Allemagne - Japon : Histoire des Rencontres au Hockey sur Glace

Cet article explore l'histoire des rencontres de hockey sur glace entre l'Allemagne et le Japon, en particulier dans le contexte des compétitions internationales et des Jeux Olympiques. Il met en lumière les enjeux de ces matchs et l'évolution des équipes au fil des ans.

Les Jeux Olympiques : Un Événement Clé

Les Jeux Olympiques représentent un événement majeur pour les équipes de hockey sur glace. Les Bleues ont découvert ce qu’étaient les Jeux Olympiques, ce grand évènement international qui passionne des millions de personnes. Pour certaines équipes, comme la France, participer aux JO est une première historique. Pour d'autres, comme le Japon, il s'agit d'une compétition supplémentaire dans un calendrier déjà chargé.

Jeudi 5 février débutera le huitième tournoi olympique de hockey féminin de l’histoire. Dix équipes sont réunies à Milan, les cinq formations du groupe A ont fait l’objet de la première partie de la présentation. Comme nous l’avons précisé précédemment, les cinq équipes du groupe A sont déjà assurées d’une place en quart de finale. En revanche, la bataille sera totale dans le groupe B puisque seules les trois premières équipes auront leur sésame pour les quarts.

À Milan-Cortina, l’Équipe de France sera engagée chez les femmes et chez les hommes. Pour ne rien manquer de leurs rencontres, découvrez leur calendrier. Le programme du hockey sur glace aux Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 est le suivant :

Date Heure Match Groupe
Jeudi 5 février 12 h 10 Suède - Allemagne B (F)
Vendredi 6 février 12 h 10 France - Japon B (F)
Samedi 7 février 12 h 10 Allemagne - Japon B (F)
Lundi 9 février 16 h 40 Allemagne - France B (F)

France contre Allemagne : Une Rivalité Récente

La France et l'Allemagne sont habituées à s'affronter ces dernières années. Sur les trois dernières saisons, les deux équipes ont été opposées à six reprises. La dernière en date, où les Bleues ont fait trembler les Allemandes sur leur sol en s’inclinant 3-2 aux tirs aux but alors qu’elles menaient 2-1 à un peu plus d’une minute.

Elles avaient aussi bien tenues en 2024 et en début de saison en ne perdant que 2-1 sur une réalisation de Chloé Aurard-Bushee. Il faut remonter à 2023 pour voir la dernière victoire de l’Équipe de France féminine contre les Germaniques.

Pierre Pousse, entraîneur adjoint de l’Équipe de France évoque ce dernier adversaire en phase de poule : « L’Allemagne est une nation qu’on a retrouvée souvent ces derniers mois, à Albertville en août dernier et à la Deutschland Cup en novembre. C’est une équipe qu’on connaît bien. On est capables de rivaliser avec elles sur la vitesse et à tous les niveaux, mais il ne faudra pas trop ouvrir le jeu. Il faudra s’inspirer de ce qu’on a fait en novembre où le match a été très serré tout le long, avant de finir en prolongation. C’est le dernier match, on sait qu’il est décisif pour elles. Ça sera épuisant pour les deux équipes physiquement et mentalement avec ce back-to-back. Ça ne se jouera à pas grand chose.

Équipe de France Féminine : En Quête d'une Première Victoire Olympique

Avant de se projeter sur ce nouveau cycle, les Bleues ont encore deux rencontres très relevées à disputer : face à la Suède dimanche, puis contre l’Allemagne lundi. Deux adversaires face auxquels elles se sont systématiquement inclinées depuis le début de la décennie. Pour rappel, le hockey sur glace français n’a encore jamais remporté de match aux Jeux Olympiques. Lors de leur participation historique en 2002, les hommes n’avaient pas fait mieux qu’un match nul - à une époque où cela était encore possible.

L’équipe de France féminine était-elle en capacité de se montrer à la hauteur de l’événement ? Comme attendu, les Bleues ont été globalement dominées par les Nippones. Il faut dire qu’entre les deux équipes, le vécu international diffère largement. Alors que ces Jeux Olympiques représentent un événement majeur pour une sélection qui n’a connu le plus haut niveau que de manière ponctuelle - avec seulement deux participations au Mondial Élite au cours des dix dernières années - il ne s’agit que d’une compétition supplémentaire pour le Japon.

Au lendemain de l’échec de la qualification pour les Jeux de 2022, une profonde cure de jouvence avait été engagée dans l’optique de l’échéance des JO 2030 en France. Derrière le pilier Lore Baudrit, la génération Duvin - Rozier - Aurard a pris le pouvoir, tandis que celle de Jade Barbirati et Margot Huot-Marchand arrive à maturité. Cet attelage encore perfectible profite pleinement de l’opportunité de capitaliser une expérience précieuse en vue de 2030.

En 2023, le groupe France avait très mal vécu son retour en élite mondiale, surclassé par plusieurs équipes. Depuis, l’équipe a gagné en expérience, et elle avait fait de ces Jeux olympiques son grand objectif. Les Bleues pourront jouer sans complexe en tentant d’accrocher les quarts de finale. Sans avoir à jouer sa survie comme aux Mondiaux, elles seront délestées du poids de la relégation.

Japon : Une Équipe en Renouveau Constant

Au lendemain de sa rencontre inaugurale contre l’Italie, l’équipe de France disputera déjà son deuxième match contre le Japon, septième nation mondiale chez les féminines. Les Japonaises vont connaître leur cinquième olympiade, elles étaient parvenues à remporter leur tournoi de qualification à Tomakomai en dominant nettement leurs trois adversaires, dont la France. L’équipe nippone est une habituée des quarts de finale, aux championnats du monde comme aux JO, cette performance sera donc un minimum à atteindre pour l’entraîneur en chef Yuji Iizuka.

Si le nouveau championnat d’Asie n’a été qu’une formalité ces deux dernières saisons, les tournois disputés en Europe sont bien plus riches en enseignements. La sélection du Soleil Levant semble à son meilleur, sans aucune absence notable, avec bon nombre de valeurs sûres.

Rigueur est le maître mot de cette équipe capable de présenter une bonne copie pendant 60 minutes sans se relâcher. Le coach peut d’ailleurs compter sur des éléments rigoureux en défense, la capitaine Shiori Koike en tête, mais aussi Akane Hosoyamada, Ayaka Hitosato et Aoi Shiga. L’autre sœur Shiga, Akane, demeure la menace offensive numéro 1 du Japon, son départ de la PWHL lui a fait finalement le plus grand bien puisqu’elle connaît une deuxième saison de plus de 30 points en SDHL suédoise.

Smile Japan regorge toutefois de suffisamment de talents et de combativité pour atteindre les quarts. Le potentiel offensif, qui s’est amélioré selon le coach Iizuka, sera un point clef.

Moments Clés du Hockey Français au Début des Années 2000

Le centenaire de la Fédération Française de Hockey, créée en 1920, est l’occasion de rassembler toutes les forces vives du hockey français en 2020. Dans ce contexte difficile, il est essentiel de nous unifier autour de nos valeurs fortes que sont le Fair-Play, l'Authenticité, le Respect et la Convivialité. Dans ce cadre, le Comité des 100 ans a décidé de mettre en lumière les moments clés de notre sport. Dans ce dernier article des décennies, nous avons décidé de nous pencher sur le début des années 2000. Il est marqué par les organisations des grandes compétitions mondiales masculines et féminines dont les hockeyeurs français ne participeront pas.

L’équipe de France féminine en salle participe à la 10ème coupe d’Europe des nations division B qui se déroulera à Liévin (France) du 28 au 30 janvier. Grâce à sa médaille d’argent, elle retrouve la division A en 2002, aux Ponts de Cé (Pays de Loire). L’équipe de France gazon masculine participe à la 7ème coupe intercontinentale qui se déroulera à Edimbourg (Écosse). La victoire revient à l’Argentine qui bat l’Espagne en finale. 3ème et médaille de bronze la Pologne.

L’événement de l’année pour le hockey français féminin est l’organisation de la coupe du monde B (qualificatif pour la coupe du monde A.) qui se déroulera à Amiens et Abbeville du 17 au 30 septembre 2001. Cette grande compétition mondiale sera très bien organisée dans un climat d’insécurité mondiale. En effet, après les événements du 11 septembre à New York, l’équipe féminine américaine est absente de ce grand rendez-vous d’où un déséquilibre dans les poules. La victoire revient à L’Angleterre devant la Russie, pour la médaille de bronze, l’Ukraine bat le Japon.

Après la Celtic Cup, l’équipe de France participe à la 11ème coupe d’Europe des nations division B. qui se déroulera à Cagliari (Sardaigne) du 5 au 12 août 2002. La victoire revient à la Pologne devant l’Irlande. La France se classe à la troisième place. Après cette manifestation alpestre, l’Equipe de France effectue le même parcours que les Hommes.

Nos Dames, participeront au tournoi qualificatif de la 6ème coupe d’Europe des nations à Dublin (Irlande) du 8 au 14 juillet. Terminant à la 4ème place derrière L’Irlande, l’Ecosse et l’Italie, elle devra jouer trois matches de barrage contre la Belgique en septembre à Tarrasa (Espagne).

En 2003 eut lieu les coupes d’Europe des nations masculine et féminine à Barcelone (Espagne). Les deux coupes d’Europe masculines et féminines des nations se dérouleront au même endroit à Barcelone (Espagne) et aux mêmes dates du 1 au 13 septembre. Après les coupes d’Europe de 1999, un nouveau règlement sera appliqué. Les coupes d’Europe masculines et féminines auront lieu tous les deux ans avec une diminution du nombre de nations participantes passant de douze à huit avec deux descentes du groupe A en B et deux montées du groupe B.

La victoire revient à l’Allemagne qui bat en finale l’Espagne. L’Angleterre est médaille de bronze devant les Pays-Bas. En salle, la France participe à la première coupe du monde masculine organisée à Leipzig (Allemagne) du 3 au 9 février 2003. La victoire revient à l’Allemagne devant la Pologne : 7- 1. La France après un excellent parcours obtient la médaille de bronze devant la Suisse. Au Palmarès, Frédéric Soyez est nominé meilleur marqueur et meilleur joueur du tournoi masculin.

2005 eut lieu les coupes d’Europe des nations masculine et féminine. Ces deux grandes compétitions internationales se dérouleront pour les masculins à Leipzig (Allemagne) et pour féminines à Dublin (Irlande). Depuis cette année, la nouvelle formule rentre en vigueur soit : En groupe A. La France sera dans la poule B avec les Pays-Bas - l’Espagne- et la Pologne. Dans la poule A. on retrouve : l’Allemagne championne d’Europe sortante, L’Angleterre- la Belgique et l’Écosse. La victoire revient à l’Espagne qui bat en finale les Pays-Bas par 4 buts à 2 (0-0). L’Allemagne obtient la médaille de bronze devant la Belgique : 9 buts à 1 (4-1). La France termine après un bon parcours à la 5 ème place et reste dans le groupe A. pour la 11ème coupe d’Europe en 2007.

France A masculine participe au tournoi qui se déroulera en Chine du 12 au 23 avril dans la ville de Changzhou. En amont du tournoi, une préparation sans précédant fût mise en place par le comité directeur et la direction technique nationale de la F.F.H. Accord de tous les clubs français pour laisser les joueurs internationaux à la disposition de la sélection française. Il y eut une modification de la formule du championnat de France - Absence totale de la pratique du hockey en salle pour les internationaux - un programme de tournois, rencontres internationales, tournées à l’étranger - regroupements, stages, aménagement de la saison d’avant le tournoi qualificatif. Malgré tout ce dispositif exceptionnel pour le hockey français, notre équipe nationale a raté son objectif en échouant sur le Japon pour la 5ème place battue 2 buts à 1.

Pour les féminines, la situation de départ ne fût pas la même. Dans un premier temps, le comité directeur et la direction technique nationale de la F.F.H. Après une décision de ne pas engager l’Equipe de France Féminine, machine arrière a été faite. Est-ce l’orgueil féminin qui a piqué nos filles, mais leur parcours en poule de qualification fût excellent. Elles terminent à la 3ème place et jouent pour la cinquième et sixième place. Match décisif pour la qualification à la coupe du Monde contre la Chine.

En 2007, c’est l’année des coupes d’Europe des nations masculines et féminines. Pour nos deux équipes de France masculine et féminine : c’est l’année des coupes d’Europe des nations qualificatives pour les J.O. de Pékin. L’équipe de France A masculine effectue une tournée du 14 au 30 Avril en Asie : le Japon puis la Corée, en vue de sa préparation à la coupe d’europe des nations qui se déroulera à Manchester (Angleterre) du 19 au 26 août 2007. Sur les six rencontres programmées, trois au Japon deux défaites et un nul et en Corée trois défaites. La Corée est située sur le plan mondial dans les six meilleures nations.

Pour l’équipe de France féminine, du 2 au 9 septembre 2007 à Siaulai (Lituanie), notre équipe nationale participe au championnat d’europe « trophy » (coupe d’Europe B). Placée dans la poule A avec la Belgique, la Biélorussie, et l’Autriche, la France termine à la 3ème place et jouera les matches de classement de la 5ème à la 8ème place. Grâce à ses deux victoires sur la République Tchèque et sur la Lituanie elle obtient la 5ème place de ce tournoi. Elle conserve son rang dans cette catégorie mais ne jouera pas dans le groupe A.

En 2009, le haut niveau masculin et féminin français sur tous les fronts. En 2018, l’équipe de France masculine participe à la Coupe du Monde de hockey à Bhubaneswar au Pakistan. Avec la perspective des JO 2024 à Paris, le hockey français masculin passe une nouvelle étape. Coté féminin, la jeunesse prend les devants et participe au EHF Championship II Women en août prochain. Améliorer le ranking leur permettra de participer, nous l’espérons, aux JO de Paris.

Ce dimanche 12 février, l’équipe de France féminine s’est imposée 3-1 face à l’Autriche lors de son dernier match du TQO à Tomakomai (JPN). Grâce au troisième but de la compétition de leur capitaine Marion Allemoz, les Bleues ont ouvert le score après la mi-match (36″27). Malgré l’égalisation autrichienne en supériorité numérique juste avant la deuxième pause (39″45), les joueuses de Grégory Tarlé ont su faire la différence dans le dernier tiers. Gwendoline Gendarme en powerplay (51″40, Ass. Duvin) puis Estelle Duvin en cage vide (59″59) ont offert la victoire aux Tricolores. Éliminées hier de la course aux JO, les Bleues terminent ainsi sur une belle note et peuvent être fières de leur parcours.

L’Équipe de France féminine a joué son deuxième match du TQO à Tomakomai, au Japon, ce samedi 11 février. Les Tricolores s’inclinent 4-1 face au pays hôte. Rapidement menées, les Bleues encaissent un deuxième but dès l’entame du deuxième tiers-temps avant de réagir et de réduire le score grâce à Marion Allemoz (31″35). Malheureusement, les Tricolores craquent dans le dernier tiers et les Japonaises marquent deux buts. Troisième du groupe avec 1 point, l’Équipe de France est éliminée de la course aux Jeux Olympiques.

Ce jeudi 9 février, l’équipe de France féminine a disputé son premier match du TQO à Tomakomai, au Japon. Face à l’Allemagne (8ème nation au ranking IIHF), la France (12ème) s’est inclinée au bout du suspense, 3-2 à l’issue de la séance de tirs au but. Les Françaises, dominées en termes de tirs (45 à 20), ont pourtant mené au score à deux reprises grâce à des buts de Marion Allemoz (16″07, Ass. Fohrer) et Lore Baudrit (44″54, Ass. Duvin). La deuxième égalisation allemande est malheureusement intervenue à 1″04 de la fin du temps règlementaire.

Du 9 au 12 février 2017, l’Équipe de France Féminine disputera son Tournoi de Qualification Olympique à Tomakomai (JPN) face à l’Allemagne, l’Autriche et le Japon. C’est la dernière étape à franchir pour obtenir son ticket pour les Jeux Olympiques de Pyeongchang 2018. Vous pourrez suivre la compétition en direct vidéo sur la chaine olympique.

FFHG : « Peux-tu nous parler des trois adversaires de l’Équipe de France : l’Allemagne, le Japon et l’Autriche ? MA : « Ce sont trois équipes qu’on a affrontées à plusieurs reprises, donc on les connaît très bien. L’Allemagne est plutôt physique, avec des joueuses aux grands gabarits. C’est une équipe homogène et complète. Les Japonaises sont très rapides et possèdent une très bonne qualité de passes. Ce sont des « petites fusées sur la glace ». Et puis l’Autriche s’appuie plutôt sur de fortes individualités. Le collectif est un peu moins homogène que les deux autres.

Après avoir brillamment franchi l’étape du Tournoi préliminaire de qualification olympique à l’Aren’Ice de Cergy-Pontoise en décembre dernier, l’équipe de France féminine se prépare à disputer son TQO à Tomakomai au Japon. Le vainqueur de la compétition - réunissant la France, l’Allemagne, l’Autriche et le Japon - se qualifiera pour les Jeux olympiques de Pyeongchang 2018. Le tournoi se déroulera du jeudi 9 au dimanche 12 février.

Après quelques décennies de relations tendues avec le CIO d'Avery Brundage, qui le juge trop proche du professionnalisme, le hockey sur glace retrouve à Grenoble son rôle majeur dans les Jeux Olympiques d'hiver. 12000 spectateurs se pressent dans le Stade de Glace pour assister aux rencontres, dont beaucoup sont diffusées en direct sur l'unique chaîne de la télévision française. Sans surprise, les trois nations qui étaient dernièrement dans le groupe A se qualifient. Le Canada abandonne ses espoirs de titre dès son deuxième match, où il se fait surprendre par la surprenante Finlande, appliqué dans le repli défensif comme dans la relance, et comptant sur Urpo Ylönen impeccable dans les cages. Les étonnants Finlandais de l'entraîneur tchèque Gustav Bubnik confirment ensuite leurs progrès quand des buts de Ketola et Oksanen remontent le score de 1-4 à 3-4 face à une équipe de Tchécoslovaquie qui ne préserve la victoire que grâce à son expérience qui lui permet de conserve le palet en utilisant sa supériorité technique.

Par conséquent, le tournoi se résume à un duel entre les deux plus sérieux prétendants au titre : l'URSS et la Tchécoslovaquie. Restant sur cinq années et 39 matches sans défaite, les Soviétiques se sont affirmés comme les maîtres du hockey mondial, mais leurs adversaires tiennent à leur rappeler que ce sont eux qui leur ont appris les bases de ce sport. L'entraîneur tchèque Jaroslav Pitner connaît le point faible de l'adversaire russe, son gardien Viktor Konovalenko, vulnérable quand il n'est plus dans son rythme. Il remarque en outre que sept joueurs russes ne portent pas de protection en plastique au bout des lames métalliques de leurs patins. Il demande donc à décaler le match jusqu'à ce que ces patins soient mis en conformité. La rencontre commence avec une demi-heure de retard, trente minutes fatales à la concentration et aux nerfs de Konovalenko, gardien secret qui se prépare intérieurement et qui fait de longues marches solitaires après un mauvais match. Mais l'énergie dépensée ce jour-là leur fait défaut par ailleurs.

Déjà battus par des Canadiens ayant retrouvé fair-play et envie, ils concèdent le dernier jour contre la Suède un nul synonyme d'adieu à la médaille d'or. Ils peuvent encore espérer un faux-pas russe contre le Canada, où les Soviétiques décident initialement de titulariser Viktor Zinger dans les cages. Mais Konovalenko demande à jouer. Suivant la démocratie participative qui existait paradoxalement dans le système rigide de Tarasov et Chernyshev, les deux entraîneurs demandent alors leur avis aux principaux joueurs, qui s'accordent pour dire qu'il faut faire confiance à Konovalenko, qui ne fait jamais deux contre-performances de suite. Le gardien de Gorki est aligné et blanchit les Canadiens. De toute façon, un tel monde sépare ceux-ci de l'URSS en ce qui concerne la vitesse de jeu et la créativité qu'il n'y a plus guère de suspense.

Après une défaite 0-11 contre la Suisse, même pas qualifiée, en match amical à trois mois des JO, le secrétariat à la jeunesse et aux sports avait exigé que l'équipe de France soit composée de joueurs de moins de vingt-quatre ans afin de préparer une formation plus compétitive pour les JO de 1972. Philippe Lacarrière fait exception en étant retenu dans l'effectif, mais d'autres joueurs confirmés comme Alain Bozon (Chamonix) et Jean-Claude Eymard (Villard-de-Lans) sont absents de la sélection.

Dévoilement de la composition de l'équipe féminine canadienne de hockey

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