Le Paris-Saint-Germain est le cinquième club français à atteindre une finale de la Ligue des champions. Alors que le Paris-Saint-Germain affronte le Bayern Munich pour la première finale de Ligue des champions (C1) de son histoire contre le Bayern Munich, revenons sur les finales de C1 disputées par les autres clubs français depuis la création de la plus prestigieuse des compétitions européennes.
10 MATCHS LEGENDAIRES des clubs français en COUPE D'EUROPE #1
Reims : Surclassé par le Grand Real Madrid (1956 et 1959)
C’est une autre époque, celle des balbutiements d’un football qui cherche sa meilleure formule pour exister en Europe. En ce soir du 13 juin 1956, la première finale de l’histoire de la C1, organisée par l’UEFA, le Stade de Reims est aux prises avec le grand Real Madrid, pour un remake de la finale de la Coupe latine, l’ancêtre de la compétition. La Ligue des champions s’appelle alors « Coupe d’Europe des clubs champions ».
Sur le terrain, Raymond Kopa et Michel Hidalgo font mieux que tenir tête à la légende Alfredo Di Stefano. Grâce à Michel Leblond et Jean Templin, ils mènent déjà 2-0 au bout de dix minutes de jeu, avant d’être rejoints à la pause, puis dominés en fin de rencontre (4-3) devant un public venu nombreux au Parc des Princes, à Paris.
Trois ans plus tard, les deux clubs sont à nouveau opposés en finale, à Stuttgart (ex-RFA). Entre-temps, le Real Madrid a remporté les trois premières éditions et attiré Kopa dans ses rangs. Après un penalty stoppé par Dominique Colonna, le gardien rémois, les joueurs de Reims butteront pourtant sèchement sur le réalisme des Espagnols (2-0).

Le Stade Santiago Bernabéu, domicile du Real Madrid, club qui a dominé les premières années de la Coupe d'Europe.
Saint-Étienne : L’Épopée et la Malédiction (1976)
Ce 12 mai 1976, le Bayern l’emporte face aux verts de Saint-Etienne sur la plus petite des marges (1-0), mais c’est un autre fait de jeu que l’histoire retiendra. A Glasgow, dans le stade comble de l’équipe nationale d’Ecosse, les espoirs français se heurtent par deux fois aux poteaux… carrés gardés par la légende allemande Sepp Maier.
En cinq minutes durant la première période, la frappe aux 25 mètres de Dominique Bathenay puis le coup de tête rageur du jeune Jacques Santini sont rejetés par l’arête de la barre transversale. Avant que le grand Bayern des Beckenbauer, Müller et Rummenigge, double tenant du titre au coup d’envoi, ne profite d’un coup franc indirect rapidement tiré pour ouvrir le score par l’intermédiaire de Franz Roth.
Malgré la défaite, les Foréziens défilent sur les Champs-Elysées à leur retour, encensés par une génération venue voir ses héros. Depuis, les fameux poteaux ont été rachetés par les dirigeants stéphanois en 2013 pour intégrer le musée du club à son inauguration.
Les Poteaux Carrés : Mythe ou Réalité ?
« Rien ne dit que, s’ils avaient été ronds, nous aurions marqué. Rien ne dit non plus que, si nous avions marqué, nous aurions gagné le match », assurera Bathenay dans le livre de son ancien capitaine Jean-Michel Larqué Nos années en vert (L’Artilleur, 2016). Malgré la défaite, les Foréziens défilent sur les Champs-Elysées à leur retour, encensés par une génération venue voir ses héros.

Les fameux poteaux carrés du stade d'Hampden Park, symboles de la défaite de Saint-Étienne en 1976.
Marseille : Le Sacre (1993)
L’Olympique de Marseille (OM) a échoué, deux ans plus tôt, en finale de C1, à Bari, par les Yougoslaves de l’Etoile rouge de Belgrade. En 1993, en finale de la compétition, alors rebaptisée « Ligue des champions », les Olympiens ne partent pas favoris face au Milan AC. Tandis que ses coéquipiers sont dominés sur la pelouse du stade olympique de Munich, Fabien Barthez rassure sa défense.
Rapidement gêné par une douleur à la cuisse, Basile Boli demande à être remplacé en fin de première période. Quelques instants plus tard, c’est pourtant lui qui se trouve à la réception d’un corner d’Abedi Pelé et s’élève plus haut que son vis-à-vis pour placer une tête décroisée puissante, laissant le gardien milanais cloué sur place (1-0).
S’ensuit une fin de partie cadenassée, remportée « à l’italienne » par des Marseillais qui décrochent une étoile européenne, la seule - à ce jour - de l’histoire des clubs français. En rompant avec l’étiquette de perdant magnifique accolée au football français, l’OM « met fin à un complexe aussi vieux que la Coupe d’Europe elle-même », pourra-t-on lire dans les colonnes du Monde, au lendemain du match.
Didier Deschamps, le capitaine, soulève le trophée et permet au Vieux-Port d’exulter, entraînant avec lui la France dans une vague bleue et blanche.

Basile Boli, héros de la finale de 1993, marque le but victorieux contre le Milan AC.
Monaco : L’Équipe Surprise (2004)
Onze ans plus tard, le même Deschamps est devenu entraîneur. A la tête de l’AS Monaco, club rattaché au championnat de France, il parvient à hisser ses hommes jusqu’en finale de la Ligue des champions 2004. Après le Real Madrid de Zinédine Zidane en quarts, puis les nouveaux riches de Chelsea en demies, Monaco rejoint en finale l’autre surprise de la compétition : le FC Porto.
Ce 26 mai 2004 à Gelsenkirchen (Allemagne), les Portugais sont emmenés par José Mourinho, leur jeune entraîneur charismatique, dont le défi tactique aura raison des Monégasques. Diminués par la sortie sur blessure de Ludovic Giuly en début de rencontre, ils craquent une première fois avant la pause, sur une lourde frappe dans la surface de Carlos Alberto.
Deco, élu homme du match, profitera ensuite d’une défense clairsemée pour doubler la mise, avant que le Russe Alenichev, entré en jeu un peu plus tôt, n’aggrave le score en fin de partie (3-0).

L'équipe de Monaco en 2004, finaliste surprise de la Ligue des Champions.
Le Paris Saint-Germain : En Quête de Gloire Européenne
Après avoir rejoint l'été dernier le club très serré des clubs français ayant atteint la finale de la prestigieuse compétition - Reims (1956, 1959), Saint Etienne (1976), l'OM (1991, 1993) et Monaco (2004) - le Paris SG cherchera a rééditer cette performance, avec à la clé, l'espoir de décrocher son premier sacre européen qui constitue l'objectif ultime du club depuis l'arrivée des actionnaires qataris à sa tête en 2011.
Le Paris Saint-Germain disputera face à l’Inter Milan, le 31 mai prochain à Munich, la 8e finale de l’histoire d’un club français en Ligue des champions. Le PSG, qui s’est qualifié ce mercredi 7 mai face à Arsenal (2-1 à Paris après une victoire 1-0 à l’aller à Londres), disputera le 31 mai à Munich face à l’Inter Milan la huitième finale d’un club français en Ligue des champions.
Performances Récentes du PSG en Ligue des Champions
Finaliste en 2020, Demi-finaliste en 2021 et 2024, et quatre fois quart de finaliste depuis 2013 de la LDC, le PSG occupe la tête des classements des points UEFA obtenus aussi bien sur 10 que sur 20 saisons, et devance à chaque fois dans le même ordre l’OL, l’AS Monaco, l’OM et le LOSC.
| Club | Participations en Ligue des Champions | Meilleur Résultat |
|---|---|---|
| Reims | 2 | Finaliste (1956, 1959) |
| Saint-Étienne | 1 | Finaliste (1976) |
| Marseille | 2 | Vainqueur (1993), Finaliste (1991) |
| Monaco | 1 | Finaliste (2004) |
| Paris Saint-Germain | Plusieurs | Finaliste (2020), Demi-finaliste (2021, 2024) |