Amiens vs Nice: Histoire des Rencontres de Hockey sur Glace

Ce déplacement au Coliséum d’Amiens n’avait rien d’un match ordinaire pour les Aigles de Nice. Les Gothiques d'Amiens et les Aigles de Nice se sont affrontés à de nombreuses reprises, offrant aux fans des moments de sport palpitants et des matchs mémorables. Ce sont des rencontres souvent chargées d'enjeux et d'émotions, que ce soit en saison régulière ou en séries éliminatoires.

Revenons sur quelques confrontations marquantes entre ces deux équipes.

Battus quelques semaines plus tôt par les Gothiques d’Amiens, les Niçois se présentaient en Picardie avec une idée claire : effacer le revers de novembre et prouver qu’ils avaient appris de leurs erreurs. Dès les premières minutes, l’intensité est au rendez-vous.

Les contacts sont rudes, les duels engagés, et chaque palet disputé semble porter un enjeu symbolique. Contre toute attente, ce sont les Aigles de Nice qui prennent rapidement le contrôle des opérations. Bien en place défensivement et incisifs en contre, les Niçois font preuve d’une grande efficacité.

Ce mardi 20 décembre, les Gothiques d’Amiens recevaient les Aigles de Nice pour la 25e journée de Ligue Magnus. Match important puisqu’avant la rencontre, les Amiénois étaient à la neuvième place, à seulement trois points des adversaires du jour. Le premier tiers-temps est globalement amiénois.

Plus intenses, plus percutants et plus créatifs, les Picards vont enchaîner les offensives sur Evan Weninger, pour finalement ouvrir le score sur un power-play obtenu suite à une charge incorrecte de Lucas Villain, par le biais du défenseur Tanner Jago. Aucun autre but ne sera inscrit avant la fin du premier vingt, pourtant le match devient électrique et Ondrej Kopta n’hésite pas une seule seconde à sortir les poings contre Joey West, pour protéger son gardien.

Au retour des vestiaires, les Niçois se montrent plus offensifs et déterminés. Et dès l’entame de cette période, Mony décoche un tir limpide qui heurte le poteau, puis le dos de Buysse et finit sa course dans les filets amiénois (1-1, 21’58). Les Gothiques sont surpris mais pas abattus.

Juste avant la fin du deuxième tiers-temps et profitant à nouveau d’un jeu de puissance, Joey West est bien servi par Jago, se rattrapant ainsi de son incorrection ayant amené le but de la mène pour les Niçois, et n’a plus qu’à pousser le palet dans la cage de Weninger.

Enfin, les locaux vont revenir sur la glace avec de belles intentions. Les assauts s’enchaînent sur la cage du gardien niçois et un joueur sort du lot côté Gothiques, Stanislav Lopachuk, inarrêtable sur la glace. Les Niçois tenteront le tout pour le tout dans les derniers instants mais ce sont bien les Gothiques qui s’imposent ce soir-là.

Tanner Jago est élu homme du match, pour sa performance XXL en attaque comme en défense. Eric Medeiros (entraîneur d’Amiens) : « Ce sont trois points très importants. On a vécu une semaine mouvementée avec les joueurs. Ils se sont bien battus et bien arrachés. On a juste eu un moment de flottement dans le deuxième.

Ce but ne freine pas l’élan niçois, bien au contraire. Profitant d’une supériorité numérique, Jesper Larinmaa double la mise et confirme l’excellente entame des Aigles de Nice. Au retour des vestiaires, Amiens revient avec un tout autre visage. Plus agressifs et plus justes techniquement, les Gothiques accentuent la pression sur la défense niçoise.

Malgré ce coup dur, Nice ne se désunit pas. L’équipe reste compacte, solidaire, et continue de se projeter vers l’avant dès que l’occasion se présente. Il faut attendre la prolongation pour voir le duel basculer. Après un temps réglementaire marqué par une grande rigueur défensive des deux côtés, durant lequel Nice bloque les lignes de tir et limite les occasions les plus dangereuses, aucune équipe ne parvient à faire la différence.

Dans cet espace plus ouvert, les Aigles de Nice font preuve d’un sang-froid remarquable. Calmes, patients et solidaires, ils construisent leur jeu avec intelligence sans jamais se découvrir. Déjà buteur en début de match, l’attaquant niçois endosse le rôle de héros en inscrivant le but décisif, scellant la revanche des Aigles de Nice sur la glace amiénoise.

Cette victoire a une saveur toute particulière. Au-delà du résultat, la prestation collective des Aigles de Nice est à souligner. Malgré deux matches d’avance, les Niçois - dont l’infirmerie est pleine en ce début novembre - pointent en effet à la dixième place, affichant une attaque en presque panne et s’étant surtout inclinés lors de cinq des six dernières sorties en Ligue Magnus, ne s’imposant que face à la lanterne rouge, Briançon.

Le message était rapidement clair, Amiens n’allait pas se contenter d’attendre les erreurs pour se porter à l’avant. D’entrée Garnier se mettait en évidence, stoppant un bon tir de Gibert (1’30) puis un lancer frappé de Bergeron depuis la ligne bleue (3’). En difficulté techniquement et quelque peu dépassés physiquement, les Niçois pensaient faire le coup parfait sur un contre, mais Kozun stoppait parfait Sutor, tout en sérénité.

Pas de quoi faire trembler les joueurs de Mario Richer dont la supériorité s’affichait de plus en plus au fil des minutes. Paradoxalement, au regard de la domination, c’était sur un contre que les Picards faisaient le plus mal. Maïa remontait le long de la bande, mettait dans l’axe pour Roussel qui décalait instantanément Larinmaa sur sa gauche et l’ancien Niçois ne se faisait pas prier pour faire mal à ses ex-partenaires (1-0, 12’44).

En retrait, les Niçois n’abandonnaient pas. Et mettaient même le danger dans la défense samarienne. Pouvaient-ils alors en profiter pour recoller ? Il fallait alors un différent contenu pour espérer. Mais les Azuréens s’y attelaient, étant bien mieux dans l’intensité et le jeu technique.

Ils se procuraient même les meilleures situations en début de tiers médian. Un signe annonciateur d’un deuxième vingt bien plus avantageux pour les Sudistes. Moins en danger et plus tranchants, ils faisaient mal à l’arrière-garde gothique. Mais quand le poteau n’était pas sur la route, ils butaient sur un Kozun auteur d’un arrêt de grande classe devant Sutor (26’).

Bousculés, les joueurs de Mario Richer laissaient passer l’orage et sortaient tout doucement de leur boîte. Sur une des rares situations de contrôle en zone offensive, Maïa faisait un gros travail derrière le but, partait sur l’aile et délivrait un caviar à Svanenbergs au deuxième poteau qui n’avait plus qu’à pousser au fond (2-0, 28’14). Punis sur l’efficacité, les Niçois craquaient petit à petit.

Une véritable leçon de réalisme qui s’accentuait encore un peu plus lorsque Gibert était trouvé par Mony, repiquait légèrement vers le centre et faisait sauter la gourde de Garnier (4-0, 31’14). Malgré les coups de massue, les Niçois ne s’avouaient pas encore vaincus. Ils amenaient même encore du danger sur le but picard.

Dans la continuité, Proux était sanctionné pour une faute sur Roussel, la mise au jeu était gagnée par les Samariens, le palet mis au but, Larinmaa travaillait, récupérait et mettait au fond pour alourdir l’écart (5-0, 35’44). En avance de cinq buts, les Gothiques laissaient volontairement le palet aux Niçois, ne pressaient que très peu, se montraient passifs et subissaient les évènements dans leur zone.

Un coup de gueule qui ne portait pas vraiment ses fruits, les Aigles se montrant même de plus en plus dangereux, et il fallait un grand Kozun pour maintenir l’avantage. Ce dernier était toutefois impuissant sur une subtile déviation de Raska - consécutive à un lancer excentré de Corvez - qui le trompait (5-1, 47’47). Le coup fatal pour la troupe de Frantisek Stolc ? Loin s’en faut.

Moins d’une minute plus tard, Karjalainen mettait Kozun à l’épreuve, ce dernier laissait un rebond non nettoyé par sa défense, Msumbu récupérait et poussait au fond (6-2, 49’03). Apathiques, les Picards étaient encore sauvés par Kozun sur un nouveau pétard depuis la bleue de Brants. Et quand Besson envoyait le palet dans le public, écopant d’une pénalité, on se demandait si le match n’allait pas tourner.

Sans être des plus transcendants, les joueurs de Mario Richer signaient un onzième succès en quinze matches, s’offrant un week-end parfait avec 6 points pris sur 6 possibles et une montée à la deuxième place du classement. Malgré tout, le dernier tiers peut laisser un goût amer tant Nice aurait pu revenir au score.

Pour les Niçois, la pilule peut sembler difficile à avaler, tant la différence de réalisme leur a coûté cher, notamment en deuxième période où ils se procuraient les meilleures occasions. Un week-end difficile donc avec deux défaites face à deux membres du top 4 et une obligation de réaction à domicile face à Rouen, autre bête blessée de ce début de saison, pour une rencontre entre deux formations actuellement hors des playoffs, dix mois après leur affrontement en playoffs.

Le tout avant un autre difficile déplacement, à Bordeaux. Dimanche 3 novembre 2024 à 18h00 au Coliséum.

Gothiques et Aigles se retrouvaient ce dimanche pour rattraper leur match en retard de la 2e journée qui n’avait pu se jouer plus tôt en raison des travaux de la patinoire du Coliseum. Comme vendredi à Chamonix, moins de 48 heures plus tôt, les joueurs de Kevin Bergin débutaient ce premier tiers avec intensité et Cepon était le premier à tenter sa chance.

Les deux formations, bien regroupées lorsqu’il fallait défendre, empêchaient leurs adversaires de tenter leur chance. Ce qui donnait un jeu rapide d’un camp à l’autre. À l’image de cette récupération haute de Matima sur Cirgues, mais qui voyait ensuite Cepon bien gêné au moment d’armer.

Pour Amiens, la situation se débloquait sur son premier powerplay. Après la mise au jeu, le palet passait vite derrière la cage niçoise, d’Izacky à Maïa, lequel trouvait Craig à la conclusion (1-0, 9’24). Pas vraiment dangereux jusque-là, les Aigles alertaient d’abord Kozun, le meilleur gardien de la ligue avec 93,79 % d’efficacité, sur des tentatives de Nobes puis de Mugnier.

À la suite d’une mise au jeu en zone défensive, Nice partait en contre et Roy gardait un temps d’avance sur Bergeron et trompait Kozun d’un tir puissant (1-1, 14’04). Les Gothiques avaient l’occasion de reprendre les devants mais c’étaient bien les coéquipiers de Larinmaa qui prenaient l’avantage avant la pause.

Sur la première occasion du deuxième tiers, les joueurs de Kevin Bergin se faisaient surprendre après seulement 9 secondes. Merveilleusement servi par Roy dans le dos de Bergeron, Desgagnés croisait parfaitement son tir (1-3, 20’09). Cueillis à froid dès le retour au jeu, les Amiénois semblaient avoir pris un coup derrière la tête, peinant à retrouver leurs esprits.

Après plusieurs minutes de flottement où, sans un Kozun vigilant, l’avance niçoise aurait pu être plus large, les Gothiques retrouvaient des couleurs offensivement. La réussite fuyait Gibert, qui, en face-à-face avec Charpentier, manquait l’opportunité de relancer son équipe. Trouvé dans la foulée par Plagnat, Magovac, complètement seul aux avant-postes, faisait parler sa technique pour se jouer de Charpentier et réduire la marque (2-3, 27’38).

Ce but avait le don de réveiller le Coliseum et il s’enflammait même sur les énormes occasions de but gâchées d’Izacky, Lemay, Bergeron et Mony. Les Gothiques égalisaient en powerplay par l’intermédiaire de Matima après un bon palet lancé devant la cage par Svanenbergs (3-3, 37’47). Le rythme de la fin, quelque peu euphorique, de la deuxième période était largement retombé.

Les débats s’étaient rééquilibrés, les occasions se faisaient plus rares et étaient bien moins dangereuses, offrant quelques moments de répit aux deux gardiens, Kozun et Charpentier. Amiens se compliquait la tâche en se retrouvant en infériorité numérique puis même à trois contre cinq pendant 25 secondes après les pénalités infligées à Djemel et Craig.

Les Aigles ne se faisaient pas prier et saisissaient l’occasion pour reprendre les commandes de la rencontre sur un one-timer de Rommel (3-4, 49’06). L’attaque samarienne ne répondait plus, le palet était porté en zone offensive mais cela ne donnait rien. En powerplay à quatre minutes de la sirène, les Gothiques faisaient le siège dans le camp niçois et Bergeron, casque d’or sur la tête, tentait sa chance à plusieurs reprises, sans succès.

Et sur une perte du palet du numéro 4, Teemu Loizeau envoyait le palet dans le but laissé vide par Kozun et douchait les espoirs amiénois (3-5, 57’53).

Les Amiénois étaient en déplacement à Nice ce mercredi soir. Ils avaient clos 2018 en s'imposant à domicile face au leader de la ligue Magnus, Rouen. Les Gothiques ont poursuivi sur leur bonne lancée lors de leur première rencontre de 2019, qui se déroulait ce mercredi soir sur la patinoire de Nice. Les Amiénois se sont imposés 3 à 4 face aux Aigles, huitièmes au classement. Le but de la victoire a été inscrit en prolongation, ce qui permet à l'équipe d'empocher deux points et de consolider sa troisième place à l'issue de la 29ème journée.

Phelan a donné la victoire aux Gothiques en prolongation. Il aura fallu attendre la dernière seconde de la prolongation pour connaître le dénouement de la rencontre opposant les Gothiques à Nice ce vendredi soir dans les Alpes-Maritimes. Les attaques à la peineAucune attaque n’arrivant réellement à prendre le dessus sur l’autre.

Privés de Larinmaa, Tocquin et Gibert, les Gothiques ont une nouvelle fois été à la peine sur le plan offensif, bien que dominateurs. Poussés en mort subite, ils s’en remettaient à un but de Phelan sur le gong. Décalé par Tessier, le Canadien crucifiait Molder pour ramener deux points précieux.

Le gardien Taran Kozun s’offre par ailleurs son premier blanchissage de la saison.

Voici un tableau récapitulatif des statistiques d'un match entre Amiens et Nice :

Équipe Tirs Pénalités
Amiens 38 10'
Nice [Nombre de tirs] [Nombre de pénalités]

Buts marquants :

  • 1-0 à 14’58 : Jago assisté de Morin et West (sup.)
  • 1-1 à 21’58 : Mony
  • 1-2 à 30’34 : Abramov assisté de Bonnardel et Belisle (sup.)
  • 2-2 à 37’52 : West assisté de Jago et Desbiens (sup.)
  • 3-2 à 44’23 : Simonsen assisté de Lopachuk et Tiala (sup.)

Les rencontres entre Amiens et Nice sont toujours un moment fort de la saison de hockey sur glace. Ces matchs sont l'occasion de voir des joueurs talentueux s'affronter et de vivre des émotions fortes.

Hockey : Fin de match entre Bordeaux et Amiens

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