Allez les Bleus Rugby: Origines et Traditions des Chants de Supporters

Le rugby est bien plus qu'un sport; c'est une culture, une passion, et une communion entre joueurs et supporters. Dans les stades, l'ambiance est électrique, portée par des chants qui résonnent et galvanisent les équipes. Cet article explore l'origine et l'histoire de certains des chants les plus emblématiques du rugby français.

Les Classiques Indémodables

Dans les stades de rugby, ça chante. Les supporteurs anglo-saxons sont champions à cet exercice, avec une mention spéciale au riche répertoire des Gallois. Côté Français, il y a bien sûr « La Marseillaise », dont les accents guerriers encouragent les Bleus, le fameux « Qui ne saute pas n’est pas Français », ou encore « Freed from desire ».

Tube de l’équipe de France de football au Qatar, en 2022, la chanson de résilience de la jeune chanteuse Gala, sortie en 1997, cartonne aussi chez les Bleus au rugby. Après chaque succès du XV de France à domicile, c’est la même ritournelle. Une fois le coup de sifflet final donné, les premières notes retentissent, crachées par les sonos du stade. Puis, la magie opère. Les supporters des Bleus reconnaissent rapidement l’air. Sur la mélodie pop, la bande d’Antoine Dupont lance son tour d’honneur, afin de communier avec leurs aficionados, qui, pour la plupart, bredouillent les paroles plus qu’ils ne les récitent.

Depuis janvier 2020, et l’arrivée de Fabien Galthié à la tête de la sélection, ces scènes de liesse se sont répétées. Quand ils ont réalisé le Grand Chelem dans le Tournoi, en mars 2022, une première depuis douze ans, l’enceinte dyonisienne s’est éteinte au son de cet air adoré.

« C’est une jolie chanson de fête, que l’on passe après de bons résultats, sourit William Servat, co-responsable de la conquête du XV de France. Elle est synonyme de plaisir, de victoire et de moments de communion avec les joueurs lors des après-matches. C’est important d’avoir une expérience collective, de passer du temps ensemble. Son origine dans le groupe tricolore trouve trace au pays du soleil levant, lors du dernier Mondial en 2019. »

« Je suis le premier à l’avoir mise, revendique Gaël Fickou, le joueur le plus expérimenté du groupe tricolore et qui fait aussi office de DJ. C’était dans le bus, durant la compétition. On partait en soirée avec toute l’équipe. Je l’ai mise à fond, et c’est parti en couilles (sic). On avait passé un bon moment. Ensuite, Loulou (Louis Picamoles) et Sofiane (Guitoune) m’avaient dit de la remettre après notre victoire contre l’Argentine (match de poule, 23-21). »

Le titre « Freed From Desire », devenu universel, a traversé les époques et les générations. La chanson a l’avantage de toucher un public large, grâce à son air entraînant qui reste longtemps en tête. Lors du Grand Chelem en mars 2022, après la victoire face à l’Angleterre (25-13), le feu d’artifice avait même été calé sur son rythme.

« Le stade de France était éteint, il y a cette musique qui passe, et nous, on soulève la Coupe… Et là, on a déliré !, rembobine Maxime Lucu, demi de mêlée des Bleus. Chaque tour d’honneur est une boîte de nuit désormais (rires) ! Ce jour-là, on a senti que cette chanson nous faisait tous quelque chose. Quand on la passe, les poils se dressent, les frissons reviennent. On la connaissait avant bien sûr, mais on ne l’écoutait pas.

Quand on lui fait écouter les premières notes, le deuxième ligne Cameron Woki replonge, lui aussi, dans ses souvenirs. « Je vois le Stade de France en feu après le Grand Chelem, imagine-t-il. Tout le monde dansait, chantait. C’est la première image qui me revient en tête. Ensuite, j’ai des souvenirs plus intimes dans le vestiaire. Il y a eu beaucoup de jets de bière. Cette chanson m’évoque énormément de choses. Par la suite, je sais qu’on a été copiés par le foot (rires) . Mais ça vient de nous. »

Lors du Mondial 2022 au Qatar, l’équipe de France de Didier Deschamps avait en effet repris « Freed From Desire ». « Je ne savais même pas que le foot l’avait reprise, concède Gaël Fickou. Maintenant, il y a plein d’équipes qui l’écoutent. C’est fou. Mais on était sans doute les premiers. »

L’engouement des Tricolores pour cette musique est même remonté jusqu’aux oreilles de sa créatrice. « Félicitations pour le Grand Chelem, c’était incroyable, à bientôt et allez les Bleus », avait tweeté l’artiste de 47 ans, en mars 2022. En novembre, lors de la tournée d’automne et un succès des Bleus face au Japon (35-17) à Toulouse, Gala écrit encore « adorer qu’ils affichent les paroles de sa chanson. C’est du vrai respect !

Si les hommes de Fabien Galthié réalisent un beau parcours pendant la Coupe du monde, la chanteuse les saluera à coup sûr. « J’espère que cette chanson nous suivra jusqu’à la fin », souffle Maxime Lucu. Si le 28 octobre, après 23 heures passées, le tube de Gala résonne, encore une fois, au Stade de France ou ailleurs dans l’Hexagone, les vœux de Maxime Lucu, William Servat et tous les Bleus seront exaucés.

En 2009, le Comité national olympique et sportif français (qui représente les fédérations auprès des pouvoirs publics) lance une nouvelle procédure contre David B., cette fois-ci victorieuse. "Ce monsieur n’avait rien à voir avec le sport. Il avait subtilisé le slogan des supporters", se félicite ainsi Fabienne Fajgenbaum, l’avocate du CNOSF.

David B., lui, se défend de s’être "enrichi". A travers la société éponyme qu’il a créée, le slogan "Allez les bleus" lui aura permis, selon lui, "de vivre confortablement, avec un salaire de cadre moyen". "Les gens de la FFF ne toléraient pas que mes produits concurrencent les leurs. C’était le pot de fer contre le pot de terre", se défend-il.

L’histoire aura finalement duré 17 ans. Et les revenus issus de la marque "Allez les bleus" seront désormais versés aux fédérations. Les supporters chantent dans les travées des stades depuis l'antiquité. Le plus fameux de ces chants était le « Nika ! Nika ! » (gagne !

La Peña Baiona: Un Hymne Basque Adopté par la France

Et puis, surtout, il y a le fameux hymne éponyme du club mythique des rives de l’Adour, la « Peña Baiona ». Déjà inscrite au patrimoine national des fans du ballon ovale, la chanson de l’Aviron a été propulsée par l’acteur Jean Dujardin au rang d’hymne officiel de la Coupe du monde 2023, lors de la cérémonie d’ouverture.

Régulièrement citée parmi les chansons basques préférées des Français, la Peña Baiona n’est pourtant pas née à Bayonne. Le fameux paso « Vino Griego » sur lequel elle se base, est lui-même calqué sur « Griechischer Wein », un titre créé en 1972 par le chanteur de charme autrichien Udo Jürgens (1934-2014). Une histoire de nostalgie d’émigrés grecs dans la Rhur, qu’il aurait composée en quelques minutes pendant des vacances en Grèce.

Trois ans plus tard, José Velez, un autre chanteur de charme, espagnol celui-ci, l’adapte dans sa langue. Devenue « Vino Griego », la chanson cartonne en Amérique Latine et fait le tour de la planète. On l’adapte au Canada, en Finlande, en Colombie… Étrangement, seule la France résiste, jusqu’au jour de 1992 où une cassette venue de Pampelune propulse le « Vino Griego » au hit-parade des ferias et des arènes du Sud-Ouest.

Il faut attendre encore une dizaine d’années plus tard, en 2005, pour que Dominique Herlax, speaker du stade de Bayonne, Jean Dauger, et grand amoureux du club ciel et blanc, écrive des paroles sur l’air de « Vino Griego » pour les supporteurs de rugby de la Peña Baiona. Selon la légende, il en aurait griffonné le texte sur un bout de nappe et ce serait son neveu, Frédéric, qui aurait insisté pour qu’il l’écrive… A cette époque, le club de supporteurs bayonnais est encore tout jeune. Il va devenir l’emblème de la persistance d’un certain esprit populaire au cœur d’un rugby devenu professionnel. Quant à la chanson fédératrice et festive, enregistrée par Gorka Robles, elle connaîtra le succès que l’on sait, jusqu’à envoûter le monde de l’ovalie. Mais pas que.

Le chant écrit par Dominique Herlax, qui s’est éteint le 15 août 2015, à l’âge de 73 ans, est également devenu l’un des temps forts de la soirée d’ouverture des Fêtes de Bayonne. Les festayres le poussent traditionnellemnet en chœur, en compagnie de l’Harmonie bayonnaise et en brandissant leur foulard rouge.

Comme pendant les Fêtes de Bayonne, le public bayonnais aime chanter pendant un match de l’Aviron. Le stade Jean Dauger est situé en plein centre. Les supporters ciels et blancs ont pour habitude de se retrouver dans la ville avant de se rendre au match, pour se restaurer ou boire un verre dans l’un de ses nombreux bars. Supporter l’Aviron Bayonnais, ce n’est pas seulement assister à un match de rugby, c’est aussi un moment destif que l’on partage entre amis.

L’ambiance est aussi due à l’hymne de la Peña Baiona… et à sa célèbre mascotte Pottoka ! Le fameux hymne de la « Peña Baiona » est basé sur le paso « Vino Griego » devenu un tube en Amérique Latine, lui-même calqué au départ sur un chant de travailleurs immigrés grecs composé par Udo Jürgens.

Le tube est ensuite arrivé en France et a été repris dans les Landes par une banda. Dominique Herlax, supporter et speaker du stade Jean Dauger, a eu l’idée de reprendre l’air et écrire les paroles pour la Peña Baiona. L’hymne de la Peña Baiona a eu beaucoup de succès. Il est même repris dans beaucoup d’autres stades, notamment au stade de France lors des matchs de l’équipe de France.

En 2005, Dominique Herlax, amoureux de l’Aviron et membre de la Peña Baiona, groupe de supporters bleu et blanc créé quelques années plus tôt, écrit les paroles actuelles. Sur un bout de nappe, selon l’anecdote.

Paroles de la Peña Baiona :

Dans notre cher petit Bayonne il est une Peña, la Peña BaionaIls portent fièrement partout leurs foulards bleus et blancs,À Dax ou à Narbonne on ne voit plus que ces gars là,Qui ont dans l'coeur leurs chers joueurs du rugby roi.Chez nous à Jean Dauger ou bien partout à l'exterieur,Sur tous les stades enfiévrés elle nous met tant d'ardeur,C'est la Peña qui crie sa joie sur cet air là:(Refrain)Allez, Allez ! Les bleus et blancs de l'Aviron Bayonnais,C'est la Peña, c'est la Peña Baiona,On est tous là allez les gars, encore une fois,Allez, Allez ! les bleus et blancs de l'Aviron Bayonnais,Jouez au ras puis écartez, c'est l'essai,On applaudit à vos exploits, c'est gagné.

Les Chants Locaux et Régionaux

Il y a aussi les particularités locales. Dans les tribunes du stade Matmut, à Bordeaux, on entonne volontiers le refrain : « UBB, allez, allez ! », en hommage au club local et à ses joueurs sélectionnés par Fabien Galthié : Fabien Penaud, Matthieu Jalibert, Maxime Lucu, Louis Bielle-Barré, Yoram Moefana… Sans compter ceux qui sont passés par la pelouse du stade Chaban, à l’instar du grand Cameron Woki.

Un bel exemple à suivre pour d’autres clubs de rugby, comme celui de l’Union Bordeaux Bègles. La cote d’amour de l’UBB auprès de ses supporters est immense, comme en témoignent les records d’affluence du public à Chaban, mais elle ne se traduit pas en créativité musicale. Plutôt pauvre côté chansons, le club a pourtant aussi son hymne, “ Bordeaux & Blanc ”, créé en 2011.

Les Bayonnais ont bien d’autres chansons dans leur musette à la gloire des bleus et blancs : « les Avants de Bayonne », « les Gars de l’Aviron », « Txuri Urdin »... Leur répertoire se nourrit aussi de chants basques parmi les plus populaires qui montrent l’attachement du club à sa région et à sa culture : « Arrantzaleak », « Bagare », « Eperra », « Jeiki, jeiki » ou encore « Oi gu hemen ».

En 1946, le poète autodidacte Etxahun compose « Agur Xiberua », qui raconte en euskara la nostalgie de la Soule pour les expatriés parisiens. Dans les années 1950-1960, des supporters de l’Aviron en reprennent l’air et y accolent des paroles toutes bayonnaises. Cela donne « Les Gars de l’Aviron », chant vintage un peu égaré au fond des répertoires. Mais pas totalement.

« Allez-y, poussez poussez… » : le plus classique…les avants de Bayonne, allez-y, poussez poussez, les avants bayonnais ». L’Aviron a longtemps été réputé pour sa « manière bayonnaise », ce style de jeu créatif et enlevé, symbolisé par Jean Dauger puis par la ligne d’attaque de la génération 1982. C’est pourtant une ode à ses avants qui figure parmi les grands classiques. Un peu délaissé toutefois.

« Allez les bleus, allez blancs » : le plus simple« Allez les bleus, allez les blancs, allez les bleu et blanc… » : rien de plus simple à entonner. Ce classique était LE chant d’encouragement à l’époque où le stade Jean-Dauger se nommait encore le parc des sports Saint-Léon. On l’entend encore fréquemment s’échapper des travées bleu et blanc.

« Txoria txori » : le plus basque« Txoria txori » (« l’oiseau oiseau ») est d’abord un poème métaphorique, écrit en 1965 par l’artiste originaire du Guipuzkoa Josean Artxe. Il le résume ainsi : « C’est le dilemme de la liberté de la personne proche que l’on souhaite posséder. Ou vous attachez la personne et vous la posséder comme un oiseau en cage, ou vous aimez la personne telle qu’elle est et alors, si elle souhaite partir, vous devez la laisser partir. » En 1968, Mikel Laboa met le texte en musique. Sous le régime franquiste, qui interdit la langue basque, la chanson prend une dimension politique. Au fil des années, elle perd son titre originel dans la pratique populaire, pour « Hegoak » (les ailes), ainsi que son sens revendicatif. Elle monte souvent des tribunes de Jean-Dauger, de manière assez instinctive.

« Qui ne saute pas n’est pas Bayo-nnais » : le plus italienLe « Qui ne saute pas n’est pas… », chant très football, aurait été inventé dans les années 1970 par la Curva, le virage des supporters ultras de la Reggina en Italie. Traduit puis importé dans les stades français, il a fini par migrer vers le rugby et connaître sa version bayonnaise. Qui fonctionne très bien.

« Chalalalalala, ô Bayonnais » : le plus norvégienLe « Chalalalalala » a été lancé dans les tribunes bayonnaises par le BOC (Bayonnais d’origine certifié), un groupe de supporters créé en 2015 pour booster l’ambiance de Jean-Dauger. Elle leur a été inspirée par un chant du club de football norvégien Rosenborg.

« Bayonnais, allez, allez, allez… » : le plus fédérateurRudimentaire et efficace : c’est l’un des chants les plus fédérateurs des avironards de toutes générations. Comme la Peña Baiona il y a quelques années, le BOC s’est écrit une chanson.

"Swing Low, Sweet Chariot": L'Hymne Anglais Controversé

À Twickenham ou ailleurs, les supporters anglais ont l'habitude d'entonner le "Swing Low, Sweet Chariot". Ils le chantent pour aider leur équipe, pour chambrer l'adversaire, ou juste pour tuer l'ennui. Si vous avez déjà regardé ou assisté à un match du "XV de la Rose", vous avez forcément entendu, au moins une fois, cette chanson. Entonnée à l'envi par les supporters anglais, la ritournelle est devenue le véritable hymne du rugby outre-Manche depuis plus de 30 ans.

Si l'air est connu de tous, il divise les joueurs, actuels et passés, à l'image du capitaine Maro Itoje. "Je ne vais pas dire aux gens ce qu'ils doivent faire ou non mais, personnellement, je ne chanterai plus cette chanson", disait-il à L'Équipe (nouvelle fenêtre) en 2022. "Je l'ai chantée auparavant quand j'étais naïf et ne connaissais pas ses origines mais, sachant désormais le contexte à la création de 'Swing Low, Sweet Chariot', ce n'est plus un hymne que je vais reprendre."

Ce texte qui débute "Swing Low, sweet Chariot" ("Balance-toi doucement, doux char", en français), et se poursuit par "Coming for to carry me home" ("Venu pour me ramener chez moi") est à l'origine une ode à la libération des esclaves. Et un hommage au "char", désignant un wagon ou une barge, permettant à un esclave de s'échapper de son champ et de sa condition. Écrit peu avant 1862 par un esclave noir, Wallace Willis, ce texte comporte plusieurs paragraphes mais seuls les deux premiers vers sont entonnés dans les stades où joue l'Angleterre depuis le 19 mars 1988.

Ces années sont difficiles pour le "XV de la Rose" et ses supporters, l'équipe a perdu 15 de ses 23 derniers matchs dans le Tournoi, n'inscrivant qu'un seul essai à domicile en deux ans de compétition. Et la disette continue : l'Irlande mène 3-0 à la mi-temps et le public anglais commence à voir se profiler une nouvelle défaite.

Mais au retour des vestiaires, c'est le déclic. Les Anglais se reprennent et inscrivent six essais, dont trois pour le seul Chris Oti dont c'est le premier match à Twickenham. Premier joueur noir à pratiquer ce sport de blancs dans ce stade depuis 80 ans, Oti assure la victoire (35-3) aux siens grâce à trois autre essais et entend au fil du match, comme les 29 autres joueurs sur la pelouse, monter une chanson des tribunes. C'est "Swing Low, Sweet Chariot", la chanson des esclaves. Faut-il y voir un lien entre sa couleur de peau et celle de l'auteur de ce texte ? Pas vraiment...

Tout est en fait parti d'un groupe d'élèves de l'école bénédictine Douai de Upper Woolhampton. Venus des environs de Reading pour assister à la rencontre, ils expriment leur joie de voir (enfin !) leur équipe inscrire un essai en chantant l'hymne de leur propre équipe de rugby. D'abord un peu seuls, ils sont petit à petit rejoints par leurs voisins et propagent l'hymne festif à tout le stade.

Beaucoup s’accordent en effet à attribuer la chanson à Wallace Willis (et sa fille Minerva), un esclave affranchi afro-américain, accueilli par la nation Choctaw (originaire du sud des États-Unis actuels), qui l’aurait composée au début des années 1860. Une origine toutefois incertaine selon Arthur Jones, professeur d’histoire de la musique à l’université de Denver : « Il existe de nombreuses occurrences de cette chanson en tant que chanson d’esclaves dans la tradition orale. Il est probable que Wallace Willis l’ait apprise ainsi. »

Le premier enregistrement connu de « Swing low, sweet chariot » date en tout cas de 1894 et est l’œuvre du Standard Quartette.

En 1939, les Nazis ont apparemment essayé d’éliminer toute une liste de morceaux composés, joués ou chantés par des artistes juifs, ou qui ne correspondaient pas à leur vision du monde. On ne tentera évidemment pas de rationnaliser le procédé…

Bien des années plus tard, la RFU a elle aussi considéré la possibilité d’essayer de bannir le « Swing low, sweet chariot » de ses tribunes, estimant que l’appropriation du chant était de mauvais goût en raison de ses origines.

Maro Itoje avait lui-même avoué que le chant le mettait « mal à l’aise » bien qu’il n’ait à l’époque pas plaidé pour qu’il soit interdit de séjour à Twickenham.

Tableau Récapitulatif des Chants de Rugby

Chant Origine Particularités
La Marseillaise Hymne national français Encourage les Bleus avec ses accents guerriers
Peña Baiona Bayonne, Pays Basque Hymne festif basé sur "Vino Griego"
Freed from Desire Gala (1997) Chanson de ralliement de l'équipe de France
Swing Low, Sweet Chariot Chant d'esclaves afro-américain Hymne controversé des supporters anglais
UBB, allez, allez ! Bordeaux Hymne du club Union Bordeaux Bègles

Le chant des supporters - Interview

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