L'histoire du club de handball AEK Athènes

L'AEK Athènes, l'un des grands clubs omnisports de la métropole grecque, possède une histoire riche et mouvementée dans le monde du handball. Des victoires en coupe aux incidents en Europe, en passant par une amitié improbable avec les supporters de l'Olympique de Marseille, le club a connu des moments mémorables et des défis considérables.

Une saison historique et une « invasion » française

Deux millénaires après la fondation de Marseille, Nice ou Agde par des colons venus de Grèce, une petite troupe française a fait chemin inverse. Ils sont huit handballeurs tricolores, autour de l'entraîneur Frédéric Bougeant, à avoir rejoint cette saison l'AEK Athènes, l'un des grands clubs omnisports de la métropole.

« On est combien ? À partir de quatre, j'ai arrêté de compter », s'amuse le plus glorieux d'entre eux, le gardien Yann Genty, champion olympique 2021 avec les Bleus. Sur leur nouvelle terre, ils cultivent le bonheur de jouer et les lauriers dorés. Vainqueurs de la Coupe de Grèce (43-21 contre Vrilissia en finale, le 12 avril) et de la saison régulière du Championnat (les play-offs viennent de commencer), ils disputent actuellement la finale de la Coupe européenne, la 3e Coupe d'Europe (à laquelle ne participent pas les nations majeures), contre les Macédoniens d'Alkaloid Skopje (25-29 à l'aller dimanche 18 mai, retour ce dimanche à Skopje). Une aventure improbable dans un pays où le hand est un sport mineur.

Elle résulte d'un concours de circonstances tumultueuses : Bougeant, au chômage après le dépôt de bilan de Villeurbanne à l'automne 2023, a été appelé pour jouer les pompiers en janvier 2024 au sein d'une maison en crise profonde. « En juillet, on a changé 16 joueurs sur 18, raconte-t-il. Tout était tellement désorganisé et conflictuel que, moi-même, je me suis réengagé très tard. On était en crise de temps pour construire l'équipe, alors on a recruté avec nos réseaux, c'est pourquoi il y a beaucoup de Français. »

Le technicien normand a rappelé deux anciens Villeurbannais, l'ailier gauche Lukas Genes et l'arrière gauche Souleymani Touré. Autour d'un café à Orléans en fin de saison dernière, il a convaincu Genty, en fin de bail à Saran, de repousser son départ en retraite déjà annoncé. « J'ai longtemps hésité, c'est une totale découverte, à 43 ans..., raconte l'ancien gardien de Chambéry et du PSG. Je me suis laissé tenter et je ne regrette pas du tout. » Il a retrouvé deux autres ex-Parisiens, Adama Keita et Dylan Garain. Puis Adama Sako et un autre quadra, Frédéric Beauregard, ont débarqué en cours de saison, alors qu'Arthur Muller quittait le club pour rejoindre Chênois-Genève (Suisse).

Yann Genty, gardien de l'AEK Athènes

Liste des 9 Français de l'AEK Athènes

  • Frédéric Bougeant (entraîneur) ; 50 ans. Précédent club : Villeurbanne (Proligue, D2)
  • Yann Genty (gardien) ; 1,88 m, 43 ans. Précédent club : Saran
  • Adama Keita (ailier gauche) ; 1,85 m, 27 ans. Précédent club : Paris-SG
  • Souleymani Touré (ailier gauche) ; 1,89 m, 21 ans. Précédent club : Saintes (Nationale 1, D3)
  • Dylan Garain (arrière gauche) ; 1,94 m, 28 ans. Précédent club : Ivry
  • Adama Sako (arrière gauche) ; 1,96 m, 30 ans. Précédent club : Presov (Slovaquie)
  • Lukas Genes (arrière gauche) : 1,89 m, 19 ans. Précédent club : Villeurbanne (Proligue, D2)
  • Frédéric Beauregard (défenseur) ; 1,95 m, 41 ans. Précédent club : Sarrebourg (Proligue, D2)
  • A quitté le club en cours de saison : Arthur Muller (arrière gauche) ; 2 m, 31 ans. Précédent club : Pontault-Combault (Proligue, D2)

Cette « invasion » française n'a jamais suscité de crispations au sein du club, assurent-ils. Les nombreux et fervents supporters des différentes sections de l'AEK (prononcer « aèque ») les voient comme des membres de leur famille. « Quand on a joué à Drama, à la frontière macédonienne, à sept heures de route d'ici, il y avait 300 fans de l'AEK qui ont mis le feu en tribune. Des supporters nous ont aussi organisé un dîner en ville à 23 heures, car ils sont vraiment amoureux de leurs couleurs », raconte encore Frédéric Bougeant, qui restera en poste la saison prochaine. Yann Genty aussi se verrait bien poursuivre cette odyssée enchantée.

Finale de Coupe d'Europe annulée dans la confusion

Les joueurs de l'AEK Athènes (ici les Français Yann Genty et Adama Sako ainsi que le Norvégien Mario Matic, de g. à dr.) n'ont pas pu disputer leur finale retour de Coupe européenne (C3) dimanche. La Fédération européenne a annoncé le report « en raison de problèmes de sécurité » de la finale retour de Coupe européenne (C4) Alkaloid Skopje - AEK Athènes, qui devait se jouer dimanche soir. Dimanche soir à Skopje, la Coupe européenne (C3) devait trouver son épilogue avec au moins un Français couronné, entre la colonie de sept Bleus de l'AEK Athènes (plus le coach Frédéric Bougeant) et l'ailier gauche d'Alkaloid Skopje Arnaud Bingo, qui s'était imposé au match aller en Grèce (25-29). Mais cette finale retour a été annulée dans la confusion.

La Fédération européenne (EHF) a, dans un communiqué laconique, annoncé que le match « a été annulé en raison de problèmes de sécurité », sans davantage de précisions. Les médias locaux rapportent que l'équipe grecque aurait refusé de revenir sur le terrain de la salle Boris-Trajkovski après l'échauffement. L'AEK aurait refusé de jouer par solidarité avec ses supporters Selon nos informations, cette décision aurait été prise par les dirigeants de l'AEK en solidarité avec leurs supporters. Ces derniers n'auraient reçu que 200 places au lieu des 600 initialement annoncées et certains d'entre eux auraient été refoulés à la frontière, dans un contexte qui reste tendu entre la Grèce et la Macédoine du Nord, malgré le traité de 2018 qui a normalisé leurs relations diplomatiques.

Pour mettre la pression, un groupe de supporters a bloqué l'équipe de l'AEK dans son hôtel pendant un moment et les joueurs n'ont pu arriver à la salle que 50 minutes avant le coup d'envoi. Il revient désormais à l'EHF de trancher sur le devenir du match. Sera-t-il donné à rejouer ou bien l'AEK sera-t-il déclaré perdant par forfait ? Ce serait un coup dur pour les Bleus d'Athènes, qui vivaient jusqu'alors une saison historique avec 30 victoires de rang en ouverture et la conquête en avril de la Coupe de Grèce. Mercredi à Drama, ils joueront leur demi-finale retour en Championnat, après avoir remporté le match aller (34-31).

La finale retour de l'EHF European Cup entre le HC Alkaloid et l'AEK Athènes a connu un dénouement des plus inattendues. Initialement prévue pour le 25 mai 2025 à Skopje, en Macédoine du Nord, la rencontre n'a jamais eu lieu, plongeant le handball européen dans une controverse sans précédent. La Fédération européenne de handball (EHF) a rendu son verdict ce jeudi, confirmant la défaite sur tapis vert de l'AEK Athènes et sacrant le HC Alkaloid champion. Cette finale de la troisième compétition européenne masculine de l'EHF avait déjà vu le HC Alkaloid prendre une sérieuse option à l'aller, s'imposant 29-25 sur le terrain de l'AEK Athènes en Grèce.

Côté grec, l'AEK Athènes, fort de sa "colonie" de sept joueurs français (Yann Genty, Dylan Garain, Adama Keita, Lukas Szukielowicz, Souleimany Toure, Adama Sako et Frédéric Beauregard) et dirigé par l'entraîneur Frédéric Bougeant, réalisait jusque-là une saison historique, auréolée de 30 victoires consécutives en début de saison et de la conquête de la Coupe de Grèce.

Après l'échauffement, les joueurs de l'AEK Athènes ont refusé de pénétrer sur le terrain de la salle Boris-Trajkovski, à la demande de leurs dirigeants. Le club grec a rapidement justifié cette décision par un "grave problème avec l'interdiction d'entrée des citoyens grecs en Macédoine", qu'ils considèrent comme "une violation directe des droits humains fondamentaux et des principes d'égalité dans le sport".

Dans un communiqué, l'AEK a affirmé se battre "non seulement pour la dignité de l'AEK et de ses supporters, mais aussi pour l'honneur du handball grec et du pays", ajoutant : « Nous nous battons sur tous les fronts, notre seule arme est la justice.

Du côté du HC Alkaloid, la version des faits diffère. Zoran Cvetanovski, représentant du club, a expliqué que la limite de 200 billets pour les visiteurs avait été imposée par le Ministère de l'Intérieur pour des raisons de sécurité. Il a révélé que certains supporters de l'AEK avaient voyagé sans billets et avaient exercé un "ultimatum" sur leur propre club, menaçant de "subir des conséquences" si l'équipe apparaissait sur le terrain.

Le verdict est sans appel : l'AEK Athènes a été jugé responsable du refus de jouer la rencontre. La Cour a déclaré : « L'AEK avait l'obligation de participer au match programmé. En conséquence, le HC Alkaloid a obtenu la victoire par forfait sur un score de 10-0 et a été officiellement déclaré vainqueur de l'EHF European Cup Men 2024/25. »

Pour l'AEK Athènes, cette défaite sur tapis vert est un véritable coup de massue. L'annulation de cette finale et la décision qui a suivi ont soulevé de sérieuses questions sur la gestion des événements et l'image du handball européen.

Incidents lors du quart de finale de Coupe EHF contre le Partizan Belgrade

Lors du match de 1/4 de finale de l'EHF Cup entre le Partizan de Belgrade et l'AEK Athènes, des jets de projectiles et fumigènes ont été constatés empêchant le match de démarrer. Tous les anciens de Starligue de l'AEK (Yann Genty, Adama Keita, Dylan Garain ou encore Gilberto Duarte) se souviendront longtemps de leur dimanche 30 mars lors de leur déplacement à Belgrade pour disputer le 1/4 de finale retour de l'EHF Cup avec leur équipe de l'AEK Athènes.

Alors que les joueurs de l'AEK Athènes arrivent dans la salle, déjà ultra bouillante avec des Ultras serbes, pour débuter leur échauffement, des premières insultes sont prononcées et entendues. Arrivent ensuite le jet de projectiles en direction des joueurs de l'AEK. Scène surréaliste mais qui n'empêchent pas les deux équipes de terminer leur échauffement.

Au moment de donner le coup d'envoi du match, des fumigènes sont lancés sur le parquet sur les joueurs grecs. Les arbitres ordonnent aux officiels d'essayer de calmer l'ambiance mais en vain. Les deux équipes sont renvoyées au vestiaire en attendant que l'ambiance se calme.

Suite à ce deuxième jet de fumigènes, les dirigeants et joueurs de l'AEK ont décidé de quitter la salle car leur sécurité n'était pas assurée. Alors qu'ils voulaient quitter la salle, les supporters du Partizan ont bloqués les coéquipiers de Yann Genty. Les services de police ont dû intervenir pour escorter les joueurs jusqu'à leur hôtel avant de reprendre la direction de l'aéroport pour s'envoler vers Athenes.

L'EHF n'a pour le moment pas communiquer sur les suites données à ces incidents inacceptables dans le monde du handball.

Incidents lors du match Partizan Belgrade - AEK Athènes

Une amitié forte avec les supporters de l'OM

Imaginez un ami, que vous n’auriez pas vu depuis près de 25 ans et que vous retrouvez du jour au lendemain. Bien sûr, l’OM et l’AEK Athènes ne se sont pas perdus de vue, à coups de messages à distance et de visites surprises. Mais pour la première fois depuis 1989 - et le début de la relation - les deux clubs s’affrontent. Le Vélodrome sera plein à craquer avec 64 000 personnes et 3500 Grecs pour célébrer les retrouvailles.

Plusieurs matchs européens de l'OM ont donné lieu à des incidents entre supporters ces dernières saisons mais jeudi, l'ambiance devrait être sereine et joyeuse pour cet affrontement entre deux clubs liés par un rapprochement ancien entre le Commando Ultra 84, l'un des principaux groupes de supporters marseillais, et leurs amis grecs de l'Original 21. "Il devrait y avoir de très belles choses, à l'aller comme au retour. Ça va être festif", promet ainsi Lionel, ancien membre du noyau dur du CU84, aujourd'hui toujours présent dans le Virage Sud avec la Vieille Garde, des anciens des Ultras. Un cortège commun est prévu et une cagnotte a même été lancée chez les ultras marseillais pour couvrir des frais d’accueils de leurs homologues grecs.

"L'amitié avec l'AEK, c'est la plus forte à laquelle j'ai pu participer", a-t-il assuré à l'AFP. L'histoire remonte à 1989 et à la venue des Athéniens à Marseille pour un 8e de finale de Coupe d'Europe des clubs champions. "C'est resté dans l'histoire pour deux raisons, la fameuse danse dos au stade, que tout le monde a renommé la ‘grecque’, et car on a passé tout le match torses nus", raconte à l'AFP Makis Solomos, présent ce jour-là au Vélodrome.

Le rapprochement se renforce quatre ans plus tard à Monaco. En Ligue des champions, le club de la Principauté remplace l'OM, disqualifié de toute compétition européenne, et reçoit l'AEK en 16e de finale aller. Malgré l'absence de leur club, les supporters marseillais font le déplacement et retrouvent leurs homologues grecs. "On a échangé nos premières écharpes et nos adresses. Ça a été le vrai point de départ", résume Makis Solomos, qui sera "évidemment" parmi les Grecs attendus jeudi à Marseille.

Banderole AEK lors d'un OM-Olympiakos en 2011

"C'était l'époque pré-internet, on m'a donné une adresse et j'ai commencé à correspondre avec un membre des Original. On s'échangeait des photos, des stickers, des fanzines. J'y allais parfois trois fois par saison", raconte de son côté Lionel.

Depuis, tifos et banderoles célèbrent régulièrement la fraternité entre les deux clubs. En 2011, avant un match de C1 contre l'Olympiakos, le CU84 avait ainsi exhibé un immense tifo assurant, en grec: "il n'y a qu'une seule équipe à Athènes: AEK". En 2020, avant un nouvel Olympiakos-OM, des fans de l'AEK étaient eux venus soutenir les joueurs marseillais devant leur hôtel athénien, le Covid ayant empêché la venue des supporters provençaux.

Pourtant au-delà de l'histoire commune entre Athènes et Marseille, fondée par des Grecs vers 600 av. J.-C., "difficile de dire pourquoi ça a été l'AEK", reconnaît Lionel.

« Ils étaient ouvertement anti-racistes, avec un côté presque anarchistes. Leur tribune, c'était un gros bordel. Nous, au CU84, on a toujours été ouverts à tout le monde, c'était deux tribunes ouvertes", explique-t-il. "On a des valeurs communes. On déteste le football moderne et on est un peu anti-système. Il y a un caractère social, solidaire. Des relations amoureuses aussi", sourit de son côté Makis Solomos.

Mais "au bout d'un moment, ce sont des relations qui dépassent le foot", estime Lionel. "Un gars de l'AEK était à mon mariage, il connaît ma femme et mes enfants. Moi j'irai une semaine à Athènes pour le retour."

"C'est comme dans la vie, les amis sont peu nombreux mais précieux", assure de son côté Dimitris Dimitriou, qui en a eu la preuve en août, quand les Marseillais ont soutenu l'AEK après la mort de Michalis Katsouris, un jeune supporter du club tué lors d'affrontements avec des hooligans proches du Dinamo Zagreb. "Tes vrais amis, tu les comptes quand ça va mal. J'ai envoyé quelques messages et le CU84 a été présent", renchérit Lionel. Quelques jours après le drame, plusieurs banderoles en l'honneur de Michalis avaient été déployées au Vélodrome.

Docteur en histoire et spécialiste du supportérisme en Europe, auteur du livre "Ultras, les autres protagonistes du football" aux éditions Mare et Martin, Sébastien Louis décrypte la relation d’amitié entre le Commando Ultra 84 et l’Original 21.

Comment expliqueriez-vous l’amitié entre le CU84 et les Original 21 ? Les liens entre groupes de supporters radicaux font partie du paysage depuis le début du mouvement ultra en Italie, au début des années 70. Cela a commencé par des amitiés entre clubs italiens, puis on a vu se former des amitiés transnationales, à l’image des supporters de l’Hellas Vérone et de Chelsea, dès 1976. Une délégation d’ultras véronais va à Londres et crée un lien avec les hooligans anglais des Head Hunters. Ces amitiés transfrontalières sont tout à fait normales car il est souvent plus facile d’avoir des amitiés avec un groupe étranger qu’avec un groupe de son propre pays. En particulier à Marseille, où les supporters n’ont aucun ami en France. La plupart des clubs étrangers ont pourtant des amis dans leur pays.

La manière dont s’est créée l’amitié est tout aussi singulière puisqu’elle naît avec l’exclusion de l’OM de toutes compétitions européennes par l’UEFA en 1993. Des liens forts ont été établis à partir de là, même s’il y avait déjà eu des contacts un peu plus tôt.

Cette amitié est très particulière pour deux raisons : la première c’est que ce n’est pas une amitié entre deux groupes ultras car les Original 21 n’en sont pas un, ils sont assez difficiles à définir ; la deuxième, c’est que cette amitié a très vite pris. En septembre 1995, une délégation marseillaise va à Sion pour voir l’AEK et très rapidement les visites se sont multipliées, même dans des disciplines hors foot, comme le basket, le volley-ball, le handball... Les liens se sont renforcés, ce n’est pas une amitié superficielle entre supporters qui se rencontrent. Aujourd’hui, c’est la première fois que les deux clubs sont opposés depuis le début de l’amitié. C’est très particulier car la plupart des gens qui la portent n’ont pas connu les débuts. Que ce soit côté grec ou coté marseillais, cette amitié se transmet malgré tout.

Oui et non, c’est venu plus tard. D’ailleurs, l’Original 21 n’avait pas cette tendance aussi prononcée à gauche au début. La coloration politique de plus en plus marquée à gauche est intervenue au début des années 2000. À la base, c’est vraiment une amitié fondée sur des valeurs partagées de supporters. Cette amitié concerne le CU et l’Original 21, mais il y a aussi beaucoup de sympathie entre tous les supporters au sens large.

C’est logique. En même temps, ces amitiés restent assez méconnues, même si certaines sont mises en avant. Parfois, c’est plus complexe et c’est ce qui a provoqué la mort d’un supporter de l’AEK cet été car l’AEK rencontrait le Dinamo Zagreb, lequel est ami avec le Panathinaïkos, rival de l’AEK. C’est toute la complexité du supportérisme en Europe. Il y a une multitude d’amitiés entre groupes, à l’image de celle entre les supporters suédois d’Hammarby et les Italiens de l’AS Roma, deux pays qui ont des pratiques totalement diverses. Mais des liens se créent et perdurent.

En France, il y a celle entre les ultras de Paris et ceux de Cologne, qui a conduit à des incidents lors de Nice-Cologne l’an dernier. C’est particulier car le groupe n’existe plus à Paris, mais l’amitié a perduré avec les Authentiks et les Supras et la Wilde Horde de Köln. Il y a aussi celle entre ceux de Strasbourg et ceux de Karlsruhe, ou celle entre le Celtic Glasgow et Sankt Pauli, le Rapid Vienne et le Panathinaïkos... Dans les années 90, les accords de Schengen, la facilité de voyager et l’essor des compagnies low cost ont permis tout ça. Ces amitiés vont aussi au-delà de celles qui peuvent exister entre groupes des mêmes clubs...

C’est plus facile car il n’y a pas les problèmes du quotidien. Désolé pour ma comparaison, mais c’est comme une relation avec une ancienne copine, la distance permet d’apaiser toutes les petites tensions. Parfois, les groupes se sont moins rencontrés, mais comme il y a cette excuse de la distance, cela n’a pas affecté leur relation. C’est toujours une question d’engagement. Ces amitiés se basent toujours sur très peu de personnes, mais des personnes qui ont une influence dans le groupe. Ce sont les responsables de groupes qui valident ces amitiés, c’est typique du mouvement supporter.

💣🇬🇷 LES ORIGINAL 21, FUREUR DE L'AEK 🦅 - Ultras et Politique #9

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