La violence dans le rugby, en particulier envers les arbitres, est un problème croissant qui suscite de vives inquiétudes. Les arbitres français tirent la sonnette d'alarme face à la montée des actes de violence dans le rugby à XIII. Cet article examine de récents incidents d'agression, les sanctions imposées et les réactions de la communauté du rugby face à cette tendance inquiétante.

Sanctions exemplaires face à la violence
Une sanction exemplaire, à la hauteur de la gravité du geste. Un joueur de rugby à XIII de Saint-Gaudens a été sévèrement puni pour son comportement lors d’un match U19 Elite qui s’est déroulé le dimanche 15 décembre en Haute-Garonne. A la fin de la rencontre, perdue 28-4 par son équipe face au club de Limoux (Aude), le joueur de 17 ans a frappé l’arbitre sur le terrain, en lui assénant un coup de poing au visage. Il aurait ensuite tenté de s’en prendre à nouveau à l’officiel en se dirigeant vers les vestiaires.
La commission de discipline a décidé de frapper fort en suspendant le jeune treiziste pour les vingt prochaines années. C’est ce que l’on peut appeler une sanction aussi lourde qu’exemplaire. La commission de discipline de rugby à XIII a décidé de suspendre K., joueur de Saint-Gaudens, pour une durée de 20 ans. La raison ? Le treiziste, évoluant dans le club saint-gaudinois à XIII, a agressé l’arbitre du match lors de la rencontre opposant son club à Limoux dans la catégorie Élite U19, le dimanche 15 décembre dernier. L’arbitre aurait reçu un coup de poing au visage de la part du joueur après la fin du match, alors que les locaux s’étaient inclinés 28 à 4. L’agresseur se serait ensuite dirigé vers les vestiaires pour asséner un coup à l’arbitre.
En s’appuyant sur l’article A6.8.2 du règlement, ce type d’infraction peut entraîner une suspension allant de quatre mois à la radiation à vie.
La réaction de la délégation des arbitres français de rugby à XIII
Choquée par cet incident, la délégation des arbitres français de rugby à XIII a réagi dans un communiqué, en dénonçant la multiplication des actes violents aux quatre coins de l’Hexagone.
"Aujourd’hui, le constat est clair. Quel que soit le match, quel que soit le championnat ou la catégorie, le corps arbitral est la cible constante de multiples agressions", peut-on lire dans leur communiqué. "Des insultes aux menaces en passant par les gestes obscènes, chaque arbitre a déjà vécu cette affreuse situation. Leurs auteurs, coachs, supporters, joueurs ou dirigeants oublient parfois les valeurs de notre sport. Récemment, les agressions physiques à notre encontre se multiplient. Un jeune arbitre a encore été agressé au visage il y a peu. Cette nouvelle agression est une goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà bien plein."
Quel que soit le match, le championnat ou la catégorie, le corps arbitral est la cible constante de multiples agressions. La délégation des arbitres français de rugby à XIII s'était exprimée dans un communiqué. "Comme vous, ce sont des humains, et ils peuvent, parfois se tromper. Aujourd’hui, le constat est clair. Quel que soit le match, quel que soit le championnat ou la catégorie, le corps arbitral est la cible constante de multiples agressions. Des insultes aux menaces en passant par les gestes obscènes, chaque arbitre a déjà vécu cette affreuse situation. Leurs auteurs, coachs, supporters, joueurs ou dirigeants oublient parfois les valeurs de notre sport. Récemment, les agressions physiques à notre encontre se multiplient. Un jeune arbitre a encore été agressé au visage il y a peu. Cette nouvelle agression est une goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà bien plein.
Face à cette aberration, la délégation des arbitres français de rugby à XIII s’est exprimée dans un communiqué cinglant. "Comme vous, ce sont des humains, et ils peuvent, parfois se tromper, écrivent les officiels. Aujourd’hui, le constat est clair. Quel que soit le match, quel que soit le championnat ou la catégorie, le corps arbitral est la cible constante de multiples agressions. Des insultes aux menaces en passant par les gestes obscènes, chaque arbitre a déjà vécu cette affreuse situation. Leurs auteurs, coachs, supporters, joueurs ou dirigeants oublient parfois les valeurs de notre sport. Récemment, les agressions physiques à notre encontre se multiplient. Un jeune arbitre a encore été agressé au visage il y a peu. Cette nouvelle agression est une goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà bien plein. Chaque année, de nombreux jeunes garçons et de jeunes filles se rapprochent des responsables régionaux pour se lancer dans l’arbitrage.
La violence verbale essuyée par les arbitres est devenue monnaie courante - malheureusement - mais l’intégrité physique reste souvent épargnée, dans l’intérêt de notre sport.
La Fédération avait sorti un de ses meilleurs arbitres du chapeau, Benjamin Casty, qui œuvre habituellement en élite. Le frère du capitaine des Dragons Catalans a été violemment frappé par un joueur de Saint-Estève qui venait de se faire expulser après avoir fait un doigt d’honneur au public. Un joueur qui avait été déjà suspendu pour une violente altercation d’après-match et pour "coup de pied à joueur au sol". Ce jeune joueur de 21 ans devrait être radié par sa fédération.
Ils ont fait l'actu en 2024. Chaque jour, France Bleu Provence revient à la rencontre de ces Provençaux qui ont marqué l'année et vous raconte ce qu'ils sont devenus. Dans le rétro, retour sur l'agression d'un jeune arbitre de rugby lors d'un match amateur à Toulon.
Les faits remontent au 18 février 2024. Simon Lloret, âgé de 19 ans et originaire de Maussane-les-Alpilles (13) arbitre une rencontre de rugby amateur classée "à risques" entre Le Las et Le Beausset quand il est agressé oralement puis physiquement par l'un des joueurs.
Le match bascule à la 75e minute quand un joueur du Las insulte et menace l'arbitre. Simon Lloret témoigne deux jours plus tard sur France Bleu Provence, de la violence des coups reçus au visage et par derrière : "Alors qu'il se dirige vers la sortie, je me retourne et j'ai pas eu le temps de siffler une pénalité pour Le Beausset, que je me suis retrouvé par terre KO. J'ai mal de partout, j'ai des vomissements, des maux de tête, pour manger c'est compliqué".
L'agresseur de Simon Lloret est un récidiviste. Suspendu plus de 300 semaines (environ sept ans) au cours de la saison 2011-2012 pour les mêmes faits, les commissions de discipline de la Ligue Sud et de la Fédération Française de Rugby l'ont suspendu cette fois 96 semaines.
"En théorie, il pourrait reprendre une licence dans le courant de l'année 2026", explique sur France Bleu Provence Sébastien Rizza, président de la Ligue Sud. "Mais l'homme a aujourd'hui 37 ans et surtout un éventuel retour sur le terrain est soumis à un avis favorable de la Ligue Sud voire de la FFR. Et bien évidemment, si la question venait à se poser, nous demanderions l'avis de Simon".
Si l'agresseur de Simon Lloret ne joue plus au rugby, le jeune arbitre a lui bien repris le chemin des terrains, après des mois de suivi psychologique. Cette saison il a été promu en Fédérale 3 : "J'aime toujours ça, c'est ma passion. J'ai décidé de continuer grâce au soutien du monde de l'arbitrage et du rugby qui m'ont encouragé à ne pas lâcher. Je me sens bien sur un terrain".
En parallèle, une procédure pénale est ouverte suite à la plainte déposée pour "coup et blessures contre un officiel de match". La Ligue Sud est constitué partie civile dans cette affaire pour soutenir le jeune arbitre.
Près d'un an après les faits, l'instruction est toujours en cours.
Après l’agression d’un jeune arbitre dans le Var, mis ko le week-end dernier par un joueur lors du match amateur entre Le Las et Le Beausset, Jean-Marc Lhermet, vice-président de la Fédération française de rugby, délégué au haut niveau et à l’arbitrage, monte au créneau.
L’arbitre Simon Lloret a été agressé le week-end dernier dans le Var, par un joueur du Las, lors d’un match de Régional 2. D’après les échos que j’ai, il semble que ça va. Physiquement, il s’en est remis. Et mentalement, ça a l’air de ne pas l’avoir décidé d’arrêter l’arbitrage sur des choses comme ça, ce qui montre sa force et son caractère.
Est-ce qu’on sait exactement ce qu’il s’est passé? Oui. Ce jeune arbitre s’est fait agresser à la suite d’une de ses décisions. Le joueur l’a frappé et l’a mis KO. Cette agression est caractérisée.
Il y a plusieurs procédures. Il y a une procédure disciplinaire rugby qui va suivre son cours. Cet acte sera jugé par une commission ad hoc au niveau de la Ligue PACA. Pour ces matchs de niveau régional, les Ligues traitent les dossiers. Mais la Fédération française de rugby, si elle n’est pas satisfaite de la sanction qui sera prononcée, se garde le droit de traiter ça au niveau national.
Que risque le joueur? Le champ des sanctions peut aller jusqu’à l’exclusion définitive du joueur. Que sa licence soit pour toujours abandonnée.
Et pour le club? L’acte qui est jugé est celui d’un homme qui, à un moment donné sur le terrain, prend la responsabilité de ce geste là. C’est ce qui sera jugé. Après, en cas de problématiques à répétition pour un même club, celui-ci peut être aussi sollicité pour des explications.
On se dit déjà que c’est absolument intolérable. On ne peut pas accepter ce genre de gestes sur un terrain de rugby. Après, mes premières pensées ont été pour ce jeune, qui s’engage dans une voie, celle de l’arbitrage, qui n’est pas facile, à même pas vingt ans. Ce n’est pas simple, ça demande du caractère et de l’engagement. Et être agressé comme ça, c’est inadmissible.
Aujourd’hui, on est tous responsables. Tous à notre niveau: qu’on soit parents, dirigeants, joueurs ou joueuses, éducateurs, entraîneurs, on a tous une responsabilité. Pourquoi on en arrive là? Ça part de choses qui peuvent paraitre bénignes: une insulte qui fuse dans une tribune, un banc de touche qui lève les bras suite à une décision de l’arbitre. Ça commence toujours par des choses comme ça et se termine par une agression sur le terrain. Donc à un moment, on a une vraie responsabilité.
On constate quand même de façon générale plus d’incivilités sur les terrains ou dans les tribunes. Et bien évidemment, dans ces incivilités, il y a des choses qui touchent les arbitres. On a eu, en début de saison, des cas de joueurs ou de clubs déjà sanctionnés pour des dérapages. Et oui, on doit être vigilants. On a un contexte sociétal, sportif, avec des réseaux sociaux qui ont tendance à amplifier ce type de phénomène. Ce n’est pas anodin. Ça met en danger le sport en général, car beaucoup d’autres sports sont dans cette situation.
Je pense que tout joue. On ne peut pas isoler un geste sur un terrain et ce qu’il se passe autour. Tout ça participe à une atmosphère délétère et met les arbitres en difficulté.
Les arbitres ne sont pas parfaits. Comme les joueurs et les entraîneurs, ils font eux aussi des erreurs. Des erreurs qui peuvent coûter un match à une équipe. Comme une erreur de passe d’un joueur qui peut coûter le match à son équipe. Comme une erreur de coaching d’un entraîneur peut coûter un match. Sauf que l’arbitre, quand ça arrive, on ne lui pardonne pas cette erreur, contrairement au joueur ou à l’entraîneur. Et ça, ce n’est pas normal.
Donc ça passe par beaucoup d’éducation. Il y a déjà un gros travail mené dans les écoles de rugby, auprès des enfants, des parents, sur les notions de respect de l’arbitre. Et bien tout ça, il faut le renforcer.
L’arbitre est toujours sacré. De façon générale. On ne va pas tomber dans le côté trop négatif. On voit quand même sur les terrains de rugby, à la télé ou quand on se déplace, un arbitre qui est très respecté par les joueurs dans ses décisions. Et ça, ça doit rester.
Par contre, on voit de temps en temps des épiphénomènes, mais qui ont tendance à augmenter. Il faut les traiter très rapidement avant que ça ne prenne trop d’ampleur. Et le traitement doit être global. Ce n’est pas que la sanction, même si elle est importante et doit être exemplaire quand le geste est dangereux. Mais ce n’est pas que ça.

Autres incidents récents
Le samedi 11 octobre dernier, à Grenade-sur-l’Adour, dans les Landes, lors d’un match de championnat U19 opposant le Rassemblement Pays Adour Aire au RC Bon-Encontre / Boé, une bagarre générale dans les dernières minutes avait été le théâtre d’une agression sur l’arbitre. Comme le rapporte Sud Ouest, un joueur du RCBB a écopé d’une suspension de 23 semaines. C’est-à-dire que sa saison est déjà terminée et qu’il devrait rater le début de la prochaine.
Selon le président du club landais, toujours cité par nos confrères, son joueur « n’a pas attaqué » l’officiel « par-derrière ». « Il l’a bousculé » en voulant se mêler à l’échauffourée. Alors que le club ne devrait pas faire appel, l’affaire pourrait néanmoins connaître des suites sur le plan judiciaire. L’arbitre de la rencontre, qui s’est vu prescrire deux jours d’ITT, a en effet déposé une plainte auprès de la gendarmerie.
Pascal, 63 ans, bénévole au sein du club de rugby de Tournefeuille, a été violemment agressé lors d'un tournoi pour enfants organisé aux portes de Toulouse. Il témoigne. Lors d’un tournoi de rugby organisé par le club de Tournefeuille, un coarbitre bénévole a été violemment agressé. Il témoigne. « Je n’ai jamais vu ça au rugby, jamais ! Je sortais d’un burn-out suite à une agression dans un bus et voilà que je fais autre chose et là, je me fais taper ! » Deux jours après les faits, Pascal, 63 ans, chauffeur de bus chez Tisséo, est encore sonné.
Samedi 14 juin 2025, lors d’un tournoi de rugby pour enfants de moins de 12 ans organisé par le club de Tournefeuille, aux portes de Toulouse, le presque retraité s’est fait agresser « sauvagement ». Frappé au niveau des côtes, du bras et du visage. « J’ai reçu un coup sur la tempe par-derrière et ça m’a éteint toutes les lumières. J’ai perdu connaissance. Je me suis réveillé, j’étais au sol, la police et les pompiers étaient là pour me prendre en charge. »
Cette veille de fête des Pères, alors que petits, grands et moins jeunes étaient réunis, le moment convivial a pris un tournant qui, jusqu’alors, n’était pas coutumier du monde de l’ovalie. En fin de matinée, Pascal accompagnait un jeune rugbyman du club de Tournefeuille âgé de 14 ans, en catégorie cadet, engagé en tant qu’arbitre. Tous deux s’étaient portés bénévoles pour arbitrer les matchs de la journée.
Cette matinée-là, la rencontre opposait le club de Mauvezin (Gers) à celui de l’USMGP de Montréjeau (Haute-Garonne). « Pour qui ? Pour quoi ? Le petit aurait peut-être dû siffler une faute avant, et encore… Est-ce qu’il était dégoûté des autres matchs ? Je ne sais pas », témoigne Pascal. Il a poussé les gosses, il est arrivé derrière moi et m'a mis un coup sur la tempe.
S’en sont suivis plusieurs coups sur les côtes, au niveau du biceps et du visage. « J’ai des hématomes de partout ! On m’a dit qu’il s’était acharné sur moi », assure la victime. Ce lundi 16 juin, le biceps de Pascal reste encore très gonflé. « On pense que les tendons sont déchirés, je dois refaire un examen en fin de semaine », renchérit l’éducateur bénévole, sorti de l’hôpital de la soirée, vers 22h30. Après une dizaine d’heures passées aux urgences.
« Il avait des contusions au visage et des douleurs à l’épaule. Pascal a été blessé, notamment, au biceps. Heureusement, les petits de Tournefeuille qui le connaissent n'était pas là. On allait attaquer le repas quand on m'a prévenu en catastrophe que Pascal était au sol.
Loin d’imaginer la véritable tournure des événements. « On ne comprend pas. Cet homme a pété un plomb. Il s’est acharné sur notre éducateur », blâme Jérôme Romani. « Il l’a détruit psychologiquement et physiquement ! » En arrêt maladie jusqu’à la fin de la semaine. Cet événement a profondément choqué les enfants présents ainsi que les parents, et toute notre communauté. La peine est encore vive.
Pascal a porté plainte dimanche 15 juin soir, au sortir de l’hôpital. L’éducateur, identifié, n’a quant à lui pas été appréhendé par les policiers, selon nos dernières informations. « Il est reparti avec sa voiture juste après les faits », souligne Jérôme Romani.
« Un comportement inacceptable », condamne le club de Montréjeau. Après son retrait du tournoi, il a adressé une lettre d’excuses au club organisateur. « L’un de nos éducateurs a eu un comportement inacceptable envers un éducateur de Tournefeille dans un contexte de désaccords d’arbitrage durant la rencontre de U12 contre Mauvezin. Ce geste violent est totalement contraire aux valeurs de respect, de maîtrise de soi et de responsabilité que nous défendons et inculquons à nos jeunes et à nos éducateurs », écrit l’USMGP.
L’éducateur suspendu par Montréjeau. Avant de poursuivre : « Nous condamnons fermement cet acte qui ne saurait en aucun cas être toléré dans notre structure ». Éducateur depuis plusieurs années, il a été en tant que joueur, habituellement calme, réfléchi et jamais agressif.
Un tournoi de rugby a été entaché par un violent incident, samedi 14 juin 2025 à Tournefeuille (Haute-Garonne). Sidération pour les spectateurs d’un tournoi de rugby des moins de 12 ans, samedi 14 juin 2025 à Tournefeuille (Haute-Garonne), près de Toulouse. Au cours d’une rencontre opposant Mauvezin (Gers) à Montréjeau, un éducateur de 63 ans a été agressé. Le sexagénaire accompagnait un adolescent dans son rôle d’arbitre lors de ce tournoi familial. Sans aucune explication, un éducateur du club de Montréjeau est entré sur le terrain et lui a asséné un coup de poing à la tempe, lui faisant perdre conscience. Il l’a frappé au sol jusqu’à ce que des témoins interviennent. « Je ne l’ai même pas vu venir !, complète l’arbitre dans La Dépêche du Midi . J’ai des hématomes de partout ! On m’a dit qu’il s’était acharné sur moi ».
Quant à l’agresseur, il a quitté les lieux en voiture sans être interpellé. Du côté du club de Montréjeau, l’incompréhension règne face au comportement de l’éducateur, « habituellement calme, réfléchi et jamais agressif ».
Une triste journée pour le sport amateur dans la région, puisqu’à Roquettes, une bagarre a également éclaté lors d’un match de football U10/U11. Trois parents s’en seraient pris à un arbitre de l’équipe adverse, avant qu’une dizaine d’autres personnes ne se mêlent à la rixe.
Une bagarre générale dans les dernières minutes avait été le théâtre d’une agression sur l’arbitre.
Le RC Saint-Gaudens a été sanctionné d'une amende et d'un retrait de trois points au classement suite à des insultes racistes envers un arbitre lors du match contre Villeneuve. Le joueur à l'origine de ce dérapage raciste, Daniel Bigorre, n'avait lui pas fait appel de sa sanction.
Un éducateur bénévole du club de rugby de Tournefeuille (Haute-Garonne) a été agressé samedi 14 juin, alors qu’il assistait un jeune arbitre sur un tournoi.
Les agressions physiques et verbales sont de plus en plus fréquentes sur les rencontres sportives.
| Date | Lieu | Description de l'incident | Sanctions |
|---|---|---|---|
| 15 décembre | Haute-Garonne | Un joueur de Saint-Gaudens frappe l'arbitre après un match. | Suspension de 20 ans. |
| 18 février 2024 | Var | Un jeune arbitre est menacé et frappé lors d'un match amateur. | Suspension de 96 semaines pour l'agresseur récidiviste. |
| 14 juin 2025 | Tournefeuille | Un éducateur bénévole est violemment agressé lors d'un tournoi pour enfants. | Plainte déposée, éducateur non appréhendé. |
| 11 octobre | Grenade-sur-l’Adour | Une bagarre générale se termine par une agression sur l'arbitre. | Suspension de 23 semaines pour un joueur. |
Un climat délétère qui décourage les nouveaux arbitres de s’investir durablement. "Chaque année, de nombreux jeunes garçons et de jeunes filles se rapprochent des responsables régionaux pour se lancer dans l’arbitrage. Et malheureusement, ils sont encore trop nombreux à arrêter peu de temps après, dégoutés de passer leurs après-midis à subir des insultes et des menaces sur le bord d’une pelouse", fustige la délégation française des arbitres de rugby à XIII, en appelant l’ensemble des acteurs à réagir rapidement pour stopper cette spirale inquiétante.
"Si de tels évènements venaient à se reproduire dans le futur, nul doute que nous ferons bloc, tous ensemble face à autant de violence et de méchanceté gratuite. Dans un sport qui promeut des valeurs indébouillonnables telles que l’entraide, la cohésion et le respect, il est grand temps de faire évoluer une situation devenue inadmissible.