Le Zénith Saint-Pétersbourg est un club de volley-ball relativement jeune, mais son histoire est déjà riche en événements marquants et en ambitions élevées. Fondé il y a quelques années, le club a rapidement gravi les échelons pour devenir une force majeure du volley-ball russe et européen.

Jenia Grebennikov, figure emblématique du Zénith Saint-Pétersbourg.
Les débuts et l'héritage stalinien
Pour comprendre l'histoire du Zénith Saint-Pétersbourg, il est essentiel de remonter aux origines du club omnisports. Fondé en 1925 par les ouvriers métallurgistes de Léningrad (le nom de la ville pendant la période soviétique), les joueurs étaient surnommés "Stalinets". Un fait marquant de l'histoire du club se déroule en 1967. Cette année-là, le Zénith est relégué sportivement en deuxième division. Sauf que se priver de la ville berceau de la révolution bolchévique l'année de son cinquantième anniversaire ferait désordre.
L'ère Gazprom : Le "Chelsea russe"
Le Zénith devient vraiment un club qui compte en 2005, grâce à un tour de passe-passe. Le géant du gaz Gazprom rachète son concurrent Sibneft, qui sponsorise généreusement le CSKA Moscou. Logiquement, Gazprom aurait dû continuer son partenariat avec le club moscovite. Mais, curieusement, l'entreprise détenue par le Kremlin décide de lâcher le CSKA pour investir dans le Zénith. "Un choix politique", constate un analyste financier, cité dans le Saint Petersburg Times (en anglais). Au plus haut niveau de l'Etat, on a influencé cette décision.
Avec l'arrivée de Gazprom, les choses changent vite. Surnommé le "Chelsea russe" en raison de l'épaisseur du compte en banque du propriétaire, le Zénith décroche son premier titre de champion deux ans plus tard. Pour les emmener défier le FC Saturn pour le match décisif, les joueurs embarquent dans un avion doré. La saison suivante, en 2008, le club remporte sa première coupe d'Europe, la coupe de l'UEFA face aux Glasgow Rangers en finale.
Un match épique qui restera dans l'histoire | Finale de la Golden Series | HD |
Ambitions et défis actuels
Aujourd'hui, le Zénith Saint-Pétersbourg est un club ambitieux qui vise les sommets du volley-ball russe et européen. Les objectifs sont clairs : gagner des titres et rivaliser avec les meilleures équipes du continent. Cependant, le club est confronté à plusieurs défis, notamment la concurrence féroce des autres équipes russes et les difficultés liées à la situation géopolitique actuelle.
Hôte de l'édition 2025 de la Supercoupe de Russie, qui, pour l'occasion, adoptait un nouveau format avec quatre équipes en lice, le Zénith Saint-Pétersbourg affrontait l'actuel leader de Super League, le Zénith Kazan, jeudi en demi-finales. Le début de match a été nettement à l'avantage de ce dernier, qui a remporté les deux premiers sets (25-20, 25-17), avant de subir le réveil des partenaires de Jenia Grebennikov, revenus dans la partie en gagnant les deux suivants (18-25, 23-25).

Jenia Grebennikov lors des Jeux olympiques de Paris 2024.
Jenia Grebennikov : Un pilier de l'équipe
Le Zénith Saint-Pétersbourg peut compter sur des joueurs talentueux, dont certains internationaux français. Parmi eux, Jenia Grebennikov, le libéro de l’équipe de France et du Zénith Saint-Pétersbourg, s’est exprimé sur un possible retour à Rennes. "J’aimerais bien être sponsor du club, pourquoi pas ? Le REC est en Élite (3e division) et je vois sur les réseaux sociaux qu’il y a toujours du monde à la salle Colette-Besson. C’est une certaine nostalgie qui s’installe en moi, j’ai envie d’aider le club et de trouver des solutions".
De quoi nourrir quelques regrets parmi les joueurs de Saint-Péterbourg et en particulier de leur capitaine et libéro, Jenia Grebennikov : "Malheureusement, les deux premiers sets ne se sont pas déroulés comme prévu. Le Zénith Kazan a clairement exercé une bonne pression au bloc et en défense. Il y avait un écart important, mais nous sommes revenus au score et avons tout donné. C'est dommage de ne pas avoir commencé comme nous l'aurions souhaité. Nous étions ravis de jouer devant nos supporters, malheureusement, le tournoi à domicile s'est terminé sans finale, mais c'est le sport."
Le championnat russe : Un défi physique
Le championnat russe est réputé pour son niveau physique élevé. "Ah oui, c’est très physique, ce n’est pas une légende. Après je trouve qu’ils manquent dans l’ensemble de culture volley. C’est ce qui fait un peu la différence. En France, au niveau international, quand on joue des grosses nations on a tous une grosse culture volley, dans le fond de jeu on est irréprochable".
C'est assez fidèle à l'idée que Jenia Grebennikov s'en faisait, à savoir que c'est super puissant, avec de grosses prises de risque au service et à l'attaque, ça peut entraîner des erreurs, mais quand ça passe, c'est dévastateur. C'est le jeu typique russe, ça saute très haut et ça tape très fort, limite un concours de celui qui va monter le plus haut et taper le plus fort ! Il y a beaucoup de balles hautes, c'est moins rapide que ce que Jenia Grebennikov a connu en Italie, mais au niveau puissance, c'est au-dessus, et les mecs freinent beaucoup de ballons au bloc.
Infrastructures et cadre de vie
Le Zénith est un club encore jeune, il a cinq ans, il a encore besoin de grandir, mais on est bien entourés, c'est très pro. Le seul hic, c'est qu'on ne s'entraîne pas dans notre salle de match, on a une académie de volley-ball qui nous accueille tous les jours pour nous entraîner, on a juste une séance la veille des matchs dans notre salle qui est une des plus belles que Jenia Grebennikov ait jamais vue.
Jenia Grebennikov est super surpris, il ne s'attendais pas à une telle qualité de vie. Il fait froid, OK, les voyages sont un peu longs car on doit souvent changer d'avions, mais la ville de Saint-Pétersbourg est incroyable, magnifique, c'est comme si c'était Paris sous la neige, avec moins de bouchons ! Il a la chance de vivre dans un beau quartier, pas loin de la salle. Il avait un peu d'appréhension sur la nourriture, mais là encore, les restos sont super bons, les prix sont corrects. La seule chose qui est un peu plus difficile à trouver, ce sont les bons fruits. Il fait -13, ressenti -20, mais ça va. Franchement, il s'attendais à pire, il fait en général assez sec.
L'avenir du Zénith Saint-Pétersbourg
Le Zénith Saint-Pétersbourg est un club en pleine ascension, avec des ambitions élevées et un fort potentiel. Malgré les défis auxquels il est confronté, le club continue de se développer et de progresser. L'avenir s'annonce prometteur pour le Zénith Saint-Pétersbourg, qui aspire à devenir l'un des clubs les plus importants du volley-ball européen.
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