Le cricket en Afrique du Sud est bien plus qu'un simple sport ; c'est un phénomène culturel et social profondément enraciné dans l'histoire du pays. Cet article explore l'évolution du cricket sud-africain, de ses origines à travers l'ascension et la chute de figures emblématiques comme Hansie Cronje, en passant par son rôle durant l'apartheid et son impact sur la société multiraciale d'aujourd'hui.
Cricket : l'Afrique du Sud supplante l'Angleterre
Les Origines du Cricket : Une Histoire Surprenante
Les racines du cricket sont anglaises, malgré une première trace décelée en 1478 du côté de Saint-Omer. Le sport so british qu'est le cricket aurait pu être inventé en France. C'est en tout cas, ce que laisse penser une lettre adressée au roi Louis XI et dans laquelle il est fait mention d'un homme décédé lors d'un match de cricket au château de Liettres. Datée de 1478, elle serait donc la plus ancienne trace écrite de ce sport.
La discipline, vaguement cousine avec le base-ball, compte pourtant 1,5 milliard d'adeptes. C'est la deuxième la plus suivie dans le monde après le football, principalement dans les pays du Commonwealth.
France-Angleterre, c'est même l'affiche de la seule partie olympique disputée, aux JO de Paris en 1900. L'idée d'une réintégration pour l'édition de 2028 à Los Angeles est d'ailleurs envisagée.
Le Cricket en Afrique du Sud : Un Héritage du Commonwealth
Le cricket est né en Angleterre qui l'a diffusé à travers ses ex-colonies. Un certain nombre des pays du Commonwealth l'ont ainsi gardé en héritage. Parmi lesquels l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Inde, le Pakistan, les Antilles anglaises et l'Afrique du Sud qui comptent aujourd'hui les meilleures équipes.
Parmi les compétitions importantes de cricket, la coupe du monde est la plus regardée.

Schéma d'un terrain de cricket
L'ascension de Hansie Cronje: Une icône controversée
Hansie Cronje était une icône, un modèle fédérateur bien au-delà de la partie blanche de la population, bien plus identifiée au cricket.
Wessel Johannes Cronje était considéré comme "le deuxième personnage le plus populaire d'Afrique du Sud derrière Nelson Mandela." Une trajectoire sans faute pour ce fils de bonne famille afrikaner de Bloemfontein : Des études exemplaires au lycée (il est le "head boy", celui que l'on distingue pour ses résultats, mais aussi son comportement) comme à l'université, et une aptitude pour le sport qui saute aux yeux de tous.
Surtout, Hansie, surnom hérité de son grand-père maternel, est un leader né. Depuis son plus jeune âge, on l'écoute et le suit les yeux fermés. Dès le lycée, le capitaine des équipes de rugby et de cricket, c'est lui. Il excelle dans les deux disciplines mais choisit finalement de s'orienter vers la seconde, suivant les traces de son père, Ewie, ancien joueur de bon niveau.
Comme il est né sous une bonne étoile, le jeune Cronje a la chance de tomber au bon endroit au bon moment. Il a 22 ans lorsque l'Afrique du Sud réintègre en 1991 le concert des nations après la fin de l'Apartheid. Un an plus tard, Hansie débute sa carrière internationale. Il est alors déjà la grande figure de l'équipe de Free State, qu'il mènera à sept titres nationaux en seulement six saisons.
Mais la légende de Hansie Cronje s'écrit pour de bon en février 1994, après une série de tests où il guide par trois fois en quatre matches l'Afrique du Sud vers la victoire, effaçant au passage certains records de la sélection. Quelques mois plus tard, il devient le capitaine des Proteas à la place de Kepler Wessels, le deuxième plus jeune de l'équipe sud-africaine, le plus jeune depuis la fin du XIXe siècle. Le choix fait l'unanimité.
Joueur complet, charismatique, bon client pour les médias et bankable avec sa mine brune un rien ténébreuse, Cronje a tout pour lui. Les sponsors se l'arrachent. Il devient une star. Une icône. Un modèle même, dans des proportions pas loin d'être délirantes. Sa mère, San-Marie, reçoit ainsi des appels de parents qui idolâtrent son fils cadet : "S'il vous plait, dites bien à Hansie de ne pas cracher quand il est sur le terrain. Mon fils l'adore et, comme il l'a vu cracher, il fait pareil car il veut tout faire comme lui."
Dans son sillage et avec une équipe rajeunie, l'Afrique du Sud reprend une place significative dans le cricket mondial, même si la décennie 90 sera source de frustrations, comme lors de la Coupe du monde 1996 où, après un premier tour parfait, les Proteas sont surpris en quarts de finale par les Indes Occidentales.
Comme capitaine, en revanche, jamais son aura ne se démentira. Au sein du groupe, il impose à tous une éthique de travail rigoriste, aux frontières de l'ascétisme. L'alcool est banni. Pendant les regroupements, des horaires strictes sont instaurées. Il s'avère plus qu'un capitaine. Il agit comme un manager, crée une structure pyramidale en donnant des responsabilités à des plus anciens que lui. Il prend aussi toutes les critiques sur son dos, impose à quiconque de ne jamais critiquer un coéquipier en public.
C'est cet homme de 30 ans, adulé et respecté comme personne, capitaine sans discontinuer de la sélection depuis six ans (un record au niveau mondial), devenu presque intouchable, qui, au début de l'année 2000, va s'engouffrer en quelques semaines dans la spirale de la déchéance.

Hansie Cronje en pleine séance de dédicaces pour des enfants à Johannesburg, en 1997.
Le scandale des matches truqués
En 2000, Hansie Cronje se retrouve impliqué dans une affaire de matches truqués. La chute fut brutale. La fin tragique.
New Delhi. 13 mars 2000. Sanjeev Chawla est dans le hall de l'hôtel de Taj Mahal. Il passe un coup de fil. "Oui, j'ai prévenu, tu peux monter, je suis dans la chambre 346", lui répond-on. Chawla ne le sait pas, mais son portable est sur écoute. Depuis plusieurs semaines, la police indienne a décidé de scruter les téléphones mobiles d'une dizaine d'hommes d'affaires dans le cadre d'une investigation sur des soupçons d'extorsion de fonds. Ainsi naissent parfois les plus grands scandales, dont certains changent le monde et pulvérisent des vies : par hasard.
L'enquêteur qui écoute la conversation est attiré par l'accent prononcé de l'interlocuteur de Chawla. Ce n'est pas un accent indien. Sud-africain, peut-être. Le locataire de la chambre 346 s'appelle Hansie Cronje. Mais pourquoi diable le capitaine de l'équipe d'Afrique du Sud, bien connu et très populaire en Inde, grand pays de cricket, pouvait-il avoir rendez-vous avec un businessman local ?
La semaine suivante, les échanges téléphoniques se multiplient entre les deux hommes. Et ils ne manquent pas d'intérêt. Chawla, apprend la police de Delhi, est aussi, parmi ses nombreuses casquettes, membre du syndicat des paris en Inde. Une véritable industrie. Au fil des conversations, nait l'évidence que les deux hommes sont en train de se mettre d'accord pour truquer certains des matches qui doivent opposer l'Inde à l'Afrique du Sud jusqu'à la fin du mois.
Moyennant rémunération, Hansie Cronje accepte de sous-performer sur certaines rencontres précises. Il tente d'entraîner également dans son sillage plusieurs de ses coéquipiers : Herschelle Gibbs, Nicky Boje, Henry Williams et Pieter Strydom. Seul le dernier refusera. Difficile de dire non à "Cap'tain Hansie".
Le 19 mars, toute la brigade criminelle se cale devant la télé pour suivre le dernier ODI (One Day International) entre lndiens et Sud-Africains. Leurs yeux se focalisent sur les joueurs suspectés. Les Proteas s'inclinent. A l'issue du match, KK Paul, le boss de la section en charge de l'enquête, est convaincu de tenir ses proies. Les preuves sont solides. Quarante pages de retranscriptions téléphoniques. Certains passages sont accablants.
Le vendredi 7 avril 2000, le tremblement de terre se produit. Epicentre, New Delhi. Mais toute l'Afrique du Sud va ressentir le séisme. La police indienne rend son enquête publique et inculpe Hansie Cronje pour association de malfaiteurs. Elle dévoile des retranscriptions écrites de certaines conversations entre le capitaine sud-africain et Sanjeev Chawla, rentré entre temps au Royaume-Uni et recherché par Interpol.
L'Afrique du Sud n'en revient pas. Personne n'a rien vu venir. Les premières réactions officielles sont teintées d'indignation, à l'image de celle d'Ali Bacher, le patron du cricket sud-africain : "Cronje est connu pour son incontestable honnêteté et intégrité. Ces accusations sont bonnes à jeter à la poubelle." Le principal intéressé se drape lui aussi dans sa dignité. "Ces allégations sont absolument sans aucune substance, assure Cronje. Cela a toujours été un honneur pour moi de représenter l'Afrique du Sud et je ne ferais jamais rien pour laisser tomber mon pays."
Samedi 8 avril. Le jour d'après. L'affaire devient politique et même diplomatique. Le ministère des Affaires étrangères sud-africain demande des comptes à son vis-à-vis indien, réclame une copie des écoutes, s'étonne de la publication d'éléments de l'enquête et s'interroge sur les motifs de la mise sur écoute de Cronje. Le sélectionneur Graham Ford vole lui aussi au secours de son capitaine : "Tout ceci est une tempête dans un verre d'eau. Je suis certain que quand les détails seront connus, l'innocence de Hansie et des autres joueurs sera prouvée."
Dimanche 9 avril. Le pays fait plus que jamais bloc derrière son héros. La presse sud-africaine se déchaine. "Bullshit !", titre le Sunday Times.
Puisque tout le monde le croit, il n'a pas besoin de convaincre. Alors, en assénant publiquement et aussi fermement ce qu'il sait être un mensonge, qui Hansie Cronje tente-t-il de persuader ? Son peuple ? Ses proches ? Ou lui-même ? Paradoxalement, son intervention n'a pas convaincu. Est-ce son ton ? Son visage ? Son regard ? Les premières brèches dans la certitude nationale naissent de cette conférence de presse.

La conférence de presse de Hansie Cronje, dans laquelle il dément toutes les allégations.
Le cricket et l'Apartheid
Le boycott du cricket sud-africain constitua un tournant essentiel.
Un Sud-Africain soit-disant « de couleur », Basil D'Oliveira, s'était établi en Angleterre pour jouer au cricket professionnel, et avait joué pour l'équipe britannique. Lorsque vint le moment de dresser la liste des sélectionnés pour la tournée prévue en Afrique du Sud durant l'hiver 1969-1970, il semblait hautement probable que D'Oliveira serait retenu.
Le gouvernement sud-africain avertit qu'il n'admettrait pas une équipe comprenant des joueurs autres que blancs.
Lorsque D'Oliveira fut finalement sélectionné (après maintes tergiversations démontrant la pusillanimité des milieux dirigeants du cricket anglais), le chef du gouvernement sud-africain, John Vorster, interdit la tournée, disant que l'Angleterre avait laissé le soin de sélectionner l'équipe au mouvement anti-apartheid : « C'est une équipe composée d'opposants politiques à l'Afrique du Sud. C'est une équipe composée de gens qui ne s'intéressent aucunement aux relations sportives. »
L'année suivante, il était prévu qu'une équipe sud-africaine se déplacerait en Angleterre. En dépit des efforts des dirigeants du cricket pour faire avancer le projet, ses détracteurs s'avérèrent si puissants que Lord's, le quartier général du cricket, dut capituler.
Le boycott joua un rôle unificateur sur l'Afrique du Sud blanche. Une de ses conséquences fut que les Afrikaners se mirent eux aussi à jouer au cricket, même ceux qui ne parlaient pas anglais et n'appartenaient pas à l'élite anglophone qui pratiquait ce sport depuis des années (fournissant d'ailleurs certains des meilleurs éléments de l'équipe nationale).
Toutefois, lorsque le système de l'apartheid commença à s'effriter, dans les années 80, il incita les dirigeants du cricket à changer de ligne de conduite et à promouvoir le cricket interracial ainsi que l'essor de ce sport dans les townships noirs.
Le Cricket en Inde : Plus Qu'un Sport, Une Passion Nationale
Si le yoga est parti d’Inde pour coloniser le reste du monde, le cricket, lui, a fait le chemin inverse. Il est arrivé en Inde avec la colonisation britannique et n’en est plus jamais reparti. Aujourd’hui, le cricket est LE sport national en Inde, de très loin le plus populaire, que vous verrez toujours diffusé sur une télé au coin de la rue, celui pour lequel les gens organisent leurs vacances en fonction des compétitions. Tout comme le yoga, c’est l’histoire d’une conquête qui mêle des enjeux bien au-delà du sportif.
À la base, le cricket arrive en Inde au XIXe siècle comme outil dans la « mission de civilisation » de l’Empire britannique. Dans le contexte de décolonisation dite « pacifique » de l’Inde, sans action militaire, le cricket devient le terrain symbolique des aspirations indépendantistes.
Les matches organisés contre l’occupant permettent de fédérer un sentiment d’unité indienne. Si bien qu’en 1947, à la proclamation de l’indépendance, les Anglais partent mais le cricket reste, fermement enraciné sur le territoire. Aujourd’hui, le cricket est plus que jamais politique en Inde. C’est un ciment très fort pour l’identité indienne.
Surtout, le cricket joue un rôle essentiel dans les relations de l’Inde avec son voisin, et ennemi juré, le Pakistan. On parle carrément de la « diplomatie du cricket » pour désigner ces phases de dialogue que le cricket a parfois permis d’ouvrir dans des moments très critiques entre les deux pays. Ces dernières semaines, les relations entre les deux pays ont été extrêmement tendues.
Le Cricket à la Barbade : Une Culture et un Héritage
C'est le jeu qui colle des milliers de personnes à travers le monde sur leurs écrans de télévision. Remplit les stands localement de fans venus se rassembler dans les équipes des Antilles ou des Bajan Tridents et cela résonne dans les rues lorsque des moments de joie sont entendus simultanément émanant des foyers de l'île lors d'overs passionnants. Lorsque des joueurs de cricket ornés de bleu et de jaune entrent sur le terrain, l'énergie des Bajans ne ressemble à aucune autre. Les joueurs peuvent être sûrs que, quoi qu'il arrive, le drapeau de la Barbade agitera haut alors qu'ils donneront le meilleur d'eux-mêmes sur le terrain.
À partir du moment où la balle de liège dure est renversée sur le batteur vivifiant, l'action sur le terrain commence. Alors que le ballon est frappé avec la force nucléaire et lancé en l'air, des cris et des cornes résonnent dans le stade tandis que les batteurs courent entre les plis pour marquer les points souhaités. Les cris bruyants des joueurs dans la chaleur du jeu, les high-fives après avoir assuré les courses et les singeries de ceux qui font une prise ou un bol brillant se réunissent pour faire vivre l'esprit du cricket. Les tribunes éclatent avec une mer de supporters bleus rougis de sourires et des périodes de danse font un joli cricket.
Gagner ou perdre, les Bajans parleront de cricket pendant des jours et des moments (bons et mauvais) que les joueurs de cricket se sont démarqués au match. Le cricket a d'abord été apprécié au niveau communautaire, où la classe ouvrière s'est réunie pour jouer au jeu. Avant que les compétitions de cricket ne soient organisées au niveau national, le premier match de première classe contre la Guyane de 1865 a été joué à la Garrison Savannah , qui fait maintenant partie du site du patrimoine de l'UNESCO de la Barbade. En fait, cinq joueurs de la Barbade faisaient partie des 17 joueurs des Antilles qui ont joué contre l'Angleterre en 1928. Plus d'un siècle plus tard, le cricket traverse les veines de nombreux habitants et est depuis devenu un atout pour la culture de la Barbade.
La Mecque du cricket de l'île est le Kensington Oval, anciennement le Pickwick Cricket Club, créé en 1871. Le premier match de test des Antilles de 1930 à l'ovale a enrichi sa valeur historique. Depuis lors, plusieurs matchs internationaux d'un jour et Twenty20 ont attiré des milliers de supporters locaux, régionaux et internationaux dans le stade. Après la saison de cricket 2004-2005, il a fait l'objet d'une rénovation majeure à hauteur de 135 millions USD permettant à la Barbade de devenir la première île des Caraïbes de la région à accueillir la Coupe du monde de cricket ICC historique de 2007 à l'ovale - ce match a malheureusement été gagné par l'Australie. Des joueurs de cricket du monde entier (Angleterre, Nouvelle-Zélande et Pakistan) ont tous mis en valeur des talents brillants sur le terrain historique.
Les amateurs de cricket sont invités à visiter Kensington Oval et à parcourir les terrains où la magie s'est produite. Voir le stand de 3W honorant les célèbres 3W, feu Sir Frank Worrell, feu Sir Clyde Walcott et feu Sir Everton Weekes qui figurent parmi les joueurs de cricket barbadiens les plus remarquables. L'Oval abrite également l'Association de cricket de la Barbade chargée d'organiser le cricket au niveau national et l'équipe nationale des Barbados Tridents. Les Barbados Tridents représentent le meilleur des meilleurs de la Caribbean Premier League (CPL) depuis sa création en 2013. L'équipe de 17 membres est dirigée par le capitaine Jason Holder et a célébré deux victoires majeures de la CPL, la plus récemment en 2019.
Faites un voyage à travers l'histoire du cricket à la Barbade au Legends of Barbados Cricket Museum. Ce musée est juste un bol rapide de l'Ovale et a été créé pour coïncider avec la Coupe du monde 2007. La salle des portraits, la galerie de la presse et les souvenirs de cricket trouvés dans le musée représentent la valeur des joueurs distingués de la Barbade pour le jeu. Bien que le bâtiment soit petit, les amateurs de cricket pendant des décennies ne seront pas déçus par le regard complet sur la contribution de la Barbade à la croissance de l'arène de cricket. Regardez l'équipement joué dans les matchs, revivez certains des meilleurs moments du jeu, observez les visages des joueurs qui se battent pour remporter le titre. Une boutique de souvenirs et le bar-restaurant Pavilion sont également disponibles sur place.
Le bastion de la Barbade dans le cricket international a vu des tournées sportives comme The Cricket Asylum Sports Tour organisées pour de jeunes espoirs de cricket du Royaume-Uni, qui jouent avec l'équipe de rêve d'entraîneurs et apprennent l'avantage unique de l'île de jouer au jeu grâce à des légendes comme Desmond Haynes. Le tournoi de cricket des écoles internationales Sir Garry Sobers a également donné vie aux rêves des jeunes joueurs de cricket masculins depuis 1986 - Des garçons de pays de test, à savoir le Royaume-Uni, viennent à la Barbade en juillet pendant deux semaines pour en apprendre davantage sur le cricket. D'anciens joueurs de cricket des Antilles comme Darren Ganga ont profité du tournoi, ainsi que des joueurs d'Afrique du Sud et d'Angleterre.
Les piliers du cricket, les champions du jeu qui ont définitivement gravé le nom de la Barbade sur le terrain international ne seront jamais oubliés. Ils ont été commémorés à travers l'ovale des 3W au campus Cave Hill de l'Université des Antilles et le BCA a fondé l'académie de cricket Sir Everton Weekes Center of Excellence. Les joueurs de l'équipe actuelle des Antilles comme Jason Holder, Kraigg Brathwaite, Haley Matthews et Deandra Dottin ont bénéficié d'une formation à Kensington. Gordon Greenidge et Desmond Haynes ont été surnommés un duo d'ouverture dynamique pour leurs jeux emblématiques des années 1970 et 80 et Sir Garfield 'Gary' Sobers est le joueur de cricket polyvalent le plus accompli au monde à avoir jamais touché une batte ou une balle.
Si vous n'avez pas été suffisamment convaincu du talent retentissant des joueurs de cricket de la Barbade, Sir Gary est sûr de sceller l'affaire. À 16 ans, il a fait ses débuts et le monde l'a vu exceller sur le terrain, gagnant sa place de plus grand. La puissance de son bâton est inoubliable, ce qui fait de lui le premier joueur à frapper six six dans un over dans un jeu de première classe. Il détenait le score le plus élevé en une manche de test match de 365 non battus contre le Pakistan en 1958, seulement battu plus de 35 ans plus tard en 1994 par le joueur de cricket trinidadien Brian Lara. Il a été décrit comme un «joueur de cricket cinq en un», pour la maîtrise affichée au cours de sa carrière. Sir Garry a été fait chevalier en 1975 par la reine Elizabeth II et est devenu un héros national en 1998, actuellement le seul héros national vivant à la Barbade.
La riche contribution que la Barbade a apportée au cricket international ne peut jamais être niée, car les joueurs de cricket de classe mondiale du sol sont connus parmi les plus grands de la région et du monde.
Le Déclin du Cricket en Angleterre ?
La pratique de ce sport emblématique de l’Angleterre est en chute libre. Pour redresser la barre, la fédération mise sur deux compétitions majeures organisées dans le pays cet été, ainsi que sur l’important vivier de femmes et de jeunes originaires du sous-continent indien.
Le barman du Bat and Ball [la batte et la balle] ne sait pas trop s’il aime le cricket. “J’en ai jamais vu, j’y ai jamais joué”, confie-t-il. C’est dommage parce que ce jeu a grandi près de son pub. C’est à Broadhalfpenny Down, de l’autre côté de la route, que s’est joué le tout premier match de cricket de première classe en 1772. À l’époque, 20 000 spectateurs venaient pour assister aux matchs du club de Hambledon. Ce samedi-là, l’équipe réserve affronte Portsmouth. Il y a cinq spectateurs. Les joueurs sont des vieux et des gamins. Hambledon a eu du mal à constituer une équipe. Les plus jeunes jouaient pour leur école privée, les plus âgés étaient déjà retournés à l’université. Le club n’est pas le seul à être en difficulté. Il y a eu huit forfaits dans la ligue ce week-end. Jadis, trois forfaits dans la saison entraînaient la relégation mais on a dû supprimer cette règle : trop d’équipes auraient souffert.
La ligue du Hampshire [sud de l’Angleterre] était jusqu’à récemment la plus importante au monde. “Je pourrais vous citer vingt clubs qui ont supprimé des équipes au cours des cinq dernières années”, déplore Mark Le-Clercq, le président de Hambledon. Le problème touche tout le pays. D’après l’England and Wales Cricket Board (ECB), la pratique de
| Joueur | Équipe | Revenus annuels (USD) |
|---|---|---|
| Virat Kohli | Inde | 25 millions |
Virat Kohli est indien, il joue au cricket et ça rapporte : 25 millions de dollars à l'année selon le Top 100 des portefeuilles sportifs établi par Forbes, dont il ferme le ban. Mais ces jours-ci, il a "le cœur brisé" : mercredi, l'Inde a été éliminée en demi-finale de la Coupe du monde par la Nouvelle-Zélande, qui se mesure ce dimanche à l'Angleterre, pays hôte, pour le titre suprême.
Vu de France, où l'on ne dénombre que 1.500 licenciés, l'événement n'en est pas vraiment un.
Autre temps fort, le duel entre l'Inde et le Pakistan, pays dont le Premier ministre, Imran Khan, a été capitaine de la sélection. Les chiffres donnent le tournis (500.000 demandes de billets, 1 milliard de téléspectateurs), de même que certains commentaires.