L'Histoire et l'Évolution des Logos en Ligue 1: Un Voyage à Travers les Symboles et les Traditions

Les blasons des clubs de football recèlent de nombreux secrets. De la chouette de Dijon à l’étoile de Saint-Étienne, en passant par les licornes d’Amiens et les couleurs de Montpellier, chaque logo raconte une histoire unique. Cet article explore l'histoire et l'évolution des logos de la Ligue 1, en mettant en lumière les différentes influences qui ont façonné ces symboles emblématiques.

Les Fondamentaux des Logos de Clubs: Couleurs, Symboles et Devises

L’Olympique de Marseille aime relooker son logo. Mais dans ces changements, le club marseillais a toujours conservé ses fondamentaux : le bleu et blanc, couleurs de la cité phocéenne, le sigle OM et la devise historique « Droit au but ». Seule innovation, en 1993 : l’étoile dorée apparaît après la victoire olympienne en Coupe d’Europe face au Milan AC.

Le premier président de l’Olympique de Marseille, René Dufaure de Montmirail, s’est inspiré de son sceau personnel (DM) pour créer le logo originel du club, en entrelaçant les lettres O et M. Il y a ajouté la devise « Droit au but », qui était celle de la fiancée de René Dufaure de Montmirail. Celle-ci, nommée Marguerite, avait prétendument un « caractère fonceur ». Présente sur le premier logo du club, la devise fut écartée de 1935 à 1986. Depuis, elle est devenue l’un des symboles du club.

Le logo de l’OL fait figurer depuis ses débuts en 1950 un lion, symbole de la ville. Au Xe siècle, les comtes de Lyon ont pris pour symbole un lion, présent aujourd’hui sur le blason de la ville. Le nom de la ville de Lyon n’a cependant aucun lien avec l’animal, puisqu’il vient de son nom latin « Ludugnum ».

Les Étoiles et les Titres: Symboles de Victoire

Sur le blason de l’AS Saint-Étienne figure une étoile située en haut depuis 1993. Celle-ci représente les dix titres de champions de France de l’ASSE (1957, 1964, de 1967 à 1970, de 1974 à 1976, et 1981). Saint-Étienne est le club qui a remporté le plus de fois le championnat français devant l’OM. C’est pourquoi le club stéphanois a décidé d’ajouter une étoile tricolore bleu-blanc-rouge au-dessus de son logo pour symboliser cet exploit.

L'Influence de l'Histoire et de la Culture Régionale

Le blason actuel du Stade Rennais a été dessiné en 2002. Il copie celui créé l’année précédente à l’occasion des 100 ans du club, en faisant disparaître la mention « centenaire ». Au centre du blason, deux hermines se disputent un ballon. Les Rennais ont toujours repris à leur compte ce symbole de l’identité bretonne.

La légende raconte que la duchesse Anne de Bretagne aurait pris part à une partie de chasse où la proie était une hermine blanche. Acculée au bord d’une mare, cernée par les chasseurs, la bête préfère mourir plutôt que de salir sa fourrure. Impressionnée par la noblesse de l’animal, la duchesse épargne l’hermine. Mieux, elle en fait son emblème. Sur le drapeau breton sont représentées les taches noires qui parsèment la fourrure de l’hermine.

Le rouge et noir sont les couleurs du Football Club Rennais, qui a fusionné en 1904 avec le Stade Rennais afin de créer le Stade Rennais Universitaire Club (SRUC).

Créé en 2006, le logo actuel est une synthèse de tous les précédents. Quatre éléments propres à Strasbourg sont représentés. Le blason de la ville, qui est repris en partie par la bande diagonale rouge, fait son apparition au début des années 1950. La cigogne (en blanc), intégrée au logo à la même période, est un animal symbolique en Alsace. La cathédrale Notre-Dame apparaît au début des années 1960. C’est le monument historique le plus caractéristique de la ville de Strasbourg.

Le sigle RCS, acronyme de Racing Club de Strasbourg, accompagne le blason du club depuis le début. Il ne l’a quitté qu’au cours des années 1970, quand le club a été rebaptisé Racing Pierrots Strasbourg Meinau (RPSM).

Emblème de la ville et qui a donné son surnom aux « Crocos », un crocodile figure sur le blason du Nîmes Olympique. En effet, celui-ci est le symbole d’une bataille remportée à l’époque romaine. Après la campagne égyptienne, certains des soldats romains s’installèrent à Nîmes. Leur victoire à la bataille d’Actium fut alors symbolisée par un crocodile enchaîné à un palmier, une représentation reprise alors sur des pièces de monnaie frappées à Nîmes.

Le SM Caen arbore sur son logo un Viking depuis 2016. Car les Vikings sont considérés comme étant les ancêtres des Normands. Les Vikings s’étaient installés en Normandie, après avoir remonté la Seine en 841 à bord de leurs drakkars, pillant tout sur leur passage. « Le pays des Hommes du Nord », qui coïncide avec les limites de la Normandie actuelle, est alors né. Le Viking n’est apparu sur le logo du Stade Malherbe que depuis trois ans, en remplacement de l’année de création du club.

Le rouge et le noir, couleurs emblématiques de l’En Avant de Guingamp, ont un sens politique lors de la fondation du club. Créé au début du XXe siècle par un patronage laïc, l’EAG est ancré à gauche du camp républicain. Ces couleurs font référence au courant politique anticlérical, proche de l’anarcho-syndicalisme. Par ailleurs, le nom « En Avant » rappelle les titres de la presse socialiste, créés à la fin du XIXe siècle : « Vorwärts » en Allemagne, « Avanti ! » en Italie, ou encore « Forward » aux États-Unis.

Sur le logo de l’En Avant de Guingamp figure également un triskell, symbole celtique à trois branches, très présent dans la tradition bretonne. Ce symbole serait synonyme de dynamisme et d’enthousiasme.

L’aigle représenté sur le blason du club apparaît également en rouge sur l’emblème de la ville. Il apparaît peu après 1430 dans les statuts octroyés par le comte Amédée VII, alors duc de Savoie, à la ville de Nice. C’est un symbole du Saint-Empire romain germanique, qui s’étendait à cette époque jusqu’aux confins du Rhône. Historiquement, l’aigle niçois est généralement représenté la tête tournée sur sa droite, positionnement auquel se conforme le logo du club. Les joueurs sont d’ailleurs surnommés « Les Aiglons » en référence à cela.

Les contours du nouveau logo du Lille OSC forment un hexagone. Cette forme représente la citadelle de Lille, célèbre monument de la ville construit par Vauban au XVIIe siècle. Le club nordiste a décidé de changer l’identité visuelle de son logo cette année en retouchant également le célèbre dogue, symbole du LOSC. Son origine remonte aux années 1930. Après un match contre Paris gagné par l’Olympique Lillois au Parc, un journaliste parisien avait comparé les joueurs à des dogues parce qu’ils ne lâchaient rien.

Cette saison, le Toulouse FC arbore un tout nouveau blason inspiré de celui de la ville. Alors que depuis 2001, le « Téfécé » avait opté pour un logo simple avec des bandes mauves et blanches, il revient ici à ses origines, qui datent du XIIe siècle. Ainsi est représenté un agneau (symbole de force, héritage de la période romaine de la ville) qui porte la croix de Toulouse (ou croix occitane ou croix du Languedoc), avec, en fond, deux bâtiments majeurs de la ville : la basilique Saint-Sernin et le château Narbonnais.

Le logo de l’Amiens SC est inspiré de celui de la ville, avec deux licornes cabrées. La licorne étant un symbole des vertus chevaleresques de pureté et d’attrait pour la beauté et la délicatesse. Cet animal magique sert de tenant et de support du blason sur les armoiries de la ville.

L’emblème du Dijon FCO met en avant une chouette aux ailes déployées. Celle-ci fait référence à une sculpture de l’église Notre-Dame, sur le contrefort ouest de la chapelle édifiée au XVe siècle par la riche famille Chambellan. Elle connaît un immense succès car nombre de Dijonnais la caressent de la main gauche en faisant un vœu, comme un porte-bonheur.

Le logo du Montpellier Hérault Sport Club est un cercle rayé de bleu et d’orange mais il n’en a pas toujours été ainsi. En 1989, le maire de la ville Georges Frêche décide que les équipes qui sont subventionnées par la municipalité doivent adopter le bleu et le blanc que l’on retrouve sur le blason de la ville. Un an plus tard, c’est au tour du Conseil général de l’Hérault de dicter sa loi : il faudra désormais ajouter de l’orange, symbole du soleil que l’on retrouve sur le logo du Conseil général. Montpellier coupe la poire en deux et adopte donc le bleu de la ville et l’orange de l’Hérault sur son blason.

L’AS Monaco affiche un logo à bandes rouges et blanches depuis ses débuts. Le club monégasque a tout simplement adopté les couleurs de la Principauté. Elles ont été choisies dès le XIVe siècle par la famille Grimaldi.

Les Adaptations et les Changements: Modernisation et Identité

Avant d’adopter son logo actuel en 1999, le Stade de Reims possédait autrefois un blason représentant une bouteille de champagne sur un ballon de football. Celui-ci a été modifié à cause d’une loi interdisant la promotion de l’alcool : la loi Evin, votée en 1991, qui limite le droit de faire de la publicité pour les boissons alcoolisées. Le Stade de Reims évoluera alors sans logo pendant huit ans, jusqu’à retrouver celui-ci en 1999.

Le logo des Canaris a fait peau neuve en janvier 2008. Trois projets ont été proposés aux supporters, qui ont voté sur internet (100 000 votes à l’issue de la consultation selon le président Waldemar Kita). Sont conservées par rapport au précédent : la traditionnelle goélette (le voilier qui figure sur les armoiries de la ville), les étoiles rappelant les 8 titres de champions de France et la date de création du club (1943). Les cinq hermines qui symbolisent la Bretagne font leur retour sur le blason, elles qui avaient disparu depuis 2003. Le FC Nantes retrouve son nom d’origine : le mot « Atlantique » tombe aux oubliettes.

Les Tendances Actuelles: Retour aux Sources et Modernisation

Dans les coulisses du Vélodrome, une révolution silencieuse se prépare : l’OM travaille actuellement sur un nouveau logo. Pablo Longoria, président du club, justifie cette transformation comme faisant « partie d’une transformation du club vers l’avenir ». Dans l’ère du tout numérique, les codes visuels des logos de foot traditionnels peuvent sembler fossilisés. La question se pose alors : faut-il pour autant abandonner toute référence au passé ?

Certaines marques et clubs de football ont choisi de revisiter leurs logos historiques pour capitaliser sur la nostalgie et l'authenticité. C’est ce qu’ont fait les marques Peugeot, Burberry, ou Citroën en adoptant leurs logos antiques, Renault de son logo des années 70s signé Vasarely. Dans le monde du foot, l’Ajax a repris tel quel son logo de 1928, l’Inter Milan a réutilisé en 2014 son logo de 1908. L’AS Roma a récupéré son logo historique en juin 2025, qui fait écho à celui créé en 1927 et utilisé depuis les années 70.

Pour les baby-boomers et la génération X, ces logos vintage évoquent leur jeunesse, créant un lien émotionnel authentique. Pour les millennials et la génération Z, ils représentent une esthétique “cool” et authentique, libérée des artifices du design contemporain.

Pour ses 125 ans, le club de foot Marseillais avait d’ailleurs choisi de faire revivre son logo typographique originel de 1899, plus proche du logo actuel que celui de 1935, en lui ajoutant une étoile. Un avant-goût du futur nouveau logo de l’OM ?

La refonte des logos de clubs n’est pas propre à Marseille : aujourd’hui, la question du nouveau logo de l’OM s’inscrit dans un contexte plus large de standardisation visuelle de l’identité du football et du sport. Depuis une décennie, plusieurs clubs historiques se sont lancés dans des refontes totales, assumant la rupture ou au contraire la continuité historique stylisée. Avec des codes graphiques similaires : simplification, minimalisme, adaptabilité digitale.

L’OM semble conscient de ce piège. Longoria évoque un exercice difficile dans lequel il faut “respecter l’histoire mais aussi avoir une identité propre“. Cette déclaration d’intention révèle une prise de conscience des dérives du flat design appliqué aveuglément au monde sportif.

Le Paris Saint-Germain est né en 1970 de la fusion entre le Stade Saint-Germain et le Paris Football Club. Les couleurs du blason du club sont les traces de cette union. Le rouge de la tour Eiffel et le fond bleu sont les deux couleurs de la ville de Paris, une référence à La Fayette et à Jean-Sylvain Bailly, deux personnages clé de la Révolution française de 1789. Le blanc est un clin d’œil aux armoiries de Saint-Germain-en-Laye, et c’est aussi la couleur de la royauté. Auparavant, il y avait un berceau qui accompagnait la fleur de lys rappelant que Louis XIV est né à Saint-Germain-en-Laye en 1638, mais depuis 2013, le berceau a disparu à cause du merchandising.

La standardisation visuelle dans le football moderne, la refonte des logos de clubs n’est pas propre à Marseille : aujourd’hui, la question du nouveau logo de l’OM s’inscrit dans un contexte plus large de standardisation visuelle de l’identité du football et du sport. Depuis une décennie, plusieurs clubs historiques se sont lancés dans des refontes totales, assumant la rupture ou au contraire la continuité historique stylisée. Avec des codes graphiques similaires : simplification, minimalisme, adaptabilité digitale.

Le Stade de Reims poursuit ainsi son développement en créant un territoire de marque moderne pour mettre en valeur l'image du club. Ce sera forcement une page importante de l'histoire du Stade de Reims. Ce jeudi 18 juin 2020, le club rémois a dévoilé son nouveau logo, une nouvelle identité visuelle pour accompagner l'institution dans son développement.

Le désormais ancien logo rond rouge et blanc avait été dévoilé en 1999. Il avait succédé à celui en forme de bouteille de champagne. Pendant 20 ans, il a accompagné les bons et les moins bons moments du club qui a notamment connu deux accessions en Ligue 1 en 2012 et en 2018, et aussi le titre de champion de France de Ligue 2 en 2018.

Le Stade de Reims change d’identité tout en gardant les symboles forts du club. Ce nouveau logo a demandé plus d'un an et demi de recherches, de conceptions pour en arriver à cette version finale. "On avait une piste prioritaire qui était de moderniser le logo historique avec la bouteille de champagne" explique le directeur général du club, Mathieu Lacour. "Malheureusement, toutes les recherches juridiques que l'on a effectué avec l'agence qui nous a accompagné dans la création du logo, ont mis en lumière qu'avec la loi Evin, on n'allait pas pourvoir utiliser la bouteille de champagne, donc il a fallut partir sur quelque chose de différent."

Ces études ont notamment montré que l'utilisation d'un logo avec une bouteille de champagne serait impossible pour les catégories de jeunes du club. Le cahier des charges a donc été orienté sur deux points forts : les couleurs , le rouge et blanc, et les lettres S et R. Après avoir étudié de nombreuses version, le choix final s'est porté sur ce logo qui affiche plusieurs symboles. Les lettres S et R enchevêtrées sont supportées par un blason ouvert vers le haut qui représente la forme exacte de la porte centrale de la Cathédrale de Reims.

La couronne des sacres a été re-stylisée et chapeaute le logo. L’inscription Stade de Reims devient STADE REIMS avec une subtilité dans l'écriture. "Le nom Stade de Reims assoit de façon corporate et institutionnelle le nom du club" explique Dominique Jubert, le directeur de l'agence Leroy Tremblot qui a imaginé le logo. "On a voulu lui apporter un traitement spécifique et attributif avec l'article DE qui se fond dans STADE avec un jeu de graisse, et on arrive tout à fait à décoder que l'on parle du Stade de Reims, avec une approche assez moderne pour décrire la dénomination du club." ."La création d’une nouvelle identité graphique répond à plusieurs objectifs pour le club." explique le président rémois Jean-Pierre Caillot. "Tout d’abord il s’agissait de moderniser un logotype qui date d’une vingtaine d’années et dont les marqueurs ont vieilli. Ensuite, à l’aube de la saison 2020-21 qui marque le 90e anniversaire du Stade de Reims, l’enjeu était d’afficher un blason iconique sur le fond et avant-gardiste sur la forme reprenant des codes historiques, culturels et permettant au Stade de Reims de se distinguer dans son univers."

Le logo va également être intégré dans un territoire de marques. Ces marques seront le centre de vie Raymond Kopa avec une approche graphique autour de la lettre K, l'académie et aussi le Stade Delaune. L'approche marketing Institution de Football devient Maison de Football. "C'est un clin d’œil aux maisons de champagne" détaille Benjamin Parrot, le directeur de la communication et du marketing du club.

Si les spécialistes du marketing estiment qu'un logotype doit évoluer tous les 7 ans pour redynamiser la marque, ce ne sera pas le cas pour ce nouveau visuel du Stade de Reims. Le territoire de marque en revanche, à savoir les déclinaisons conçues autour de l'académie, le centre Raymond Kopa et le Stade Delaune, pourront évoluer. Le Stade de Reims se lance donc dans une nouvelle phase de sa longue histoire, l'année de son 90 anniversaire.

L'agence de branding 100 % sport Leroy Tremblot a conçu la nouvelle identité visuelle du club rémois qui a été dévoilée le jeudi 18 juin. Un long travail pour aboutir à ce résultat que nous explique le directeur général de l'agence, Dominique Jubert

Après un travail en collaboration avec ses supporters, l’AS Saint-Étienne s’apprête à changer son identité visuelle et ainsi son logo.

Le club Angers SCO est en perpétuel mouvement vers l’excellence. A partir de ces 3 éléments, l’agence a recherché plus largement comment apporter plus de sens au logo. La partie territoire était selon nous un axe fort qui pouvait être développé sur l’identité.

Plus de 80 esquisses ont été produites en agence, pour obtenir une sélection de 5 axes graphiques présentés au comité de pilotage du SCO. Le territoire de marque est l’identification de la marque au-delà de son logo. Pour cet univers nous avons fait le choix d’assumer les couleurs noires, blanches et or. Ces couleurs sont les racines de l’identité du club.

Dans ce territoire de marque, un important travail d’illustration graphique a été réalisé par l’agence.

Le club azuréen n'avait alors pas changé de logo depuis 1992, ce qui en faisait le plus vieux de l'élite. Afin de s'éviter une fronde, Nice a préalablement consulté ses joueurs, ses partenaires et surtout ses supporters. Pour un résultat assez "traditionnel".L'aigle héraldique, emblème de la ville, grandit et se pare d'or, pour enserrer un blason rouge et noir. On observe aussi que Nice réapparait en toutes lettres, alors que la mention "Côte d'Azur" disparaît. Enfin, la date de création du club est visible, précédée d'un mot en niçois, "Despi" (depuis). Une sorte de retour aux sources, donc, assumé par le club. "Lorsque vous bâtissez un projet, de nombreuses choses sont à changer, explique le président Jean-Pierre Rivère. Alors neuf ans plus tard, le club décide de se racheter en refaisant la part belle à l'imagerie viking. Le bleu et le rouge restent sur le blason, mais un visage d'homme, un guerrier casqué, à la barbe et au regard déterminé, fait son apparition. Inspiré de quelques franchises américaines, ce logo est une petite révolution en France, aucun club professionnel n'ayant opté pour un visage humain comme représentation. Et c'est plutôt un succès auprès du public. "L’imagerie autour des Vikings, pierre angulaire de la nouvelle identité du SMC, renvoie aux origines normandes du Stade Malherbe, chères aux supporters caennais", se félicite la formation.

Quelques mois plus tôt, Gérard Lopez est arrivé à la tête du club nordiste, et le président veut visiblement marquer son territoire, avec un pentagone (comme la citadelle de Lille) frappé d'une énorme tête de Dogue. Certains supporters, qui appréciaient le logo 2012, regrettent une trop grande simplification (le terme "Lille" disparaît), et prêtent à la nouvelle direction la volonté de définitivement tirer un trait sur le passé. D'autant que le communiqué du club se veut très "marketing": "Cette transformation a pour objectif de marquer la nouvelle dynamique dans laquelle le club sportif et l’entreprise se sont inscrits en 2017 avec pour enjeu de retrouver du leadership sur tous les terrains", peut-on notamment lire.

Adieu le logo basique aux bandes mauves et blanches du début des années 2000, place à quelque chose de plus travaillé, mais aussi de plus symbolique. A l'intérieur d'un cercle rappelant le nom du club en toutes lettres, ainsi que sa date de création, apparaît le blason de la ville avec la croix occitane, la basilique Saint-Sernin et le château Narbonnais. L'ensemble, qui peut rappeler le travail de Manchester City, est en fait un mix des logos de 1937, 1986 et 2001 (les bandes sont légèrement visibles). Dans un milieu de supporters assez conservateur, le résultat est évidemment apprécié. Pour la petite histoire, le logo a d'ailleurs été imaginé par un amoureux du Téfécé. "Ce logo n'est autre qu'une version épurée du blason anniversaire des 80 ans du club (de 2017, ndlr), réalisé par Julien Labazuy, supporter du Téf, et plébiscité l'an dernier par tous les amoureux des Violets", rappelle le club, qui n'a eu qu'à le retravailler légèrement. De quoi séduire les tribunes, tout en s'évitant de faire appel à une agence de com'.

Sans avoir prévenu, sans voir concerté quiconque, le club gardois présente sur les réseaux sociaux un nouveau logo, plutôt rétro. Le crocodile est toujours là, mais il n'en reste que la tête, entourée d'une couronne de lauriers verte. Extrêmement mécontents, les supporters parlent "d'amateurisme", de "ringardise", et comparent la tête animale à "un gant pour aller chercher les plats dans le four". Plus sérieusement, les Gladiators et les Nemausus, les deux principaux groupes de fans, appellent alors à boycotter la campagne d'abonnements du club et l'achat de produits dérivés portant le nouvel écusson. Deux semaines plus tard, le président Rani Assaf doit procéder à un grand rétropédalage. Le club annonce que ce nouveau logo sera abandonné rapidement et qu'une nouvelle sélection sera faite avec les supporters, avant d'être soumise au vote du public.

Le NO tient promesse, et en mai 2018, juste avant la remontée en Ligue 1, le club dévoile un nouveau logo validé par le peuple. Le corps du crocodile n'a pas été retrouvé, mais les lauriers ont été chassés au profit d'arches symbolisant les arènes de Nîmes. Seule l'hermine, rappelant l'appartenance de la ville au duché de Bretagne, est conservée. La goélette, comme les huit étoiles célébrant les titres de champion de France, passent à la trappe. Les fans, qui ont déjà Waldemar Kita dans leur collimateur, accusent aussitôt le président de renier l'histoire du club. Face à la grogne, les Canaris expliquent que "l'évolution du logo répond au besoin de développer l'influence et l'empreinte du FC Nantes", et disent "regretter" le timing de ce changement, tout comme le fait "de ne pas avoir trouvé une mécanique optimale pour intégrer les fans dans le processus de création". Sans rien changer au résultat. Par ailleurs, les observateurs remarquent très vite une ressemblance avec le style du nouveau logo de la Juventus (un "J" surmonté du nom du club), dévoilé en janvier 2017. Un club italien qui avait privé le FCN d'une finale de Ligue des champions en 1996.

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