Le handball est un sport où la passion et la stratégie se rencontrent, et les confrontations entre l'Allemagne et le Danemark en sont une parfaite illustration. Ce sont deux des plus grandes nations de la discipline qui promettent toujours du grand spectacle. Ces deux sélections avaient terminé premières de leur groupe, ce qui rend cette affiche logique au vu de leur parcours, même si les embûches ont été nombreuses.
Revenons sur quelques moments clés de cette rivalité, notamment leur rencontre lors de la finale des Jeux Olympiques.

Parcours vers la Finale Olympique
L'Allemagne, connue pour sa ténacité, a enchaîné les victoires à l'arrachée, remportant notamment un match d'un point face à l'Espagne (25-24). Les Allemands s'apprêtaient à vivre la 3e finale olympique de leur histoire, après 1984 et 2004.
Le Danemark, quant à lui, est un habitué des finales olympiques. C'était la troisième finale olympique consécutive pour les Danois, véritables experts de la discipline. Les coéquipiers de Mikkel Hansen ont battu la Slovénie d'un petit but en demi-finale (31-30). Les champions du monde 2023 en avaient encore sous la pédale.
Le Danemark, triple tenant du titre, a largement battu l'Allemagne (40-30) pour lancer son tour principal du Mondial de la meilleure des manières. Les Danois de Mathias Gidsel (10 buts et 11 passes décisives) prennent la tête du groupe I (6 pts) devant la Mannschaft (4 pts) et l'Italie (4 pts).
Tableau Comparatif des Parcours
| Équipe | Nombre de médailles d'or olympiques | Titres de champion du monde | Parcours vers la finale |
|---|---|---|---|
| Allemagne | ? | ? | Victoires à l'arrachée |
| Danemark | 2 | 3 | Victoire serrée en demi-finale |
Finale des Jeux Olympiques : Une Leçon de Handball Danoise
Le Danemark a plané sur la finale face à l'Allemagne. Ultra-dominateurs contre l'Allemagne en finale, les Danois ont remporté leur deuxième médaille d'or olympique après celle de Rio en 2016. Mikkel Hansen s'en est allé sur un triomphe.
Il n'y a pas vraiment eu de finale entre un Danemark sûr de sa force et une Allemagne dépassée. Les Scandinaves, triples champions du monde en titre, ont laminé les tombeurs des Bleus (39-26) pour s'offrir leur deuxième médaille d'or après celle de Rio en 2016. C'est de très loin le plus large écart de l'histoire des finales olympiques, surpassant celle de Séoul en 1988 (Corée du Sud - URSS, 25-32).
Ovationné à chacune de ses rares entrées en jeu, Mikkel Hansen (2 buts sur penalty en 6 minutes de jeu) met un terme à sa fabuleuse carrière sur une ultime consécration. Avec désormais trois médailles olympiques dont deux d'or (plus l'argent de Tokyo il y a trois ans), l'ex-star du Paris-SG entre un peu plus encore dans la légende, escorté par son éternel acolyte gardien Niklas Landin, qui prend sa retraite internationale (il va continuer à jouer en club avec Aalborg).
Mikkel Hansen et Niklas Landin égalent le Russe Andreï Lavrov et les Suédois Magnus Andersson, Ola Lindgren, Staffan Olsson et Magnus Wislander avec six titres internationaux, un record « hors Français » (Nikola Karabatic détient le record absolu avec 11 trophées).
L'homme au célèbre bandeau a transmis le leadership aux jeunes loups Mathias Gidsel (11/13 au tir, 7 passes décisives) et Simon Pytlick (6/10). Adossés à une énorme défense et bien secondés par l'ailier gauche Magnus Landin (7/8 au shoot pour le le frère de Niklas), ces derniers ont fait exploser les Allemands dès la fin du premier quart d'heure, profitant d'une exclusion temporaire pour faire passer le score de 6-5 à 12-5 (16e).
L'écart n'a cessé de gonfler. À 21-10 (27e), le public français a entonné une vibrante Marseillaise en tribune pour oublier l'absence totale de suspense. Les Danois ont continué de dérouler en seconde période (38-24, 54e).
Cette fois abandonnée par ses gardiens (seulement 5 arrêts à 14% pour Andreas Wolff), la Nationalmannschaft n'a rien pu y faire malgré les efforts de Juri Knorr (6 buts mais 4 balles perdues). Sa belle médaille d'argent consacre un retour au sommet attendu depuis longtemps. Mais il en fallait bien plus pour stopper l'armada danoise, qui s'offre un triomphe absolu.
Les Danois ont offert une leçon de handball à l'occasion de la finale du tournoi olympique masculin (39-26). Largement supérieurs aux Allemands, Mikkel Hansen et ses coéquipiers ont logiquement remporté la médaille d'or.
Jamais une équipe n'était parvenue à marquer autant de buts lors d'une finale que le Danemark. Jamais une victoire en finale olympique avait été acquise avec une telle avance. Les Danois de Mikkel Hansen ont donc parachevé la carrière de leur n°24 avec brio. L'ancien joueur du PSG part donc par la très grande porte.
Après 2016, c'est le second sacre dans l'histoire du Danemark. Niklas Landin - auteur d'une très grande finale qui prend également sa retraite ce dimanche -, et ses coéquipiers peuvent oublier la désillusion de Tokyo.
Dominants du début à la fin, ils ont prouvé une énième fois qu'ils étaient bien la meilleure sélection au monde. Triple champion du monde en titre (2019, 2021, 2023) et malgré la défaite en finale du dernier Euro face à la France, le Danemark est au sommet de l'Olympe.

Une Nouvelle Preuve de Domination
Le Danemark a infligé une véritable déculottée à l'Allemagne en finale des Jeux olympiques en handball (39-26). Sacrés à Rio en 2016, les Danois, portés par Gidsel et Landin, ont réalisé une performance majuscule face aux tombeurs des Tricolores. Sans pitié.
Deux titres et une finale lors des trois dernières éditions, qui dit mieux ? Personne. Le Danemark a été sacré champion olympique de handball après sa victoire face à l'Allemagne en finale des JO de Paris.
Battus en finale des derniers JO de Tokyo par l'équipe de France, les Scandinaves ont remis les pendules à l'heure, à Paris. Porté par son gardien, Niklas Landin et un ailier fabuleux, le meilleur joueur du monde, Mathias Gidsel (11/13), mais aussi Jacobsen (7/8), le Danemark est rentré aux vestiaires avec 9 buts d'avance. Le plus gros écart de l'histoire à la pause en finale olympique.
Les Danois, au-dessus du lot dans tous les compartiments du jeu, ont régalé leurs supporters à Lille. Ils ont surtout mis fin, en beauté, à une génération fabuleuse, incarnée par Mikkel Hansen (35 ans) et Niklas Landin (36 ans), qui va désormais laisser place à la jeunesse.