Al-Farouq Aminu : Parcours et Biographie d'un Joueur NBA

Dans quelques heures se déroulera la tant attendue NBA Draft 2019, virage essentiel de la fin de saison pour commencer à travailler la prochaine. L’occasion aujourd’hui de revenir sur les dix dernières remises de casquettes, histoire de faire rejaillir quelques souvenirs. Cet article se penche sur la carrière d'Al-Farouq Aminu, né le 21 septembre 1990, en explorant son parcours depuis la draft NBA jusqu'à ses performances actuelles.

La Draft NBA et les Débuts d'Aminu

C’est en autobus que les prospects de Kentucky débarquent cette année-là à la Draft. Défaits face à West Virginia lors de la March Madness, les joueurs de John Calipari sont pourtant venus en masse pour défoncer les portes de la NBA. Pas moins de cinq d’entre-eux seront sélectionnés au premier tour et le chiffre des futurs NBAers monte même à huit, incroyable lorsque l’on sait que les Moutaineers, tombeurs des Wildcats cette année-là, étaient alors drivés par les illustres Da’Sean Butler, Devin Ebanks et John Flowers, poke JL Bourg Basket.

Les Joueurs Clés de la Draft 2010

La mobylette John Wall, le déménageur DeMarcus Cousins, le besogneux Patrick Patterson, l’immense Daniel Orton et le body-buildé Eric Bledsoe, envoyez la quinte flush. Les cinq fantastiques seront rejoints dans la Grande Ligue par ces messieurs Josh Harrelson, DeAndre Liggins et Darius Miller, portant donc à huit le contingent de chats sauvages millésime 2010 finalement passés par la NBA. Pas forcément un gage de grand bonheur lorsque l’on voit où les pauvres John et DMC en sont aujourd’hui, l’éthique de travail et/ou les blessures étant passées par là pour faire de ces futurs cracks des poids pour leurs franchises respectives.

Compte tenu des dieux vivants sélectionnés avant eux, on y reviendra plus bas, le petit Gordon Hayward récupéré par le Jazz avec le pick 9 apparaît aujourd’hui comme une sacrée belle opération, même si le palichon ailier fait désormais le bonheur (hum) des Celtics. Pour Paul George c’est encore différent puisque l’on parle d’un candidat au trophée de MVP sorti avec un pick 10, derrière des mecs qui ne mettront pas dans leur carrière le nombre de points qu’il peut mettre en une demi-saison.

Se rappelle-t-on plus de Wesley Johnson pour avoir été sélectionné quatrième de sa cuvée ou pour avoir… léché le sol sur l’un des cross les plus dingues de ces dix dernières années ? Vous avez quatre heures. Ekpe Udoh en 6 ? Dédicace également au col bleu qui porte bien son prénom Cole Aldrich, sélectionné en onzième position par les Hornets, onze comme le nombre de fois où le gonze aura été décisif dans sa carrière, malgré un cœur énorme et aucun renoncement quand ses coaches l’envoyaient au feu à +40 dans le dernier quart. Xavier Henry ?

Deux beaux coqs pour le millésime 2010 : Kevin Seraphin choisi avec le pick 17 et transféré à Washington le soir de la Draft, et Pape Sy, ce dernier enfilant la casquette des Hawks pendant une bonne heure, soit… plus de minutes au total que celles qu’il passera sur les parquets de NBA. 2010, année de chats sauvages, mais également année du QI Basket. John Wall, Evan Turner, DeMarcus Cousins et Greg Monroe dans le Top 10, l’assurance de voir du basket spectaculaire mais pour réaliser des équations merci de repasser.

Réévaluation des Joueurs de la Draft 2010

Il est presque fou de se dire que le meilleur joueur, ou du moins le plus complet de cette cuvée, n'a été pris qu'au 10e rang à sa sortie de Fresno State. Malgré sa grave blessure, "PG13" est un two-way player génial qui a porté Indiana sur ses épaules pendant plusieurs saisons pour quelques belles passes d'armes avec LeBron James et le Heat.

On était sceptiques, dans un premier temps, sur la capacité de Wall à dépasser la hype. Ses premières saisons en NBA ont été compliquées, ou en tout cas en dessous des attentes, mais ses progrès dans tous les compartiments du jeu sont effarants depuis 2 ou 3 ans.

On savait, lorsque les Kings l'ont drafté en 5e position, que cette place ne reflétait pas la réalité du talent de "Boogie". Toutefois, ses sautes d'humeur et la difficulté de ses coaches à le canaliser et en faire un leader ne lui permettent pas de prétendre à mieux que la 3e place pour le moment. Sur les qualités brutes de basketteur, le nouveau joueur des New Orleans Pelicans est, sinon, un n°1 en puissance et l'un des intérieurs les plus incroyablement doués de sa génération.

A son arrivée en NBA, Hayward donnait l'image du bon gars polyvalent parfait pour être la 3e ou 4e option d'une équipe très compétitive. Grâce au travail de ses coaches à Salt Lake City, particulièrement Quin Snyder ces dernières années, l'ancien de Butler est devenu All-Star est bien plus physique que ce à quoi on s'attendait.

Toisé pendant la Draft, où il n'a été pris qu'en fin de premier tour, puis au début de sa carrière, où le manque de confiance des coaches l'a poussé à un exil exotique au Liban (entre autres), le voilà qui frappe à la porte du club des meilleurs intérieurs de la ligue. Whiteside n'est pas "moderne" dans le sens où on l'entend aujourd'hui à l'ère du spacing, mais posséder un pivot capable d'être meilleur rebondeur et quatrième meilleur contreur de la ligue est un luxe. Miami a bien fait de miser sur lui quand personne n'a voulu lui donner sa chance. Et lui a bien fait de se donner à fond au moment opportun pour passer de 980 000 dollars par an à...

Sans ses blessures fâcheuses et longue durée, il semblait parti pour porter Phoenix jusqu'en playoffs avec Goran Dragic. L'ancien Wildcat mérite en théorie un peu mieux que cette 6e place, mais il est difficile de lui confier pleinement les clés d'une équipe aujourd'hui sans craindre pour son physique. Cela dit, en numéro 2 d'une franchise, Bledsoe serait un atout exceptionnel grâce à un moteur et une énergie au-dessus de la moyenne.

En le draftant en 20e position, Danny Ainge a fait une superbe affaire. Les Celtics ont pu compter pendant 7 ans sur un joueur travailleur, intransigeant défensivement et constamment en progrès en attaque. Il lui manque peut-être une petit étincelle de créativité et des grosses performances au scoring pour basculer dans une autre catégorie, mais Detroit ne peut pas se plaindre de l'avoir récupéré contre l'un des jumeaux Morris.

Les dernières années de sa carrière n'ont pas été aussi probantes que les premières avec Detroit et on l'a carrément perdu à Milwaukee. Cela dit, dans la bonne situation, Monroe peut être une plus-value importante à l'intérieur grâce à des fondamentaux solides et une faculté à signer des double-doubles quand son temps de jeu est suffisant.

L'une des déceptions de cette cuvée. Lorsqu'il a été en mesure d'enchaîner les matches, ses prestations ont souvent été satisfaisantes avec le Jazz. Malheureusement, à chaque fois que l'opportunité de former une raquette dominante avec Rudy Gobert s'est présentée, Favors a laissé passer le train (pour cause de blessures ou de méforme) et des joueurs plus fiables l'ont devancé.

Turner est un joueur attachant, polyvalent et divertissant. Malheureusement, il n'a jamais été à la hauteur des attentes le concernant à sa sortie d'Ohio State. Dans une bonne situation, comme à Boston, il peut être un 6e homme redoutable, mais pas sûr que Portland soit le terrain de jeu idéal pour lui.

Un besogneux intense et capable de shooter, c'est une denrée extrêmement utile en NBA aujourd'hui. OKC ne s'y est pas trompé en le signant durant la free agency.

Sur le plaisir qu'il est capable de procurer et sur ses qualités de manieur de ballon et de défenseur, "Born Ready" devrait se retrouver dans le top 5 de cette re-Draft 2010. Problème, son mental est instable et sa capacité d'adaptation incertaine. De retour chez les Pacers, il retrouvera peut-être le mélange de folie et de solidité qui faisaient de lui un All-Star potentiel à l'époque où les Pacers étaient l'obstacle principal qui se dressait entre le Heat et les Finales NBA.

On n'a pas encore vu l'étendue de son talent en NBA, mais Tom Thibodeau compte sur lui cette saison et est persuadé que son profil de stretch 4 ou de poste 3 très long va l'aider à rendre le jeu des Wolves plus moderne. Son impact à Portland est intéressant, mais à sa sortie de Wake Forest, son potentiel paraissait supérieur à ce qu'il a montré chez les Clippers et à New Orleans par la suite, avant un joli regain de forme à Dallas. Il reste un contributeur important chez les Blazers et ses minutes seront encore importantes dans la rotation de Terry Stotts.

Al-Farouq's Story

Nikola Vucevic : Un Parcours Remarquable

via Wikipedia Nikola Vucevic a eu l’occasion de faire son retour il y a deux jours face aux Rockets, et la prochaine échéance sera pour lui un moment spécial puisque, pour la première fois depuis son trade, le pivot des Bulls se déplacera à l’Amway Center d’Orlando. Après sept matchs joués sans Nikola Vucevic, Chicago s’en sort avec un bilan mitigé (4-3) mais sans toutefois que cela ne remette en cause quoique ce soit.

« C’est quelque chose dont nous avons beaucoup discuté et qui a été fait d’un commun accord. Ce n’était pas une situation où ils m’ont dit que je n’allais pas être échangé et où le contraire s’est passé, ce n’était pas une surprise pour moi. (…) Jamais je n’aurai de mauvais sentiments envers Orlando ; ce sera toujours positif.

L'Ascension à Orlando et le Statut de All-Star

Le Monténégrin aura donné ses plus belles années au Magic. Après un an chez les Sixers il débarque en 2012 en Floride dans le cadre de l’accord du trade de Dwight Howard, dans le but de faire partie d’une reconstruction prolongée et de s’améliorer sur la durée. Ce fut finalement chose faite mais la route fut longue, car Nikola Vucevic est souvent vu, encore aujourd’hui, comme un joueur avec qui il est difficile de gagner. C’est con ça hein.

C’est en 2019 que la récompense arrivera enfin, alors que le Magic revient en Playoffs pour la première fois depuis que le pivot a rejoint le navire. Il devient également All-Star, affiche des chiffres énormes en redéfinissant complètement l’opinion des spécialistes à son égard. À partir de là ? Nikola Vucevic gagne en constance et porte quasiment à lui seul Orlando soir après soir, mais cela ne suffira pas pour les ambitions de la franchise.

Contribution aux Bulls de Chicago

“C’est énorme pour plusieurs raisons. Premièrement, c’est un très, très bon joueur, et un gars encore meilleur. Avant de rejoindre une franchise, les joueurs regardent les éléments déjà présents, et qui ne voudrait pas jouer avec un gars altruiste comme Vucevic ?

Le succès défensif est l’une des plus grandes qualités des Bulls cette saison, et Niko n’est pas étranger à ce phénomène même si Alex Caruso et Lonzo Ball y sont pour beaucoup. Chicago est également dans le Top 10 en attaque et a réussi à atteindre ce niveau malgré une adresse en berne de la part de son nouveau pivot. Cependant, ce dernier est très loin du désastre total car il reste toujours aussi précieux au rebond, au niveau de ses qualités d’organisation et son intelligence de placement.

Le double All-Star a évolué neuf saisons à Orlando avec des moyennes de 17,6 points et 10,8 rebonds et deux apparitions en Playoffs. Il est l’un des trois joueurs (avec Dwight Howard et Nick Anderson) à avoir atteindre 10 000 pions avec la franchise floridienne.

Saison Équipe Points par match Rebonds par match
2012-2021 Orlando Magic 17.6 10.8

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