En 2028, le cricket fera son entrée aux Jeux Olympiques de Los Angeles, une opportunité en or pour les clubs et les passionnés de ce sport. À Nîmes, le Nîmes Cricket Club se prépare activement à cet événement en développant des initiatives pour promouvoir le cricket auprès de tous. C'est une belle opportunité pour les Nîmois de découvrir cette discipline en plein essor.
Dès sa naissance, au printemps 2019, le club a misé sur un échange culturel enrichissant : les jeunes réfugiés, originaires de pays comme l'Afghanistan ou le Pakistan, ont fait découvrir le cricket aux Nîmois, tandis que ces derniers leur ont enseigné le français et les codes de la société française.
La structure, initiée par Rolf Zechner, un Sud-Africain passionné, a également développé une forme de cricket de rue appelée "tape ball cricket", jouée avec des balles de tennis et des battes légères, permettant ainsi à ces jeunes de pratiquer ce sport dans des conditions adaptées.

L'Avenir du Cricket à Nîmes : Un Programme pour les Jeunes et les Femmes
Aujourd'hui, le Nîmes Cricket Club veut aller plus loin. Avec l'ambition de promouvoir ce sport dans la région, le club met en place des programmes pédagogiques dans les écoles, notamment dans les quartiers prioritaires de la ville. L'un des grands objectifs du club est de développer la pratique du cricket féminin, une priorité pour cette année. Et avec l'inclusion du cricket aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028, les jeunes Nîmois auront quatre ans pour se préparer.
Stages de Pâques pour les Jeunes
Pour les jeunes de 6 à 16 ans, le Nîmes Cricket Club propose une excellente opportunité de découvrir ce sport pendant les vacances de Pâques. Trois jours d'initiation sont organisés, où les enfants auront l'occasion de s'amuser en apprenant les bases du cricket tout en améliorant leur anglais. Ces stages débuteront au stade Marcel-Rouvière de Nîmes dès le lundi 14 avril, puis se poursuivront au stade de Dions à partir de mercredi.
Chaque participant recevra un kit complet (balle et batte) qu’il pourra emporter chez lui à la fin du stage. Les tarifs sont accessibles, avec 50 euros pour les trois jours ou 15 euros pour une journée. Une belle occasion pour vos enfants ou petits-enfants de s'initier à une discipline originale pendant les vacances.
L'histoire du cricket | Le meilleur des contes de fees | French Parisa's Stories
Le Cricket en Inde : Plus qu'un Sport, une Religion
L'Inde n'a pas inventé le cricket. À son grand regret, l'Europe s'en est chargée avant elle. Ses origines restent obscures, elles se perdent entre le sud de l'Angleterre, le nord de la France et les plaines flamandes. Mais l'Inde l'a élevé au-dessus du statut d'activité sportive.
« Nous en avons fait une religion », assène Mahesh, un Indien exilé en Thaïlande, joueur à l'Asian Star, un club de la ligue de Bangkok. « Le cricket est le seul véritable trait d'union dans notre pays, où tout est par ailleurs source de divisions », insiste Deepak, licencié dans une équipe rivale, les Kerala Strikers. Au dernier décompte, réalisé à la demande du gouvernement, le pays compterait plus de 55 millions de joueurs. Le chiffre donne le tournis. Il prête aussi à sourire.
« 55 millions ? Sûrement pas, s'emporte Mahesh. Dans mon village, tous les hommes nés après les années 1980 jouaient au cricket. Et les filles s'y mettent, maintenant. Le vrai chiffre dépasse à coup sûr les 100 millions. » La ligue professionnelle, l'Indian Premier League (IPL), génère en moyenne 3 milliards de dollars par saison. Selon les estimations, 80 à 90 % des paris sportifs se concentrent sur les matches de cricket.
Une religion, donc, mais dont les apôtres roulent en limousine et se réveillent dans la soie. Curieusement, Bollywood a longtemps observé le phénomène avec distance. Ashish Bhatia, un journaliste freelance basé à Bombay, où il couvre l'actualité de la télévision, ironise : « L'industrie du cinéma n'a jamais pris le cricket très au sérieux, mais elle a l'habitude de programmer ses sorties en fonction du calendrier de l'IPL. Proposer un blockbuster potentiel le même jour qu'un choc du Championnat est l'assurance d'un flop au box-office.
Inside Edge : Une Série qui Révèle les Coulisses du Cricket Indien
Au catalogue des dernières productions nationales dédiées à la balle au coeur de liège couverte de cuir rouge, une poignée de séries. Au-dessus de la pile, Selection Day, sortie sur Netflix en 2016, l'histoire de deux frangins, Radha et Manjunath, entraînés par leur père dans l'espoir de percer dans le Championnat professionnel. Plus ancienne, et aussi plus anecdotique, Suraj : the Rising Star, une série animée inspirée d'un manga japonais. Trois fois rien, donc.
Jusqu'au 11 juillet 2017, acte de naissance du phénomène Inside Edge. La première série originale exclusivement indienne produite par une plateforme de streaming, Amazon Prime Video. Un choc. Au premier regard, le scénario affiche un air de déjà-vu. Une équipe fictive, les Mumbai Mavericks, engagée dans un championnat tout aussi fictif, la Powerplay League. Victoires, défaites, espoirs, désillusions. Classique.
La série, diffusée en Inde et dans 200 pays dans le monde, est devenue un succès colossal. Ses dix épisodes, proposés en une seule fois, ont été avalés comme une sucrerie par un public fasciné par la découverte des coulisses les plus sombres d'un sport rongé par l'argent, la corruption et les luttes de pouvoir.
Les premières images, une scène de sexe dans un recoin de vestiaire entre la star des Mumbai Mavericks et une cheerleader en tenue de travail, ont donné le ton. La suite ne s'est interdit aucun tabou : drogue, alcool, paris truqués et manipulation. Un Dallas en version indienne, avec une passion nationale comme terrain d'expression.
Fait rarissime en Inde : Inside Edge a été plébiscitée par le public et saluée par la critique. Elle a été nommée aux Emmy Awards, en 2018, dans la catégorie « Meilleure série dramatique ».
Sur les réseaux sociaux, les fans ont réclamé une saison 2 sans retenir leur impatience.
Débordée par un succès aussi soudain qu'inattendu, l'équipe de production a pris son temps. La deuxième saison a été diffusée en décembre 2019, soit vingt-neuf mois après la première. Un tantinet moins percutante, elle a ajouté au scénario une deuxième franchise, pour le muscler par une rivalité sportive. L'occasion pour les créateurs de multiplier les scènes de cricket, trois fois plus nombreuses.
Aux manettes, Karan Anshuman, l'une des valeurs montantes de Bollywood, à la fois producteur, scénariste et réalisateur, un ex-étudiant en mathématiques passionné par la mode et les nouvelles technologies. Le cricket, il en parle comme d'une passion de jeunesse. « Sans atteindre un niveau professionnel, j'ai toujours joué, aussi loin que remontent mes souvenirs, raconte-t-il au magazine de L'Équipe. Adolescent, je suivais sans quitter ma télé les test-matches de cinq jours de l'équipe nationale. En me lançant dans l'écriture et la réalisation d'Inside Edge, j'étais en terrain connu et familier. Mais je voulais montrer les dessous, le jeu politique et de pouvoir derrière le jeu tout court. Comme la plupart des sports professionnels, le cricket fait cohabiter deux mondes, deux étages d'un même édifice. En haut, les propriétaires, motivés par l'argent et l'influence. En bas, les joueurs. Comme le décrit la série, ces deux mondes ne se côtoient presque jamais. »
Pour la saison 1, Anshuman a fait suer ses acteurs/joueurs pendant trois mois d'une préparation quotidienne, technique et physique. Les plus doués ont passé le test avec brio. « Un coach m'a avoué un jour qu'un ou deux auraient pu passer pro en poursuivant ce régime six mois de plus, explique-t-il. À Bombay, tout le monde joue au cricket. Pour être crédible, la série devait faire vrai, sinon le public l'aurait boudée dès la première scène de jeu. »
Pour donner plus de crédit aux séquences de match, le réalisateur a recruté un cadreur spécialisé dans le cricket. Il a utilisé un matériel destiné aux rencontres sportives. Pour la saison 2, où le jeu a gagné en importance, une poignée de joueurs professionnels a été sollicitée pour certaines scènes de match.
Anshuman tranche : les personnages sont fictifs, mais le fond s'appuie sur des faits réels. La corruption, les luttes de pouvoir, la coke, les matches truqués et les coups bas... Tout est vrai. Mais le réalisateur avoue avoir dû faire le tri. « Nous avions tellement d'ingrédients qu'il nous a fallu sélectionner, reconnaît-il. Nous avons utilisé à peu près 20 % du matériel - anecdotes et affaires - dont nous disposions. Je crois que si nous avions tout mis, les gens ne nous auraient pas crus. »
Karan Anshuman s'en amuse aujourd'hui : « La série montre une image peu reluisante de l'envers du décor, mais nous n'avons eu aucun retour négatif du milieu du cricket. Nos personnages étant fictifs, personne ne s'est vraiment reconnu... »