L'affaire impliquant les deux rugbymen de l'équipe de France, Oscar Jegou et Hugo Auradou, a suscité une vive attention médiatique. Voici une explication détaillée de cette affaire, depuis les accusations initiales jusqu'à la décision de justice finale.

Chronologie des Événements
Les faits remontent à la nuit du 6 au 7 juillet 2024, à Mendoza, en Argentine, où le XV de France venait de disputer un test-match contre l'Argentine. Une femme de 39 ans a accusé Oscar Jegou et Hugo Auradou de l'avoir frappée et violée dans une chambre d'hôtel.
- 6-7 juillet 2024: Les faits présumés se déroulent dans une chambre d'hôtel à Mendoza.
- 8 juillet 2024: Oscar Jégou et Hugo Auradou sont arrêtés à Buenos Aires.
- 12 juillet 2024: Les deux joueurs sont inculpés pour "viol aggravé".
- 17 juillet 2024: Ils sont placés en résidence surveillée.
- 8 août 2024: Première audition des deux rugbymen par la justice argentine.
- Septembre 2024: Autorisation de rentrer en France.
- 10 décembre 2024: La justice argentine abandonne les poursuites.
- 18 février 2025: Le non-lieu est confirmé en appel.
Les Accusations et les Plaintes
La victime présumée a déclaré avoir été frappée et violée dans la chambre du Diplomatic Hotel de Mendoza. Dans son témoignage, elle a affirmé avoir "dit non à une relation sexuelle" dans une discothèque où elle avait rencontré les joueurs. Elle a également souligné la présence de "preuves solides et réelles".
Selon son avocate, elle présentait "des marques sur le dos, des morsures, des égratignures, des coups sur les seins, les jambes et les côtes". Le rapport médico-légal a répertorié quinze lésions sur son corps, sans déterminer si elles provenaient de coups ou de pressions.
La Défense des Rugbymen
Hugo Auradou et Oscar Jégou ont reconnu avoir eu une relation sexuelle avec la plaignante, mais ont affirmé qu'elle était consentie. Ils ont nié toute forme de violence.
Selon leurs avocats, des "contradictions notables" ont été relevées dans les déclarations de la plaignante. L'un des avocats, Me Cuneo Libarona, a précisé que "l'innocence des rugbymen a été prouvée".

Procédure Judiciaire
Après leur arrestation à Buenos Aires, Oscar Jégou et Hugo Auradou ont été transférés à Mendoza. Ils ont été inculpés pour viol aggravé, ce qui équivaut à une mise en examen en droit français. Les deux joueurs ont été placés en résidence surveillée avant d'être autorisés à rentrer en France.
Après plusieurs mois de procédure, la justice argentine a examiné la demande d'abandon des poursuites déposée par les avocats des rugbymen. Le parquet a également plaidé pour l'abandon des poursuites, relevant des incohérences dans le récit de la plaignante.
Décision de Justice et Conséquences
Le 10 décembre 2024, la justice argentine a décidé d'abandonner les poursuites contre Oscar Jegou et Hugo Auradou. La juge Eleonora Arenas a précisé que "l'acte enquêté ne constitue pas un délit", signifiant qu'il n'y avait pas eu de viol.
Les avocats des joueurs se sont félicités de cette décision, affirmant que leurs clients avaient été victimes de fausses accusations. La Fédération Française de Rugby (FFR) a également exprimé son soulagement et sa satisfaction.
Cependant, l'avocate de la plaignante a fait appel de cette décision, la qualifiant de "néfaste, incomplète, infondée". Elle a assuré que sa cliente avait été "tabassée" et n'avait jamais donné son consentement.
Réactions et Suites
La FFR a indiqué que Hugo Auradou et Oscar Jegou étaient de nouveau "sélectionnables" pour jouer avec le XV de France, si leurs performances sportives le permettaient.
La plaignante, quant à elle, s'est dite "abandonnée" par la justice argentine et a exprimé son sentiment que cette décision constituait un recul pour les droits des femmes.
L'affaire a eu des répercussions au sein du rugby français, incitant à une réflexion sur la culture et les comportements au sein des équipes.

Tableau Récapitulatif
| Date | Événement |
|---|---|
| 6-7 juillet 2024 | Faits présumés à Mendoza |
| 8 juillet 2024 | Arrestation des joueurs |
| 12 juillet 2024 | Inculpation pour viol aggravé |
| 10 décembre 2024 | Abandon des poursuites |
| 18 février 2025 | Confirmation du non-lieu en appel |