L'Allemagne et le Danemark sont deux nations européennes avec une riche histoire footballistique. Leurs confrontations ont souvent été passionnantes et mémorables. Cet article explore l'historique de ces rencontres, mettant en lumière les moments clés et les statistiques importantes.
L'Allemagne affronte le Danemark à l’occasion des huitièmes de finale de l'Euro 2024 ce samedi 29 juin. Le coup d'envoi de la rencontre est prévu à 21h00, sur la pelouse du Signal Iduna Park de Dortmund. Découvrez ci-dessous l'historique des confrontations entre ces deux belles nations du football.
Les Danois ne les ont pas battus depuis 2007. De l'autre côté, le Danemark reste invaincu sur ses cinq derniers matchs avec deux victoires, trois matchs nuls, et aucune défaite. Les Danois n'ont pas démérité leur deuxième place du groupe C, avec un ticket acquis pour disputer les huitièmes de finale grâce au classement fair-play. En effet, six cartons jaunes pour le Danemark contre sept pour la Slovénie.
Sur le papier, un favori sort du lot.


Statistiques des Confrontations
Lors de leurs 27 confrontations, les Allemands ont pu s'imposer près de 15 fois. Les deux nations ne se sont toutefois plus affrontées depuis le 6 juin 2017 et un score de parité (1-1).
| Résultat | Nombre de fois |
|---|---|
| Victoires de l'Allemagne | 15 |
| Matchs nuls | 8 |
| Victoires du Danemark | 4 |
Euro 1992: Le Triomphe Inattendu du Danemark
En juin 1992, personne n’a eu la bonne idée de filmer de l’intérieur la vie de la sélection danoise. Logique, les futurs champions d’Europe remplacent au pied levé la Yougoslavie, exclue pour des raisons politiques de cet Euro en Suède. A défaut d’une version locale des Yeux dans les Bleus, il reste la fiction avec Sommeren ’92, du réalisateur Kasper Barfoed.
Au hasard des recommandations de l’algorithme, les abonnés Netflix sont peut-être tombés sur ce long-métrage centré sur le personnage de Richard Moller Nielsen (décédé peu avant la sortie du film), présenté au départ comme un sélectionneur méprisé par les médias, par sa fédération, voire par certains de ses joueurs. Un portrait assez réaliste.
Mais à côté de cette figure d’antihéros, Sommeren ’92 s’attarde aussi sur les destins de John « Fixe » Jensen et Kim Vilfort. A l’opposé, le second donne au long-métrage ses scènes les plus dramatiques.
Avant le troisième match contre la France, l’ancien joueur de Lille, apprenant une nouvelle rechute de la petite Line, retourne en urgence au pays. Jensen et le reste du groupe découvrent alors le drame intime vécu par leur camarade. Les Danois battent les Bleus (2-1) et Vilfort, poussé par sa femme, retrouve ses amis pour la demi-finale contre les Pays-Bas.
Dans Sommeren ’92, comme dans la réalité, Moller Nielsen encourage ce brave Jensen (alors à la recherche de son premier but en sélection) à encore prendre sa chance. Mais ce 26 juin à Göteborg, l’homme des tâches obscures doit d’abord penser à courir. « Les premières minutes ont été les plus dures de ma carrière tellement nous étions dominés », se souvient le futur joueur d’Arsenal.
Surclassés, les Danois sont maintenus à flot par leur gardien Peter Schmeichel quand, à la 18e minute, Vilfort sonne la révolte en taclant Jürgen Kohler. L’attaquant a vu Jensen démarqué à l’entrée de la surface, mais hésite une seconde, redoutant peut-être une nouvelle frappe dévissée. Mais le jeu lui dicte cette passe. La tête fixée sur le ballon, « Fixe » frappe sans contrôler, presque en fermant les yeux. Mais cette fois, le ballon part bien, très bien même et termine dans la lucarne de Bodo Illgner. Jensen ne réalise pas tout de suite et court avec la main droite levée comme celui qui ne sait pas trop comment fêter un but.
🇩🇰 En 92, le Danemark éteint l'Europe
Jamais, à ce moment de la finale, Kim Vilfort ne doit se trouver en position aussi avancée. Mais le milieu se relève tout juste d’un mauvais coup quand un ballon arrive vers lui. De la poitrine dans le film (mais plutôt du haut du bras dans les faits), il le contrôle, effectue un crochet du pied droit avant de frapper du gauche et d’inscrire le but du titre avec l’aide du poteau (2-0). « Si j’avais fait main, je m’en souviendrais sans hésitation », jurait-il à So Foot en 2008.
Vilfort, lui, n’a pas vraiment la tête à penser à l’avenir de l’Union européenne ou même à fêter ce titre devant presque un million de Danois, le lendemain, dans les rues de Copenhague. Peu après, il reprend le chemin de l’hôpital au côté de son épouse. Six mois plus tard, la mort de leur fille provoquera une grande émotion dans tout le pays.
