southampton, entré en jeu à la 62e minute. Ces deux-là se sont d'ailleurs révélés décisifs sur le plan offensif : le premier a offert d'un joli centre le deuxième but anglais à Anthony Gordon, buteur d'une demi-volée (56e, 3-0), tandis que le second a inscrit le cinquième d'une tête piquée, à la suite d'un service parfait de Jude Bellingham (79, 5-0).
Gordon et Harwood-Bellis ont ainsi profité de cette soirée pour inscrire leur premier but avec les Three Lions, un honneur partagé ce dimanche par Conor Gallagher, qui a dévié de la tête un ballon sur corner par Marc Guéhi (58e, 3-0) et Jarrod Bowen, qui a décoché un tir puissant du gauche à l'entrée de la surface, après une passe en retrait de Bellingham (76e, 4-0), très impressionnant ce dimanche soir.
La première réalisation avait été l'oeuvre d'un attaquant qui est lui habité à marquer pour l'Angleterre : Harry Kane, le meilleur réalisateur de l'histoire de cette sélection (69 buts), qui a transformé un penalty provoqué par une faute de Liam Scales sur Bellingham (53e, 1-0). Cette action a complètement changé la physionomie de la rencontre, car, en plus de l'ouverture du score, elle a abouti à l'expulsion du défenseur irlandais. Avant ce fait de jeu, les joueurs de Carsley avaient dominé les débats, mais sans parvenir à cadrer la moindre de la tentative. À noter enfin que dans l'autre match du groupe, les Grecs ont conforté leur deuxième place en allant s'imposer en Finlande (2-0).
Les moments clés
Une action a changé la nature du match. La première réalisation avait été l'oeuvre d'un attaquant qui est lui habité à marquer pour l'Angleterre : Harry Kane, le meilleur réalisateur de l'histoire de cette sélection (69 buts), qui a transformé un penalty provoqué par une faute de Liam Scales sur Bellingham (53e, 1-0). Cette action a complètement changé la physionomie de la rencontre, car, en plus de l'ouverture du score, elle a abouti à l'expulsion du défenseur irlandais. Avant ce fait de jeu, les joueurs de Carsley avaient dominé les débats, mais sans parvenir à cadrer la moindre de la tentative.
Pourquoi l’Angleterre ne gagne jamais rien
Le rugby anglais et le Tournoi des Six Nations
Le Tournoi des Six Nations rassemble chaque année amateurs et passionnés de rugby. De février à mars, les meilleures sélections nationales européennes s'affrontent dans un mini championnat qui donne souvent lieu à des matchs spectaculaires. L'Angleterre et le pays de Galles sont à égalité au sommet du palmarès du Tournoi des Six Nations. Les deux sélections ont chacune remporté 39 fois la compétition. Derrière, la France a été sacrée à 27 reprises, contre 24 pour l'Irlande et 22 pour l'Écosse. Un palmarès qu'il faut toutefois mettre en perspective, étant donné que la France et l'Italie, au contraire des nations britanniques et irlandaise, n'ont pas disputé l'intégralité des éditions d'une compétition née en 1882.
Ainsi, le XV de France n'a pas participé à ce championnat de 1882 à 1910, puis de 1932 à 1947. Si on regarde le palmarès uniquement pour le format Six Nations qui existe depuis 2000, avec l'intégration de l'Italie, c'est bien plus serré ! Parmi les six nations qui participent chaque année à ce tournoi, trois sont des États membres de l'Union européenne : la France et l'Italie depuis 1957, ainsi que l'Irlande depuis 1973. L'Écosse, le pays de Galles et l'Angleterre ne sont pas des pays, mais des nations constitutives du Royaume-Uni, membre de l'UE de 1973 à 2020, année du Brexit.
Si le Tournoi des Six Nations est aujourd'hui mondialement connu pour rassembler chaque année l'Angleterre, l'Écosse, la France, le pays de Galles, l'Irlande et l'Italie, sa forme actuelle n'existe que depuis 2000. L'origine de ce championnat remonte à 1882, sous le nom Home Nations Championship. Il s'agit alors d'un tournoi britannique, qui ne réunit que les sélections nationales d'Angleterre, d'Écosse, du pays de Galles et d'Irlande. En 1910, l'équipe de France de rugby est intégrée à la compétition, qui devient alors le Tournoi des Cinq Nations. Mais elle en est exclue en 1931 car le rugby se professionnalise dans l'Hexagone au contraire du Royaume-Uni (rémunération des joueurs, transferts entre les clubs) et le jeu des Français est souvent jugé "violent". Il renaît en 1947, sous le format des Cinq Nations avec la réintégration de la France. Un format qui perdure jusqu'en 2000, année où l'Italie intègre le championnat, devenant ainsi le Tournoi des Six Nations que l'on connait aujourd'hui.
Récemment, l'intégration de la Géorgie ou de la Roumanie a été envisagée, tandis que des nations non-européennes, comme l'Argentine, l'Afrique du Sud, le Japon ou les Fidji ont fait part de leur envie de rejoindre le tournoi.

Tableau des Performances de l'Angleterre en Ligue des Nations
Voici un aperçu des performances de l'Angleterre en Ligue des Nations, incluant les éditions, les groupes, et les résultats clés :
| Édition | Groupe | Résultat |
|---|---|---|
| 2022-23 | Ligue B | Relégation en Ligue B |
| 2026-27 | Ligue A | Retour en Ligue A |
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