Le Stade Montois Rugby, club phare des Landes, possède une histoire riche et une tradition de jeu qui ont marqué le rugby français. Cet héritage est porté par des générations de joueurs emblématiques, dont les exploits ont façonné l'identité du club. Parmi ces figures légendaires, André Boniface occupe une place à part.

André Boniface : Une Légende Disparue
Une légende du rugby français s'en est allée. André Boniface est mort le lundi 8 avril à l'âge de 89 ans à l'hôpital de Bayonne. Né à Montfort-en-Chalosse, dans les Landes, il était l'un des joueurs emblématiques du Stade Montois. Attaquant à l'élégance inimitable, sélectionné 48 fois en équipe de France, André Boniface avait le goût du beau jeu. Une signature qui a marqué des générations de rugbymen et qui en a inspiré plus d'un.
Pour Patrick Nadal, ancien centre du Stade Montois, André Boniface était un modèle :
"Oui, tout à fait. Je l'ai connu. J'avais 15-16 ans, et j'ai voulu jouer au rugby parce que je l'ai vu jouer. Et je crois beaucoup au mimétisme, et j'ai essayé de faire comme lui. C'était plein de belles choses, plein de passion entre nous deux. Si vous voulez, je remplaçais un peu son frère, parce que son frère est décédé, il avait une trentaine d'années, Et son frère, il aimait la vie. Alors qu'André, c'était un des premiers professionnels, il s'entraînait tous les jours. Il était assidu à tout ce qu'il faisait. Et moi, j'ai plutôt un peu plus comme son frère quoi. C'était deux mondes et je crois qu'à travers moi, il a retrouvé un peu son frère, un peu son fils spirituel. Mais cela a été 30 ans, 40 ans de passion."
André Boniface a laissé une marque indélébile dans le monde du rugby français grâce à sa personnalité, son allure, son talent et sa passion pour le beau jeu.
"Beaucoup de jeunes ont voulu lui ressembler parce qu'il avait tout : il faisait plus d'1,80 mètre, 87-88 kg... Il aurait pu faire du décathlon. Il avait tout. Mais surtout cette folie, cette passion du jeu, du bon jeu, de la passe au millimètre, de la passe au centième de seconde. Il était perfectionniste et professionnel avant tous les autres."
Son élégance était naturelle et marquait tous ceux qui le regardaient jouer. Il était comme Jo Maso, le même esprit, le même style, la même élégance. Si vous le regardez jouer une fois, si vous aimez la beauté, ça vous marque à tout jamais.
Cependant, il était aussi un passionné, parfois un peu pénible. Il était intransigeant et dur, mais merveilleux. Il adorait les joueurs et les protégeait.
De nombreuses personnalités du rugby, mais aussi des anonymes, se sont rassemblés lundi 15 avril à Montfort-en-Chalosse, dans les Landes, pour rendre un dernier hommage à André Boniface, mort à l'âge de 89 ans.
Hommage du Stade Montois à ses Anciens
Comme chaque année, à quelques semaines du coup d’envoi de la nouvelle année, le Stade Montois Rugby présente l’ensemble de ses effectifs à son public. Dans un premier temps, c’est dans les jardins du musée Despiau-Wlérick qu’a eu lieu la première présentation de la journée aux partenaires du club Jaune et Noir. En fin d’après-midi, le Stade André et Guy Boniface a ouvert ses portes aux supporters Jaune et Noir, venus en nombre pour rencontrer les nouveaux visages qui défendront leurs couleurs en Pro D2.
Ce ne sont pas deux mais trois générations de joueurs qui ont été mises à l’honneur cette soirée-là. En effet, cette année encore, quatre figures emblématiques du club ont été conviées à assister à la présentation, mais également pour y prendre part puisqu’ils ont chacun été désigné comme parrain de l’une des nouvelles recrues du club. Comme un vieux membre qui en accueille un nouveau au sein de sa famille, Thierry ADOUE, Pascal LAGO, Bruno LOM et enfin Sébastien LOUBSENS ont respectivement présenté pour la première fois au public leur filleul : Thibault TAULEIGNE, Simon LABOUYRIE, Willie DU PLESSIS et Lucas MENSA. Cette grande réunion de famille a également été l’occasion pour ces anciens joueurs de féliciter ceux qu’ils ont vu grandir et évoluer sous la rayure Jaune et Noir.
Parce que la transmission et l’héritage sont au coeur de l’ADN du club, ce sont les pensionnaires du Centre de Formation, entrainés par Romain CABANNES et Romain MAREUIL, qui ont clôturé les présentations de cette cérémonie. Les anciennes gloires du club ont présenté les nouvelles, qui ont par la suite cédé leur place à la génération des futurs Jaune et Noir et représentants du rugby landais.
Fort d’une école de rugby connue et respectée, Mont de Marsan a également brillé par le biais de ces équipes de jeunes (cadets, juniors et réserve) dont le dernier trophée remontait à 1992 jusqu’au titre de Champion de France remporté par l’équipe Crabos en 2008.

Existant depuis maintenant plus de 80 ans, le Stade Montois, club phare des Landes, a connu une réussite exemplaire grâce au dévouement de ses dirigeants et notamment de Camille Pédarré, président trente ans durant (de 1946 à 1976).
Le "Rugby Champagne"
C’est à cette époque que naît le fameux « rugby champagne », envié par les clubs de France et de Navarre.
La saison 2002/2003 voit le retour du Stade Montois en Elite du Championnat de France de rugby (Top 16) avant une descente en Pro D2 la saison d’après. Il faudra attendre le 21 juin 2008 à Limoges pour assister à un match d’anthologie qui fait date dans l’histoire du club : face à une prestigieuse équipe du Racing Métro 92, composée d’une pléiade d’anciens joueurs du Top 14, le Stade Montois s’imposera 32/23 devant un public tout acquis à sa cause. Il accédera ainsi de nouveau à l’élite du rugby français pour une saison de Top 14.
Cette année 2008/2009 fut alors difficile sur le plan comptable (5 victoires sur l’ensemble de la saison) mais toutefois enrichissante sur le plan sportif. Les Jaune et Noir se sont fait respecter sur tous les terrains de France et ont été reconnus comme une des équipes les plus « joueuse » du Championnat. Cette saison au plus haut niveau a également permis de faire évoluer la structure du club avec la construction de loges et l’équipement de la tribune centrale en coques en plastique d’un grand confort pour les spectateurs.
Au niveau sportif, le club alternera ensuite plusieurs saisons de très haut niveau avec une ½ finale perdue à Albi en mai 2011 (après prolongation) puis une finale d’accession gagnée contre Pau, au Stade Chaban Delmas à Bordeaux, en mai 2012. La saison de Top 14 2012/2013 fut difficile mais le Stade Montois fera honneur à la ville en perdant de nombreux matchs par un score étriqué et en offrant à son public, courage, vaillance et un fond de jeu reconnu partout. La saison 2013/2014 fut celle de la redescente en Pro D2.
Saison 1978-1979
Difficile saison 1978-79 pour les Montois dans un groupe qui compte également, outre Castres, Nice, Mazamet, Pau, Agen, Tarbes, Lourdes, Toulouse et Tulle.
A l'heure d'affronter le CO lors de la 6ème journée retour, les Montois sont derniers de poule et doivent absolument l'emporter pour espérer sauver leur place en groupe A. Ce contexte difficile explique l'optimisme mesuré des commentateurs à la veille du match.
« Les Montois ont enlevé le match à la dernière seconde sur une attaque générale à partir d'une pénalité jouée à la main dans leurs 22 mètres et conclue par l'ailier junior Denis Argueil qui fêta là son entrée dans l'équipe fanion. On pensait bien pourtant que les Castrais, qui avaient pris l'avantage au score à 8 minutes de la fin par un essai en force de leur capitaine Gérard Cholley sur une pénalité à 5 mètres…sortiraient victorieux après avoir nettement dominés la seconde période…Et il fallut un ultime sursaut, celui de la dernière chance, pour les priver d'un succès et retourner la situation ».
Les meilleurs côté montois : Costedoat, Desbordes et Cabannes dans un pack qui tint la route en 1ère mi-temps ; Baudry et Lafferrère pour les arrières.
Malgré cette victoire in extremis, le Stade montois ne sauvera pas sa place en groupe A …cette année-là.
L'histoire du Stade Montois est intimement liée à ses anciens joueurs, qui ont contribué à forger son identité et à transmettre les valeurs du rugby landais. L'hommage rendu à ces figures emblématiques, comme André Boniface, témoigne de la reconnaissance du club envers ceux qui ont porté haut ses couleurs.