Que sont devenus les joueurs qui composaient l'effectif du Paris Saint-Germain en 2010/11, juste avant l'arrivée du Qatar ? Cet article explore le parcours de ces anciens joueurs, en retraçant leur carrière après avoir quitté le club parisien.
PSG 2010-11 : le dernier PSG avant l'ère QSI ! 🏆❤️💙

Les Attaquants
Guillaume Hoarau
Après un exercice 2009/2010 perturbé par de longues blessures, Guillaume Hoarau avait pour objectif de retrouver son niveau de la saison précédente. Motivé par le renouveau de l’équipe de France et les commentaires élogieux du nouveau sélectionneur Laurent Blanc, le Réunionnais a bien entamé sa saison. Début septembre, il affichait déjà cinq buts au compteur. Mais la suite a été plus difficile.
Marquant moins, associé à un Erding en plein doute, l’ancien Havrais a dû affronter quelques critiques, accentuées par un match raté en Bleus face au Luxembourg. Mais même sans but, le jeu de Hoarau s’avérait utile au club. Des actions bien emmenées, des déviations intelligentes, des passes décisives, de nombreux retours défensifs : observer Hoarau en se contentant de rester les yeux rivés sur la liste des buteurs est une erreur.
En coupe de France face à Martigues, Hoarau a réalisé le premier triplé de sa carrière parisienne, avec à la clef des gestes de très grande classe et une très belle entente avec Bodmer. Et malgré son manque de réalisme, Hoarau termine tout de même la saison avec 20 réalisations, étant ainsi co-meilleur buteur du club avec Nenê.
Le bilan statistique reste donc bon, le plus gros point noir de sa saison restant sa sortie au micro de Canal+ à l’encontre de Nenê, à la mi-temps de PSG-Montpellier. Très maladroite, cette intervention a contribué à faire perdre deux points à Paris.
Installé dans le groupe France, à un an de l’Euro, Hoarau ne semble pas avoir intérêt à prendre le risque de rejoindre un club étranger moyen. Ce joueur ne rentre pas dans les standards actuels : il n’est pas rapide, et n’est pas un dribbleur. Mais il a des qualités que les centres de formation français ont du mal à produire : il est bon de la tête et est très intelligent dans le jeu.
Mevlüt Erding
Après une première année prometteuse - 15 buts en championnat -, Mevlüt Erding devait confirmer, en espérant être associé cette fois-ci durablement à Hoarau. Tout avait bien commencé, avec une passe décisive du Réunionnais pour le Turc au bout de cinq minutes lors du premier match de championnat. Mais la situation a assez vite empiré.
Dès le troisième match, les défauts d’Erding ont été vivement pointés du doigt : contre Bordeaux, le joueur a à la fois fait preuve d’un manque criant de réalisme en vendangeant plusieurs occasions franches, mais également d’un peu trop individualisme en oubliant des partenaires mieux placés. Une explication interne a ensuite eu lieu, et le joueur a semble-t-il mal vécu cette période.
Dans le jeu, les changements s’en sont vite ressentis : Erding n’osait plus tenter grand-chose, et quand il le faisait, rien ne marchait. Durant cette saison difficile, Erding a au moins eu le mérite de toujours travailler, et malgré l’anicroche de début de saison, tous ses coéquipiers étaient derrière lui : on se souvient par exemple de la montagne humaine formée par tous les joueurs parisiens après son but à Toulouse, première réalisation après une longue phase de disette.
Mais un bon état d’esprit ne fait pas tout, et Erding, qui a en plus perdu le contact avec sa sélection nationale, n’était tout simplement pas bon en 2010/2011. Lors de la deuxième partie de saison, il a été un peu moins souvent été titularisé, Kombouaré lui préférant Mathieu Bodmer. Et finalement, c’est au moment où on ne l’attendait plus qu’Erding est redevenu bien plus en verve.
Erding a raté sa saison, mais il a le mérite de n’avoir jamais lâché. L’attaquant semble vouloir s’accrocher, et le PSG peut bien tenter de lui accorder une saison pour se racheter, à moins évidemment de recevoir une offre financièrement intéressante - il n’y aurait pas d’intérêt à brader le joueur.
Il n’est pas inutile de rappeler qu’il s’agit encore d’un jeune footballeur (24 ans), qui peut progresser. Les relances récentes d’Armand et Chantôme, que l’on disait presque finis pour le PSG, devraient inciter à croire encore un peu en Erding.
Péguy Luyindula
Cela devait être la saison du duo Hoarau-Erding, et Luyindula partait donc en remplaçant attitré de la ligne offensive. Son statut n’a jamais réellement bougé, mais comme toujours, Luyindula s’est montré galvanisé par les divers matches de coupes qu’il a eu à effectuer. Que ce soit en pointe, en soutien ou sur un côté, Luyindula a réalisé plusieurs matches de très bonne facture lors des joutes européennes du PSG.
Il a ainsi marqué plusieurs buts importants et réalisé quelques passes décisives bien senties. Comme il y a deux saisons, Luyindula était l’homme de la Ligue Europa. En janvier, un incident a eu lieu avec son entraîneur, Luyindula reprochant à son coach de ne pas l’avoir titularisé en coupe de la Ligue. Le tout est vite rentré dans l’ordre, et Luyindula a continué sur les mêmes bases, marquant au total à huit reprises, mais jamais en championnat.
Comme tous les remplaçants dotés d’un bon état d’esprit, il serait légitime que Luyindula demande à quitter le PSG, et que le PSG accepte.
Jean-Eudes Maurice
Relative bonne surprise la saison passée, Jean-Eudes Maurice a commencé son exercice par plusieurs rencontres amicales intéressantes, montrant à chaque fois une bonne qualité de centre. Essentiellement cantonné au banc de touche - sans rentrer en jeu - en début d’année, Maurice a un peu plus joué début septembre, se montrant même plutôt à son avantage : il a réalisé une très bonne rentrée contre Arles-Avignon, offrant quatre ballons de but à ses coéquipiers, et a dans la foulée effectué un match très besogneux à Séville, dans le couloir droit.
Il a ensuite été victime d’une blessure aux adducteurs qui l’a éloigné des terrains pendant plusieurs mois. Ces quelques bonnes prestations resteront toutefois sans suite. Parachuté solution de remplacement côté droit après le départ de Sessegnon, Maurice n’a plus réalisé de match vraiment intéressant.
Son seul mérite était alors de bien tenir sa position défensivement, mais au fil du temps, il a fini par souffrir de la comparaison avec les jeunes formés au club, Bahebeck et Kebano, en pleine éclosion. Après un raté spectaculaire contre Benfica à la dernière minute - une glissade au moment du tir -, Maurice descend d’un cran dans la hiérarchie et rejoint presque définitivement la case CFA.
L’horizon parisien de Maurice, qui s’apprête à fêter ses 25 ans, semble bouché à Paris. Supplanté par des jeunes joueurs, l’ancien de l’UJA Alfortville ne semble plus être qu’une solution utilisée en dernier recours.
Mateja Kezman
Revenus d’un prêt à Saint-Pétersbourg en fin de saison dernière, Mateja Kezman et ses gros émoluments n’étaient pas vraiment souhaités par Antoine Kombouaré, et un transfert au mercato hivernal aurait été le bienvenu. Mais celui-ci n’est jamais venu, et l’entraîneur parisien a dû composer avec le Serbe. Il a bien tenté de le faire jouer trois bouts de matches, mais il a fallu se rendre à l’évidence très vite : l’ancien joueur de Chelsea n’avait plus le niveau.
Yacine Qasmi
Attaquant de pointe de la formation de Bertrand Reuzeau, Yacine Qasmi a réalisé une saison pleine en CFA, inscrivant dix buts. Son contact avec les pros aura été éphémère, puisqu’il n’aura été appelé qu’à Lviv, en coupe d’Europe. Il a, durant ce laps de temps, joué en milieu de terrain et a fait ce qu’il a pu.
Focus sur Quelques Joueurs Clés
Clément Chantôme
Clément Chantôme, après avoir quitté le PSG, a enchaîné les prêts. Il a notamment rejoint Toulouse, puis Lens, avant de finalement trouver une échappatoire du côté de Rennes. Aujourd'hui, il fait partie de la cellule de recrutement du Stade Rennais.
Granddi N'Goyi
Granddi N'Goyi a tenté de se relancer après deux années difficiles. Il a d'abord rejoint Troyes, puis Nancy 18 mois plus tard. Après une saison à Nancy en Ligue 2, il a joué sous les couleurs du FC Taraz, en D1 kazakh.
Sammy Traoré
Sammy Traoré, latéral droit, continue son beau petit parcours français. Il était très souvent sur le côté gauche de la défense.
Les Gardiens de But
Difficile de faire confiance à deux gardiens formés au club quasiment au même moment. Le PSG a choisi Alphonse Aréola au détriment de Mike Maignan, et la suite ne lui a pas vraiment donné raison. N’ayant disputé aucun match avec son club formateur, le Guyanais poursuit sa progression au LOSC et s’affirme très vite comme l’un des meilleurs gardiens du championnat de France. Il remporte la Ligue 1 avec les Dogues avant de rejoindre l’AC Milan où il est aujourd’hui un cadre indiscutable. Entre-temps, le spécialiste des penaltys est également devenu le gardien titulaire de l’équipe de France.
Les Défenseurs
Mamadou Sakho
Talent précoce reconnu pour son leadership et sa mentalité de guerrier, Mamadou Sakho se voit confier le brassard par Paul Le Guen à l’âge de 17 ans, ce qui en fait le plus jeune capitaine de l’histoire du PSG. Si les supporters parisiens ont longtemps rêvé d’un destin à la Maldini, Mamad va fuir la concurrence devenue rude avec l’arrivée de QSI et rejoindre Liverpool. La suite sera moins faste, la faute notamment à une accusation infondée de dopage.
Presnel Kimpembe
Certes, Presnel Kimpembe n’a jamais confirmé tous les espoirs placés en lui après un soir de 14 février 2017 où il avait éteint Lionel Messi. La faute notamment à des sautes de concentration récurrentes. Il n’empêche, Presko s’est imposé comme un excellent défenseur central, dur sur l’homme et plutôt à l’aise dans la relance. Il remporte la Coupe du Monde 2018 en disputant le troisième match de groupe.
Les Milieux de Terrain
Luis Fernandez
Déjà présent dans notre onze de légende PSG, Luis Fernandez intègre logiquement cette équipe issue du centre de formation. En réalité, le milieu de terrain a dû attendre ses 19 ans pour effectuer un stage à Paris et signer un contrat amateur dans la foulée ! Très vite, Luis va s’imposer dans l’entrejeu grâce à sa condition physique exceptionnelle et son efficacité dans les duels. En sélection, le chouchou du Parc sera membre du fameux Carré Magique avec Michel Platini, Alain Giresse et Jean Tigana.
Warren Zaïre-Emery
Malgré la concurrence de Clément Chantôme, Adrien Rabiot ou encore Jérôme Leroy parmi les joueurs formés au PSG à son poste, nous estimons que Warren Zaïre-Emery est promis à un avenir encore plus grand. Phénomène de précocité, WZE est devenu le plus jeune joueur de l’histoire du PSG à l’âge de 16 ans, 4 mois et 29 jours. Depuis ses débuts chez les pros, difficile de ne pas être impressionné devant sa maturité, ses capacités physiques et son intelligence tactique.
Christopher Nkunku
Contrairement à d’autres joueurs formés au PSG, Christopher Nkunku a eu du temps de jeu avec le club de la capitale. Barré par la concurrence, il quitte malheureusement Paris sur un tir au but raté en finale de Coupe de France. Le jeune talent va ensuite démontrer toute sa créativité et son sens du but en Allemagne sous les couleurs du RB Leipzig. Il est même élu meilleur joueur de Bundesliga à l’issue de la saison 2021-2022 ! Nkunku rejoint Chelsea un an plus tard.
Autres Parcours Notables
- Jimmy Kamghain : Professionnel depuis mi-2009, il tente de retrouver son niveau depuis une rupture des ligaments croisés.
- Francis Llacer : Ayant passé sa jeunesse dans le Kop de Boulogne, il rejoint le centre de formation de son club de cœur à l’âge de 13 ans.
- Jean-Marc Pilorget : Il fait partie des Quatre Mousquetaires, ces joueurs ayant fait leurs débuts ensemble le 21 décembre 1975.
Attribution des Numéros aux Joueurs du PSG (depuis 1996-1997)
Voici une liste des numéros officiellement attribués aux joueurs du PSG depuis la saison 1996-1997. Avant cette période, les numéros pouvaient changer d'un match à l'autre.
| Numéro | Joueurs (Exemples) |
|---|---|
| 1 | Gianluigi Donnarumma (depuis 24/25), Keylor Navas (19/20 à 23/24), Bernard Lama (96/97) |
| 2 | Achraf Hakimi (depuis 21/22), Thiago Silva (12/13 à 19/20), Francis Llacer (avant 96/97) |
| 3 | Presnel Kimpembe (depuis 15/16), Mamadou Sakho (07/08 à 13/14) |
| 4 | Lucas Beraldo (depuis juin 2025), Sergio Ramos (21/22 et 22/23), Antoine Kombouaré (avant 96/97) |
| 5 | Marquinhos (depuis 13/14), Alain Roche (96/97 et 97/98) |
| 6 | Illya Zabarnyi (depuis la saison 25/26), Marco Verratti (15/16 à 22/23), Paul Le Guen (96/97 et 97/98) |
| 7 | Khvicha Kvaratskhelia (depuis janvier 2025), Kylian Mbappé (18/19 à 23/24), Daniel Bravo (avant 96/97) |
| 8 | Fabian Ruiz (depuis la saison 22/23), Leandro Paredes (18/19 à 19/22), Vincent Guérin (97/98) |
| 9 | Gonçalo Ramos (depuis 23/24), Mauro Icardi (19/20 à 22/23), Marco Simone (97/98 et 98/99) |
| 10 | Ousmane Dembélé (depuis 23/24), Neymar Jr (17/18 à 22/23) |
| 11 | Marco Asensio (depuis 23/24), Ángel Di María (15/16 à 21/22) |
| 14 | Désiré Doué (depuis la saison 24/25), Juan Bernat (18/19 à 22/23), Blaise Matuidi (11/12 à 17/18) |
| 15 | Danilo Pereira (de 20/21 à 23/24), Gonçalo Guedes (de janv. 2017 à 17/18) |
| 18 | Renato Sanches (saison 22/23), Georginio Wijnaldum en 21/22, Zlatan Ibrahimovic (d’aout 2012 à janv.) |
| 19 | Lee Kang-In (depuis 23/24), Pablo Sarabia (de 19/20 à 22/23), Serge Aurier (de 14/15 à 16/17) |
| 26 | Nordi Mukiele (de 22/23 à 23/24), Christophe Jallet (de 09/10 à 13/14), Cyrille Pouget (96/97) |
| 27 | Cher Ndour (saison 23/24), Idrissa Gueye (de 19/20 à 21/22) |
Cette liste offre un aperçu de l'évolution des joueurs et de leur parcours après leur passage au PSG, mettant en lumière les réussites, les défis et les différentes trajectoires de carrière.